Bizour,
Quand je me relis, je me rends compte que cette fic prend de plus en plus une allure dramatique...et ça me conforte dans l'idée que ça risque de mal se finir. Wah, quelle joie... parfois je me surprends moi-même avec mes dérives pessimistes. (Silence) Trêves de bavardages, mes délires dépressifs peuvent attendre. Ce n'est pas le cas de ce petit chapitre innocent qui brûle d'impatience d'être lu !
Bonne lecture.
Les personnages sont d'Oda Eiichiro (qui d'autre ? franchement).
Le souffle des démons
CHAPITRE VI. Une lutte acharnée
Sur une côte escarpée de l'île, les deux géants de l'équipage inspectaient une étrange installation. Il y a un an, quand leurs compagnons s'étaient résignés à la séparation, Franky et Brook s'étaient retrouvés seuls avec leur capitaine. Dans un excès de loyauté, mais surtout parce qu'ils n'avaient nulle part où aller, ces deux-là s'étaient embarqués dans moult péripéties pour suivre les ordres bornés de Luffy. Ce dernier les avait pour ainsi dire, bluffés. Malgré la trahison et la mort qui s'étaient abattus sur son entourage, le jeune mugiwara avait eu la force de relever la tête. Malgré la dissolution de son équipage, malgré tout ça, il avait gardé une foi incommensurable en ses compagnons. « Ils reviendront », c'était ce qu'il leur répétait à chaque fois qu'ils sombraient dans la tristesse. La force d'où Luffy puisait son courage, cette force-là les avaient poussés à croire, à revivre même. Elle les avait poussés à le suivre dans la recherche de cette fameuse île à viande. Aussi folle et insensée qu'était cette idée, ils eurent foi en elle.
Et, comme d'habitude depuis un an, ils s'étaient mis à poursuivre leur capitaine dans une infreinable détermination.
Sauf que pour l'instant, ils s'étaient arrêtés de courir. En débarquant dans la baie, c'est à peine s'ils avaient remarqué l'instabilité du climat. Ils s'étaient plutôt focalisés sur un énorme câble qui sortait de la mer pour serpenter sur les versants rocailleux de l'île.
A chacun ses priorités.
C'est ainsi que Franky et Brook s'étaient mis à remonter vers la source du câble. Ils finirent par y arriver après avoir escaladé une gigantesque falaise, que leurs gigantesques corps n'eurent pas de mal à gravir. Devant eux, l'entrée d'une caverne, envahie par la végétation. Brook dégagea de ses mains osseuses le dense feuillage qui gênait le passage. Les deux compagnons se jetèrent un regard satisfait avant de pénétrer dans la sombre cavité.
Le ciel menaçant de Samui prenait des teintes de plus en plus obscures. L'atmosphère se faisait lourde. Par endroit, des étincelles bleues s'échappaient de la masse de gaz qui planait au-dessus de l'île. Nami scrutait le spectacle d'un œil terrifié. Sous ses pieds, la terre gronda dans un tremblement assourdissant.
- On doit vraiment quitter cette île. Souffla-t-elle en fixant le sol.
Mais plus le temps passait, plus l'idée devenait inconcevable. Sans compter la présence de la marine qui ne faisait que les ralentir dans leur fuite.
En parlant d'ennemi, il y en avait une qui s'acharnait sauvagement sur le corps immobile de l'archéologue.
- Alors ma petite Robin, on aurait peur de blesser la vieille ?
La « vieille » en question porta une énième attaque à sa cible celle-ci ne tressaillit pas pour autant. La pointe d'une arme en forme de flèche vint lui déchirer la chair d'où tombèrent rapidement plusieurs gouttes de sang. Elle ne réagit pas.
Face à la menace d'une nouvelle attaque, Nami se précipita devant Robin pour la contrer avec son bâton. Mais, elle eut beau invoquer les pouvoirs de son climat tact, Kurea les esquivait à tous les coups.
La navigatrice fit également les frais de l'ennemi. L'arme utilisée par la vieille était imprégnée d'un poison hautement mortel. Un humain normal n'y aurait pas résisté. Après plusieurs minutes de combats, Nami sentit les effets engourdissant du liquide. Elle jeta un regard désespérée vers l'historienne.
- Robin ressaisis-toi, je t'en supplie…
Couverte de sang et à bout de souffle, la rousse finit par crouler sous les coups de Kurea. Le poison se propageait dans son corps cette fois-ci, elle ne se releva pas.
Sur l'autre flanc de la colline, le combat était pleinement engagé. Dans la brume épaisse qui enveloppait la zone, une jambe enflammée tournoyait dans un mouvement rapide de va-et-vient. Sanji ne laissait aucun répit à son adversaire qui l'esquivait de peu à chaque attaque.
- flAmbaGe shOt !
Cette fois-ci, il ne put s'en échapper. Le grossier bonhomme sentit la jambe du cuistot s'écraser contre son torse et le propulser d'une vitesse foudroyante à quelques mètres de là. Chopper qui se trouvait non loin de lui, glissa une rumble ball sous sa dent. Le renne sauta dans les airs et l'acheva à coups de « Roseo Metel ». Une pluie de sabots puissants s'abattit sur l'ennemi avant qu'il ne retombe enfin à terre. Sanji vint plaquer son pied sur la joue du malheureux, l'enfonçant encore plus dans la boue. Il sortit son éternelle cigarette, l'alluma et daigna enfin lui adresser une parole.
- La prochaine fois que tu oseras t'en prendre à une Lady, je te ferai sombrer dans les flammes de l'enfer. Dit-il d'un air purement sadique.
L'homme tomba inconscient après ces derniers mots.
Exténués par ce combat, Chopper et Sanji se dirigèrent d'un pas lourd vers la cour arrière où se trouvaient Robin et Nami.
Les yeux crispés de l'archéologue fixaient le visage de Nami qui reposait maintenant sur ces genoux. Encore une fois, elle n'avait pas su protéger l'un de ses précieux compagnons. Elle voulut se lever pour crier toute la rage qui lui nouait le ventre, mais la colère et le désespoir la paralysaient toute entière.
Cette femme ignoble qui se tenait face à elle l'avait non seulement manipulée mais aussi blessée. Pourtant, aucune force, aucune envie de vengeance ne se faisait sentir en elle. L'historienne ne sentait rien d'autre que l'avènement d'une mort certaine. Son corps lui refusait tout mouvement. Et du mouvement, elle en avait besoin pour fuir, pour survivre. Survivre face à cette arme menaçante que Kurea brandissait à présent au-dessus d'elles.
Mais le mouvement avait laissé place au vide, à l'inertie. Robin ferma fortement ses paupières pour ne pas voir la pointe de la flèche qui tombait dangereusement vers elle.
Elle les rouvrit rapidement en entendant le tintement résonnant de deux lames. En un quart de tour, le bretteur s'était élancé devant ses nakamas. Ses bras puissants repoussèrent la vieille Kurea en arrière. Il se retourna ensuite vers Robin qui l'observait d'un air désespéré.
- Ecoutes moi bien ! Tu veux peut-être en finir avec tout ça mais ce n'est pas une raison pour emporter les autres avec toi !
Zoro cria ces mots dans un souffle saccadé par la rage. Son corps robuste était salement amoché et tremblait sous le poids de la douleur. Il s'apprêtait à ouvrir la bouche quand il sentit un amas de bras germer dans son dos.
- Saches que je ne compte emporter personne dans cette chute. Déclara Robin, les mains portées à sa poitrine.
Elle venait d'immobiliser le sabre de l'ennemi qui retira sa lame pour réitérer l'attaque. L'archéologue et le bretteur l'évitèrent de justesse en ramenant Nami près d'eux. Ils se jetèrent un regard d'approbation avant de s'élancer chacun sur leur adversaire respectif.
Emplie d'une force qu'elle avait précédemment perdue, Robin lança une attaque en direction de Kurea.
- Doce Fleurs !
A ces mots, douze bras vinrent immobiliser le corps de la vieille en la compressant violemment. Cette dernière tenta de s'en extirper mais c'était sans compter la réactivité de Robin qui fit simultanément pousser douze autres bras.
- Doce Fleurs : Clutch !
La colonne vertébrale de Kurea se brisa dans un craquement affligeant. Un cri brisé s'échappa de sa gorge avant qu'elle ne tombe sèchement au sol.
L'historienne l'observa longuement avant de revenir vers Nami qui se faisait à présent soigner par Chopper sous le regard larmoyant de Sanji.
Saito Hayabusa, c'était le nom du samourai qui combattait Zoro. Les deux hommes semblaient voler dans les airs, dégustant d'un plaisir presque malsain chacun des coups qu'ils se rendaient.
Chopper et Robin qui se tenaient à proximité les observaient se combattre, sentant leur cœur palpiter, leur gorge se nouer à chaque clignement de sabres.
Le renne interloqué par cette « joie » qu'ils semblaient éprouvée questionna l'archéologue.
- Dis Robin, pourquoi est-ce qu'ils ont l'air si heureux ?
La jeune femme le regarda avec un sourire maternel avant de lui répondre.
- Les samouraïs n'existent que pour se battre. Et ce, à partir du moment où ils tiennent un sabre en main. Ils ne s'attachent pas à la vie et sont toujours prêts à se surpasser. Un tel combat est une opportunité pour un guerrier qui cherche constamment à mettre sa force à l'épreuve.
Admirant Robin pour ce qu'elle venait de dire, Chopper resta bouche-bée. Il eut ensuite une réminiscence qui le fit tressaillir.
- Ah ! Je me souviens qu'un jour Zoro a expliqué que lorsqu'il se bat au sabre contre un adversaire à sa hauteur, il risque sa vie mais ne peut pas s'empêcher d'être joyeux. Il ne voit plus rien autour de lui, son cœur s'élève…
- Oui, ce n'est ni la vie, ni la mort mais bien au-delà. Au comble du plaisir. Acquiesça-t-elle.
Chopper s'émerveilla une nouvelle fois avant de se retourner vers les deux épéistes.
Les souffles hachés des monstres marquèrent la fin d'un acte. Le prochain coup serait le dernier, le rideau allait tomber d'un moment à un autre.
Les deux hommes se valaient autant que leur honneur. Mais il n'est pas sans oublier que tout combat mène à une fin et que toute victoire est teintée de sang.
- Deux sabres sont comme un sabre. Un sabre est comme deux sabres. Nos bras sont distincts, l'un et l'autre appartiennent au même corps. En toute chose, le raisonnement suprême n'est pas duel, mais unique.
Prenant une ultime bouffée de sa pipe, Saito récita ces mots avant de s'élancer vers Zoro qui, masqué par son bandeau fonçait déjà en sa direction.
Chopper et Robin retinrent leur souffle. L'écran de poussière qui s'était créé devant eux fut balayé par une violente bourrasque. Les deux hommes aux regards ténébreux se tenaient encore debout, mais rapidement l'un deux s'écroula au sol.
La pipe de Saito tomba à terre tout comme son propriétaire. Celui-ci esquissa un dernier sourire avant que la lueur de ses yeux ne s'éteigne sous la tombée de ses paupières.
Zoro resta un instant immobile avant de s'effondrer sur ses genoux. Robin et Chopper s'empressèrent de lui porter secours.
L'archéologue l'aida de ses mains qu'elle avait fait pousser près de lui. Elle posa sur lui un regard empreint d'admiration.
- Très beau combat. Lui lança-t-elle d'un léger sourire.
- Ce n'est pas une question de beauté, mais-
- Oi le marimo tais-toi ce n'est pas la peine de te la ramener devant Robin-chan.
Sanji venait d'arriver avec aux bras une Nami furieuse d'être ainsi portée. La navigatrice s'était rapidement remise grâce à l'antipoison que lui avait administré Chopper. Elle fit comprendre au cuisinier qu'elle voulait redescendre en l'infligeant plusieurs coups de poings. Ce qu'il fit après avoir été pris d'émerveillement par les « coups de l'Amour » de sa « Nami-swan ».
Oui c'est une chute un peu pourrie (pour ne pas dire, foireuse) que je vous offre là. Mais je ne voyais vraiment pas d'autres façon de finir ce chapitre, ne m'en tenez pas rigueur (yeux larmoyants : activé). Enfin si, vous pouvez, après tout, la liberté d'expression est permise à tous ici (en toute raison gardée, bien sûr).
A suivre. Un truc énorme, c'est tout ce qui me vient à l'esprit quand je pense à la suite. Un truc énorme et...une surprise abracadabrante (soulignez l'effort que je me donne pour être plus précise).
