Chapitre 4:
J'étais assise dans un fauteuil, devant cette femme que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam. Dianna,c'était elle qui dirigeait Alexandria. Elle me parlait, elle m'expliquait des choses que je ne prenais pas vraiment la peine d'écouter. Tout ce que je savais, c'était que je me trouvais devant elle, toute seule, qu'elle avait l'air de m'examiner et de me juger. Je n'arrêtais pas de me demander si nous devions lui faire confiance, si ça tombe c'était une folle qui dirigeait son petit monde à la baguette ou pire... J'avais peur qu'un jour où l'autre, cette communauté arrive à nous séparer, lorsqu'on est seul, on est beaucoup plus faible. Une chose était sur quoiqu'il arriverait, je ne baiserais pas ma garde, je ne laisserais personne nous faire du mal.
ça y était, nous avions franchi les barrières de cette communauté. Aaron nous présenta un certain Nicolas, qui se trouvait là pour nous accueillir.
-Tout d'abord, donnez-moi vos armes s'il vous plait ! Commanda-t-il.
D'instinct, ma main se posa sur mon couteau et je reculai de quelques pas. Je vis les autres resserrer leur poigne sur leurs armes. Si ils pensaient qu'on laisserait le seul moyen de nous défendre aussi facilement, ils se foutaient le doigt dans l'œil.
-C'est bon Nicolas, laisse leur pour le moment, intervint Aaron. Ce gars là me plaisait bien, je ne savais pas trop pourquoi. Il nous parla alors d'une certaine Dianna, la chef de cet endroit. Il nous annonça qu'elle avait décidé de nous rencontrer tous un à un, pour faire notre connaissance. « Plutôt pour voir si on est apte à rester avec eux » Pensais-je amèrement.
Tout d'abord, elle voulait s'entretenir avec notre « chef », Rick, ce qui n'était pas vraiment étonnant.
-Je reviens vite ! Essaya-t-il de nous rassurer avec son regard sur de lui. Il me tendit alors Juddith.
Je ne savais pas vraiment dire pour quelle raison mais je restais tendue, pas vraiment à mon aise. J'avais encore cette sensation que quelqu'un ou quelque chose pouvait me sauter dessus à tout moment. J'observais les alentours, tout ça avait l'air trop beau par rapport à tout ce qu'on avait vécu. Aaron continuait de parler, il nous expliquait le fonctionnement de leur communauté, comment les choses marchaient, mais je n'arrivais pas à me concentrer et à enregistrer ce qu'il disait. Ça ne m'intéressait pas réellement, la seule chose qui me tracassait, c'était notre sécurité. La mienne, celle de mes amis, mes compagnons de route, ma famille, juste eux avaient encore de l'importance.
Je glissai un regard vers chacun, essayant de comprendre leurs pensées, pour voir si ils étaient aussi confus que moi. Michonne, se tenait droite comme un I comme si rien pouvait l'ébranler, elle semblait curieuse et un peu étonnée aussi. Maggie et Glenn se tenaient par la main, tous les deux portaient sur leur visage les lueurs de l'espoir, certainement l'espoir que tout ça soit réel. Sacha ne semblait pas trop y croire, ou était-ce parce que les horreurs qu'elle venait de vivre, la submergeaient.
Je regardai juddith posée sur ma hanche, elle babillait sans savoir ce qu'il se passait, et en la regardant, j'espérais réellement qu'ici, ça pouvait être le début d'une nouvelle vie pour nous tous. Sans mort-vivants, sans devoir tuer quiconque, sans ressentir la faim ou la soif.
Daryl se tenait à mes côtés, il semblait fermé sur lui-même, ne sachant pas encore très bien faire la différence entre ici et le monde extérieure à ces barrières. Ses yeux scrutaient les alentours se tenant prêt à tout moment, en cas d'une éventuelle émeute. Je lui pris alors doucement la main, l'encourageant à me regarder.
-ça va ? Osais-je demander en lui souriant, essayant comme je pouvais de le rassurer.
-Mmh mmh ! Marmonna-t-il sans plus de détails en levant les épaules.
« Toujours très loquace » pensais-je un peu attristée.
Après une bonne demi-heure, Rick nous rejoignit et nous annonça qu'on pouvait leur laisser nos armes respectives. Pas très rassurée, je restai une seconde comme pétrifiée par cette annonce. Nous hésitions tous mais Rick nous encouragea en nous expliquant que c'était sans risque. Nous nous dirigions alors près d'une femme, Olivia, qui apparemment s'occupait de l'armurerie, et nous lui confions, souvent à contre cœur, nos armes. Je posai mon arme à feu et mon couteau en lançant un regard à Rick qui m'encouragea d'un hochement de tête. Je ne pouvais qu'espérer que notre meneur ne se trompait pas.
-Comment tu t'es retrouvé en compagnie des autres ? Vous vous connaissiez déjà avant tout ça ? S'informa Dianna qui ne cessait de me questionner. Elle avait déjà vu Rick, Carole, Daryl enfin presque tout le monde, et là c'était mon tour.
-Non, nous nous sommes rencontré après tous ce merdier ! Expliquais-je un peu froidement. Je voulais lui montrer que je ne me laisserais pas faire en cas de problème, je ne voulais pas qu'elle pense que j'étais faible.
-Rick, Carl, Glenn et les autres, ils sont arrivés dans notre ferme qu'on tenait avec ma famille. Précisais-je.
-Pourquoi vous n'y êtes plus ? Osa-t-elle me demander, je ne peux m'empêcher de laisser échapper un rictus de moquerie.
-Qu'est-ce que vous pensez ? A l'extérieur de vos murs, on ne sait pas rester bien longtemps quelque part, les gens passent leur temps à s'enfuir pour éviter de mourir, nous essayons de construire puis tous s'écroule et on recommence à fuir.
-Comment fonctionne votre groupe ? Questionna la dame, avec curiosité. Je n'étais pas à l'aise, je n'aimais pas répondre à son questionnaire. Je n'avais pas envie de lui révéler ce que je ne devrais pas lui dire.
-Ensemble ! Répondis-je du tac au tac. Nous sommes un groupe, une famille. On se protège, on s'entraide, on se défend l'un l'autre. Si on est séparé, on se retrouve toujours, quoiqu'il arrive. Si quelqu'un veut faire du mal à l'un de nous, on attend pas, on intervient. Rick nous guide du mieux qu'il peut depuis le début, c'est un homme bien, c'est un bon père et un ami sincère et fidèle. Mais si on touche à l'un de nous, il est capable de beaucoup de chose. Énonçais-je un peu comme une menace, comme pour la prévenir.
Elle sourit en me regardant. Elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait, de ne pas s'offusquer de ce que je pouvais lui dire. Elle avait l'air de me comprendre. J'avouai que l'envie de lui faire confiance était grand, mais encore beaucoup trop tôt.
-Et toi, quelle place as-tu dans le groupe ? Qu'est-ce que tu fais pour te rendre utile ? Tu sais te battre ?
Je réfléchis un moment avant de lui répondre, je savais que je ne ressemblais pas Maggie, ni Michonne …. mais je savais au fond de moi que j'étais une part importante de ce groupe.
-Il fut un temps où j'aidais Carole, lorsque nous avions réussi à reconstruire un semblant de vie, j'aidais à faire à manger, à m'occuper des plus petits, de Juddith. Pour savoir, si je sais me battre, disons que j'ai du apprendre à me défendre, à tuer les morts, à être vigilante comme jamais, et on m'a même appris les bases de la chasse. Souriais-je légèrement en pensant à ces journées passées avec Daryl.
-Qui t'as appris ?
-Les autres, Rick, Maggie, Daryl. Et puis j'observe aussi. Vous savez dehors nous avions pas le choix. La vie n'est plus celle que nous avons connu.
-Voudrais-tu vivre ici ? Sa question me surprit, je pris le temps avant de répondre.
-Juddith, Carl et certainement nous aussi, nous avons besoin d'un toit, nous avons besoin de nous sentir en sécurité. Chacun à notre façon, nous avons été touché par ce qui se passe à l'extérieure, nous avons vu des choses que jamais au par avant, nous aurions imaginé. Nous avons dû prendre des décisions difficiles, pas toujours bonnes. Mais nous avions pas le choix, c'était ça ou mourir. Alors je ne suis pas encore sur que ça va fonctionner mais j'ai envie d'essayer mais pas sans ma famille. Pas sans eux.
-Penses-tu que vous arriverez tous à vous intégrer dans notre communauté ?
Je n'avais pas envie de répondre à cette question. Un visage flottait dans ma tête à ce moment, je soupira légèrement. Alors elle insista un peu.
-Daryl n'aura pas facile, je n'ai vu personne d'autre évoluer si bien dans le monde qu'est devenu le notre. Tous ses gestes sont naturels, il sait ce qu'il fait, comme si il était né pour ça. Expliquais-je avec une certaine admiration.
-Mr Dixon est différent de la plus part des gens ! Reprit-elle, je n'étais pas certaine que c'était une critique mais je l'entendis comme telle.
-Il est unique ! Déclarais-je un peu plus vivement comme pour le défendre, mes yeux devaient très certainement lancer des éclaires.
Dianna me sourit et d'une voix douce et posée me répondit.
-Je suis certaine qu'il n'a rien à craindre si vous le défendez toujours avec cette hargne.
Je ne pus m'empêcher de rougir et si elle le remarqua, elle s'abstint de tous commentaires.
Aaron nous amena à deux maisons et nous indiqua qu'elles étaient pour nous. De vrais maisons, avec des meubles, des cadres, de l'électricité, de l'eau chaude. J'avouai que le faite de devoir nous séparer m'inquiéta un peu, nous étions ensemble depuis si longtemps et puis si c'était leur façon d'agir pour ainsi nous mettre à terre par la suite, comme dit le proverbe, « divisons pour mieux régner». Pour me changer un peu les idées, j'allai prendre une douche qui s'éternisa sans que j'en pris conscience, je réussis à m'extirper de sous l'eau après une demi heure. C'était un réel soulagement de se sentir propre, d'avoir des vêtements sans tâches de sang. J'observa mon reflet dans le miroir et je remarquai la cicatrice laissée par la balle de Dawn, je ne pus m'empêcher de frisonner, est-ce que tout ça était vraiment derrière nous?
Je descendis rejoindre les autres dans le salon, mon inquiétude fut tarie quand Rick prit la décision de rester tous ensemble cette nuit.
-Ouah ! Déclarais-je en voyant Rick propre, rasé et avec une nouvelle coupe de cheveux. Il balaya le compliment du revers de la main et me sourit.
J'aperçus Daryl à côté du lit de Juddith comme si il la surveillait, j'allai les rejoindre.
-T'as vu, il y a de l'eau chaude ? Lui souriais-je joyeusement. Il n'eut pas le temps de répondre car quelqu'un frappa à la porte. Tous encore sur le qui-vive, nous nous mirent en garde, prêt à nous défendre contre n'importe qui.
-Bonsoir, je suis juste passé voir si tout vas bien ! Annonça Dianna avec amabilité, en passant sa tête dans l'entaille de la porte.
-OH ! Vous restez tous ensemble, c'est beau à voir.
-On m'a dit que vous aviez trouvé du travail pour plusieurs d'entre nous ! S'informa Rick méfiant. Mais rien pour moi ?
-Si, j'ai quelque chose pour vous ainsi que pour Michonne mais je ne vous en ai pas encore parlé. A vrai dire, je dois encore trouvé pour Beth même si j'ai déjà une idée mais je dois la concrétiser, et Mr Dixon que j'avoue avoir un peu de mal à cerner, mais ça viendra ! Expliqua-t-elle en souriant, comme pour nous rassurer.
-Si t'arrives à le cerner, fais-mois signe ! Ne puis-je m'empêcher de murmurer.
-Oh la ramène pas toi ! Grommela Daryl à voix basse, qui avait surpris ma phrase. Je ne pus m'empêcher de sourire même si au fond de moi, je me sentais un peu agacée.
Après cet échange, nous prirent nos places et nous passions notre première nuit à Alexandria.
Je me promenais avec juddith dans les rues de la communauté essayant de connaître les quartiers, nous essayions de prendre nos marques, chacun commençait à avoir un peu d'occupation, Tara, Noah et Glenn étaient parti à l'extérieure pour tuer d'éventuels rôdeurs, avec des gars d'ici. Je pensais en toute franchise, qu'on essayait de s'adapter comme on le pouvait. J'essayais de repérer les différents habitants, de faire connaissances, de savoir de qui on devait se méfier, ou à qui on pouvait faire confiance. Ici, Juddith était un peu une attraction, les gens n'avaient plus vu de bébé depuis un bon moment, surtout pour les plus vieux, émus de revoir un si petit être, ça devait leur rappeler des souvenirs de leur famille. J'étais presque à la maison quand j'aperçus Carole habillée de façon très classique, un peu vieux jeux. Daryl lui était installé sur le perron.
-Je vais faire la cuisine pour les gens qui en ont besoin, les petits vieux, lui dit-elle. J'pourrais apprendre à connaître les autres, ça peut nous être utile.T'as pris une douche depuis qu'on est ici ? Demanda-t-elle connaissant déjà la réponse. Je souris en m'approchant un peu plus, il s'obstinait à rester dans le même état.
-Va te laver ! Ordonna-t-elle en s'éloignant. Ou s'est moi qui le ferai.
-T'es ridicule habillée comme ça ! Lui lança-t-il énervé.
Je souris de là où j'étais, juste devant le perron, en bas des marches, j'interviens en allant le rejoindre.
-Elle a raison, tu devrais aller te laver.
-Mêle toi de tes affaires ! Me cracha-t-il.
-T'en as pas marre de me crier dessus, ou de m'ignorer ? Voulus-je savoir. C'est à peine si il leva les yeux sur moi.
-Tu veux quoi ? Demanda-t-il excédé.
-Tu penses quoi de cet endroit ?
Il me répondit par un haussement d'épaule.
-D'accord super constructive notre conversation. Ironisais-je, étant bien décider à le faire parler, je voulais essayer de le faire sortir de sa coquille. J'observa juddith que je venais de déposer à nos pieds.
-Juddith a l'air contente. Annonçais-je sereinement.
-C'est bien pour elle... et pour vous ! Finit-il par dire.
-Pas pour toi ? Insistais-je.
-J'sais pas encore.
Nous restions là tous les deux, je me sentais bien avec lui. La façon dont il me traitait depuis les retrouvailles m'attristait réellement. Lorsque nous nous étions retrouvé ensemble après les événements de la prison, j'avais ressenti un espèce de bien être à être avec lui, comme si un lien c'était tissé entre nous, nous discutions, nous nous confions l'un à l'autre, je me sentais sereine en sa présence. Mais à l'heure d'aujourd'hui, j'avais l'impression que ce lien avait disparu, en tout cas pour lui. Je le vis fumer sa cigarette et sans y prendre garde mes doigts se posèrent sur la cicatrice présente sur sa main, cicatrice qu'il s'était lui même infligé. Ses yeux fixèrent les miens.
-Pourquoi t'as fait ça ? Ma voix était calme, posée, pour éviter qu'il se braque.
Aucun son ne sortit de sa bouche, il retourna mon poignet et ses doigts frôlèrent à leurs tours mes vieilles cicatrices. Un frisson parcourut l'entièreté de mon corps, j'espérai qu'il me réponderait. Sa main se déplaça vers le haut de mon visage, là où la balle de Dawn m'avait laissé sa marque.
-Je suis désolé ! S'excusa-t-il en me fixant d'un air coupable.
-C'est pas ta faute ! Essayais-je de le rassurer.
-Bien sur que si ! J'ai pas réussi à te protéger, t'aurais jamais du connaître cet endroit, ni ces gens. S'énerva-t'il en se détournant de moi.
-C'est toi qui m'a retrouvé ! Je pris son bras pour le retourner, pour qu'à nouveau il me regarde mais il ne bougea pas d'un cil.
-Arrête de te comporter comme ça ! M'emportais-je à mon tour. Tu ne peux pas tous contrôler, tu ne peux pas contrôler les faits et gestes des autres.
Il me fit alors face, et je lus dans ses yeux toute sa détermination.
-Lorsqu'on était ensemble, j'ai baisé ma garde et je suis devenu plus faible. Beth, j'étais faible parce que tu étais à mes côtés.
Je fronça les sourcils, ayant soudainement peur de comprendre où il voulait en venir.
-Tu crois que je suis ta faiblesse ? C'est ça que tu pense ? C'est de ça que tu as peur ? M'offusquais-je alors. Je sais me défendre, je sais me battre, je n'ai pas besoin de toi pour ça. Je ne veux pas que tu passe ton temps à me surveiller, à me protéger. Je n'ai plus cette peur qui m'habitais il y a encore quelque temps. Je veux que tu me considères comme les autres, comme tu considères Maggie, Michonne ou Rosita. Je ne suis plus une enfant, je suis une femme prête à tous pour vivre.
Je ne lui laissai pas le temps de réagir, ou de dire quoique ce soit, je ne voulais plus rien savoir. Je pris Juddith, la plaçai dans la poussette et m'éloignai.
Je m'éloignais le plus possible, je marchais presqu'à en courir, j'essayais de me défouler, j'étais excédée par ce que je venais d'entendre. « sa faiblesse » j'allais lui montrer moi, que je n'avais rien de faible. J'étais vraiment en colère mais j'étais également blessée par tout ça, je pensais qu'il avait vu que je pouvais m'en sortir, que je n'étais plus cet enfant qu'il avait connu. J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre après nos retrouvailles mais jamais je n'aurais pensée qu'il serait aussi froid, aussi distant avec moi. Ce soir là, lorsque nous étions coincé dans ce funérarium, j'avais cru lire autre chose dans ses yeux, peut-être une promesse d'être là l'un pour l'autre quoi qu'il arrive. Ma naïveté finira par me perdre, pensais-je amèrement.
Comme si mes pieds m'avaient guidés, je me retrouvai aux portes d'Alexandria.
-Vous n'êtes pas encore prêt pour ça ! Criait un gars à Glenn, visiblement en colère, ils venaient apparemment de l'extérieure accompagné de Nicolas, Tara et Noah.
Je n'arrivai pas à comprendre l'entièreté de la conversation mais je vis le type balancer son poing en direction de mon beau frère, celui-ci l'évita et lui envoya un crochet en plein nez. La suite se passa très vite, Daryl qui avait tout vu, se précipita sur Nicolas pour le frapper. Celui-ci couché sur le sol encaissa les coups, alors que Rick les sépara. Daryl toujours en pleine effervescence ne se calma pas et voulut y retourner sous les assauts verbales des autres.
Je laissai la petite Juddith à Carl qui venait d'arriver juste derrière moi et j'allai aider Rick à calmer notre ami.
-C'est bon, j'm'en occupe ! Annonçais-je à Rick.
Dianna, présente, obligea tout le monde à se calmer.
-Daryl ça suffit, calme toi ! Regarde moi, ordonnais-je. Allez, recule, ce gars il n'a pas la moindre importance, laisse-le.
Au fur et à mesure, je sentis la tension en lui se dissiper. Je lui tenais le visage pour l'obliger à me regarder.
-Maintenant ça suffit ! Scanda La chef. Je veux que tout le monde m'écoute, Rick et les autres font partie des nôtres maintenant, et ils sont égaux à nous, traitons les comme telle. Est-ce que c'est compris ?
Tout le monde retrouva son calme et Dianna profita de cette réunion impromptue pour demander à Rick et Michonne de prendre le rôle d'agent de police. Tous les deux acceptèrent. Je les observai et je ne pus m'empêcher de penser qu'aucun autre rôle aurait pu mieux leur aller. Ni à l'un ni à l'autre.
A la suite de cette révélation, Daryl partit précipitamment, très énervé. Malgré ce qu'il m'avait dit un peu plus tôt, je ne pouvais me résoudre à le laisser dans cet état. Je le suivis quelques mètres, attendant d'être assez loin du reste du groupe, avant de lui demander.
-Daryl, arrête toi s'il te plait !
-Laisse-moi Beth.
-Non, arrête toi !
Après un instant de réflexion, il stoppa .
-Qu'est-ce qui ne va pas ? M'inquiétais-je.
-Je peux pas Beth ! Finit-il par me dire. Je n'ai jamais su, j'ai jamais pu et je n'y arriverai pas, même ici. ça sera pareil qu'avant.
Je me retins de dire quoique ce soit, je voulais comprendre où il voulait en venir, j'attendis qu'il reprenne.
-Avant tout ça, j'étais rien, je n'étais personne. Je n'ai jamais servi à rien, ici, ça sera pareil. ça recommencera.
-Oublie cette idée là, chasse la de ton esprit. Lui ordonna-je gentiment, comprenant enfin d'où venait son malaise. Me rappelant également la conversation qu'on avait eu à la cabane.
-Nous sommes une famille, nous resterons ensemble, tu seras toujours l'un des nôtres. Tu verras, tu trouveras ta place et je serai là pour t'y aider.
-Et si je n'en ai pas envie, si je ne veux pas ?
-C'est la peur qui te fait dire ça, oui je sais, tu n'as peur de rien. Dis-je à sa place, sachant très bien qu'il me le dirait. Je ne veux pas que tu partes d'ici ! Avouais-je alors, je me rapprocha de lui pour n'être qu'à quelques centimètres.
-S'il te plait, nous essayerons encore, ensemble, et on réussira à s'intégrer ! Murmurais-je en entrelaçant mes doigts aux siens. Ce qui se passa ensuite me surprit et me réchauffa le cœur en même temps, il me prit dans ses bras et je passa les miens autour de son cou pour approfondir un peu plus notre étreinte. Je ne lui ferais certainement jamais part du trouble qui habita mon cœur à ce moment là.
Était-ce vraiment une nouvelle vie qui commençait pour nous tous ?
