Titre: Hein ?

Auteur : Lord La Folle

Rating: T

Genre : Humour/Aventure et Romance plus tard …

Pairing: Harry/Draco (Dans un lointain futur ^^)

Disclamer: Je ne fais qu'emprunter les personnages de J.K. Rowling et son contexte.

Résumé : Dumbledore se trompe d'élu et désigne Evan à la place d'Harry, son jumeau ... Les Potter abandonnent Harry au Dursley mais celui-ci n'arrivera jamais jusqu'à eux ... Il croisera plutôt la route des Snape.

Note : Merci pour toutes vos reviews qui m'enchantent toujours autant ! Vos encouragements sont la source de cette fiction ! Enorme merci à ma bêta Alcane, comme toujours !

Dans le chapitre précédent :

Il renvoya ses enfants ailleurs, leur rappelant de faire leurs bagages, en vue du départ pour Poudlard qui aurait lieu le lendemain.

Chacun s'exécuta à sa façon. Les valises n'auraient jamais été finies sans l'arrivée de Kathie qui sauva ses enfants d'une morte lente et douloureuse.

Chapitre 2

Maël courait d'un bout à l'autre de son manoir, cherchant désespérément son pull gris, celui qu'il adorait et qu'il voulait absolument emmener avec lui à Poudlard.

Recherche qui s'avéra plus difficile que prévu. Il renversa dans un premier temps un « Oscar » à moitié réveillé, puis marcha sur Bob - l'ours de William- et enfin, il bouscula Nicolas qui lisait un de ses romans, le tirant d'un moment clé du livre et lui arrachant au passage une ou deux insultes.

Après s'être échappé des griffes de ceux qu'il appelait « frères », il réussit finalement à mettre la main sur son pull. Pull qui n'était définitivement pas à sa place sauf si on considérait la malle de César comme telle.

Prenant soudainement conscience du danger auquel il s'exposait en étant dans la chambre de son frère, il prit la fuite et ce n'est qu'une fois au détour du couloir qu'il pu entendre les hurlements de son grand frère, qui l'insultait de « veracrasse dérangé de la cervelle » et qui hurlait à qui voulait l'entendre qu'il lui avait vidé sa valise alors qu'il l'avait confectionné avec amour.

Pouffant de façon peu virile, Maël sorti du placard dans lequel il s'était réfugié alors que César avait entreprit de le poursuivre et organisa un véritable commando -pour ne pas se faire prendre- dans le but de regagner la chambre de sa sœur.

Il franchit la porte de la chambre d'Analissa sans avoir préalablement frappé avant et l'a découvrit enroulée dans une serviette de bain, ses longs cheveux tombant dans le creux de ses reins et de façon assez désordonnée.

« On frappe avant de pénétrer dans la chambre d'une dame » maugréa-t-elle

« Urgence » se justifia-t-il.

« Qu'as-tu fait encore ? »

« Rien »

« Dans ce cas quelle est l'urgence ? » demanda t- elle de façon soupçonneuse.

« Tu n'es toujours pas prête. On part dans 20 minutes » répondit-il pour changer de sujet.

« Passe-moi un jean » se contenta-t-elle de grogner.

« A vos ordres chef »

Maël fondit sur l'immense penderie de sa sœur, et fouina quelques minutes avant de dénicher un jean identique au sien, mais en plus serré, tandis que Analissa enfilait une chemise blanche dérobée dans le placard de Alexander. Les jumeaux étaient maintenant habillés de la même façon, et seule la taille de leurs cheveux les différenciait.

Alors que Analissa se contorsionnait pour attraper un livre tombé on ne sait trop comment sous le lit, Maël bouclait la valise de sa jumelle, tellement tête en l'air selon lui, et idéale selon elle-même.

« Les enfants on y va ! » Cria Severus

N'obtenant pas de réponse, il lança un Sonorus et dit : « William ! Nicolas ! César ! Alexander ! Maël ! Analissa ! Victor ! Oscar ! Descendez tout de suite, ou bien je viens vous cherchez moi-même. »

A peine eut-il fini de faire trembler les fondations du manoir, que ses enfants déboulèrent dans le hall, chacun portant ou trainant sa malle. Enfin, Nicolas s'était débrouillé pour que William lui porte.

« On y va » s'exclama gaiement Kathie en prenant un Oscar encore endormi dans les bras.

« Hum … Papa ? »

« Oui, qu'il y a-t-il Nicolas ? »

« Pourquoi faisons-nous notre rentrée en Novembre ?

« Eh mais c'est vrai ! »

« C'est en Septembre la rentrée. »

« Tu le savais Papa. »

« Et tu ne nous l'as pas dit. »

« Mais tout le monde va nous regarder. »

« Déjà que tu as une drôle de réputation. »

« Et qu'on porte ton nom. »

Les cris d'indignation s'enchainaient et le respecté professeur de potion sentait pointé un mal de tête.

« Chut … Les enfants, si vous ne laissez pas Papa parler, vous n'êtes pas prêt d'avoir de réponse » les interrompit doucement Kathie, avec son calme habituel.

Immédiatement le silence se fit sous le regard interrogatif de Severus. Comment est-ce que sa femme faisait pour toujours réussir à obtenir ce qu'elle voulait sans jamais hausser la voix ? Sans menacer, ni étrangler l'un de ses enfants ?

« Et bien, je suis fortement attristé de voir qu'aucun de vous ne m'a écouté le soir dernier pendant le repas, quand je vous ai énoncé les raisons de notre soudain départ. Vous avez intérêt de bien ouvrir vos oreilles car je ne me répéterai pas une nouvelle fois. Les attaques du Seigneur des ténèbres sont de plus en plus proches de chez nous. Je pensais toutefois que nous pourrions rester encore un an ici mais en l'occurrence je me suis trompé. Alors, il va de soi que votre rentrée est retardée, comparé à celle des autres élèves et que tout le monde vous regardera, cependant, vous êtes des Snape, et les Snape se fichent pas mal de l'avis des autres. Quant à ma réputation, celle-ci n'est plus à refaire. Je suis pour la majorité des élèves la « vieille chauve-souris mal léchée qui ne se mariera jamais à cause de ses cheveux trop gras. » J'incarne à Poudlard la figure emblématique-même de l'injustice envers les différentes maisons, mis à part celle de Serpentard évidemment, et je suis au centre de la plupart des cauchemars des élèves. Et cela me convient parfaitement. »

« Pourquoi dis-tu cela d'un ton si fière ? » interrogea sournoisement César.

« En route maintenant » finit le père, en ignorant son fils de quinze ans, qu'il trouvait assez grand pour s'imaginer une réponse, à sa question idiote.

Alors qu'une cacophonie faisait rage autour de lui, chacun s'indignant des non-dits de leur père, Severus leur ordonna d'attraper le portoloin sous peine de se retrouver seul à la maison, ce que chacun s'empressa de faire.

Le portoloin les déposa à Prés au lard et Severus s'en alla dans la direction du château sans un regard pour sa famille afin de prévenir Dumbledore de leur arrivée, tandis que ses enfants essayaient de se dépêtrer des uns des autres car l'atterrissage avait été assez douloureux pour ceux qui se trouvaient en dessous de la montagne humaine qu'ils formaient.

Il passa les grilles du château et salua sèchement Hagrid avant de se diriger vers la grande salle, dont les immenses portes s'ouvrirent sur son passage. Il traversa la pièce d'un pas assuré jusqu'à la table des professeurs, attirant sur lui une horde de visages dont les traits s'affaissèrent en comprenant que le professeur Rogue n'était pas parti.

Il se pencha vers le directeur et lui murmura :

« Ils arrivent dans une dizaine de minutes »

« Bien Severus, je vais pendant ce temps imparti l'annoncer aux élèves »

Il se détourna en pensant déjà à toutes les expressions de surprise qu'afficheraient les élèves, et alla s'asseoir à côté de Mme Potter, professeur de Défense contre les forces du mal, tout en lui adressant un bref signe de tête. Il méprisait aujourd'hui cette femme qu'il avait autrefois aimait, dès que Sirius et Remus lui avaient annoncé l'acte horrible qu'elle et son mari avaient commis : à savoir l'abandon d'un de leur enfant. Tout comme Sirius, Remus et le professeur Chourave, il n'entretenait avec eux que des relations purement professionnelle et polie, voire presque froide. James Potter était auror, mais habitait Poudlard pour veiller sur son fils, Evan, celui que tous considérait comme « l'élu ».

Le directeur se leva et s'approcha de son pupitre, attirant par ce simple mouvement, l'attention de toute la salle sur lui.

« Mes chères enfants » commença-t-il s'attirant des grimaces de la part des Serpentards, « comme vous le savez déjà, Poudlard est le seul lieu sure en Angleterre. C'est pour cette raison que j'ai proposé aux familles du corps enseignant de venir vivre dans le château. A part la famille Potter, je pensais qu'aucun autre professeur n'avait des enfants. Or, je ne vous cache pas ma surprise quand le professeur Snape est venu me demander l'autorisation d'accueillir sa famille ici »

Un lourd silence s'installa. Snape, des enfants ? Ses deux mots n'allaient décidément pas ensemble. L'ensemble des habitants de Poudlard était déjà en train de s'imaginer un petit garçon avec des cheveux noirs et gras, qui se plaignait à longueur de temps.

Faisant fis des regards curieux sur le maitre de potion, Dumbledore continua :

« C'est bien sûr avec plaisir que j'ai accepté sa requête. Je vous demanderez donc de bien vous comporter avec ses enfants »

« Ses enfants » ? Snape avait plus d'un enfant ? Il était déjà de l'imaginer avec un héritier, alors avec deux ou trois ? Les élèves étaient stupéfiés. Seul un jeune homme à la chevelure blonde, assis à la table des Serpents, ne paraissait pas surpris.

Alors que les regards sur le maitre de potion et les bavardages reprenaient, le sujet ne laissant aucun doute possible, la grande porte s'ouvrit dans un craquement sonore, dévoilant le garde chasse, Hagrid.

« Je vous amène les Snape » gronda-t-il d'une voix bourru, « j'ne les pensais pas si nombreux ! »

« Je vous remercie Hagrid » se contenta de répliquer Dumbledore tendit que Severus sentait la tension l'envahir petit à petit.

Le demi-géant fit un pas sur le côté, laissant place à une jolie femme, tenant dans les bras un petit garçon. Cinq autres garçons l'entouraient.

Les yeux de toutes les personnes présentes s'écarquillèrent sous le choque. Ils étaient tous à Snape ? Les élèves avaient du mal à y croire. Soudain Snape se leva et se dirigea vers sa femme.

« Où sont Maël et Analissa ? » S'écria-t-il, une once de panique dans la voix, provoquant une nouvelle fois un élan stupéfaction parmi les élèves et les autres professeurs.

Le professeur avait huit enfants ?

Aussitôt eut-il prononcé cette phrase que le plus âgé des garçons se retourna sur lui-même, cherchant vainement autour de lui les deux absents. Celui-ci fut instantanément imité de près par l'ensemble des ses frères.

« Ah ! Je suis une mère indigne » pleurnicha d'un coup Kathie, « j'ai perdu deux de mes enfants, comment peut-on oublier ses enfants ? »

Severus accéléra le pas jusqu'à sa famille, tandis que toute la grande salle se faisait silencieuse. La mère avait l'air vraiment désespérée.

« Ne pleure pas Kathie » lui murmura Severus, « tu connais ces deux garnements, ils ont du partir explorer le château. Tu es une très bonne mère. »

Les mâchoires se décrochèrent.

Le père de famille s'exclama d'une voix forte :

« William, Nicolas, vous deviez les surveiller ! »

« Eh ! Tu n'as jamais dit ça ! » se rebiffa immédiatement William.

Toute la grande salle se tendit, attendant l'explosion de colère. Le malheureux jeune homme avait répliqué à Snape.

« Bougre d'andouille ! Tu es l'ainé. Il est de ton devoir de veiller sur tes frères et sœurs. Nicolas, il en va de même pour toi. Tu as tout de même dix-sept ans. Ah ! Et lâche ce livre espèce de dégénéré ! César attrape Oscar, Alexander fais taire Victor »

Alors que la situation commençait lentement à revenir à la normal pour les Snape, et que plusieurs élèves emmenaient certains de leurs camarades à l'infirmerie (ils se sont évanouis sur le coup de la surprise), Maël arriva suivit de Analissa. Tous les deux étaient trempés jusqu'aux os.

« C'est maintenant que vous arrivez ! ESPECE DE FOUS FURIEUX ! Où étiez-vous passés ? votre mère était très inquiète »

« Nous sommes désolés Maman » s'écrira Analissa en courant près de sa mère.

« Maël… Réponds à ma question »

Les Snape ne faisaient plus attention à ceux qui les entouraient. Au contraire de ceux-ci, qui ne perdaient pas une miette de la scène.

« Eh bien, en fait … »

Toute l'attention était maintenant portée sur le jeune garçon de onze ans, qui regardait son père la tête haute.

Lily remarqua que les deux enfants étaient identiques et qu'ils avaient les mêmes yeux qu'elle. Mais après tout il semblerait que la mère elle-même avait les yeux verts.

« Analissa est tombée dans le lac. J'ai donc courageusement été la secourir. Mais c'est à ce moment là qu'un Calamar géant m'a attaqué. Alors faisant preuve de courage à son tour Analissa s'est jetée sans hésiter dans l'eau. S'en suivit alors un combat dont nous sommes finalement sortis vainqueur »

« Pourquoi n'êtes-vous pas blessés ? »

« Eh bien … »

« Ah ! » Intervint sa sœur, « ce gigolo t'a menti, il m'a poussé dans le lac, et pour me venger je l'ai entrainé avec moi. C'est à ce moment qu'est apparu le calamar géant. Et nous avons simplement pris la fuite. »

« Espèce de folle ! Cela faisait vraiment plus classe quand c'était ma version »

« Hé ! Mais tu as menti alors ! » S'exclama Victor, « tu m'as dit que tu disais toujours la vérité. »

« Et bien c'était faux ! »

Victor se mit à pleurer en murmurant que lui ne mentait jamais, et qu'il avait jusque là pris exemple sur Maël.

« Excusez-moi » les interrompit Dumbledore un grand sourire sur les lèvres, « je crois qu'il est temps de passer à autre chose. »

« Bien sûr. Nous sommes désolés de ce petit accident. » S'excusa Kathie au nom de toute la famille.

« Alors, si l'affaire est close, pourrions-nous s'il vous plait, commencer la répartition de vos plus jeunes enfants ? »

« Certainement. Excusez-nous encore pour ce léger contretemps. Nos enfants sont si exubérants.

« Je ne te le fais pas dire » grommela Severus.

« Bien. Minerva, pourriez-vous apporter le choixpeau, je vous prie ? »

Cette dernière s'exécuta tandis que les enfants Snape sentaient l'anxiété prendre possession de leur corps, sous les yeux amusés de William, réjouis de les voir stresser.

Les élèves, pas encore remis de leur surprise, détaillaient maintenant les enfants, s'étonnant de leur beauté. Leur père cachait bien son jeu. Peut-être même un peu trop songea Analissa.

Seul Maël n'affichait pas de réaction particulière. Il détaillait chaque table, jaugeant les membres des différentes maisons. Sous son regard scrutateur, les élèves ne purent retenir qu'un frisson. Il ressemblait certes à son père, mais de façon tellement différente, que cela n'en était que plus effrayant.

Maël vit enfin Minerva revenir avec son précieux fardeau. Celle-ci s'avança vers un tabouret posé au centre de l'estrade et Maël se demanda, parmi le tabouret vieillot et le choixpeau rapiécé, lequel des deux était le plus vieux. L'image de Poudlard n'était pas très reluisante.

Les Snape sentirent la peur s'insinuer en eux. Ils ne pouvaient pas se permettre d'être à Gryffondor avec cette bande d'imbécile malheureux, ou à Poufsouffle, cette autre bande d'imbécile mais heureux cette fois.

Ils espéraient tous aller à Serdaigle, mais chacun avait le pressentiment qu'avec l'éducation qu'ils avaient reçu, ce n'était pas gagné …