Auteur de la version en anglais :neko-nya sur fanfiction . net
Traduction : Nami-chan
Yellow
Chapitre 3:
Après avoir fini les derniers burgers, la paire se dirigea vers l'hôpital universitaire de Tokyo. Kuroko fit une remarque, "Kagami-kun, peut être devrais tu te blesser réellement pour que comme ça nous ayons une raison légitime pour voir Midorima-kun.'
Il se renfrogna et fit craquer les articulations de ses doigts de façon menaçante, "Oi, c'est" moi le détective ici, je ne peux pas prendre le risque d'être trop blessé pendant que je suis sur une enquête. Et si je te frappais la tronche si fort que tu ne vois plus les couleurs à la place, espèce de sadique ? ça sa serai une raison légitime de voir Midorima-kun, tu ne crois pas ?"
Jouant avec son téléphone, le plus petit des deux hommes ne s'embêta même pas à relever les yeux, "Je vais devoir décliner. De plus, je pense qu'il est illégal pour un membre des forces de l'ordre d'attaquer d'innocents civils tels que moi. Regarde Kagami-kun, nous y sommes."
Laissant échapper un soupir agacé, il ne répondit pas et suivit l'autre dans l'hôpital. Il observa tandis que l'autre homme se tenait devant le comptoir de l'accueil pendant que la femme derrière le bureau remplissait de quelconques papiers qu'elle avait en face d'elle. Après un bon moment à attendre que la réceptionniste s'aperçoive de la présence de Kuroko, essayant de son mieux de garder un visage neutre, il s'avança vers le comptoir. La femme remarqua immédiatement sa grande stature et releva les yeux de ses papiers,
"Oui ? Puis-je vous aider ?"
Aussi discrètement qu'il le put, il envoya un sourire triomphant à son partenaire temporaire qui le gratifia d'un froncement de sourcils boudeur. Il répondit. "Oui, nous cherchons le docteur Midorima ? Pouvez-vous nous indiquer l'emplacement de son bureau, s'il vous plait ?"
La femme cligna des yeux pendant un instant, ne comprenant pas vraiment pourquoi il avait utilisé le mot 'nous' jusqu'à ce qu'elle ne remarque l'autre homme et sursaute. Hochant rapidement la tête, elle leur désigna le couloir, "Bien sûr ! Il est au deuxième étage. Vous pouvez utiliser l'ascenseur par ici. Aller à gauche après être sorti de l'ascenseur et son bureau se trouvera sur votre droite. Vous feriez mieux de faire vite, son service se termine bientôt."
"Très bien, merci." Avec un ébouriffement affectueux des cheveux de Kuroko, il les conduisit dans le hall, "Allez, allons le voir. Ça pourrait mieux marcher que ce que je pensais. S'il termine son service, au moins on ne le gênera pas. Quoi ? ne me regarde pas comme ça je pense que les médecins sont des gens respectables et indispensables à la société."
Kuroko secoua la tête, "Je ne questionne pas l'importance des médecins. J'ai juste été surpris par ta considération et puis par la façon dont tu as été capable d'utiliser un mot comme 'indispensable' dans ta phrase, c'est tout. C'est un mot de japonais difficile pour un Américain…connait tu le kanji pour l'écrire ?"
"Oi, arrête de me rabaisser comme ça où je vais sérieusement te frapper."
Quand ils arrivèrent devant le bureau du médecin, ils échangèrent un regard avant de frapper à la porte. Une réponse immédiate leur parvint. "Entrez."
Kuroko entra en premier, saluant l'autre dans son habituel ton polit, "Bonjour, Midorima-kun."
Des yeux verts s'écarquillèrent de surprise en voyant le petit homme. "Kuroko ? Qu'est-ce que tu fais ici ? on ne s'était pas revus depuis le lycée." Puis réajustant ses lunettes et retrouvant un visage impassible, il s'éclaircit la gorge, légèrement embrasé par sa réaction. "Alors, qu'est ce qui t'amène ici ? Aurais-tu besoin d'assistance médicale ? Non seulement ça, mais qui est ce ?"
"Voici Kagami-kun. Il est détective."
"Kagami Taiga," se présenta-il.
A cela, le médecin leva un sourcil septique et il ne peut s'empêcher de remarquer combien les cils inférieurs de l'autre homme étaient longs. "Détective ? Je suis Midorima Shintaro. Kuroko, pourquoi est-ce que tu t'associes avec un détective ? et plus important, pourquoi est-ce que tu l'as amené ici ? en fait, ne me le dit pas. Je termine dans une heure, allez m'attendre en dehors de l'hôpital. Ce n'est pas très professionnel pour moi de m'occuper de mes affaires privée pendant mes heures de travail. Je dois appeler Takao pour qu'il vienne me récupérer plus tard."
Acceptant rapidement, les deux terminèrent dehors. "Eh, Kuroko… peux-tu me dire pourquoi il tenait une télécommande dans sa main ?"
L'autre ne sembla pas surpris ni par la télécommande ni par la question et haussa les épaules," ça devait être son objet porte bonheur. Midorima-kun est très superstitieux quand il s'agit de chance. Il croit en l'horoscope et l'astronomie et tout ça, alors il traine on objet porte bonheur partout où il va. Je suppose qu'il n'a pas changé du tout en ce point-là. C'est bon de voir qu'il se porte bien."
"Hm ? Quel genre de personne était-il au collège et au lycée ?"
"Il était une personne très réservée, il l'est probablement encore. Même à Teiko, il restait dans son coin quand il ne jouait pas au basket. Oh, mais il jouait souvent au Shogi avec Akashi-kun. On gardait nos distances l'un de l'autre puisqu'on ne s'entendait pas si bien, mais parfois, il se joignait à nous dans nos bêtises. Pour être plus précis, il y était entrainé."
"Et sa relation avec Kise ?"
"Avec Kise-kun… Kise-kun aimait tout le monde. Midorima-kun inclus. Et cela alors qu'il ignorait Kise-kun la plupart du temps, je pense qu'au fond, il l'aimait bien. Kise-kun aimait faire des farces à Midorima-kun en lui prenant ses lunettes. Cela résultait souvent avec eux deux se cognant dans les objets parce qu'ils étaient tous les deux aveugles à ce moment-là. Il était là cette nuit-là, pour nous aider à chercher. De beaucoup de façon, je pense que Midorima a fini par être celui d'entre nous qui a eu le plus de succès."
Il leva un sourcil, "Oh ? Parce qu'il est médecin ? je suppose que ça doit payer plutôt pas mal…"
Kuroko secoua la tête, "Pas seulement ça. Ce que je veux dire, c'est qu'il est toujours avec Takao. Je trouve cela incroyable. Je ne pense pas que la plupart des gens réalisent combien le basket peut être dévorant. Parfois, des bonnes choses peuvent être prises dans une cercle vicieux et au final, tu es si fatigué que tu n'en as plus rien à faire. C'est bien de voir que c'est deux là on réussit à passer outre."
Bien qu'il ne soit pas tout à fait certain de quoi om de qui l'autre parlait, avant qu'il ne puisse demander, le docteur arriva. "Alors veux-tu gentiment me dire pourquoi tu es venu avec un détective, Kuroko ? Et essaye de faire vite parce que ce n'est pas un bon jour pour les cancers alors je veux rentrer à la maison."
Se relevant, le plus petit tourna son regard vers lui, "C'est à propos de Kise-kun, Midorima-kun."
"Kise ?" Midorima fit une pause avant de remonter ses lunettes pour cacher sa surprise," … Je n'ai pas entendu ce nom depuis des années… ils ont finalement retrouvé cet idiot ?"
"Midorima-kun, il…"
Kagami se renfrogna, ne voulant pas annoncer la nouvelle à une autre personne dans la même journée mais il réalisa que c'était son travail, pas celui de Kuroko. "J'ai bien peur que Kise ne soit plus dès notre… nous avons retrouvé son corps il y a quelques jours."
Les yeux du médecin s'écarquillèrent tandis qu'il prenait un moment pour prendre la nouvelle. S'asseyant sur un banc proche, il tourna son regard sur Kagami, "Etes-vous sûr que c'est lui ? Kise Ryôta ? Gémeaux ? Ça fait dix ans, pourquoi maintenant ? Ou était-il ?"
Après avoir de nouveau expliqué l'affaire depuis le début, mordillant sa lèvre inférieure, il posa les questions usuelles, "J'ai entendu que vous étiez présent pour les recherches la nuit où il a disparu. Pouvez-vous me dire quoi que ce soit dont vous vous souvenez sur cette nuit et la dernière fois où vous l'avez vu ?"
Ses yeux verts rivé sur le sol, Midorima regarda ses chaussures quand il prit la parole, "cette nuit… Kise était fidèle à lui-même et était bruyant et agaçant comme d'habitude au banquet. Il était venu à notre table avec son sempai. Takao avait fini par parler avec Kasamatsu, alors je me coltinait Kise."
"Midorimacchi ! Félicitation pour être arrivée jusqu'en demi-finale !"
"Mais il n'est pas resté très longtemps."
Kagami releva un sourcil, "Où est-il allé ?"
Le docteur haussa les épaules, "Je crois qu'il était parti en courant cers la table de Kuroko."
"Oh ?" lançant un regard interrogatif à Kuroko, il fronça les sourcils, "C'est vrai ?"
Prenant un instant pour réfléchir, Kuroko acquiesça, "Je m'en souviens maintenant. Kise-kun était venu deux fois cette nuit en fait donc je ne suis pas certain de quelle fois tu parles, Midorima-kun. C'était probablement la fois où il est arrivé en courant, pleurnichant sur combien 'Midorimacchi' était méchant avec lui."
"Kurokocchi ! Midorimacchi est vraiment très méchant avec moi ! Il a dit que j'étais trop bruyant !"
"Tu es bruyant, Kise-kun."
"Tu es méchant, Kurokocchi !"
"…Puis il était allé discuter avec Kiyoshi-sempai après ça. C'est deux-là étaient devenus de bons amis avant la fin de la soirée. En fait, maintenant que j'y pense, Midorima-kun, tu étais vraiment bon pour faire pleurer Kise-kun, non ? Toute autre conversation que vous deux aviez eu se sont terminé par des larmes de sa part."
Rougissant, le médecin se redressa défensivement, "De quoi est-ce que tu parles, Kuroko ? Ce type pleurait juste trop facilement !"
Kagami regarda l'homme aux cheveux verts avec incrédulité, "Ne me dites pas que vous étiez fan de son visage en larmes vous aussi."
Un autre rougissement faisant surface, Midorima agita ses mains devant son visage de façon frénétique face à son dénie, "Q-quoi ? Non ! Bien sûr que non ! Qui est ce qui vous à parler de son visage en larmes ? Comme je l'ai dit, cet idiot pleurait juste trop facilement ! En aucune façon je n'aurais pu prendre de plaisir à le faire pleurer !"
La Génération des Miracles était pleine de sadiques…
Changeant rapidement de sujet pour éviter d'enrager davantage le médecin, il inscrivit quelques notes et posa sa question suivante. "Quoi qu'il en soit, pouvez-vous penser à quelqu'un qui aurait voulu faire du mal à Kise ?"
S'éclaircissant la gorge, visiblement content de ce changement de sujet, l'homme aux cheveux verts se calma, "quelqu'un qui voudrait faire du mal à Kise… ? Je suis certain que de nombreuses personnes étaient envieuses de Kise mais il y a un nom en particulier qui me vient en tête. Avez-vous cherché Haizaki Shôgo ?"
Ce fut au tour de Kagami de faire une pause, "Haizaki Shôgo ?"
"Oui, Kuroko, tu devrais te souvenir de lui aussi. S'était autrefois un membre régulier de l'équipe à Teiko mais Akashi l'avait forcé à partir et il avait été remplacé par Kise. Il était déjà après Kise pendant la Winter Cup, je me trompe ?"
Kuroko acquiesça, "C'est exact, il avait marché sur Kise-kun pendant leur match et avait voulu en rajouter une couche après mais Aomine-kun l'en avait empêché."
Le médecin ajusta ses lunettes une fois de plus, "C'est ce qu'on m'a rapporté aussi. La dernière fois que j'ai entendue parler d'Haizaki, il s'était fait enfermer pour fraude ou vol où quelque chose du genre. Etrangement juste pour son caractère, je pense. Ce type se plaisait toujours à prendre ce qui ne lui appartenait pas."
Ecrivant le nom sur son carnet de notes, Kagami pencha la tête, "Haizaki Shôgo, j'essayerais de le trouver demain. Merci"
"Kuroko, et ce qu'il est au courant ?" le plus petit secoua la tête silencieusement. "Je vois…"
Kagami retourna son regard sur le médecin, "Il reste encore une chose…"
Ne manquant pas un battement, Midorima arqua un sourcil, "Est-ce que j'ai tué Kise ? Non ce n'est pas moi. Quant à mon alibi, j'étais avec Takao quand j'ai reçu l'appel de Momoi. Si vous voulez lui demander, il ne devrait plus tarder."
Juste à cet instant, comme s'il lisait dans ses pensées, une personne s'approcha d'eux sur un vélo qui tirait une remorque. Leur faisant un joyeux signe de la main, il appela, "Shin-chan ! Je suis là ! Oh ! Est-ce que c'est Kuroko que je vois ?"
"Excellent timing Takao. Est-ce que tu te souviens de où nous étions la nuit du banquet de la Winter Cup ?"
Takao cligna des yeux, "Hein ? Tu veux dire la nuit où Kise Ryôta a disparu ? C'est très soudain… je crois que tu essayais de m'apprendre à jouer au Shogi quand tu as reçu l'appel. On n'a pas dormi cette nuit-là, non ? Oh, qui est cet homme corpulent ? L'ami de Kuroko ?"
"C'est un détective qui travaille sur l'affaire de Kise. Apparemment Kise est…"
Les yeux du brun s'agrandirent, "Sérieusement ? Shin-chan, est ce que ça va aller ? Est que vous en avez déjà parlé à Kasamatsu-san ? Il va être anéanti. Kasamatsu Yukio, lui et Kise étaient de très bons amis au lycée. Tenez, j'ai son numéro si vous voulez. On reste toujours en contact de temps en temps puisqu'on était tous les deux des meneurs et que c'est agréable de revenir sur les vieux jours."
Ecrivant rapidement le numéro que l'autre lui donna, Kagami se renfrogna, "Merci, j'irais le contacter. Mais pour l'instant, pouvez-vous garder cette affaire pour vous deux s'il vous plait ? Les médias n'en ont pas encore eux vent et n'en ont pas encore fait une pagaille alors on aimerait garder cela discret aussi longtemps que possible. A ce propos, je dois vous demander vos numéros à tous les deux également pour d'autres questions qui auront besoin de réponse."
Les deux acquiescèrent et le médecin se tourna pour monter dans la remorque, "Si c'est tout nous partons…aller Takao, allons-y. Cet objet porte bonheur n'était visiblement pas assez gros…"
"Je ne pense pas que ce soit la taille qui compte, Shin-chan…"
"A ce propos détective-"
"Juste Kagami suffira."
"Quel est votre signe ?"
"Hein ? Est-ce que c'est une invitation ? Je suis lion, pourquoi ?"
"Lion… aujourd'hui n'est pas un jour chanceux pour vous. Votre objet porte bonheur pour aujourd'hui est un parapluie, c'est tout. Partons, Takao."
"Ok ! Attends, on ne joue pas pour savoir qui pédale ? Ah, laisse tomber, je ne te bas jamais de toute façon. Je t'emmène où tu veux."
Kagami ne pouvait que regarder sous le choc, ne comprenant toujours pas pleinement la conversation qu'il venait juste d'avoir, "Que… ?"
Avant de partir, le médecin se tourna une dernière fois vers lui, "Détective… ("Oi, j'ai dit que juste Kagami suffisait. Vous écoutez des fois ?") Les derniers mots j'ai dit à Kise cette nuit-là étaient 'va mourir' et s'est quelque chose que je devrai porter pour le restant de ma vie. Ce n'est pas quelque chose dont je suis fier."
Takao leur sourit tristement, "Shin-chan n'est pas très bon pour s'exprimer. Ce qu'il essaye de dire c'est qu'il espère que vous allait résoudre cette affaire et qu'il est content que vous soyez venue lui dire, pas vrai, Shin-chan ?"
Assit dans la remorque avec ses bras croisés de façon sévère, le médecin regarda son chauffeur froidement, "Tait toi et pédale, Takao."
"Oui, M'sieur ! Bye, Kuroko, détective. Ne vous en faites pas, je m'assurerais qu'il pleure de tout son cœur !"
Agitant la main, une fois que les deux furent en dehors de son champ de vision, Kagami cligna des yeux, "Eh Kuroko, c'est quoi ce truc qu'ils utilisent pour se déplacer ?"
"C'est un vélo et une voiture arrière…c'est leur moyen de transport favori d'après ce dont je me souviens. C'est très écologique, tu ne crois pas ?"
Faisant leur chemin depuis l'hôpital jusqu'au parc, il nota mentalement tous les noms des gens qu'il devrait contacter dès le lendemain. "Kasamatsu Yukio et Haizaki Shôgo, hm ? Oh, en y repensant, c'était quoi ce commentaire sur l'objet porte bonheur ? je vais avoir une journée de malchance ?"
Juste au moment où il termina sa phrase, le tonnerre gronda et la pluie commença à tomber. Kuroko releva les yeux, "Peut être que c'était ça qu'il voulait dire. Un parapluie aurait vraiment été un objet porte bonheur pour toi…"
S'abritant de la pluie du mieux qu'il le put avec ses bras, il fit signe à l'autre de le suivre, "Arrête de blablater et cour. Allez, mon appartement et tout près d'ici, tu peux venir te sécher."
"D'accord…"
Séchant ses cheveux avec une serviette après avoir pris une douche, Kuroko cligna des yeux en voyant les plats étalés sur la table, "Kagami-kun, tu es étonnamment un bon cuisinier, je me trompe ?"
"Hein ? Ce n'est pas quelque chose de normal ? Je vis seul donc j'ai dû apprendre à me faire à manger, c'est tout. Assied toi et sert toi avant que ça ne soit froid."
Des yeux bleu ciel clignèrent et il fit ce qu'on lui avait dit, "…c'est vraiment bon… merci pour le diner. Oh oui, " se relevant pour attraper son sac, il sortit une cassette et une photographie. "C'est une cassette d'un match d'entrainement contre Kaijô, et c'est une photo de la Génération des Miracles. J'ai dû demander à Hyûga-sempai et Aida-san pour la vidéo. Il était le capitaine de notre équipe et elle était notre coach. Ils sont mariés maintenant."
Prenant la photo, il l'étudia pendant un instant, "Oh, te revoilà…"
"Tu ne me crois vraiment pas quand je te dis que j'étais dans la Génération des Miracles ? Tu connais déjà Midorima-kun, Aomine-kun, Kise-kun en Momoi-san. Cette personne ici est Murasakibara-kun et lui c'est Akashi-kun. C'était après que nous ayons gagné notre dernier championnat juste avant la remise des diplômes à Teikô."
Après le diner, les deux s'installèrent et regardèrent la cassette. "Oh… il était vraiment bon." Puis à la fin de la partie, quand Kaijô perdit, la caméra fit un zoom sur le visage de Kise. Au début, il était choqué puis ensuite les larmes dégoulinèrent, descendant sur les joues du top modèle. "Ah, il pleure…"
"Tu fixes curieusement, Kagami-kun. Je t'avais bien dit qu'il avait un beau visage en larmes. Celui qui lui donne un coup de pied là c'est Kasamatsu-san."
Bien qu'il ne puisse pas le nier, il ne voulait pas formuler son accord non plus.
Kuroko n'insista pas sur le sujet bien que l'amusement soit visible dans ses yeux, "Autre que son visage en pleurs, qu'est-ce que tu en pense ?"
"Kise avait l'air d'être un très bon joueur. J'aurais aimé jouer contre lui. Il vole vraiment la vedette, non ? Ah… il avait l'air vraiment fort."
"Et ?"
Il cligna des yeux, "Et ?"
"Tu me crois maintenant que je te dis que je jouais au basket ?"
Il y eut une longue pause avant qu'il n'admette sincèrement, "En fait… j'étais si pris à regarder Kise joué que je ne t'ai pas remarqué du tout. Ma faute… mais je regarderais encore, d'accord ? Et je te regarderai toi la prochaine fois."
Bien que le visage de Kuroko reste neutre, il y avait quelque chose de boudeur chez lui.
Trop mignon… attend, est ce que je viens vraiment de penser ça ?
L'homme plus petit secoua la tête, "C'est bon, prend ton temps. Je du travail demain alors je vais rentrer maintenant, merci pour le diner."
Se levant, il accompagna l'autre jusqu'à la porte, "Est-ce que tu veux que je te raccompagne ?"
"Merci mais ça ira."
"D'accord, mais au moins prend un parapluie au cas où il se remette à pleuvoir."
Kuroko inclina la tête et accepta le parapluie, "Merci, Kagami-kun. Demain, si tu vas voir Haizaki-kun, j'aimerais que tu y ailles sans moi. Je préférerais ne pas le voir si je peux l'éviter. Ce n'est rien de sérieux, c'est juste que je le déteste vraiment. Et un conseil, n'emmène pas une femme avec toi, il est incroyablement irrespectueux envers les femmes."
Un peu choqué par l'affirmation, il ne peut que hocher la tête. "Eh, Kuroko, est ce que tu…"
Des yeux bleu clair clignèrent, "Est ce que je quoi ?"
Il secoua la tête, "Non, ce n'est rien. Je t'appelle quand j'en ai fini avec Haizaki demain alors. Bonne nuit. Soit prudent sur le retour."
"Bonne nuit, Kagami-kun."
Après qu'il eut fermé la porte, il se demanda exactement ce qu'il avait voulu demander à l'autre.
"Avais-tu des sentiments pour Kise ?"
Secouant la tête pour lui-même, il se réprimanda pour avoir l'air d'une petite amie jalouse. En quarante-huit heures, il avait dû faire face à nombre d'inconfortables vérités et possibilités. jusqu'à ce qu'il voie la photo de Kise et la vidéo de lui en train de jouer, il n'avait jamais pu reconnaitre qu'un homme puisse être attirant. Model ou nom, ce garçon avait été très beau de son vivant. Et jusqu'à ce qu'il ne rencontre Kuroko, il ne s'était jamais senti protecteur et jaloux d'un autre homme à cause d'une personne décédée. Cette affaire s'avérait renversante pour sa vie de plus d'une façon.
Soupirant audiblement, il décrocha son téléphone et appela sa chef. "Eh Alex ? Tu es toujours au bureau ? il y a un nom que j'aimerais que tu vérifies pour moi. Haizaki Shôgo ? apparemment il a un casier. De ce que je sais, il est peut être enfermé la maintenant. Plus tard ? Ouais, bien sûr, ça me parait bien. D'accord, très bien. Merci, on se voit plus tard alors."
Le matin suivant, laissant échapper un grognement, il roula sur le côté et tapa quelque chose, quelqu'un avec son bras. "Hnnn… Kuroko… ?"
Ouvrant ses yeux groggy, il vit une peau pâle… et puis des seins. Beaucoup de seins. Laissant échapper un cri, il recula brusquement et tomba de son lit, "Alex ! Pourquoi est-ce que tu es dans mon lit ? Nue ? Encore ! ?"
Sa chef laissa échapper un grognement et releva les yeux sur lui en exaspération, "Hnn… ? Pourquoi est-ce que tu cri si tôt le matin Taiga ? je t'ai fait une faveur la nuit dernière alors le moins que tu puisses faire c'est de m'offrir un endroit où passer la nuit et me faire un petit déjeuner."
Se levant, il attrapa sa couverture et la fit descendre du lit, "Fait ton petit déjeuner toute seule !"
"Oh ! Eh, il fait froid !"
Ramassant ses vêtements sur le sol, il lui lança le tout, "Alors habille toi, fichue nudiste !"
Ses œufs cuisant dans la poêle, il écouta Alexandra sortir de la salle de bain après sa douche, "Ah, ça fait du bien. Oh, qu'est-ce que tu prépares ? Ça sent bon."
Intérieurement content de pouvoir parler Anglais au Japon, il répondit sans relever les yeux, "Des œufs, du bacon, des saucisses, des pommes de terre et des toasts."
"Ca à l'air gouteux. Je suis contente de t'avoir fait venir. Ta cuisine me manquait."
"Merci."
Lui jetant un coup d'œil rapide tandis qu'elle s'asseyait, elle lui demanda innocemment, "Alors qui est cette personne 'Kuroko' que tu appelais tout à l'heure ? Attends, ce n'est pas ce gars qui te file un coup de main ? Oh, mince est ce que Taiga aurait le béguin ? Je suis curieuse de savoir à quoi il ressemble maintenant. Est-il comparable à ta victime ?"
Son visage rougissant, il murmura doucement pour lui-même, "Kise était un modèle, comment quelqu'un pourrait comparer… ?"
"Quoi ?"
"Je ne vais pas te gratifier d'une réponse pour une question si ridicule."
Souriante, Alex continua de le regarder cuisiné, "Très bien, reste comme ça. Je suppose que je devrai le découvrir par moi-même donc. En y reprenant, et ce que tu vas voir ce Haizaki aujourd'hui ? est-ce que tu veux que je t'accompagne ?"
Il renifla et posa les assiettes sur la table, "Non merci. Avec toi à côté de moi, ça pourrait devenir dangereux."
"Ne t'en fais pas pour moi. Je peux m'occuper de n'importe quel connard que tu m'envoies."
"Je sais, je, je disais juste que ça pouvait devenir dangereux pour le pauvre type, pas pour toi. Tu es un monstre, Alex. N'importe quelle personne saine d'esprit aurait peur de toi. En tout cas, je préférais ne pas t'avoir avec moi. Je n'aurais pas à me soucier des charges pour coups et blessures…" terminant le dernier morceau de son petit déjeuner, il posa l'assiette dans l'évier. C'était leur code qu'il cuisine et qu'Alex fasse la vaisselle. "Je retournerai au bureau quand j'aurai fini de l'interroger. Il faut que je demande quelque chose à Tatsuya de toute façon."
"Ok, je lui dirais de t'attendre donc. Amuses-toi bien."
Sur le chemin dans la rue, son téléphone vibra. Cligna des yeux face au message, il lui fallut un moment pour comprendre ce qu'il voulait dire.
"L'objet porte bonheur des lion aujourd'hui et un paquet de chewing-gum."
Se grattant l'arrière de la tête, il se renfrogna, "Ce type… il croit sérieusement en ces trucs, non ?"
Mais après l'incident d'hier, il fit un détour et fit un arrêt rapide au convenience store.
Ecoutant les barreaux se refermer derrière lui, il se renfrognant en voyant le prisonnier masculin avec de longues tresses Africaines attachées en arrière assit casuellement dans un siège en métal.
"Haizaki Shôgo…"
Omake : Un peu de MidoTaka
Sur leur chemin de retour, tandis qu'il pédalait le long de la rue, Takao releva les yeux vers le ciel en réfléchissant, "Alors Kise est vraiment parti, hm ? Il t'était incroyablement cher à ta façon, non ? Shin-chan ?" ne recevant pas de réponse immédiate, il regarda en arrière pour voir le médecin recroquevillé dans la remorque avec son visage caché. "Ah…Ce n'est rien, Shin-chan, laisse tout sortir."
"La ferme, je ne pleure pas. C'est juste qu'il pleut très fort," vint la réponse étouffée.
"Hein ? Mais il ne-" juste alors qu'il était sur le point de finir sa phrase, le tonnerre gronda et la pluie commença à tomber du ciel. "Eh Shin-chan…"
"Je te l'avais dit."
"Même le ciel est contre moi aujourd'hui, hm ? Très bien, très bien, j'ai saisi. Tu ne pleures pas. Tu es juste médium et il pleut très fort. Allez, rentrons à la maison."
TBC
