Tous d'abord, merci à MissPeggy pour tes reviews, ça fait très plaisir, j'espère ne pas te décevoir. J'essaye de pas trop changer les événements jusque la 7ième saison mais certains événements vont quand même différer par rapport à la série. je sais que pour le moment, il n'y a pas trop d'action mais ça va venir de fil en aiguille. Merci de me dire ce que vous pensez même si c'est négatifs ça peut être super constructif pour moi. J'essaye de ne pas faire trop dans la guimauve. Sur ce, cesse de bavardage et bonne lecture.
« Cher journal,
Je ne connais pas la raison exacte pour laquelle je t'écris, peut-être est-ce pour laisser une trace ou peut-être simplement pour évacuer ce que je ressens. Une façon pour moi de me confier sans embêter quiconque. Ou encore pour une toute autre raison, je ne saurais te le dire.
Sache qu'ici la réalité a repris ses droits, elle nous a rattrapé encore une fois, elle est survenue efficacement et durement. Tout ça pour nous rappeler que même entre ces murs, la mort reste notre quotidien.
Nous avons perdu un des nôtres ….. encore. Noah est mort, ça m'a choqué. Je ne peux m'empêcher de penser que si je n'avais pas insisté pour le faire venir avec nous après l'hôpital, qu'à l'heure où je t'écris, il serait peut-être toujours en vie. Ils étaient parti avec Glenn, chercher du matériel pour qu'Eugène puisse refaire l'électricité mais ça a mal tourné, Nicolas qui les accompagnait, a paniqué. C'est de sa faute, j'aurai bien envie de lui enfoncer mon couteau dans son crâne mais Glenn et Maggie ont décidé de le laisser continuer à vivre, pfff. Il a causé la mort de Noah et Eden, un des fils de Dianna. Les gens d'ici ne savent pas se défendre, ils ne connaissent rien au nouveau monde, ils n'ont pas été confrontés à toutes ces horreurs, ils font n'importe quoi et ça m'écœure.
Je sais que Rick pense un peu comme moi, il a pété une durite, il a disjoncté. Il a fracassé la tête de Pete en pleine rue, le mari de Jesse. Un vrai connard, il battait sa femme et son fils. ( oui battait car il est mort, mais j'vais y venir)
J'ai confiance en Rick et je sais que si il a fait, ce qu'il a fait, c'est qu'il avait une bonne raison mais j'avoue qu'on aurait dit qu'il était devenu fou. Il a fini par pointer son arme sur plusieurs personnes de la communauté et résultat Michonne l'a assommé pour calmer le jeu. Jolie tactique pour le ramener au silence.
Bien sur, cet accident ne pouvait pas rester sans conséquences et du coup Dianna a pris la décision de réunir tout le monde ou presque, pour convenir du sort de Rick. Il était hors de question, qu'elle pense à le renvoyer à l'extérieur en tout cas sans se confronter à nous, nous étions prêtes Maggie, Carole, les autres et moi pour le défendre corps et âmes, et s'il aurait fallu se battre, je l'aurai fait sans hésiter. »
Flash-back :
Nous étions tous assis pour discuter du cas de Rick, plusieurs d'entre nous prirent la parole pour le défendre, Maggie, Carole...
-Rick est un homme génial, rempli de qualité, de force, de courage. Mais il est meurtri par l'extérieure, commençais-je à mon tour. Vous n'avez pas la moindre petite idée de ce que nous avons vécu là, dehors. Vos murs, vous protègent pour l'instant, mais la réalité est bel et bien présente et elle vous rattrapera. Si vous voulez avoir une chance aussi minime soit telle de survivre, vous devez faire confiance à Rick. C'est un des seuls hommes à pouvoir vous aider, vous guider mais écoutez le, il sait ce qu'il fait.
Je voulais les convaincre, leur faire entendre raison, leur faire comprendre qu'ils avaient plus à y gagner, que c'était dans leur intérêt de le garder auprès d'eux.
-J'aurais voulu que Rick soit présent ce soir, j'aurais voulu l'écouter mais ce n'est pas le cas. Rétorqua Dianna maussade.
-Je suis sur qu'il ne va pas tarder ! Intervint Carole.
-Il y en a pas un parmi vous qui sait la taille que fait l'océan de merde sur lequel on navigue, Rick connait chaque recoins de cette océan comme sa poche peut-être même mieux ! Plaida Abraham avec sa délicatesse légendaire.
Je ne pus m'empêcher de le fixer, les yeux écarquillés par la surprise de ce qu'il venait de lâcher. Je n'étais pas convaincue que ce soit le meilleur argument mais c'était tellement vrai.
Rick arriva soudainement rempli de sang et il déposa le cadavre d'un rôdeur aux pieds des citoyens d'Alexandria, sous les yeux ébahis des gens présents.
-La barrière est restée ouverte, personne pour faire le guet ! Déclara-t-il énervé. Vous n'avez aucune conscience, aucune notion du danger que l'on en court.
Tous le monde le regarda horrifié, Spencer donna une vague explication et partit aux portes de la communauté en courant.
-Regardez le ! Continua notre chef. Ils seront de plus en plus nombreux à vos portes, ils passeront les murs, ils le feront tomber, ils se créeront un passage et vous ne serez pas prêts, aucun de vous ne le sera, et aucun de vous ne pourra survivre. Mais nous pouvons vous aider, nous pouvons vous montrer comment vous défendre. Vous devez absolument devenir plus fort si vous voulez vivre.
Il leur expliqua comment renforcer leur rang, comment devenir plus solide, il reprit notre groupe en exemple, leur disant que nous avions du nous battre, aller puiser dans nos forces, dans notre mental pour arriver là où nous en étions.
-Vous ne pouvez plus vous voiler la face, vous ne pouvez plus croire que vous êtes en sécurité sans rien faire, vous ne pouvez pas ignorer plus longtemps la réalité. Nous devons nous entraider.
Nous étions entrain d'écouter le discours de Rick quand Pete arriva fortement alcoolisé avec le Katana de Michonne entre les mains. Il voulait tuer Rick, et ce fut à ce moment là que tout parti en cacahouette.
Reg, voulant s'interposer et calmer la situation, se prit un coup de sabre en pleine gorge, le sang gicla comme une fontaine qu'on venait d'ouvrir, il tomba à terre agonisant, Dianna agenouillée en pleure à ses côtés. Abraham sauta alors sur l'assassin et le maîtrisa de tous son poids, le tenant cloué au sol. Rick pointa son arme pour viser en pleine tête, attendant le premier signe. Et Dianna lança le signal.
-Rick fais-le ! Ni une ni deux, Rick obéit et tira un seul coup qui se planta en plein dans le crâne de Pete, tout se passa devant les yeux horrifiés des autres.
-Rick !
Je me retourna vers la provenance du son et découvrit Aaron, Daryl et un homme noir.
-Daryl ! Ne puis-je m'empêcher de prononcer, légèrement ahurie par les derniers événements.
« Comme tu l'as compris, nous sommes toujours en plein cauchemars. La mort est toujours bel et bien là autour de nous, on ne sait jamais qui elle va toucher mais on sait qu'elle nous guette.
J'ai conscience que Rick est devenu assez radical mais il a raison, si nous voulons nous en sortir, nous n'avons plus le choix.
J'avoue que ce soir là, au milieu de ce spectacle macabre, le seul réconfort que j'ai pu trouver, ce fut ses yeux. Je sais, je suis ridicule de réagir ainsi, mais lui seul est capable de me calmer, sans rien faire, sans rien dire, juste sa présence devient essentielle. Après ce qui venait de se passer, ce fut un réel moment de soulagement de le voir là...en vie. »
Flash-back:
-Qui est-ce ? Lui demandais-je. Après les événements dramatiques de la soirée, tous le monde était rentré chez soi, Rick avait pris des mesures de sécurité concernant le nouvel arrivant. Nous nous étions retrouvés sur le perron. Nous étions assis sur les marches autour de nous, la nuit était devenue étrangement calme.
-Morgan !
-Comment vous l'avez rencontrer ? L'interrogeais-je, c'était surtout un prétexte pour lui faire dire ce qu'il avait vécu lors de ces derniers jours.
-Il nous a sauvé!Dit-il d'un ton détaché, il me raconta alors de son air « j'en ai rein à faire » qu'Aaron et lui s'étaient retrouvé coincées dans une voiture, entourée de rôdeur, ils étaient dans l'impossibilité de sortir de celle-ci et ce fut à ce moment là que Morgan était arrivé avec son bâton et qu'il avait réussi à les sortir de ce pétrin. Ils lui avait alors demandé de revenir avec eux, mais il avait refusé avant de leur expliquer qu'il cherchait quelqu'un. RICK.
-Et s'il n'était pas arrivé ? Me renseignais-je. Imaginant ce qui aurait pu se passer, mon cerveau n'avait retenu que coincer et rôdeur.
Il me regarda ne comprenant pas vraiment où je voulais en venir.
-Si cet homme n'était pas arrivé pour vous sortir de cette merde, c'était quoi ton plan ? Insistais-je sentant monter en moi un mélange d'appréhension et de mécontentement.
-J'sais pas, la question c'est pas posé ! Mentit-il.
-Arrête, comme si toi, Daryl Dixon tu n'avais pas prévu un plan de secours. Je suis sur que tu n'étais pas blogué de deux seconde dans cette maudite voiture que tu voulais déjà sortir, en tout cas trouver une solution pour sortir de ce piège! Ironisais-je assez brusquement.
-beth...
Mais je ne lui laissa pas une seconde pour parler et continuèrent dans ma lancée, dramatisant légèrement.
-Je vais te dire ce que tu aurais fait, tu serais sorti de cette bagnole, tu aurais attiré tous les rôdeurs que tu pouvais, pour laisser Aaron partir ! M'énervais-je alors complètement, sous ses yeux ébahi , j'avais certainement l'air assez hystérique mais je n'arrivais pas à me calmer.
-Beth, que se passe-t-il ?
Il me fit tourner la tête pour que l'on soit face à face, et me fixa du regard, mes yeux se perdirent dans les siens et en l'espace de quelques secondes, le calme m'envahit, je répondis d'une voix monocorde, vide.
-Noah est mort.
Un blanc s'installa, chacun perdu dans nos pensées respectives
-Désolé ! Murmura-t-il.
Les larmes perlaient au coin de mes yeux mais je retenais le torrent qui menaçait d'envahir mes joues. Il y avait bien longtemps que je n'avais plus pleurer, je me refusais de me laisser aller, ça ne servait à rien, j'étais bien consciente que la mort était la seule chose inévitable dans ce monde.
Je sentis son pouce frôler ma joue avec délicatesse, venant essuyer une larme qui avait su trouver le chemin de la sortie. Je détournai la tête honteuse d'avoir laissé la tristesse prendre le dessus et surtout devant lui.
Il replaça mon visage face au sien, m'obligeant à le regarder, il me sourit, de ce sourire typiquement lui. Pour la seconde fois, il déposa ses lèvres sur mon front en signe de soutien, ou peut-être pour me transmettre un peu de sa force de caractère. Ignorant l'effet qu'il avait sur moi.
-Alors tu m'explique ce qui c'est passé ici ?
Je lui racontai nos péripéties. Je lui expliquai les ennuis dans lesquelles Rick s'était mis, dans l'état incontrôlable dans lequel il s'était retrouvé. Lui expliquant bien sur, que Pete était un énorme connard sans scrupule et qui méritait ce qui lui était arrivé. Il sourit alors de son air moqueur.
-Quoi ?
-Rien ! Nia-t-il.
-Si, dis ! Pourquoi tu ris ?
-Où est passé la Beth qui aimait tout le monde, qui pensait que chacun de nous possédait quelque chose de bien ?
-Elle a appris, elle a grandi, Elle a tué ! Claquais-je alors. Je ne veux plus être naïve, je n'ai plus peur de faire ce qu'il faut pour survivre.
-Tu n'as tué personne ! Mais si un jour tu dois le faire, fais le sans hésiter avant que celui qui est en face de toi le fasse, car lui n'hésitera pas.
Il n'était pas au courant pour l'homme à l'hôpital, le gardien qui avait voulu profiter de moi et qui s'était fait dévorée par le rôdeur qu'était devenue Johanne. C'était peut-être le moment de lui expliquer ce qui c'était passé là-bas. Et je lui fis donc le récit simplifié et rapide de cet enfer.
-Tu vois je n'hésiterai pas ! Terminais-je mon histoire, je soupira, soulagée quelque part que quelqu'un sache l'entièreté de ce qui c'était passé.
-Le mec là, il t'as touché ? il a …
-Non ! Le coupais-je. Il n'en a pas eu l'occasion.
Je le voyais entrain de batailler avec ses propres sentiments, le but n'avait pas été qu'il se sente coupable, pas du tout.
-Tout ça est arrivé par ma faute ! Tu n'aurais pas du te retrouver toute seule au milieu de cette route.
-Je n'aurais pas du te quitter cette nuit là, j'aurais du me battre avec toi.
-Je t'ai dit de partir, que je te rejoindrais !
-Tu as voulu me sauver !
-et j'ai pas réussi. Finit-il sèchement.
-J'ai pourtant l'impression d'être vivante, souriais-je pour essayer de l'adoucir. Tu m'as rejoins, tu m'as retrouvé. Je suis vivante et toi aussi !
Je le fixa essayant de lui communiquer ce que je ressentais à cet instant, essayant de lui faire comprendre que j'étais bien que lorsqu'il était à mes côtés.
-Tu sais pour Dawn...
-je l'ai tué, s'écria-t-il sans me laisser parler. Et si c'était à refaire, je le referais sans hésiter.
Je lui laissai le temps de ce calmer, et je repris la parole.
-Merci.
Son regard devint étonné, il sourit d'une manière un peu cynique et comique à la fois.
-De l'avoir tué ? Me demanda-t-il, surpris et ne comprenant pas trop où je voulais en venir, je ne pus que sourire devant son air interloqué.
-Merci d'être là ! Avouais-je alors un peu gênée. Il ne répondit rien, mais le sourire qu'il me renvoya, remplaçait tous les mots de la terre. »
Ce souvenir, je ne veux pas l'oublier, je veux le mettre de côté pour m'en rappeler dans les pire moment. Tous ces moments passé rien qu'avec lui sont ceux qui me procurent le plus de plaisir. Je voudrais pouvoir lire en lui, comprendre ce qu'il ressent. Je voudrais qu'il me voie comme... une femme, tout simplement. Mais je ne suis pas stupide, je suis réaliste et je sais que ça n'arrivera jamais, pour lui je suis et je resterai toujours la petite Beth, celle que l'on doit protéger, celle qui est faible, la fille d'Hershel Green.
Tu vois, je suis excédée, en colère, contre eux tous, mais surtout contre lui, je lui en veux. J'en ai marre car je sais que si lui n'était pas là, aujourd'hui je serais sur le terrain entrain d'aider ma famille et pas ici, entrain d'écrire dans un cahier, chose qui avouons le ne sert vraiment à rien. Non, je serais entrain de défendre nos murs, nos vies.
Je sais que ma réflexion est un peu disproportionnée, mais j'ai cette impression de ne servir à rien. Il est vrai que Dianna m'a demandé de gérer le groupe d'enfants d'Alexandria, trouver des activités, les aider, leur donner des leçons, bien sur m'occuper de Juddith. Mais aujourd'hui, alors qu'ils sont tous dehors ou presque à empêcher une invasion de rôdeurs, moi ça ne me suffit pas. Je veux être avec eux.
Je t'explique la situation en quelques mots. Lorsque Rick est sorti de la communauté avec Morgan pour enterrer le corps de Pete, ils sont tombé sur un rassemblement de rôdeur pour l'instant retenu prisonnier dans une sorte de carrière scellé par des camions. Pour Rick, c'est sur, le temps est compté car il ne faudra plus longtemps avant qu'ils arrivent à se libérer. C'est également pour cette raison qu'il y a si peu de mort-vivant aux portes d'Alexandria, ceux-ci tombent tous dans le ravin et sont pris au piège.
Après ces observations, Rick a voulu réunir tous le monde pour faire une mise au point et monter un plan d'action.
Flash-back:
Nous étions tous réunis dans la maison de Dianna à la demande de Rick. Celui-ci nous expliquait le problème auquel nous étions confronté et le plan d'action qu'il voulait mettre en place.
-Nous devons conduire la horde de rôdeurs beaucoup plus loin, si on attend sans rien faire, ils seront vite libérer, ils arriveront aux portes, feront chuter les mûrs et nous seront envahis. C'est absolument ce que nous devons éviter, pour cela nous devons les guider à l'endroit où nous le voulons. Daryl prendra la tête de la horde avec sa moto, le bruit les attira. J'ai besoin de vous pour m'aider à maintenir les rangs, nous devons nous assurer qu'ils suivent sans s' éparpiller partout. Nous devrons certainement les remettre sur le chemin de temps en temps.
-Ok, je roulerai à côté de lui, faut pas qu'il soit seul. Je les attirerai et Daryl leur fera garder le rythme. Annonça Sacha.
-J'irai avec elle, c'est pas bon d'être seul pour une si longue route. Intervint Abraham.
-J'y fais aussi ! Profitais-je.
-Non ! Rugit Daryl.
-Si, je veux en être, si jamais ils foutent le camp, sacha conduira, Abraham et moi nous pourrons les ramener, les attirer pour les remettre à l'arrière.
-Pas bête la petite ! Approuva le rouquin. Intérieurement je le remerciai.
-J'ai dis non, c'est hors de question. Renchérit Daryl visiblement contrarié d'être contre-dit.
-Rick ! Insistais-je sachant que seul lui prendrait la décision et je savais qu'il avait besoins de monde. Enfin c'est ce que je croyais vu qu'il jeta à coup d'œil à son ami qui apparemment d'un simple regard fut plus convaincant que moi.
-Beth, j'ai besoin de toi pour Juddith.
-Carole ou Carl peuvent s'en occuper tant qu'on sera absent. Je veux vous aider !
Je défiai Daryl du regard, je voulais être parmi eux, je ne voulais plus être qu'observatrice, mais ce fut sans compter sur Maggie qui me prit la main comme si j'étais une petite fille qui faisait un caprice et essaya de me calmer.
-Beth, reste ici avec moi, les gens ont besoin de nous .
Je soupirai de frustration, secouai la tête de gauche à droite, montrant ainsi mon mécontentement, lançai un dernier regard haineux à Daryl et sortis de la maison en claquant violemment la porte.
Le plan fut mis au point, Carter fut mis à contribution pour réaliser des plaques, aussi solides que nos murs, pour entourer la route que les rôdeurs devaient emprunter, les obligeant ainsi à rester sur le chemin.
Tous se mirent au travail, chacun avait de quoi faire. Un véritable chantier était en route pour terminer le plus vite possible et de manière efficace. Carole et moi étions là aussi, pour des bricoles ou pour amener de quoi boire.
Rick voulait mettre les gens d'Alexandria au défis, il voulait absolument que ceux-ci se débrouille seule face aux mort-vivants mais lorsqu'un petit groupe de zombie fit irruption, ce fut la panique, personne ne savait quoi faire. Rick nous obligea à rester sans rien faire.
-Rick ! Répétais-je pour la énième fois, voyant la panique générale.
-Laisse-les, ils doivent y arriver.
J'étais indécise, je ne comprenais pas, je ne pouvais pas les regarder se faire tuer, ils avaient peur. D'un mouvement, Morgan abattit son bâton sur le crâne tout puant d'un rôdeur. Je ne tardai pas à enfoncer la lame de mon couteau dans la tête d'un autre, J'agrippai en même temps le bras d'un zombie à la limite de mordre un des nôtre pour le tirer à moi et lui transperçai l'orbite gauche.
Au bout de quelques minutes, il ne restait que les cadavres purifiants à même le sol, je ne pus me retenir et telle une furie j'hurlai sur Rick.
-Qu'est-ce que tu veux à la fin ?
Surpris par ma réaction, et pas habitué, il ne pipa mot.
-Lorsqu'ils seront tous morts, tu crois que ça nous aidera, tu crois que tu trouvera en eux une quelconque utilité. Je pensais qu'on était là pour les aider, pour leur apprendre, pour les sauver, pas pour les envoyer à une mort certaine. Regarde ce que je suis devenue, tu ne m'as pourtant pas laisser seule face à eux, très souvent. Lui rappelais-je en lui montrant les rôdeurs hors d'état de nuire. Ils seront relevé la tête et se battre, comme nous l'avons tous fait.
En rage, je m'éloignai du groupe, je savais que tous était surpris par ce qui venait de se passer. Personne ne pouvait comprendre ma réaction, pour être franche, même moi je n'étais plus très sur de me comprendre.
Une fois calmée, j'observai les autres travailler, je devais avouer que les choses se mettaient bien en place, le plan ne pouvait que fonctionner, je souris en moi même, rick était très doué.
Maggie arriva alors près de moi, j'étais perdue dans ma contemplation, dans mes pensées.
-Tu sais il ne fait pas ça pour t'ennuyer ! Me surprit-elle. Mes joues rosirent légèrement lorsque je compris qu'elle avait suivi mon regard.
-Il ne comprendra jamais que je ne suis plus une enfant, vous ne le comprendrez jamais, me repris-je. Elle me sourit alors et sur le ton de la confidence me confia.
-Oh si il l'a remarqué, et c'est pour cette raison qu'il préfère que tu reste en sécurité... et il n'a peut-être pas tord.
J'allais intervenir lorsqu'elle me glissa un secret à l'oreille, ce qu'elle m'annonça alors, fit apparaître sur mes lèvres, un sourire comme je n'en avais plus eu depuis tellement longtemps.
-Tu devrais lui parler avant qu'ils ne partent. Finit-elle.
-Je lui parlerai à son retour ! Lui indiquais-je.
-Beth, si tu as quelque chose à lui dire, à lui ou n'importe qui, dis le, temps que tu le peux encore.
Je soupirai en revenant à la dure réalité, ma sœur avait totalement raison, à l'heure actuelle, nous ne pouvions plus rien remettre au lendemain.
Je décidai donc de prendre mon courage à deux mains et d'aller parler à Daryl avant que lui et les autres partent en repérage pour la mise au point du plan. Je profitai d'un moment de calme, il fumait sa cigarette, un peu reculer des autres.
-Salut ! M'annonçais-je.
-Hé !
Super, c'était bien parti, je ne savais pas quoi lui dire, j'aurais voulu l'insulter, le traiter d'égoïste car j'étais toujours en colère contre sa décision, contre sa façon de me considérer.
-Beth...
-Daryl...
Bon mauvais timing, on n'est pas sorti de l'auberge, pensais-je.
-Fais attention, réussis-je enfin à prononcer.
-Ne m'en veux pas, Je …... Hésita-t-il a dire, il se tut et pendant un moment j'espérai qu'il reprit sa phrase, je voulais entendre ce qu'il avait à me dire mais Spencer passa par là et m'accosta.
-Beth, tu viens me rejoindre à la tour de garde après ?
-Non, désolé pas aujourd'hui, j'dois m'occuper de Juddith après le départ des autres.
-Ok, demain alors j'espère. Et il repartit me lançant un dernier sourire avant de se détourner de nous.
Daryl reprit alors la parole assez froidement, je pensai que pour la suite de sa phrase j'pouvais toujours rêver.
-Tu vas souvent à la tour ?
J'osai un petit sourire en coin, était-ce un peu de jalousie que je percevais ? J'étais surprise mais touchée au fond de moi.
-Parfois, je tire avec lui... sur les rôdeurs, ça me permet de ne pas perdre la main.
-Tant mieux pour toi ! Claqua-t-il sèchement en se refermant dans sa coquille, ce n'était pas mon but mais j'avais eu ma petite vengeance personnelle.
-Et puis, il y a une bonne vision, c'est pratique pour surveiller si quelqu'un revient …. en tout cas quand on attend que la personne revienne. Lui expliquais-je en captant son regard. Il s'adoucit dans la seconde et me répondit mi amusée, mi ironique.
-Alors surveille bien !
On alla rejoindre les autres, et ils partirent faire une dernière mise au point me laissant seule, avec une affreuse boule au ventre, mélange de peur, de doute, d'angoisse, et d'incertitude. »
Voilà, tu comprends maintenant pourquoi mes nerfs sont à fleur de peau, tu comprends aussi le pourquoi de mes réactions. Au moment où je t'écris, eux sont en mode repérage pour passer à l'action demain. Juddith dort dans sa chambre, Carl est dans la maison, Carole est dans la cuisine, je l'entends, elle prépare le repas. Et moi, j'écris, je gaspille mon temps. Je repense à toutes ces choses que j'aurais du dire, que je n'ai pas dis, et je m'en veux. J'ai peur, peur de ce qui pourrait se passer, peur de se qui ne se passera peut-être jamais, peur de ce que je ne connaîtrai peut-être pas.
J'ai envie de vivre, j'ai envie d'y croire, d'espérer, de rêver.
Maggie avait raison, j'aurais du lui dire malgré ma colère, malgré mon incompréhension, mais j'ai tellement conscience de l'impossibilité de la chose que je ne veux en rien me confronter à un mur.
Ah oui en parlant de ma sœur, elle est enceinte, elle va être maman, ils vont avoir un bébé, je suis heureuse pour eux mais tellement inquiète pour la suite...
Si eux ose y croire, pourquoi pas espérer que pour moi ça soit possible, c'est décidé je lui dirai avant cette fichue mission...
J'étais dans ma chambre entrain d'écrire ma bêtise de journal lorsque des cris retentirent dans tous les sens, des hurlements se firent entendre à l'extérieur. Je jetai un coup d'œil par la fenêtre, la voisine était entrain de se faire égorger, je vis plusieurs hommes avec des armes blanches. Dehors plusieurs corps gisaient déjà à même le sol. Je sortis en catimini de la chambre, je croisai Carl. Je lui fis signe de se taire, en mettant le doigt devant la bouche. Je jetai un œil dans la cage d'escalier.
-Reste là, ne descends pas. Il acquiesça , je voyais déjà la détermination dans son regard.
Je descendis quelques marches presque d'un coup, regardai autour de moi, calant mon corps contre un mur. Lorsque j'atteignis le rez de chaussé. Je vis Carole dans la cuisine, je m'approchai agenouillée.
-La ville est envahie ! Lui annonçais-je.
-Je sais, j'ai vu.
La porte d'entrée s'ouvrit alors, on se fixa du regard, essayant de se comprendre. Elle partit pour faire le tour de l'îlot. Je me colla debout au mur de la cuisine, j'entendais les pas de l'imposteur approcher derrière moi. Carole me fit signe qu'il était là, elle me fit un décompte avec ses doigts et sans douter, ou me poser de questions, je me retournai, enfonçai mon couteau dans la carotide de celui-ci et le tua. Je repris mon couteau et l'enfonça dans son crâne. J'allai vite fermer le verrou de la porte.
-Qui c'est ? Demandais-je.
-je sais pas, regarde il a un « w » sur le front. Il faut s'en débarrasser ! M'annonça-t-elle.
J'acquiesçai de la tête, prête à tous pour sauver les nôtres.
-Carl, tu reste ici, tu surveille Juddith.
-Beth, reste avec eux !
-Non, Carole, il y en a trop, on doit les mettre hors d'état de nuire au plus vite. Je vais à la tour, voir Spencer. Il aurait du voir tout ça, il aurait du nous prévenir.
Elle ne me détrompa pas, nous partîmes alors toutes les deux mais chacune de notre côté, en prenant ce que nous avions comme arme. Je me dirigeais vers la tour, lorsque j'aperçus un homme entrain de s'acharner sur un membre de la communauté, de « ma » communauté. Je me cachai alors derrière un perron, je ne pouvais pas intervenir sans me faire repérer. Je continuai alors mon chemin,dégoûtée par le spectacle qui se déroulait devant mes yeux, j'arrivai enfin à destination.
-Mais qu'est-ce que tu fais ? Hurlais-je alors. Je vis alors qu'il tirait sur un camion qui se dirigeait vers nos portes, essayant ainsi de le faire dévier de sa trajectoire.
-Comment ça se fait que tu n'as rien vu ? L'accusais-je passablement énervée.
-Je n'en sais rien, je les ai vu après qu'ils aillent commencer à attaquer. Il visa dans le mille car au lieu de défoncer nos murs le camion fonça au pied de la tour, par je ne sus quelle magie les tôles du murs restèrent en place mais le klaxon du camion se mit en route. Si on ne voulait pas une invasion de rôdeurs, il fallait éteindre ce truc. Nous nous précipitâmes alors pour sortir mais le camion bloquait la porte.
-Pousse toi, je vais me faufiler. Grace à ma fine taille, j'arrivai à passer, je me dirigeai vers le camion, ouvris la portière. Spencer me rejoignit à ce moment là, lorsqu'il vit le mort il paniqua, je me mis debout sur le marche pieds, pris mon couteau, l'autre portière s'ouvrit et j'aperçus Morgan. Je plantai mon couteau dans le rôdeur. Morgan éteignit le klaxon.
-Qu'est-ce qui c'est passé ? M'interrogea l'homme.
-Des hommes ont réussi à rentrer. Je regarda à peine Spencer, je trouvais ça bizarre qu'il n'ait rien vu. Ils sont entrain de tuer plein de gens. Expliquais-je vite fait.
-Nous devons retourner à l'intérieur.
-Oui, on y va. Toi va te planquer, lançais-je au fils de Dianna, voyant que la terreur avait pris le dessus sur lui.
Nous nous éloignâmes pour retourner dans nos murs, mais je l'arrêtai deux secondes.
-Où sont les autres ?
-Ils mettent le plan à exécution ! M'informa-t-il.
-Maintenant ? M'inquiétais-je.
-Ils n'ont pas eu le choix.
Je fermai deux secondes les yeux, et il m'encouragea à reprendre pied.
-Viens, on y va.
Une fois rentré dans Alexandria, nous tombâmes nez à nez avec un de l'autre clan, j'observai Morgane le désarmer avec admiration. Mais Carole arriva habillé comme les ennemis et tua le type.
-Je vais chercher Maggie, elle était avec Dianna pour faire un jardin ! Expliquais-je alors que j'avais conscience que ça n'avait aucune importance. On se quitta là et j'essayai de retrouver ma sœur. Une femme essaya de me tuer mais je la bloguai, elle arriva néanmoins à me faire tomber, j'attrapai une pierre et lui lança en plein visage, elle hurla de surprise et peut-être de douleur, je me relevai et lui crevai un œil. Puis enfonçai mon couteau dans le cœur. En me relevant, je frottai mon visage me retrouvant plein de sang.
Je courus tout en me cachant, entendis Jesse hurler, lorsque je m'approchai de la fenêtre je la vis tuer un des autres, je continua mon chemin, découvrit avec horreur le sang des nôtres sur les routes, les trottoirs, sur les murs des maisons.
Je me glissai jusqu'à l'armurerie où je retrouvai Olivia pointant une armes vers la porte. Elle m'expliqua que Carole lui avait demandé de tirer si les portes s'ouvraient et fut soulagée qu'elle n'ait rien fait vis à vis de moi. Je lui pris une arme, et la replaçai comme elle était à mon arrivée.
-Si jamais, les portes s'ouvrent, n'hésite pas, tire ! Après avoir vu que tu connais pas la personnes ! Essayais-je de blaguer.
Je retournai près des murs de la communauté, les longeant, essayant d'être camouflée mais de toujours avoir l'œil partout. Les cris commençaient à baiser, ne plus se faire entendre. Je ne vis pas Maggie, je ne vis plus carole, j'aperçus des hommes quittant les lieux en courant, le calme était revenu. Plus personne n'était là, en vue, rien, le silence après les hurlements, était insupportable. Je m'autorisai un dernier regard vers l'extérieur de nos murs, me trouvant à la sortie, je fis demi tour pour rentrer voir les autres, les dégâts et …...
Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu, et qu'il n'y a pas trop de fautes, pour ce qui est du prochain chapitre, je voulais vous prévenir que ça sera du point de vue de Daryl. N'hésitez pas un laisser un petit commentaire positif ou négatif.
