Bonjour à tous ! Merci pour les reviews !
Voici donc la suite de votre fic !
Félicity
La semaine s'est écoulée bien plus rapidement que je ne l'aurai pensé, déjà parce que c'était le rush au travail durant toute la semaine. Je n'ai pas eu une seule minute à moi, en général la semaine c'est plutôt calme, mais là ce sont les vacances de fin d'années qui débutent et bien sûr... Tout le monde ne trouve rien de mieux à faire que de venir au bar et passer la soirée à se saouler. Je sais, c'est mon boulot... Mais ça craint ! Quand le bar est plein de petits jeunes cons qui boivent sans se soucier de pouvoir rentrer... J'en ai assez. Slade et moi avons dû appeler une bonne vingtaine de taxis depuis le début de la semaine... Fort heureusement, il n'y a pas eu d'accident à cause d'un de nos clients, je me sens rassuré et même si Slade est moins à cheval que moi, je sais que lui aussi l'est. Pourquoi ai-je accepté de travailler les soirs de semaines pendant les vacances ? Je ne vais jamais tenir à ce rythme...
Ce n'est pas tout, avec Oliver nous nous sommes vus tous les soirs où presque, à l'hôtel, après la fermeture du bar. On essaye de trouver des idées pour l'aider à briser Tommy et Laurel, mais faire ça, sans qu'ils sachent que l'idée vienne de lui, ce n'est pas évident. À chaque fois, nos discussions se terminent au lit... Sur le sol... Contre le mur... Sur un meuble... Je ne compte plus le nombre de fois où on a couché dans cette chambre d'hôtel, on a dû baptiser tous les coins... Ce qui n'est pas pour me déplaire et à lui non plus si je ne me trompe pas... Le sexe avec Oliver Queen c'est... Brûlant... Et encore, je pèse mes mots, je ne suis pas amoureuse, mais waouh... Avec lui, je me sens désirée comme jamais.
La dernière discussion qu'on est eu s'est terminée par un bon fou rire, ce qui est assez rare pour le souligner, je n'en revenais pas que Tommy se soit plaint à Oliver d'avoir été éconduit de l'hôtel par manque de chambre, alors qu'il y emmenait une conquête. Le pire c'est qu'il lui a dit que c'était la serveuse du bar, donc moi en l'occurrence, il a du culot quand même ! Je n'en reviens pas de la facilité à laquelle il arrive à mentir à son ami en le regardant droit dans les yeux.
Oliver ne m'a rien dit de plus, il a ri avec moi, mais je sais que cette situation le touche plus qu'il ne veut me le dire et ça me fait mal pour lui. Il ne mérite pas ça, avant toute cette histoire, je ne le connaissais pas, mais depuis j'ai appris à le connaître et il est différent de ce qu'on veut nous faire croire. Les journaux écrivent uniquement ce qu'on attend d'eux, sans se soucier de l'image des gens.
Oliver est une personne au grand cœur, la mort de son père l'a chamboulé et brisé, il a pu compter sur Laurel à ce moment-là, qui l'a épaulé et consolé. Il a du mal à se remettre de cette tragédie et quand sa mère s'est marié avec Walter Steal, il l'a encore plus mal pris, il avait la sensation que sa mère trahissait son père... Depuis ses relations avec sa famille sont tendues et il n'aime pas aller les voir... Il ne veut pas les accabler de reproches alors qu'ils ne le méritent pas.
Il s'investit aussi dans la recherche contre le cancer, il fait un don chaque années. Il en fait aussi à des œuvres caritatives. Bien entendu, ce genre de choses n'ont jamais été citées dans un de ces torchons, non tout ce qu'on voit de lui ce n'est que sa fortune et le fait qu'avant de se caser avec Laurel il était un homme à femme. Mais depuis cinq ans, il est différent, posé, il voulait avancer dans la vie, avec elle... Et elle ne lui a pas donné cette chance. Je sais qu'il me dit la vérité, il est sincère, mais à cause de cette qualité... Son ami et sa soit disant copine le prennent pour un con.
Je sors de chez QC sous une pluie battante, décidément cette tempête ne va pas cesser, d'un côté ça me console, il y aura moins de monde au bar ce soir et ce sera très bien parce que j'ai vraiment besoin de repos après cette semaine au travail, mais d'un autre côté quand le bar est vide Slade et moi, nous nous ennuyons.
Le temps d'arriver à ma voiture, je suis trempée comme une souche, je m'installe au volant puis m'éponge avec une serviette que je laisse toujours à l'arrière en cas de besoin. Mes cheveux frisent et sont complètement indisciplinés, je me mords la lèvre, je déteste lorsqu'ils sont ainsi, mais je sais que je n'aurai pas du tout le temps de me rendre chez moi pour les lisser. Et merde...
Avec la pluie et la circulation j'arrive au bar avec près de trente minutes de retard, j'entre en trombe dans l'établissement et je trouve Slade affalé sur le comptoir un sourire sur le visage me montrant sa montre.
- Oui ! Je sais, je suis désolée...
- Ne le sois pas, je fais ça pour t'embêter... Et puis personne ne le saura.
Je souris, il est sympa, enfin je dois dire que nous le sommes tous les deux, nous couvrons mutuellement nos retards, depuis que je travaille ici c'est la seconde fois que ça m'arrive. Pour Slade c'est un peu plus, mais avec sa femme qui travaille ce n'est pas toujours simple à gérer.
- Si la tempête ne se calme pas, nous fermerons très tôt tu ne crois pas ?
- Je l'espère. Je suis éreintée.
- Dure journée ?
- Pire que ça, la semaine a été très longue...
- Tu ne veux toujours pas me dire où tu travailles la semaine ?
- Nope
- Ok, j'aurai essayé au moins. Mais pour faire ce boulot ici avec moi, j'imagine que tu n'es pas très payée, sinon tu ne prendrais pas de second emploi.
Je soupire, s'il savait ce que je gagnais, le pauvre il me dirait que je n'ai pas besoin de travailler dans ce bar et ça devrait être le cas, mais mes parents m'ont fichu dans un sacré pétrin en me laissant toutes ces dettes. Jamais je n'aurai imaginé que nous étions aussi pauvres et que tout ce qu'ils m'offraient, ils le faisaient à crédit. Sans compter mes études, ils les ont payées sans jamais rien me demander, ni me dire qu'ils étaient dans la galère financièrement. Je ne m'en suis jamais doutée.
C'est lorsque j'ai vu l'huissier débarquer l'an dernier que j'ai réalisé l'ampleur des dégâts. Je sais qu'ils avaient une certaine fierté, mais je n'imaginais pas que c'était à ce point. Tout ce que ma mère m'a dit avant de partir, c'est qu'elle était désolée mais qu'ils ne pouvaient plus faire face aux problèmes.
Is sont partis me laissant seule face à leur situation que j'avais causé tout de même avec mes envies, mes études et surtout parce qu'ils ne voulaient pas que je sois différente des autres. Je ferme les yeux et me masse les tempes deux secondes, le temps de reprendre mes esprits puis lance un petit sourire à Slade.
- Bon on va quand même bosser un peu, qu'en penses-tu ?
Il lève un verre vers moi et passe un essuie main à l'intérieur tandis que moi je lave. Nous nettoyons les verres que nous utilisons que très rarement, puis faisons aussi le tri dans ce qui mériterait d'être jeté, nous listons ensuite ce qu'il nous manque pour que le patron puisse commander.
Nous passons un temps fou à choisir les verres Slade et moi comme ci ceux-ci étaient pour nos maisons respectives. Mais boire dans un joli verre donne envie de boire encore et encore, c'est sûrement l'argument que je donnerai au patron lorsque je lui tendrai le détail de notre commande qui est pour ainsi dire très élevée, plus que le budget initial.
La petite clochette située en haut de la porte retentit et une bourrasque de vent fait voler les papiers qui sont posés devant nous, je relève la tête pour voir qui est le client qui a osé braver la tempête pour boire un verre ici. C'est un groupe d'étudiants riant comme des fous tout en s'engouffrant dans le bar.
- C'est bien ouvert n'est-ce pas ?
- Oui, oui installez-vous... J'arrive.
Je jette un regard à Slade, je crois que notre petite soirée tranquille ne sera pas pour ce soir, enfin il n'est que vingt heures et peut-être que ces six étudiants seront nos seuls clients de la soirée.
Les heures s'écoulent doucement, Slade, qui devait fermement s'ennuyer avec moi est parti s'installer avec le groupe et rit de bon cœur avec eux. Il aime se mélanger aux clients pour échanger avec eux, il s'intéresse toujours à ce qu'ils font.
Je leur apporte leur cinquième tournée, ils sont tous très joyeux, Slade arrive à leur faire faire n'importe quoi et moi derrière mon comptoir je ris de leurs idioties.
La porte s'ouvre pour la seconde fois de la soirée, je relève la tête vers l'horloge murale pour connaître l'heure, minuit et demi.
- Le temps est épouvantable.
Tommy. Mon cœur rate un battement... Je n'ai pas envie de le voir et encore moins de le servir surtout après ce qu'il est allé raconter à Oliver. Il s'assoit derrière le bar et me donne sa clef de voiture. Je l'attrape puis la range dans le tiroir approprié.
- Vous vous occupez du bar toute seule ce soir ?
- Non Slade est occupé pour le moment.
Hors de question que je lui dise que mon collègue traîne avec les jeunes, il serait capable d'en alerter le patron ou je ne sais quoi. Même si mon collègue ne fait rien de compromettant, il ne boit pas avec eux, je ne suis pas certaine que le patron accepte de le payer alors qu'il ne fait rien.
- Oh ça veut dire que nous sommes que tous les deux, enfin excepté le groupe là-bas... Il n'y a que nous ?
- Oui... Une bière ?
- Blonde de préférence...
Je lui sers sa bière et tente de me trouver de l'occupation, mais ce n'est pas chose facile étant donné que Slade et moi avons tout fait en attendant le client. Je fais un truc complètement inutile je sais, mais tant pis il faut bien que je m'occupe les mains et l'esprit aussi. Je classe les bouteilles par ordre alphabétique et vu le nombre de bouteilles ça va m'occuper un moment.
Entre le trie des bouteilles, je sers les jeunes, Slade est toujours en train de discuter avec eux. Ils sont agréables, un peu éméchés, mais rien de bien méchant. J'ai servi Tommy par trois fois, il en est donc à sa quatrième bière en moins d'une heure, son regard est vide, il me sourit et me déshabille du regard.
- Vos cheveux sont magnifiques ce soir, vous devriez les laisser à l'état naturel plus souvent... Vous ressemblez à une femme sauvage... Êtes-vous sauvage ?
Je soupire d'agacement, il commence à me taper sur le système celui-là !
- Mr Merlyn...
- Tommy !
- Tommy ou Mr Merlyn qu'importe ! Votre remarque est déplacée !
- Vous trouvez ? Moi pas ! Je vous trouve tellement belle et intrigante... Par exemple pourquoi vous ne voulez pas me donner votre prénom ?
Je lève les yeux au ciel, il est tenace !
- Et pourquoi je devrai vous le donner ? Donnez-moi une raison valable et je vous le donne.
- Parce que je vous fais des compliments !
- Pas valable...
- Parce que je suis riche et qu'en général personne ne résiste à l'argent...
Non c'est vrai et je dois dire que je ne serais pas contre de l'argent, mais venant de lui ? Jamais de la vie ! Et puis j'ai ma fierté quand même !
- Personne, sauf moi... Je ne suis pas ce genre de fille Monsieur Tommy Merlyn...
- Quel genre de fille ?
- Le genre que vous comptez acheter avec votre argent. Je m'en fiche de votre pognon...
- Très bien alors vous êtes quel genre de fille ?
Il se lève et me rejoint derrière le bar, je recule jusqu'à ce que mon dos rencontre les bouteilles. J'avoue que je ne suis pas tranquille, il est bien éméché.
Il s'avance vers moi, saisi ma nuque et pose ses lèvres sur les miennes, je tente de le repousser, mais il est très fort, son haleine a un goût de bière, je trouve ça désagréable... Il me plaque sur l'étagère faisant tomber deux bouteilles, mais ça ne l'arrête pas pour autant, il plaque une main sur ma fesse, mais n'a pas le temps d'en faire plus qu'il est projeté par l'arrière.
- Tu vas la lâcher oui !
- Je ne sais pas ce que tu crois avoir vu, mais c'est elle...
- Je sais très bien ce que j'ai vu, elle t'a repoussé et tu n'as pas écouté... Paye ce que tu dois, ainsi que les deux bouteilles et sors de ce bar.
Tommy pose cinq cents dollars sur le comptoir et me défie du regard.
- Toi et moi on en a pas fini, je sais que tu n'attends que ça !
Slade fourre sa clé dans sa main puis le prend par le bras, ouvre la porte et le pousse à l'extérieur avant de venir vers moi..
- Ça va ?
- Oui... Ne t'inquiète pas...
- Je suis désolé, j'aurai dû rester avec toi...
- Ne le sois pas, ce n'est pas ta faute si ce con pense qu'il peut faire n'importe quoi avec n'importe qui parce qu'il a de l'argent... Tu peux retourner avec le groupe d'étudiants... Je vais ramasser ce bazar.
Je passe une main dans mes cheveux, je n'en reviens pas du comportement de Tommy. Je ne m'attendais clairement pas à ça... Je ramasse le verre qui traîne en faisant attention de ne pas me couper puis éponge le sol. Le groupe d'étudiants quitte le bar peu de temps après l'incident. Slade m'aide à nettoyer le sol sans un mot. Nous fermons le bar à deux heures trente, c'est presque l'heure de fermeture habituelle.
Je suis sous la douche et je ne cesse de penser à Tommy. Il est vraiment fou et surtout il a pris un sacré risque. Je pourrai raconter cette histoire à n'importe qui... Mais surtout à un journaliste avare de ces histoires... J'imagine déjà les gros titres. « Tommy Merlyn tente de violer une barmaid ».
Oui ça pourrait être pas mal ça, excepté que je ne dirai rien parce qu'avec tout l'argent qu'il a, il arriverait encore à retourner la situation à son avantage. Mine de rien, en y repensant, Tommy est un enfoiré... Qu'il couche avec la copine d'Oliver est déjà grave, mais qu'il devienne comme ça, je n'arrive pas à comprendre pourquoi... Pourquoi est-ce qu'ils ne disent pas la vérité à Oliver ?
Si Laurel couchait avec un pauvre type fauché, je comprendrais, l'argent d'Oliver la forcerait à rester avec lui, mais Tommy est aussi riche qu'Oliver, elle pourrait avoir tout ce qu'elle veut... Pourquoi font-ils ça ? Je ne sais pas et j'aimerais savoir... Un jour j'espère avoir une réponse... j'espère qu'Oliver aura une réponse... Coucher avec quelqu'un d'autre quand les sentiments ne sont plus là, je peux le comprendre, je ne le tolère pas, mais je le comprends. Par contre, jouer avec les sentiments de quelqu'un, le faire souffrir volontairement, lui mentir, le faire passer pour le pire des cons... Je ne comprends pas. Tommy Merlyn et Oliver Queen sont amis, ils ont passé leur enfance ensemble, je me souviens d'un article dans le journal qui parlait d'eux... Après la mort de la mère de Tommy, Robert Queen lui a ouvert les bras et l'a élevé pendant deux ans... Ils ont été élevés comme des frères...
Je pourrais peut-être chercher des réponses ? Non, ce n'est pas à moi de faire ça, c'est à Oliver, s'il veut que je fasse des recherches, il me le demandera et je serais heureuse de le faire, pour lui... Mais je pense qu'il y a plus qu'une affaire de coucheries, ça ne peut pas être aussi simple que ça, je ne veux pas y croire. En tout cas je suis du côté d'Oliver, peu importe ce que cette histoire va finir par m'apprendre, je serais toujours du côté d'Oliver... Il a déjà trop perdu, même si nous ne sommes rien l'un pour l'autre, je ne veux pas qu'il perde ce semblant d'amitié qui nous lie. Il pourra toujours compter sur moi, je ferais tout pour qu'il le comprenne.
Je vérifie mes messages avant de me coucher. Il y en a un d'Oliver me souhaitant bon courage pour ma soirée au bar. Je souris en le lisant. C'est fou il a toujours un petit mot gentil à mon égard, je ne réponds pas, il doit dormir à cette heure là, lui non plus n'a pas eu une semaine reposante. Je mets mon portable à charger avant de me glisser sous la couette. Je tente de m'endormir après cette rude soirée, en espérant rapidement oublier à quel point Tommy Merlyn est un sale con.
Alors que pensez-vous de ce chapitre ?
La suite mercredi, si on a des reviews ^^
A vos claviers surtout !
