Bonjour à tous ! Voici la suite, un peu tardive de votre fic !
Bonne lecture et rendez-vous en bas !
Félicity
Je suis réveillée par un atroce mal de dos qui n'a franchement pas lieu d'être, je me tourne sur le côté et me cogne littéralement sur un meuble. Mince, j'ouvre un œil et m'aperçois que je dors dans le salon à même le sol, je me tourne de l'autre côté, Oliver est étendu près de moi. Les souvenirs me reviennent en tête et je me souviens de m'être levée cette nuit afin de boire un verre d'eau, j'allais retourner me coucher quand j'ai senti Oliver derrière moi. Il m'a prise à même le plan de travail avant de recommencer sur le sol... On s'est écroulés l'un sur l'autre il y a quelques heures sans essayer de nous relever. Je le secoue doucement, il remue avant d'ouvrir les yeux.
- Oliver, je crois que nous nous sommes endormis.
Il se redresse avant de regarder l'heure sur sa montre.
- Merde il est près de deux heures... Tommy va me passer un interrogatoire digne d'un flic !
Il se lève puis me tend une main que je saisie. Il tire sur mon bras et en moins de deux secondes je me retrouve sur les pieds, la couverture qui me couvrait jusqu'à maintenant s'échoue sur le sol me laissant complètement nue devant Oliver qui est également en tenue d'Adam. Son regard s'attarde sur mes seins avant de descendre plus bas pour venir s'ancrer dans mes yeux. Un feu ardent brûle dans son regard, il s'approche de moi, saisit mon visage avec ses mains et vient frôler mes lèvres des siennes avant de les presser. Sa langue taquine doucement la mienne, ses mains quittent mes joues pour s'enrouler autour de mon bassin, puis elles viennent caresser doucement le bas de mon dos pour finir sur mes fesses, tandis que moi je caresse ses épaules.
Nous sommes interrompus par la sonnerie stridente de son téléphone. Oliver soupire et se recule, dès que la chaleur de son corps quitte le mien, je suis parcourue de frisson, Oliver le remarque, il ramasse une couverture qui se trouve sur le sol sans que je me souvienne de comment elle est arrivée là et la pose sur mes épaules avant de prendre son téléphone sur la table basse qui ne cesse de sonner. Tandis qu'il discute avec son interlocuteur, il passe son caleçon ainsi que son pantalon ne laissant que son torse nu. Il me chuchote tout bas après avoir collé son portable contre son torse.
- C'est Laurel...
Une grimace apparaît sur son visage alors qu'il recolle le téléphone contre son oreille.
- Oui !
Il soupire et secoue la tête.
- Au bureau où veux-tu que je sois ?
Il hausse les yeux au ciel, irrité par la conversation.
- Quoi ? Mais bien sûr que j'étais la-bas !
Il semble réfléchir quelques secondes avant de reprendre.
- Non... J'étais sûrement parti aux toilettes. Écoute il est tard et je vais rentrer...
Je cherche ma tenue de nuit que je trouve près du frigo, je l'enfile avant de remettre la couverture autour de moi.
- Non, je rentre chez moi... N'oublie pas tu as une famille à défendre demain... Tu dois être en forme.
Il secoue la tête, visiblement agacé.
- Oui je t'ai promis que j'y serais... À onze heures... Bonne nuit.
Il hausse les yeux au ciel avant de se rapprocher de moi.
- Oui. Moi aussi.
Il raccroche tout en poussant un soupir.
- Un soucis ?
- Oui... Enfin je ne sais pas... Tommy a fait un saut à l'entreprise il y a trente minutes et il ne m'a pas trouvé... Il a donc téléphoné à Laurel pour savoir si j'étais avec elle et bref tu connais la suite...
Merde... Le pauvre, je ne sais pas quoi dire sachant que c'est en partie de ma faute.
- Je suis désolée Oliver...
- Désolée pourquoi ? Nous nous sommes endormis après avoir passé un très bon moment. Ce sont des choses qui arrivent... Ne t'inquiète pas pour moi.
Il touche ma joue, puis m'embrasse sur celle-ci, avant de se reculer, de prendre son tee shirt, de le passer ainsi que sa veste. Il me gratifie d'un sourire, pose ses lèvres sur les miennes puis se dirige vers la porte.
- Tu devrais aller te coucher... Tu sembles épuisée...
Je le regarde partir en souriant, en effet je suis crevée. Une fois Oliver parti, je monte à l'étage, passe par la salle de bain pour me rafraîchir avant de me pelotonner au fond de mon lit. Je pose la tête sur l'oreiller et je m'endors directement.
Je suis à l'entreprise depuis plus de deux heures, je n'ai pas eu une minute à moi, Palmer ne cesse de m'envoyer des mails avec des tonnes de choses à faire. Décidément, celui-là, je préfère lorsqu'il est à l'entreprise plutôt qu'à l'extérieur, chaque fois c'est la même chose il me prend pour son assistante alors que ce n'est pas le cas. J'imprime son dernier e-mail exaspérée, me lève d'un bon et file comme une furie dans son bureau, prête à exploser sauf que je n'y trouve personne.
Merde ! C'est étonnant son assistante devrait être à son bureau, mais elle n'y est pas, je me retourne et fais face à un collègue de travail qui a le sourire aux lèvres.
- Un problème Félicity ?
- Non ! Je cherche simplement l'assistante de Palmer.
- Oh tu ne risques pas de la trouver ici... Elle accompagne Palmer toute la semaine.
- Si elle l'accompagne peux-tu me dire pourquoi il m'envoie son travail personnel ?
Je brandis la feuille que je colle sous son nez, mon collègue arque les sourcils avant de partir dans un éclat de rire. Je suis furieuse, ça ne me fait pas rire.
- Qu'est-ce que j'ai dit de drôle ?
- Rien... C'est juste que tu es tellement toujours très rigoureuse dans ton travail que parfois tu oublies d'évaluer les choses qui se passent aux alentours. Bref excuse-moi... Je pensais que tu étais au courant comme toutes les personnes de notre service.
Je ne comprends absolument rien à ce qu'il me raconte, il faut dire que les bruits de couloirs, les ragots qui se racontent dans la salle de repos n'ont jamais été des choses auxquelles je porte de l'importance.
- Au courant de quoi ?
- Que Palmer et Orneil couchent ensemble.
- Et alors je ne vois pas ce qui l'empêche de travailler !
- Disons que Palmer aime la laisser au repos lorsqu'ils s'échappent tous les deux... Tu n'as pas besoin de dessin si ?
Je le fixe un moment la bouche ouverte avant de la refermer et de tourner les talons. Je pose mes fesses sur la chaise et ouvre la boite mail, j'inscris le destinataire et commence à taper un long mail. Ça me vaudra sûrement des problèmes, mais je n'en ai rien à faire, je n'ai pas été embauché ici pour jouer à l'assistante personnelle de Palmer pendant que Corneil ou Orneil je ne sais plus son nom reste tranquillement allongée dans la chambre d'un hôtel à attendre le retour du chef pour s'envoyer en l'air !
J'appuie sur la touche envoyer un sourire victorieux aux lèvres, puis je file en salle de repos me prendre un café que j'amène directement dans mon bureau personnel.
À 11 h 15 je reçois un message d'Oliver me signifiant que c'est le moment de passer à l'action, je m'installe donc derrière mon clavier, mes doigts filent sur le clavier, j'inscris un nombre incalculable de lignes de code avant d'insérer la photo de Laurel et Tommy dans une position plus que compromettante me mettant mal à l'aise sur l'instant. Je me demande comment Oliver peut regarder ce genre de photo et surtout je me demande ce que ça lui fait dans son cœur et dans son âme. Ça ne doit pas être évident de voir des photos de son meilleur ami chevauchant sa petite amie.
J'entre les numéros de portable des destinataire puis j'appuie sur entré. Je me munis de mes écouteurs puis regarde le déroulement du tribunal sur ma tablette. Je peux voir Laurel assise à la table avec la défense, se penchant pour regarder son téléphone, le saisir, elle pianote puis se décompose littéralement.
Elle tente de reprendre contenance avant de lever les yeux vers l'assemblée qui lui fait face, mais elle s'aperçoit rapidement que le procureur, l'assistant du procureur ainsi que certains magistrats la dévisagent sans masquer leur colère.
Elle esquisse un petit sourire ne sachant probablement pas quoi faire d'autre et surtout je ne pense pas une seconde qu'elle se doute qu'eux aussi ont reçu la même chose qu'elle. Le juge annonce que la séance est ouverte, puis le premier témoin est appelé à la barre.
Je jette mes écouteurs sur mon bureau puis ouvre le mail qui vient de me parvenir. Palmer, une fois encore qui me menace de m'envoyer chez le PDG si je ne fais pas le travail demandé. Non mais sérieusement, il se fiche de moi ! Je ne sais pas ce qu'il s'imagine, mais il est hors de question que je fasse quoi que ce soit. Je me contente d'ignorer son mail tant pis si le travail n'est pas fait sa copine le fera lorsqu'ils rentreront dans deux jours.
Il est près de quinze heures lorsque je reçois un message d'Oliver me demandant de passer à son bureau. Je souris et me lève du bien sans attendre.
Je passe devant le bureau de sa secrétaire qui est vide, je souris, je ne l'aime pas du tout et ça m'arrange qu'elle ne soit pas là. Je frappe doucement à la porte qui s'ouvre presque aussitôt. Oliver m'attrape la main puis m'attire contre son torse, il plonge son visage dans mes cheveux et inspire un grand coup avant de poser ses lèvres sur les miennes.
- Félicity tu es vraiment très douée... Tu aurais dû voir sa tête après l'entretien qu'elle a eu en privée avec le juge... Elle avait le visage maculé de larmes.
Il a l'air ravi de la savoir aussi mal et je dois dire que moi aussi. Il pose un nouveau baiser sur mes lèvres avant de se reculer et de continuer de me raconter.
- J'étais dans ma voiture et je l'ai vu dévaler les escaliers du tribunal essuyant ses larmes avec rage. Elle s'est ensuite jetée dans les bras de Tommy qui l'attendait un peu plus loin sous un arbre à l'abri des regards, puis elle a brandit son téléphone sous ses yeux. Je n'ai pas vu la réaction de Tommy, ils étaient trop loin... Mais je pense que cette photo l'a achevé un peu plus. J'aurai tellement aimé entendre ce que le procureur lui a dit.
Il pose un autre baiser sur mes lèvres et semble vouloir l'approfondir, mais j'ai une petite surprise pour lui.
- Oh nous pouvons arranger ça tu sais ?
- Sérieusement ?
- Mmmm ! Donne-moi juste deux minutes.
Je m'éloigne de lui, un sourire aux lèvres avant de faire le tour pour me mettre face à l'ordinateur d'Oliver et d'un geste de la main je lui demande si je peux. Il hoche la tête en signe d'acquiescement. Je m'installe donc derrière son bureau un sourire sur le visage.
- Quoi ?
- C'est juste que je me suis toujours demandée l'effet ça faisait d'être assise à la place du PDG et maintenant que j'y suis, je m'aperçois que c'est ni plus ni moins qu'un bureau un peu mieux que le mien avec une chaise légèrement plus confortable.
Il se met à rire avant que je n'entre dans le logiciel que j'ai crée de toute pièce pour espionner les échanges verbaux de Laurel. J'avance rapidement la phase du procès, puis fais un petit retour en arrière avant d'appuyer sur lecture.
« Je peux savoir ce que c'est que ça ? Recevoir ce genre de photos sur mon téléphone c'est dégradant, surtout pour vous ! Comment puis-je avoir confiance en vous après avoir reçu ceci ! Vous vous rendez compte de la situation dans laquelle vous êtes ? »
Laurel est pâle, je peux le voir, je suis sûre que ses jambes tremblent tant elle panique.
« Je ne comprends pas »
« Et qu'est-ce que vous ne comprenez pas ? C'est bien vous sur ces photos non ? »
« Oui »
Le juge soupire et tente de se calmer, mais je vois que ce n'est pas facile.
« Avec monsieur Merlyn... Vous imaginez si ces photos sortent dans la presse ? Pour quel genre de fille allez-vous passer ? Je vous signale que la famille de la victime a misé sur votre professionnalisme et lorsque je reçois ce genre de choses je me dis qu'ils ont eu tort... Vous avez une fois de plus perdu vos moyens aujourd'hui ! »
« Je suis désolée »
Le juge soupire et secoue la tête.
« Vous pouvez l'être. J'imagine que votre petit ami Monsieur Queen n'est pas au courant de tout ce cirque ? Je me demande vraiment à quoi vous jouez ! »
Laurel se braque et fait un pas en avant, vers le juge.
« On ne joue pas, nous nous aimons ! »
« Vous vous aimez ? Dans ce cas pourquoi ne pas quitter monsieur Queen ? »
Laurel reste silencieuse quelques secondes avant de répondre.
« J'aime aussi Oliver... »
« Qu'importe, tout ceci ne me regarde pas, mais au vu de votre prestation je me demande si je peux encore compter sur vous et votre professionnalisme... Je vais en discuter avec les autres magistrats. Je ne vous raccompagne pas, vous connaissez la sortie »
J'avance un peu la bande pour arriver à la conversation qu'elle a avec Tommy, mais celle-ci ne découle sur rien d'intéressant, Tommy lui dit juste qu'ils seront un peu plus attentif les prochaines fois et que surtout qu'elle n'a pas à s'inquiéter, qu'Oliver n'est toujours pas au courant de la situation sinon, il aurait déjà mis un terme à leur histoire.
- Ils me connaissent vraiment très mal et je n'arrive pas à croire qu'elle dise qu'elle m'aime ! Ce qu'elle aime c'est mon statut surtout...
Je me tourne vers lui, pose une main sur la joue d'Oliver et la caresse doucement afin de lui montrer mon soutien. Il esquisse un sourire puis attrape mes mains dans les siennes, nos regards s'accrochent deux petites secondes avant qu'Oliver ne me lâche un « merci ».
Le téléphone du bureau se met à sonner mettant fin à l'instant que nous partagions, Oliver décroche rapidement.
Je l'entends prononcer le nom de Palmer instantanément je relève la tête vers Oliver qui écoute mon chef avec beaucoup d'attention.
Que pensez-vous de cette suite ?
Intriguant non cette histoire avec Palmer ?
La suite vendredi pitetre =)
