Bonjour à tous ! Merci pour vos reviews, elles nous font très plaisirs !

Voici donc la suite de votre fic, bonne lecture et rendez-vous en bas !

Oliver

J'enfile mon pantalon avant de refermer la ceinture, j'attrape la chemise qui a été jetée au pied du lit et je remets ma montre. La nuit a été reposante, mais elle s'est précédée d'une petite partie de jambe en l'air. Je soupire et regarde Laurel couchée sur le côté, face à moi. Je soupire sans faire de bruit me rappelant ce qu'on a fait... C'est tellement fade comparé à ce que je fais avec Félicity, je n'arrive plus à me montrer passionné avec elle... Mais est-ce que je l'ai été ? Je n'ai pas souvenir que cela a été différent un jour avec Laurel... Hier soir, j'étais au lit quand elle a commencé à me titiller... Je ne voulais pas, mais elle a dit que sa journée de procès avait été chaotique à cause de son erreur et qu'elle avait besoin de réconfort... Elle a réussi à me convaincre, je l'ai retournée sur le ventre et l'ai prise sans la regarder. Ma main tenant la tête de lit alors que je la prenais sans prêter attention à son plaisir, je voulais en finir au plus vite... Je pense qu'elle a pris son pied, elle gémissait, la tête redressée en me demandant de continuer... Ça n'a pas duré longtemps... Heureusement...

Je quitte l'appartement sans lui laisser de mot, elle va se douter que je doive aller travailler. Je n'ai pas envie de déjeuner avec elle. Je dois voir le privé que Félicity m'a fait connaître, j'ai un autre travail pour lui. Félicity m'aide avec Laurel et son procès, mais en attendant Tommy vit sa vie, je veux qu'il souffre lui aussi et j'ai eu une idée hier soir. J'ai donc appelé John Diggle et il m'a demandé de le rejoindre dans un café, me disant que si on se voyait toujours au bar, ça finirait par se savoir, ce qui n'est pas faux.

Je rentre dans le petit café que je ne connais pas. Il est déjà là et sirote un jus de fruit. Je m'approche, tends ma main qu'il serre en souriant.

- Comment allez-vous ?

- Très bien merci.

Il fait signe à la serveuse qui arrive, je commande un café noir avec deux sucres et elle s'éloigne de nouveau.

- Votre précédent travail a été... Parfait...

- Votre petite amie a pu vous expliquer ?

Je secoue la tête en souriant.

- Elle ne sait pas qu'elles viennent de moi... Je veux qu'elle se sente surveiller... Je vous rassure, je ne lui fais pas de chantage... Je veux juste qu'elle sache... Que quelqu'un sait.

- Je comprends. En quoi puis-je vous aider monsieur Queen ?

Je soupire, la serveuse me ramène mon café, je la remercie et attend qu'elle soit loin avant de parler.

- Je suppose que vous avez reconnu l'homme avec elle sur les photos.

Il hoche la tête sans ajouter quoi que ce soit.

- Je veux qu'il souffre lui aussi... J'aimerais donc des photos, des preuves d'achats... Tout ce que vous pourrez trouver sur lui, sur ses actions... Tout ce que son père ne cautionnerait pas...

Il hausse les sourcils avant de sourire.

- Vous voulez que votre ami soit renié ?

- C'est l'idée.

- Tommy Merlyn n'est pas du genre à avoir une vie posée... Je ne pense pas que ce sera difficile. Mais le forfait sera complet cette fois.

- Pas de soucis... Mais je ne veux pas qu'on envoie les photos par mail... Ce serait une coïncidence trop flagrante.

- Je fais comment alors ?

- Les journaux... Donnez-les à un paparazzi, ou faites en sortes qu'ils sachent... C'est possible ?

- Oh que oui.

Il sourit, je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'il n'apprécie pas les gosses de riches, certes Tommy et moi sommes adultes, mais il ne doit pas nous aimer. Tant pis, tant qu'il fait son travail, ça me convient.

- Les journaux reçoivent des dizaines de photos par jour... Ils ne savent jamais d'où ça vient.

- Parfait.

Je me lève et lui serre de nouveau la main, on ne se donne pas rendez-vous, je verrais les photos moi-même, c'est mieux ainsi.

- Par contre... Le bar de l'autre fois... Évitez-le, s'il vous plaît.

Il fronce les sourcils sans comprendre.

- Une amie travaille là-bas... Je ne veux pas lui causer d'ennuis.

- Entendu.

- Merci.

Je refuse que le nom de Félicity soit traîné dans la boue à cause des conneries de Tommy. Elle s'implique déjà assez, d'ailleurs parfois je me demande pourquoi... Je sais que je lui faisais de la peine ce premier soir au bar, où je venais d'apprendre la trahison de Laurel et Tommy... Où peut-être qu'elle déteste juste ce genre de personne... Je m'en fiche à vrai dire, je peux passer du temps avec elle et c'est un sacré coup... Je crois que je n'ai jamais autant pris mon pied, même avec Laurel et je m'entends bien avec Félicity, on discute tous les deux, ce que je ne fais pas avec Laurel, enfin si, on parle, mais surtout d'elle... Je ne m'en rends compte que maintenant, mais mieux vaut tard que jamais... Non ?

Je quitte le petit café afin de me rendre au bureau. Aujourd'hui la journée va être calme, je n'ai pas de réunion, seulement des projets à étudier, je n'y connais rien, mais un type du département développement va venir m'aider. Je pense que je devrais finir vers seize heures.

La semaine est passée à une vitesse affolante, je ne l'ai pas vu passer. J'ai passé beaucoup de temps avec Laurel qui se demande encore comment elle a pu se tromper de documents lors de la première audience. Surtout que quand elle a rangé son ordinateur tout était à sa place, j'ai souri intérieurement, Félicity est la meilleure, je ne peux pas dire le contraire. La seconde audience a lieu dans deux jours, je ne sais pas encore si elle va être diffusée à la télévision, j'aimerais bien afin de voir Laurel se planter en beauté encore une fois, mais bon, je ne vais pas trop en demander, ce qu'on fait est déjà super.

Je m'apprête à partir, j'ai envie de voir Félicity, j'ai supporté Laurel toute la semaine, j'ai besoin de détente, de me sentir libre et surtout de me sentir vivant. Entre ses bras, c'est le cas. On est samedi, c'est le matin, elle ne travaille que ce soir au bar, je vais y aller et voir si elle veut bien que je passe la journée chez elle. J'espère qu'elle va dire oui !

J'entends frapper à la porte, je fronce les sourcils, est-ce que ce serait Félicity ? Non je ne pense pas, elle m'envoie toujours un message quand elle veut qu'on se voit, elle n'est jamais venue chez moi... On a peur que Laurel ou Tommy débarquent à ce moment-là... Mon espoir s'en va, tant pis, j'irais la voir quand même après. Je vais ouvrir la porte et suis surpris de voir Tommy, on est samedi matin... Ce qui signifie qu'il a sans doute passé la soirée à faire la fête, à se taper une fille comme Laurel était avec moi.

Il entre sans prendre la peine de me saluer, il se dirige vers mon ordinateur, ce dernier étant allumé, il n'a pas besoin de mot de passe.

- Qu'est-ce qui t'arrive Tommy ?

- Tu n'as pas lu les journaux à scandale ?

Je secoue la tête. J'ai lu mes mails et regardé la bourse, mais c'est tout. Tommy soupire et cherche ce qu'il veut me montrer... Ce qu'il ne sait pas, c'est que j'espère voir le travail de John en première page... Je l'espère tant que je me retiens de courir vers lui et de regarder ce dont il me parle.

- Je suis foutu !

Je m'approche et regarde l'écran en souriant, Tommy est dos à moi, il ne me voit pas, je reprends constance quand il se retourne face à moi. Sur la photo on le voit en train de picoler, une main sur les fesses d'une jeune femme que je ne connais pas.

- C'est quoi ces conneries ?!

Je dois être de son côté, Tommy est mon ami et je dois tout faire pour qu'il pense que je suis toujours de ton côté, mais rêve pas mon gars, je m'en fous de ce qu'il peut t'arriver.

- J'en sais rien... Il ne devait pas y avoir de journaliste à cette soirée ! Un paparazzi a dû se glisser parmi les invités...

- Si ton père voit ça...

Il me jette un regard noir, je pense que Malcolm Merlyn est déjà au courant. Super ! Il sait tout et c'est pile ce que je voulais !

- J'étais à peine réveillé quand il m'a appelé... Il m'a dit que cette fois j'avais dépassé les bornes... Qu'il ne voulait plus d'un fils qui se fichait de son nom comme je le fais...

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

Il recule de l'ordinateur, je regarde la photo et lis l'article qui dit que Tommy Merlyn n'est connu que par ses frasques et par la déception de son père. J'avoue que Tommy est loin d'être un fils modèle... Je l'étais moi aussi... Mais j'ai grandi, contrairement à Tommy. Il aime boire, sauter sur tout ce qui bouge, y compris ma copine, il aime défier la loi et risquer de se faire prendre... La dernière fois que Tommy a été arrêté, c'était pour excès de vitesse... Son père lui a dit que s'il entendait de nouveau son nom dans la presse, il le reniait...

- Mon père m'a dit que c'était fini... Tant que je ne me calmerais pas... Il ne me donnerait plus rien...

Oui ! Je me retiens de montrer ma joie devant lui, mais putain ce que je suis heureux, ça va t'apprendre à souffrir mon gars, tu vas enfin comprendre ta douleur. Tu vas devoir te débrouiller tout seul.

- J'ai appelé le journal, ils ne savent pas qui a envoyé ça... Ils en reçoivent des tas par jour... Je suis foutu...

- T'en fais pas, prouve à ton père qu'il a tort...

- Je ne sais pas comment ! Je n'ai jamais bossé de ma vie !

Et ouais Tommy, tu aurais dû grandir en même temps que moi. Je dois avouer qu'il me fait de la peine, mais ça m'est égal, il l'a bien cherché. Je veux qu'il perde tout et qu'il comprenne que ça fait mal.

- Je ne sais pas quoi faire...

Il a l'air désemparé... Mais merde le temps passe et j'aimerais voir Félicity aujourd'hui ! Je soupire, allez un bon geste pour lui... Au moins pour qu'il ne se doute pas de ce que je manigance.

- Tu peux rester ici... Je dois y aller Tommy, désolé.

- Je te remercie... Tu es un vrai ami toi...

Je me retiens de lui dire ce que j'ai sur le cœur, s'il savait à quel point je le hais, je ne dis rien. Je prends mes clés de moto et je sors de chez moi... J'ai vraiment besoin de réconfort là.

J'arrive chez Félicity en un petit quart d'heure, malgré qu'on vive dans des quartiers différents, je ne mets pas longtemps à aller chez elle. Je monte à l'étage et me retrouve face à sa porte... Je lève la main pour frapper et me rends compte que je ne l'ai pas prévenu... Si ça se trouve elle est sortie, elle a une vie après tout... Où si ça se trouve elle est avec un mec... Un frisson me parcours quand je l'imagine avec un autre homme, que j'imagine ses mains la caresser et son corps ressentir ce qu'elle éprouve en étant avec moi... Je secoue la tête, je couche avec Laurel, si elle veut coucher avec un autre gars, qu'elle le fasse, je n'ai pas le droit de la juger. Je frappe sans attendre cette fois.

J'entends ses pas, elle va venir m'ouvrir et quand elle le fait, elle me sourit, se met sur le côté et me laisse entrer avant de refermer la porte derrière moi.

- J'ai lu les journaux... Superbes photos.

- Oui, il est venu me voir... Son père a tout vu et a fait ce que j'espérais.

Elle se dirige vers son frigo et sors deux bières, il est tôt, mais une bière ne nous fera pas de mal. J'ouvre la mienne et ne profite pour faire de même avec la sienne.

- Merci... Alors, comment a réagi Tommy ?

Je souris et m'assois sur le canapé.

- J'ai eu l'impression de me retrouver face à un petit garçon de huit ans pris en train de faire une bêtise.

Elle se met à rire, moi aussi, j'avale une gorgée de ma bière et la repose sur la table.

- Je lui ai proposé de rester chez moi... J'espère que ça ne va pas durer... Me comporter en ami inquiet pour lui... Ça ne me ressemble plus...

- Tu es un mec bien... Ça ne changera pas...

Je baisse les yeux et regarde mes mains.

- Si je l'étais, ils n'agiraient pas de cette façon avec moi...

Je la sens se rapprocher de moi, elle prend ma main dans la sienne, je la regarde et attend qu'elle fasse le premier pas, si jamais il y en a un, je ne veux pas qu'elle pense que je me sert d'elle pour me défouler quand ça ne va pas. Elle sourit et cherche à m'embrasser quand on entend des coups donnés à la porte d'entrée. Elle me sourit et se lève afin d'aller ouvrir. J'avale une autre gorgée de ma bière et me lève. Je l'entends parler, elle n'a pas l'air bien. Qui est-ce ? Un homme entre dans le salon, Félicity le suit, les bras croisés sur sa poitrine, les yeux baissés. Je me demande qui est cet homme qui la met si mal à l'aise.

- Vous êtes ?

Cette question a franchi mes lèvres sans que je ne m'en rende compte.

- Daniel Trent. Je viens afin de parler des dettes de mademoiselle Smoak.

Des dettes ? Quelles dettes ? Je fronce les sourcils et la regarde, mais ses yeux sont toujours baissés. Je fais un petit sourire, elle n'a pas voulu me parler de ça, c'est qu'elle ne doit pas vouloir que ça se sache. Mais je suis son ami et en tant que tel je dois la soutenir. Je m'approche, pose une main dans son dos afin de la conduire au canapé, elle se détache de moi et prend ma main sans croiser mon regard... A-t-elle honte ? Elle serre ma main sans tenir compte de sa force, l'homme s'assoit sur le fauteuil sans nous regarder, il se contente de lire le dossier qu'il tient. Félicity tremble, ses dettes doivent être assez importantes... Je suis con quand même... Je la connais depuis quoi ? Près de deux mois... Je lui ai confié mes soucis, je lui parle de tout sans hésiter, mettant ma confiance en elle après que ma copine et mon meilleur ami l'ai brisé... Et pas une fois je n'ai pris la peine de lui demander si elle allait bien, si elle avait des ennuis ou quoi. Ça va changer, si elle a besoin d'aide, je vais l'aider, je sais qu'elle va refuser... Mais elle ne pourra pas m'en empêcher... Je veux revoir son sourire, me retrouver face à la Félicity forte qui me fait oublier ma détresse... Et là je ne sens que son désarroi... Et je déteste ça.

Que pensez-vous de cette suite ? Comment Oliver va-t-il réagir face à l'annonce ?

La suite dans le prochain chapitre, enfin, si vous êtes sage !

A vos claviers et lâchez vos reviews !