Chapitre 5 :
Tout d'abord merci à ceux qui me lisent. J'voulais remercier MissPeggy qui m'a laissé une review ça fait super plaisir, alors désolé pour les fautes de conjugaison j'essaye de m'améliorer lol.
Pour ce qui est de ce chapitre, c'est un peu d'air frais avant de commencer les choses sérieuses. D'ici plusieurs chapitre un grand méchant va faire son arrivée dans ma fiction, et je voudrais connaître votre avis sur un point. Voilà j'hésite à garder Glenn en vie car j'avoue que je ne suis toujours pas remise de sa mort. Voilà merci de votre attention, dites moi ce que vous en pensez! et bonne lecture.
-Allez Beth ! Insistais Maggie depuis un bon 20 minutes.
-Je ne comprends pas pourquoi, elle organise cette soirée ! Me défendais-je.
-ça peut nous servir pour connaître les gens ! Plaida ma sœur.
-Carole est douée pour ça ! Continuais-je dans ma lancée, bien décidée à lui tenir tête.
-C'est mieux que nous y allions, ça nous aidera à nous intégrer.
-Je ne sais pas Maggie, c'est étrange cette idée d'une fête dans le monde dans lequel on vit. Tu trouve pas ? C'est comme ci, on laissait le reste derrière nous, comme si derrière ces murs, le reste ne comptait plus, comme si on oubliait.
-Beth, ne dis pas ça ! Commença-t'elle en me prenant les mains, elle s'installa face à moi comme elle le faisait lorsque nous étions enfants. On oubliera jamais ce qu'on a vécu, tout ce qui se passe à l'extérieur est bien réel malheureusement, mais pour l'instant nous sommes ici et le but c'est que tout se passe au mieux.
Je poussa un soupir mi agacée mi convaincue, je devais bien admettre qu'elle n'avait pas tord, si nous devons évoluer parmi ces gens autant faire bonne figure directement. Si on voulait que les choses fonctionnent, nous étions obligés de faire des efforts.
-OK t'as gagné ! Consentis-je enfin.
Notre vie se résumait donc à ça maintenant, faire semblant que tout le reste n'avait plus vraiment d'importance, que ça ne nous touchait plus. C'était se rendre à des fêtes organisées par Dianna, pour amuser ses troupes.
Nous nous tenions là, devant cette porte avec Maggie et Glenn, chacun hésitant sur le comportement à adopter. Aucun de nous faisant un geste pour montrer notre présence, attendant certainement que l'autre le fasse pour nous. Trouvant ça plus que ridicule, je m'apprêtais à faire demi tour quand la porte s'ouvrit. Maggie me fit un signe de tête qui se voulait, je suppose, encourageant. Je passai mes mains fébrilement sur mes vêtements, me sentant très mal à l'aise, il faut dire que ça faisait des lustres que je n'avais pas porter de robes, et la dernière fois, il faut se l'avouer, mon corps n'était en rien celui que j'avais aujourd'hui.
En entrant dans la maison, je remarquai tout de suite, Rick et Michonne. Celui-ci discutait avec Jesse et un homme qui je supposais être le mari de celle-ci. Je voulus aller les rejoindre pour prendre Juddith et m'en occuper mais Maggie me retint par le bras.
-Pas ce soir ! Murmura-t'elle réussissant à me frustrer encore plus, enfin si cela était possible. Je n'avais déjà aucune envie d'être parmi tous ces visages inconnus si en plus, je ne pouvais pas avoir Juddith près de moi pour m'occuper l'esprit, la soirée pouvait que mal se passer.
J'aperçus plus loin, Rosita et Abraham, celui-ci entrain de boire une bière.
Un homme s'approcha alors de nous, il se présenta comme étant Reg , le mari de Dianna.
-Beth, c'est ça !? Je sus que ce n'était pas vraiment une question, après tout celui-ci devait connaître certainement notre histoire et donc qui nous étions tous. Néanmoins, j'acquiesça de la tête poliment.
-J'ai vu votre vidéo, enfin toutes les vidéos ! Confirma-t-il sympathiquement, faisant référence aux enregistrements réalisés par Dianna lors de notre première rencontre.
-Vous êtes une jeune demoiselle pleine de courage, sachez que la moitié d'entre nous ne s'en serait pas si bien sorti face à vos péripéties. J'espère que vous avez conscience d'être une sacré jeune femme. Me flatta-t-il.
-Les gens sont capable de tellement de choses lorsqu'ils n'ont pas le choix, beaucoup de personne ne savent pas les ressources qu'ils disposent en eux avant de devoir s'en servir.
-Surement vrai tout ça ! En tout cas, j'espère que vous vous plairez à Alexandria.
Il s'excusa et s'éloigna pour rejoindre un petit groupe de personnes. Je balayai la pièce du regard, pour me repérer comme si je cherchais une sortie de secours. Les gens discutaient de la pluie et du beau temps, je n'arrivais pas à comprendre ce que je faisais là.
-ça va ? Me surprit Noah.
Je souris doucement, heureuse d'avoir un visage amical en face de moi.
-Mouais !
-C'est bizarre ! Ajouta-t-il en désignant cette soirée.
-On dirait une blague. J'ai l'impression que les gens d'ici se dissimulent du monde réel, comme si ils essayaient d'oublier, et en même temps ils essaient de nous le faire oublier. Ils essayent de nous rendre faible, insistais-je.
-On ne pourra jamais oublier. Me rassura-t-il.
Je m'éloignai un peu de lui, le laissant avec Maggie qui arrivait, et je retournai à ma contemplation. Il y avait quelques enfants, des personnes un peu plus vieilles, comme les Millers, toujours prêts pour chouchouter Juddith.
-Salut ! Me lança quelqu'un. Je me retournai et aperçus Spencer, le fils prodigue de Dianna.
-Salut !
-Très jolie ! Me complimenta-t-il. Je lui répondis par un sourire un peu timide, pas vraiment habituée à avoir des compliments surtout de la part d'un homme.
-Tu t'habitueras à tout ça, tu verras ! Me rassura-t-il en s'éloignant sachant certainement que je ne savais pas quoi lui dire. C'était un bel homme, apprêter, grand, plaisant. Il me lança un dernier sourire et disparut parmi les autres.
Un peu plus loin, j'aperçus Carole, parlant aux gens, souriante, un peu niaise, elle avait ce don de se fondre dans la masse, comme si elle était ici depuis des lustres, sur le coup je l'enviais. Elle surprit mon regard et me fit un clin d'œil discret. Je vis encore Abraham buvant son énième bière, « là où il a de la gène, il n'y a pas de plaisir ». Ne puis-je m'empêcher de penser.
Rick discutait toujours avec cette Jesse, tenant maintenant Juddith, je ne savais pas trop quoi penser d'elle. C'était pas que je ne l'aimais pas, mais j'avouais ne pas l'apprécier vraiment non plus.
Les gens avaient un comportement tellement léger, ils discutaient de choses superflues, anodines. On me posa des questions qui pour moi était sans valeurs, genre, mon plat préféré, mon âge …. Toutes ces stupidités qui n'avaient plus aucune importance à mes yeux. Essayant de me couper des autres, mon esprit se concentra sur la musique mise en fond sonore, pas trop fort pour pas attirer les morts aux portes de la ville. Je fis doucement le vide dans ma tête, je fermai quelqu'un instant les yeux, un piano, moi et …. Daryl. Ce souvenir me surprit et là je réalisai que lui n'était pas présent. Rien de très surprenant, ce genre de soirée, ça ne devait pas être vraiment son truc, et pour être franche, je n'étais pas sur que c'était le mien.
J'en étais là dans mes pensées quand la voix de Sacha résonna dans toute la pièce. Visiblement excédée. Elle s'emportaient contre des femmes face à elle, disant tout haut ce que nous pensions tous tout bas. Nous savions que toute cette comédie était faîte juste pour camoufler ce que le monde était réellement devenu. Rien que du chiqué.
Je profitai de ce moment d'effroi pour m'échapper, je ne pouvais plus rester là, je ne le voulais pas, j'avais l'impression d'étouffer.
-Dis à Maggie que je suis rentrée. Demandais-je à Noah en le croisant. Gentiment il acquiesça et me souhaita une bonne nuit.
Je marchais lentement dans les rues, encore surprise de l'absence des rôdeurs autour de moi, l'envie d'enfoncer mon couteau dans un de ces crânes tout pourri, était grand, juste pour me défouler, pour relâcher la pression retenue toute cette satanée soirée. Là-bas, entourée de tous ces inconnus, de tous ces gens naïfs, je m'étais sentie oppressée, observée, jugée, comme si tous le monde connaissait les horreurs que j'avais fait pour arriver jusqu'à eux. Même si je savais qu'il ne pouvait même pas l'imaginer. Je savais que Sacha avait dis clairement ce que nous ressentions. Maggie avait raison nous devions nous inclure dans cette vie, mais tout ça était rapide, c'était trop tôt enfin pour moi. Il me fallait du temps.
Au bout d'un moment, je me retrouvai devant la maison, et je ne fus pas vraiment étonnée de retrouver Daryl installé sous le porche entrain de fumer, ou peut-être que j'espérais juste qu'il soit là. J'aurais voulu rester là un instant à l'observer mais je savais pertinemment qu'il aurait tout de suite perçu ma présence, c'était un don chez lui.
-T'es pas venu à la soirée de Dianna ?m'informais-je, plus dans le but de lancer la conversation.
-T'as le sens de l'observation ! Ironisa-t-il. Je ne répondis rien, m'installai à ses côtés et respirai un bon coup comme soulagée d'être là. Ce fut lui qui parla.
-J'ai été à l'extérieur, aujourd'hui ! Avec Aaron ! Je me sens utile là bas !
-Je sais !
J'avais pas vraiment envie de discuter mort-vivants. Je changeai donc de discussions.
-Pourquoi t'es pas venu ? Voulus-je savoir malgré le fait que je connaissais certainement la réponse.
-Tout ça, c'est pas mon truc, ce sont des conneries ! Confirma-t-il. J'ai passé la soirée chez Aaron.
Intriguées par ce détail, j'attendis la suite qui je l'espérais, viendrais.
-Il m'a demandé d'aller recruter des gens avec lui !
Il scruta ma réaction mais je ne pipa mot.
-Tu sais, plus on sera ici et plus on sera en sécurité, si on peut ramener des survivants, des gens biens, ça ne peut être que positifs pour nous. M'expliqua-t-il comme si je ne pouvais pas comprendre l'importance de tout ça, et il insista sur les gens biens sachant que ça me tenait à cœurs étant toujours persuadée que ça existait toujours, en tout cas j'essayais de m'en convaincre.
-J'en suis consciente ! Répondis-je simplement, de manière assez informel. Le silence se réinstalla mais à nouveau il le brissa.
-Et il a une bégane pour moi, un engin magnifique, j'dois la retaper mais toute les pièces sont déjà là. Ça ne me prendra pas longtemps pour la mettre en état. Continua-t-il légèrement excité, un sourire aux lèvres.
-Tu partiras longtemps ? Interrogeais-je en essayant de cacher du mieux que je pouvais mon inquiétude.
-J'sais pas trop, ça dépendra de ce qu'on trouvera.
Je ne fis aucun commentaire, me contentant de rester silencieuse. J'aurais voulu lui dire, « n'y vas pas », « reste ici, en sécurité », « ne prends plus de risques » mais il m'aurait demander pourquoi et je ne pouvais rien lui dire. Non, je ne le pouvais pas. Et au fond de moi, je savais que c'était ce dont il avait besoin, il ne pouvait pas rester enfermé entre ces murs.
-Je pourrais venir une fois avec vous ? Essayais-je, appréhendant la réponse à venir.
-C'est pas une bonne idée. Répondit-il évasivement.
Je ne peux empêcher le soupir d'énervement de sortir de mes lèvres, j'en avais plus qu'assez qu'il me prit encore pour cet enfant que je n'étais plus depuis longtemps.
-ça aurait été Maggie, Michonne qui t'aurais demandé, tu n'aurais pas réfuté leur proposition. Insistais-je légèrement en colère, jalousant en cet instant, ces femmes fortes, il ne prononça pas un mot alors je continuai sur ma lancée.
-Je sais me battre, je sais faire attention, je saurai être utile. Je ne suis plus cet adolescente apeurée que tu as trouvé en arrivant à la ferme. Je ne suis pas une incapable, comme tu as toujours l'air de le croire.
-Beth, ça n'a rien à voir ! Me calma-t-il. Je sais tout ça, je sais que tu peux t'en sortir, j'ai confiance en toi, en ce que tu es devenue, mais je ne prendrais plus aucun risque. Tu as tout ici pour être bien, tu peux reconstruire une vie « relativement normale », tu n'as plus aucune raison de te battre, de risquer de te faire mordre à n'importe quel instant. Et Rick à besoins de toi ici, pour Juddith, personne s'en occupe comme toi, elle t'adore.
Je savais qu'il me disait tous ça pour m'endormir, pour détourner mon attention de ma question initiale. Mais j'aurais voulu hurler, que je ne voulais plus qu'il prenne le moindre risque, que je ne voulais pas risquer de ne plus jamais le voir, que ces jours enfermées dans cet hôpital en le croyant mort avait été une réelle torture, que je ne voulais pas imaginer une vie dans laquelle il ne serait pas présent. Mais au lieu de ça, je restai muette.
-On a tous un rôle à jouer ! Finit-il en reprenant les paroles de mon père.
-Tu reviendras ? Lui demandais-je sur le coup de l'émotion, sans vraiment réfléchir.
-Si j'te connaissais pas, je penserais que tu t'inquiète pour moi ! Se moqua-t-il.
-Non, je sais que tu reviendras toujours.
Je fixa mon regard au sien, restant comme ça un moment, me rappelant ce regard échangé avant mon enlèvement, ce regard où j'avais cru comprendre tellement de chose. Je voulais retrouver cette intimité. Mais il reprit la parole, essayant d'alléger l'atmosphère.
-Et toi, pourquoi tu es déjà revenue de la soirée, perdre ton temps à discuter avec moi au lieu de faire la connaissance des autres ? Demanda-t-il en souriant, je lui répondis avec un léger sourire.
-j'arrive pas à faire semblant. Je me sens différente des gens ici, ils ne comprennent rien à ce monde, ils sont tous si futiles et si naïfs.
Je le surpris alors entrain de détailler ma tenue et je réalisai que c'était la première fois qu'il me voyait habillé de cette façon, « en fille » pensais-je en rougissant.
-ça te va bien !... la robe . Précisa-t-il d'un ton bourru. Je ne pus m'empêcher de sourire de le voir un peu mal à l'aise face à moi, juste moi. Mon sourire s'élargit, autant que mes joues continuèrent à rosir. Je ne pus résister, je me collai à lui et posai ma tête sur son épaule.
-Tu es faîte pour vivre ici. Pour vivre heureuse et entourée des autres.
Il posa ses lèvres sur le haut de mon front comme l'aurait fait un grand frère et continua.
-Tu es devenue une femme forte... et belle. Prononça-t-il difficilement.
J'entendis le ton hésitant de sa voix, je ne savais pas trop ou il voulait en venir, mais mes lèvres se figèrent dans un franc sourire, mon cœur manqua un battement avant de reprendre un rythme normal. Peut-être avait-il raison, mais cette vie je ne la voyais pas sans lui. Mais ça il n'en savait rien.
