Chapitre 2

Chers lecteurs, ravie de voir que cette histoire plait.

Merci à tous les reviewers à qui j'ai déjà répondu par MP, ainsi qu'à : aurorelacroix, Olicity-love, EmmaA, Elisabeth et LunaPotter qui m'ont laissé leur reviews en guest que j'ai lu avec plaisir.

Voici la suite. J'ai hâte de lire vos réactions.

Bonne lecture et bonne journée. :D


John et Felicity appréciaient un petit déjeuner dans un endroit cher à leur cœur, un petit dinner en plein centre-ville connu pour ses délicieuses gaufres.

« Oh mon dieu, c'est toujours aussi bon ! gémit Felicity de plaisir en engloutissant la cinquième gaufre sous l'œil plus que médusé de John.

- Bon sang, tu mets tout ça où ?! demanda un John plus qu'admiratif.

- Deux mots : Krav maga, répondit la jeune femme la bouche pleine, en pointant sa fourchette sur John.

- Sérieux ? Tu pratiques un sport de combat ? Toi ?!

Felicity leva un sourcil, légèrement vexée.

- Désolé, mais avec Oliver et moi tu n'étais pas très fan des sports de combat…

-C'est chose faite maintenant, j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir et le krav maga me défoule.

- Ok Wonderwoman !

Les amis parlèrent de leurs vies respectives ne voyant pas le temps filer mais un appel sur le portable de Felicity changea la donne et la mit en joie. Après avoir raccrocher, Digg lui dit :

- Une bonne nouvelle ?

- Oui, je vais enfin pouvoir monter mon entreprise ! s'exclama l'informaticienne tout excitée en tapant dans ses mains.

John fit la moue :

- Alors c'est définitif ?

Felicity fut stoppée immédiatement dans son enthousiasme.

- John, j'ai refait ma vie ailleurs, tu sais très bien que dès que ce problème est réglé je pars pour de bon.

- Dommage, ça faisait du bien de te retrouver.

- Tu sais que tu sera toujours le bienvenu chez moi…

- Oui je le sais mais j'aurais tellement voulu que tu reviennes.

Felicity tiqua à cette phase et répondit :

- Que veux-tu ? On ne peut pas tout avoir dans la vie…

- Felicity ?!

La jeune femme se retourna et vit son ancienne collègue et employée Nancy des sciences appliquées s'avancer vers elle. La belle blonde plaqua un faux sourire sur le visage. Nancy était une vraie commère !

- Nancy, ça fait plaisir de te revoir !

- Et moi donc ! on nous avait dit que tu étais partie pour de bon après avoir été abandonné par ce connard de Queen le jour du mariage !

John plaqua la main sur son visage d'agacement mais Felicity resta stoïque.

- C'est vrai. Je suis seulement de passage pour quelques jours…

- Je suis soulagée ! répondit une Nancy avec une main théâtrale sur son cœur. Tout le monde te croyait en cure de désintox ou pire…

- Vraiment ? répliqua une Felicity un peu blasée. Et bien comme tu peux le voir tout va bien.

- C'est bien, je suis contente que tu t'en sois sorti. Vraiment cet Oliver Queen ne te méritait pas ! Tu l'as revu depuis ? Pourquoi il t'a fait ça…

- Nancy je serais ravie de répondre à tes questions mais mon ami et moi nous devons…

- Aller à notre séance de Krav Maga, termina un John en se levant après avoir régler l'addition. Au revoir Nancy !

Une fois dans la voiture, Felicity dit à John :

- C'est quoi ces rumeurs de dingue !?

- Tu as ta tablette ?

- Toujours pourquoi ?

- Lis les articles de Star City Time, le lendemain du mariage.

Felicity rechercha les articles en question et fut scandalisée.

'Drama Queen devant l'autel', 'La mariée abandonnée', 'le candidat Queen se dégonfle devant l'église', 'L'inconsolable mariée'…

Le tout était agrémenté de photos prises sur place, montrant une Felicity apathique, striée de larme dans sa robe blanche. La jeune femme eut envie de vomir mais continua une recherche sur elle-même.

'Où est passée Felicity Smoak ?!', 'Miss Smoak démissionne, emportée par le chagrin', 'La dégringolade de Felicity Smoak'…

- Putain ! C'est quoi ce délire ?!

- La presse n'a pas été tendre non plus avec Oliver, souligna John. Il s'est même exprimé publiquement.

Felicity découvrit une vidéo d'Oliver mais la garda pour plus tard. Elle n'était pas sûre de vouloir entendre ce qu'il avait à dire.

Felicity était écœurée par tout ce battage médiatique et ne souhaitait qu'une chose : partir de là au plus vite.

- Ramène-moi au repère, ordonna la belle blonde à son ami un peu perplexe.

- Tu es sûre, les autres ne vont pas…

- Je me fous des autres ! hurla la jeune femme qui perdait son sang-froid. Je veux terminer tout ça. Quelle merde ! »

John ne dit plus un mot du trajet ne voulant pas accentuer la colère de sa meilleure amie. C'était une situation très délicate. Seulement, en arrivant, il ne pensait pas qu'Oliver se trouverait là.


Oliver regarda une Felicity remontée filer directement vers les ordinateurs, l'air fermé et féroce. Il alla vers John :

« John pourquoi vous êtes là je croyais que vous mangiez quelque part.

- Une ancienne collègue de notre It Girl a fait remonter de mauvais souvenirs. Elle sait pour les articles de la presse suivant l'accident…

- Oh merde…

- Oui mon pote, dit John en donnant à l'archer une tape dans l'épaule avant de regagner l'ascenseur. Bon courage.

Les deux se retrouvèrent seuls, Felicity se concentrant sur les ordinateurs, bouillonnant de rage.

Oliver commença à s'avancer vers la station informatique. Felicity sentait son regard sur elle mais elle tapait frénétiquement sur le clavier.

- Felicity je suis désolé que tu aies découvert les articles de cette façon, la presse est…

- Tais-toi ! aboya la jeune femme d'un ton tranchant, toujours de dos. Juste, tais-toi.

Elle sentait la présence d'Oliver comme une agression. La rage accumulée jusque-là était sur le point d'exploser.

Oliver se sentait mal de voir cette femme si douce auparavant, totalement fermée à lui. Pourtant, il décida de ne pas se laisser démonter et s'approcha encore. Cette fois-ci, Felicity se retourna :

- J'ai essayé de te joindre après ce qu'il s'est passé à l'église par ma faute mais tu ne voulais pas parler, si tu veux on peut…

La suite, l'archer ne put la dire car en deux secondes, l'informaticienne l'avait mis à terre avec une technique de combat de krav maga. Et tout en le contemplant de sa hauteur, la belle blonde lui dit avec des yeux remplis de larmes :

- Je ne veux plus rien entendre en ce qui concerne notre passé commun. Et ne t'avise surtout plus de m'approcher ou de vouloir me toucher, me parler hors cadre professionnel. Tu as perdu ce privilège le jour où tu as foutou en l'air notre mariage. »

Sur ce, Felicity se retourna sur l'écran et continua à pianoter, malgré les larmes coulant sur son visage. Ce n'était pas à elle de partir.

Elle entendit l'ascenseur s'activer et s'effondra sur le sol, l'adrénaline chutant. Felicity pleura de tout son saoul.

Elle resta quelques minutes dans cet état, puis se releva, comme elle l'a toujours fait. L'informaticienne délaissa les ordinateurs et alla se changer pour se défouler sur un mannequin de combat.


John préparait le déjeuner pour Sara qui était passée et fut surpris de voir Oliver à sa porte…enfin pas tant que ça. Ce qui le surpris, c'est de voir son ami très ému.

« Ça ne s'est pas bien passé je suppose ? dit John en regardant également Sara qui venait les rejoindre.

- Elle m'a littéralement mis à terre ! Je m'approchais pour m'excuser et je me suis retrouver au sol.

- Désolé mec. Elle fait du krav maga depuis quelques mois, mais je ne pensais pas que ça pourrait tourner comme ça quand je vous ai laissé…

- Ah ouais, quand même, répondit une Sara songeuse. En même temps, après ce que tu lui as fait, c'était logique qu'elle n'accueille pas ton discours à bras ouverts.

Oliver se laissa tomber sur une chaise et but la bière que Digg lui avait donné. Après un moment, il dit à ses amis.

- J'avais une bonne raison de faire ce que j'ai fait ce jour-là. Je voudrais lui dire mis elle ne veut plus du tout m'écouter.

John et Sara tournèrent la tête violemment vers le jeune homme.

- C'est la première fois que tu en parles ! dit John.

- Il faut qu'elle sache, répéta Oliver.

- Si tu es sûr de ce que tu veux dire, vas-y mais sinon, un conseil de femme, ne dit rien, conseilla Sara. Felicity en a bavé. Elle est ici sur notre demande.

- Elle ne voulait pas venir, continua John.

- Je le sais bien, dit Oliver en se levant. J'y retourne.

- Ok, par contre vas-y doucement avec elle ok ? » dit Sara, sentant que cette deuxième rencontre allait être un fiasco.

C'est ainsi que l'archer revint au repère et trouva Felicity en train de cogner un mannequin de combat. Elle l'avait vu, mais continuait de l'ignorer, frappant avec plus d'entrain.

Oliver admira cette femme, ses courbes magnifiques, transpirant sous l'effort. Le jeune homme pouvait sentir ce pouvoir émaner d'elle. Il trouvait ça magnifique. Mais il devait se mettre à parler une fois pour toute.

Il s'avança, ignorant le conseil de la belle blonde qui se retourna, en position de défense.

"Tu peux me donner des coups autant que tu veux, vouloir m'ignorer ou ignorer notre vie passée mais…

- Tais-toi.

- J'avais une bonne raison de faire ce que j'ai fait je suis désolé que tu en souffres.

- Tais-toi ! hurla jeune femme, attaquant l'archer qui para le coup.

- Je suis désolé de t'avoir abandonnée devant l'aut…

Felicity rempila pour une série de coups les plus durs les uns que les autres mais Oliver arriva à la faire prisonnière de ses bras dont elle essayait de se dégager comme une lionne, ne voulant rien écouter.

- Darhk m'a menacé de te tuer ainsi que mon fils ! parvint à dire l'archer qui sentit Felicity se raidir à cette révélation. Il avait déjà toutes les cartes en main.

Il la lâcha et se tenait prêt à se recevoir les coups : il aurait préféré en recevoir à cet instant.

La jeune femme dévisageait l'archer, l'air incrédule :

- Tu m'as quitté pour ça ?! Tu as un fils ? Mais comment…Quand ?!

- Je l'ai su la fois où on a aidé Barry à Central City. C'est une femme que j'ai mis enceinte au lycée. Je croyais qu'elle avait fait une fausse couche mais c'est ma mère qui l'a fait mentir contre un chèque. William à 8 ans.

Felicity comptait. Oliver continua son récit :

- Je voulais te le dire mais Samantha, sa mère, m'a obligé à ne le révéler à personne… et puis Damien t'a mise dans une chaise roulante, j'ai eu si peur ce soir-là de te perdre…

- Pourquoi tu ne m'as rien dit pour les menaces à l'église ? le coupa la belle blonde.

Oliver marqua une pause.

- Quand j'ai vu ta photo et celle de William pleines de sang, lorsque je me préparais pour partir à l'église, j'ai cru à une blague. J'ai fait un saut au repère et c'était bien votre sang tous les deux, j'ignore comment il se l'ait procuré, et Darhk m'a dit que si je tentais quoi que ce soit de nouveau sur lui ou sur ses hommes, il exécuterait ses menaces.

- Et tu as cédé ?! cracha Felicity.

- Oui j'ai cédé par ce que lorsque je suis venu à l'église je t'ai aperçu par la fenêtre, souriant, dans ta belle robe blanche et j'ai su que je ne supporterais pas de te perdre pour de bon.

La belle blonde devint blanche.

- Tu étais là tout le temps jusqu'à ce que j'apprenne que tu ne venais pas ? Ce qu'ils ont dit dans la presse…

- Je ne comptais pas rester mais j'étais figé par l'horrible chose que je venais de faire. Te voir avec cette douleur, ça a été une vrai torture…

- Une vraie torture ?! éclata la jeune femme, les larmes coulant le long de ses joues. La torture c'était de voir que tu ne viendrais pas sceller notre union Oliver ! Tu n'as toujours rien compris ?! Le mariage, ça regroupe le fait de se faire confiance ! Et tu m'as regardé être détruite par ta lâcheté !

- Fel…

- Je t'aimais Oliver ! Je te faisais confiance, et tu m'as abandonné.

- Je te…

- Protégeais ! ça je sais merci ! Mais tu sais quoi ? Ta pire crainte s'est révélée juste : tu m'as perdu pour de bon !

Cette phrase brisa le cœur du jeune homme, mais il rassembla ses idées et dit :

- Je t'aime tellement que je suis prêt à faire ce sacrifice et je le referais sans hésiter. »

Les deux se regardèrent un moment, sans rien dire, à bout de souffle lorsqu'une alerte sonna sur l'ordinateur.

Le virus sévissait de nouveau.


Après une patrouille plus qu'harassante pour tout le monde, la faute au méga virus les obligeant à être partout à la fois, Felicity rentra avec John.

L'ancien soldat se demandait si ses deux meilleurs amis avaient réussi à parler.

« Oliver est venu chez moi ce matin et il m'a dit que tu lui avais montré tes talents du krav maga.

Felicity souffla de colère.

- Je n'ai pas pu m'en empêcher, je…je ne veux plus qu'il me fasse de mal, arriva-t-elle à confesser.

- Il m'a dit qu'il voulait revenir t'expliquer pourquoi il n'était pas venu. Je t'avoue qu'on se pose tous la même question. Oliver est resté très secret là-dessus.

Felicity regarda le paysage a loin, songeuse.

- Il m'a dit pourquoi il avait fait ça et honnêtement, je suis en colère. Ce jour-là, il aurait pu changer les choses et nous aurions pu être heureux…oublie ce que je viens de dire John.

- Je suis sûr que vous pouvez encore l'être, soutenu Digg sur un ton encourageant. Tous les deux vous êtes faits l'un pour l'autre, ça coule de source.

Felicity stoppa son ami dans son discours utopique.

- Oliver a choisi de ne pas me faire confiance, hors c'est ce que je lui demande de faire depuis le début. Il est comme ça, l'île a fait qu'il est comme ça et cette partie ne s'enlèvera jamais. Et cette partie est essentielle à mes yeux…donc…

- Felicity, je t'adore mais sur ce coup je pense que tu as tords. Il peut changer et te l'a prouvé lorsqu'il a quitté la ligue et l'équipe pour partir avec toi. Il te l'a prouvé pour te demander en mariage. Je sais qu'il n'a pas tenue sa promesse jusqu'au bout mais crois moi, il a changé. Tu l'as changé. »

Ce soir-là, Felicity avait du mal à s'endormir car elle pensait aux actions qu'elle avait faites aujourd'hui. Toute cette violence qui en était ressortie. Elle aussi avait changé, pensait-elle.

Fallait-il voir les choses sous un autre angle ?