Bonjour tous le monde, j'espère que vous avez passé un bon week-end, j'aurai voulu poser ce chapitre plus tôt mais les journées sont forts courtes et du coup j'ai manqué de temps. Mais voilà, il est là. Ce chapitre est du point de vue de Daryl et je vous avoue que j'ai toujours un peu de mal à me mettre à sa place. J'aimerai essayé de le garder aussi fidèle que son personnage dans la série et j'ai parfois des doutes sur ce que je lui fais dire ou etc...

Bon assez de papotages, je vous laisse découvrir la suite en espérant que vous l'aimerez autant que j'ai aimé l'écrire ( et désolé pour le côté action, j'suis pas très douée pour décrire les scènes). J'espère avoir vos avis, n'hésitez pas à me laisser une petite review. Et avant de vous laisser, je tenais à remercier toutes celles et ceux qui me suivent et m'envoient pleine d'ondes positive et super motivant. Merci à Misspeggy qui grâce à elle, j'ai pu me rendre compte d'un petit soucis technique lol et à Carol Badass pour sa review qui m'a beaucoup touché. Bonne lecture.

Chapitre 12 :

Point de vue de Daryl :

Nous étions tous rassemblé dans l'église, Rick avait fait passer le mot d'une réunion aux Alexandriens dans le but de leur expliquer notre situation. Et de mettre au point un plan d'action contre Negan et ses hommes. Nous le savions, nous allions devoir tuer sans nous retourner, attaquer avant d'être attaqué.

J'étais assis sur une des banquettes, Beth se tenant juste à mes côtés debout dans l'allée. Je voyais à l'expression de son visage qu'elle était en panique, même si elle essayait de le dissimuler le mieux qu'elle pouvait. Je la sentais fébrile, j'aurais voulu revoir sur son visage, l'air serein qu'elle avait alors qu'elle chantait sur la route. Elle ne se rendait même pas compte de la lumière qui émanait d'elle, rendant ceux qui l'entouraient plus détendu, moi y compris. Je secouai la tête pour revenir au présent, chassant l'image chantante de la jeune femme.

-Nous avons passé un marché avec la colline, expliqua mon ami. Ils sont menacés par un groupe d'hommes et nous avons proposés de les aider à s'en débarrasser. Nous avons besoin de nourriture, et ils peuvent nous en fournir, et eux ont besoin de renfort. Il y a le risque que si nous ne faisons rien, un jour ou l'autre ça sera à notre tour d'être menacé. Alors nous devons agir maintenant. Si jamais l'un d'entre vous, à une autre idée, j'vous écoute.

Beth remua sur ses jambes, visiblement nerveuse.

-Est-ce que tu es sur qu'on aura le dessus ? Demanda Morgan, en se levant.

-Oui, j'en suis certain.

-Alors pourquoi ne pas aller les trouver et simplement leur dire. Ça laisse une porte de sortie, aussi bien pour eux que pour nous. Proposa l'homme noir.

Je savais que celui-ci se refusait à tuer quiconque, trouvant toute vie précieuse. Je ne pouvais pas dire que je me faisais une joie de tuer un être humain, mais pour protéger les miens, j'étais prêt à éliminer toute menace, si infime soit-elle.

-C'est gens là ne discutent pas, ils agissent et nous devons les contrer avant qu'ils deviennent un réel danger pour nous. Annonça l'ancien chérif.

-Mais ça ne coûte rien d'essayer. On peut les convaincre que nous sommes plus fort et que si ils combattent, nous aurons le dessus. Insista-t-il.

-Si ils savent que nous existons, nous perdons l'avantage que nous avons. Contra Rick. Bon, Morgan veut que nous les rencontrons et que nous essayons de leur parler, quelqu'un est du même avis ?

Une nouvelle fois, j'aperçus Beth s'agiter. Je me doutais que le fait de devoir tuer des gens la rendait nerveuse et probablement triste. Pour être franc, je ferais tous pour éviter de l'obliger à le faire. Mais au delà de ça, j'avais comme l'impression que quelque chose de plus fort la taraudait. J'avais cette envie à l'intérieure de moi qui me criait de lui prendre la main, mais nous étions au milieu d'autres personnes et tout ce qui se rapprochait à des gestes de complicité en public, avait le don de me refroidir aussi vite. Je n'étais pas des plus habiles pour gérer ce genre de situation. Et honnêtement, avec Beth, un simple geste devenait tout de suite une tentation beaucoup plus incontrôlable vers ce que je ne pouvais pas me permettre.

-Tout ce que je sais, c'est que nous ne pouvons pas laisser se reproduire ce qui est arrivé ici, moi le premier. Intervint Aaron déterminé, en me faisant sortir de mes pensées.

Ce gars était un des plus courageux d'Alexandria, c'était grâce à lui si nous étions arrivé ici. Et en toute honnêteté, si j'avais plus ou moins réussi à me sentir comme chez moi à l'intérieur des murs, c'était en partie parce qu'il m'y avait aidé. Au fil du temps, il était devenu un ami pour moi. Ce ne serait jamais comme avec Rick, avec qui j'avais construit une vraie relation fraternelle. Mais j'avais confiance en lui et je le savais fidèle et loyal, il était réellement l'un des nôtres.

-Et si on fait fausse route ? Si on se trompe ? S'inquiéta Beth, le visage envahit par l'inquiétude.

-On va les prendre par surprise, ils ne s'y attendront pas. Rétorqua Rick.

-S'ils sont plus nombreux, s'ils ne sont pas seuls ? Insista-t-elle.

-Cet homme assis là, commença-t-il en montrant celui que nous avions ramené de la colline. Il va nous aider, il est là pour nous décrire les lieux, pour nous expliquer l'organisation du groupe que nous devons attaquer. Nous pourrons échafauder un plan construit et sûr.

Je savais que cette réponse ne la rassurait en rien mais elle n'insista pas. Ses yeux se posèrent sur moi et d'un regard j'essayai de la calmer, de la rassurer mais le stress ne quitta pas ses traits. Au diable les gens autour de nous, je posai ma main sur la sienne, posée sur le rebord de la banquette et elle me sourit. Je sentis la tension en elle se dissiper, c'était étrange, de voir que je pouvais l'aider à se détendre.

-Ok, nous ne sommes pas tous obligés de nous salir les mains mais ceux qui restent ici, devront accepter ce que nous allons faire. Reprit Rick en se dirigeant vers la porte pour quitter les lieux.

Une fois le leader partit, les autres commencèrent à discuter entre eux. Je pouvais entendre dans leur voix l'inquiétude que provoquait la suite des événements. Mon regard tomba alors sur Carole qui dernièrement agissait de façon bizarre. Je la trouvais étrange, je savais que depuis notre arrivée à Alexandria, nous nous étions légèrement éloignés. Bien sur, elle avait toujours la même importance mais on se parlait un peu moins certainement du au fait que chacun de nous avait ses propres préoccupations. Soudain, je me demandai si le fait d'être toujours préoccupé par Beth et le fait de vouloir constamment ou presque, l'avoir à l'œil, juste pour m'assurer que rien ne lui arrive, si tout ça, n'avait pas fait que je m'étais écarté un peu de mon amie. Je niai cette idée en me disant que c'était certainement une coïncidence. Beth était …. je ne savais même pas vraiment ce qu'elle était mais Carole était et serait toujours mon amie. Carole releva alors la tête, remarquant que je l'observais et me sourit étrangement comme pour dissimuler ce qu'elle ressentait vraiment. Je fronçai les sourcils, inquiet par son comportement mais elle secoua la tête dans un signe de négation pour me faire croire que tout allait bien. D'un signe discret de tête, elle montra Beth comme pour détourner mon attention, ce qui pour dire vrai, fonctionna parfaitement. J'eus alors la sensation qu'elle aussi avait remarqué l'angoisse de la jeune femme. Il ne m'en fallut pas plus, pour que toute mon attention soit redirigée sur la blonde à mes côtés. Celle-ci se tenait comme pétrifiée sur place, ne faisant aucun geste, ni aucun son, le regard perdu je ne savais trop où.

Délicatement, j'attrapai sa main pour essayer de la faire revenir à la réalité et elle tourna sa tête vers moi dans un mouvement calme. Alors, toute la peur que j'aperçus dans ses yeux bleus, habituellement si lumineux, m'inquiéta certainement plus qu'elle était vraiment sensée le faire. Cette sensation qui montait de manière incontrôlable en moi, me bouffait de l'intérieure. Je reculai un peu, lui laissant la place pour l'inciter à s'asseoir sur la banquette. Elle prit place à mes côtés sans arrêter de me fixer. Elle avait toujours cette drôle de façon de me regarder, presque comme si c'était important pour elle. Sur l'instant même, je maudis cette nouvelle proximité, perdant sur le coup, le fil de mes pensées. N'arrivant plus à articuler le moindre mot, ni à réaliser une phrase cohérente. Ses yeux étaient toujours plantés sur moi, attendant que je dise quelques chose.

-Qu'est-ce qui te tracasse ? Demandais-je alors. Elle haussa simplement les épaules, ne voulant pas exprimer ce qu'elle pensait.

-Beth, ces hommes sont mauvais. Nous devons faire quelques choses, nous en débarrasser. Voulus-je lui faire comprendre même si je savais qu'elle en était consciente.

-Je sais. Confirma-t-elle presque sans aucun sentiment. Je n'aimais pas la voir comme ça, ce n'était pas Beth. Beth était remplie de diverses émotions, une lueur se reflétant dans ses yeux pour chacune d'elle. Lueur que je commençais à savoir identifier avec le temps, en tout cas pour la plupart d'entre elles, certaines me laissaient encore parfois perplexe. Et même si l'idée de la connaître à ce point m'inquiétait et me troublait, j'appréciais de savoir le faire. Mais à ce moment là, rien n'était visible dans ses yeux, et ça m'effrayait un peu.

-Mais, si ça se passe mal ? Osa-t-elle demandé, visiblement préoccupée.

-Notre plan sera bon, infaillible.

-Il n'existe pas de plan infaillible. Opposa-t-elle réaliste, et je savais qu'elle avait totalement raison.

-Et si je... ?

-Non, la coupais-je d'un ton plus sec et haut que j'avais prévu. Je voyais le fil de ses pensées, la façon dont ces sourcils venaient de se lever alors que l'idée germait dans sa tête ou plutôt continuait. Je ne pouvais pas la laisser faire. Le calme nous entoura alors et je remarquai que nous étions plus que tous les deux dans l'église.

-Tu n'iras pas à la colline, ta place est ici avec nous. Avançais-je alors beaucoup plus doucement. Essayant de maîtriser ce qui se passait au fond de moi, même si je ne savais pas trop ce que c'était, ça devenait très perturbant. J'étais assez honnête avec moi-même pour savoir que les mots que j'aurais voulu prononcer était « tu dois rester ici avec moi » mais je n'en avais aucun droit. Je ne voulais pas qu'elle soit quelque part sans moi, pensais-je stupidement. Le fait de la savoir aussi loin de nous et que si il lui arrivait quelque chose, je ne serais pas là pour intervenir, m'insupportait. Ce n'était même pas une solution envisageable.

Son regard inquiet rencontra alors le mien, il y avait à nouveau cette petite lueur, celle que je n'arrivais pas à nommer ou plutôt que je n'osais pas nommer. A chaque fois, celle-ci m'hypnotisait, me rendant inconscient de mes gestes. Son front toucha délicatement le mien, créant une étrange bulle autour de nous. Faisant envoler, tout le reste, nous laissant juste seuls, tous les deux. La chaleur qui m'habitait était tellement agréable, tellement inconnue de moi, qu'il était facile de m'y laisser tomber entièrement. « Mais qu'est-ce que cette fille est entrain de me faire ? » Cette question ne me quittait plus. À chaque fois que je la voyais, que je croisais son regard, qu'elle me prenait la main ou qu'elle me touchait, je sentais que je perdais le contrôle, je ressentais le besoin de m'éloigner, de créer une distance mais en même temps, une force invisible me poussait toujours un peu plus près d'elle. De plus, il y avait cette peur de la perdre, ancrée si fort en moi, celle-là même qui faisait que j'étais prêt à tuer tout ceux la menaçant de près ou de loin. Alors que je me débattais avec ma débâcle de sentiments, mes yeux tombèrent sur ses lèvres entre ouvertes, comme une invitation à y goûter. Le souvenir d'un baiser échangé prit forme dans ma tête. La voyant se rapprocher pour combler le chemin qui séparaient nos bouches, je bondis d'un bond en arrière comme si son contact m'avait brûler, jurant contre cette attirance incontrôlable.

-Putain... Non, Beth, j'peux pas.

Sans lui laisser la possibilité de parler, ou de faire un geste, sans même lui jeter le moindre regard, ayant peur de revenir sur ma décision, je quittai cet endroit, mettant le plus de distance possible entre nous.

Je marchais d'un pas rapide, ressentant le besoin de m'éloigner, me maudissant de ne pas savoir la sortir de ma tête. Cette histoire ne pouvait pas prendre ce genre de chemin, ça ne pouvait pas continuer dans cette voie, je n'avais aucun droit de la regarder comme je le faisais, je ne pouvais en rien la toucher comme j'avais envie de le faire, je n'aurais même pas du imaginer un instant toutes les images qui pouvaient me traverser l'esprit à son propos. Je repoussais ces idées le plus loin possible, je ne devais pas me laisser aller ainsi. Ce genre de relation n'avait jamais été pour des personnes comme moi, je n'étais pas fait pour tout ça. En réalité, avant le tournant du monde, j'étais le genre de type à entrer dans un bar, ramasser la première fille et lui faire passer un bon moment, et encore... Une chose était sur, c'était sans histoire, sans lien, sans sentiment. Beth était le genre de femme à mériter tout l'inverse, un homme stable, droit, bon pour elle. Un homme qui pouvait lui donner autant d'amour qu'elle pouvait en donner et plus encore. Elle méritait tant de chose, elle méritait une protection sur, chose sur laquelle j'avais lamentablement échoué, pensais-je amèrement me souvenant de ses enlèvements et de tout ce qu'elle m'avait expliqué. Elle n'aurait jamais du vivre tout ça, et pourtant elle l'avait fait, à cause de ma négligence. Je repoussai l'idée que si la balle de Dawn l'avait touché plus lourdement, elle n'aurait même pas été ici. Cette constatation provoquait en moi, un boule de colère que je n'arrivais pas vraiment à maîtriser. J'aurais tout donné à cet instant pour taper dans n'importe qui.

J'étais noyé dans mes pensées, lorsque je sentis quelqu'un m'observer. Essayant de trouver d'où venait cette sensation, j'aperçus Carole. Avec elle, les choses avaient été plutôt facile, malgré mes accès de colères devant lesquels, elle avait gardé le silence. Je m'en voulais encore de la façon dont je lui avais crié dessus, la pauvre ne méritait pas ça. Mais mes crises ne nous avaient pas empêché de lier un vrai lien d'amitié, autant Rick était devenu comme un frère, autant elle avait semblé prendre la place de la sœur que je n'avais jamais eu. Parfois son côté maternel prenait même le dessus. J'étais étonné par la confiance qu'elle avait semblé m'accorder très rapidement. Pourtant, je savais que dés les premiers mois, j'avais failli à cette confiance. Je lui avais promis de lui ramener ce qu'elle avait de plus cher, sa fille, Sofia et j'avais échoué. Encore aujourd'hui, le remord serrait mon cœur à chaque pensée que j'avais pour l'enfant. Mais Carole ne m'en avait jamais voulu, elle ne m'en avait pas tenu rigueur et je lui en étais reconnaissant.

-Hé poussin. Drôle de tête. Me sonda-t-elle en utilisant ce stupide surnom, je ne pris même pas la peine de relever.

-Alors, qu'est-ce que tu penses de tout ça ? Voulus-je savoir. J'avais remarqué sa façon d'agir depuis l'invasion qu'avait subi Alexandria, j'avais l'impression qu'elle se refermait sur elle, elle se concentrait sur Juddith et prenait soin de nous, vérifiant Maggie pour s'assurer que sa grossesse se passait bien. Elle était étrange, bien sur je savais qu'elle devait être attristée par la mort de Sam, le petit garçon avait eu tendance à la suivre partout. Mais je n'arrivais pas à mettre son changement de comportement sur ce fait.

-Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée. Dit-elle après une certaine hésitation.

Sa réponse me surprit, j'avais connu la femme plus déterminé, plus sur d'elle. Comme au terminus, où elle n'avait pas hésité à tout faire péter pour nous sauver.

-Tu n'as pas vu le regard de ces hommes. Commençais-je pour argumenter notre choix. Dans ma tête, les regards de ces types flottaient, je ne pouvais enlever l'image de Beth entre les mains du motard. Sans aucun contrôle, mes poings se serrèrent.

-Ils sont sadiques, de vrais connards. Crachais-je soudainement en colère.

-Ils ne sont certainement pas tous pareil, il y a peut-être des innocents. Me contredit-elle, soutenant mon regard.

-Je ne laisserai pas les choses se reproduire. Nous avons laissé le gouverneur nous trouver, au lieu de le traquer. Et regarde ce qui c'est passé. Pareil pour les Wolves, ils nous ont attaqué. Cette fois, c'est nous qui allons les trouver. Expliquais-je, énervé devant tous ces souvenirs désastreux, sachant que si nous avions agis, les choses auraient pu être différentes.

Elle ne me répondit pas, se contentant de me fixer avec ce regard qui avait l'air de voir à travers moi.

-Qu'est-ce qui te contrarie vraiment ? Demanda-t-elle alors d'un ton doux.

La colère en moi se dissipa mais je ne sus quoi lui répondre, je ne voulais pas m'avancer sur un sujet comme celui qui me perturbait. Dans ma tête un visage familier entouré de cheveux blonds apparut. Je fermai les yeux, deux secondes comme pour mieux apprécier la vision. Je savais que je devais chasser cette image mais « comment ? » était toute la question.

-C'est Beth ? Insista mon amie en absence de réponse. En voyant la surprise sur ma figure, elle sourit apparemment amusée.

-N'ait pas peur de ce qu'elle peut t'apporter. Continua-t-elle. J'eus l'espace d'un instant, envie de lui dire que ça n'avait strictement rien à voir, que rien de tout ça n'avait d'importance. Mais je savais qu'elle ne m'aurait pas cru. Comment l'aurait-elle pu ? Alors qu'au fond de moi, je pensais tout l'inverse. Je ne pouvais pas mentir à cette femme, ça n'aurait pas été juste, alors je restai silencieux.

-Elle a besoin de toi... M'avoua-t-elle en se levant, comprenant que je n'étais pas disposé à en parler. Elle mit sa main sur ma joue, dans un geste infiniment tendre, qui dans un sens me faisait me sentir petit garçon.

-Et toi, tu as besoin d'elle. Clôtura-t-elle d'un ton plein de sagesse, avant de se détourner.

Elle ne saurait jamais que sa dernière phrase fit écho en moi pendant des jours après ça, provoquant un drôle de sentiment, rempli d'interrogations. Jamais je n'avais eu besoin de quelqu'un, je n'avais jamais pu compter sur personne. Merle avait été le seul à avoir compter pour moi, nous avions été tous les deux tellement longtemps. Dans un monde merdique avant même que tout tourne. Mais cette phrase flottait en moi comme la découverte d'une nouvelle réalité. « Pff n'importe quoi » soupirais-je en écartant cette stupide idée. De toute façon,« Personne n'avait besoin d'un Dixon dans sa vie, ils sont juste bon à apporter drame et douleur à ceux qui les entoure » eus-je alors envie de lui crier. Mais je la regardai s'éloigner.

Le soir venu, nous nous retrouvâmes avec Rick, Michonne, Maggie, Glenn, Jésus et Beth pour mettre en place un plan d'action. Le gars de la colline nous informait de tous les détails dont il pouvait se rappeler, essayant de décrire au mieux le lieu à attaquer. Nous savions que nous devions les prendre par surprise, lorsqu'ils s'y attendaient le moins, c'est-à-dire la nuit, lorsque tous dormiraient. L'idée de tuer des gens dans leur sommeil n'était pas des plus réjouissante mais nous étions conscient que c'était le meilleur moyen d'agir et d'éviter une catastrophe. Nous devions éviter de nous faire à nouveau avoir et d'une nouvelle fois tout perdre, nous ne pouvions pas prendre le risque. Je ne voulais pas que les gens qui étaient autour de moi meurent, je n'étais pas prêt à perdre quelqu'un de ma famille, pas encore. Inconsciemment, mon regard se posa sur Beth, appuyée contre un mur, écoutant attentivement. Ses yeux rempli d'inquiétude mais sous celle-ci j'aperçus la lueur de la détermination. Elle était tellement différente de la Beth de la prison, elle avait tellement changé, oh je supposai que nous l'avions tous fait mais elle … Elle était une femme. J'avalai ma salive à cette simple pensée « et toi tu as besoin d'elle » souffla la voix de Carole dans ma tête. Je secouai celle-ci pour la chasser, revenant à Rick.

-Ils veulent la tête de Grégory ? Exposa celui-ci.

-Oui mais... répondit le mec face à lui, d'un coup mal à l'aise.

-Nous leur apporterons la tête de Grégory. Déclara l'ancien chérif, sans un soupçon d'inquiétude.

Je vis alors Beth déglutir difficilement devant cet aveu.

-Rick... commença-t-elle d'une voix cassée par le choc, mais notre ami lui sourit de manière rassurante, un peu amusé par sa réaction.

-Ne t'inquiète pas Beth, nous n'allons pas lui arracher la tête. Il suffira de trouver un rôdeur qui lui ressemble et de faire passer sa tête pour celle de Grégory. Expliqua-t-il comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.

-Est-ce que vous êtes tous d'accord avec ceci ?

Nous acquiesçâmes tous, nous n'avions aucune raison d'être contre, nous avions passé un marché et nous devions l'honorer. Nous ne pouvions plus reculer. J'aperçus la jeune blonde se faufiler discrètement vers l'extérieure. Je m'assurai que Rick avait bien terminer, voulant être certain de ne rien manquer et d'être au point pour le lendemain. La discussion terminée, je pris la direction de la sortie, déterminé à avoir une discussion et mettre les points sur les « I ». Mais arrivé sous le porche, la confiance que j'avais, se dissipa quelques peu, face à la fragilité de la jeune femme assise à mène le sol, sur les marches, complètement perdue dans ses pensées.

-ça serait mieux si tu ne venais pas demain. M'exprimais-je en m'asseyant à ses côtés, prenant garde à ne pas la toucher. Surprise, elle tourna son regard colérique sur moi, étonnement elle avait tendance à ressembler à Maggie lorsqu'elle se mettait en colère.

-Mieux pour qui ? Demanda-t-elle. Pour toi ou pour moi ? Je ne vous laisserai pas y aller sans moi.

-Nous n'allons pas nous amusez Beth ! Nous allons pour tuer ! M'énervais-je alors sans vraiment le vouloir. Je savais qu'elle était au courant de tous ça et tous ce que je voulais c'était qu'elle ne se salisse pas les mains. Comme si dans un sens, je voulais la garder aussi blanche que possible, même si c'était insensé.

-Tu crois que je ne le sais pas ? Cria-t-elle, oubliant de contenir sa fureur. Que crois-tu Dixon, que j'ai peur de tuer ?

Je ne trouvai rien à lui répondre, ou en tout cas aucun son ne sortit de ma bouche. Je savais qu'elle était capable de le faire, mais je savais aussi qu'elle le regretterait. Et je voulais juste …. la protéger , en tout cas essayer. Mais je restai silencieux, espérant qu'elle se calmerait toute seule.

-Bien sur, maintenant tu ne dis plus rien, comme toujours.

-Arrête Beth. Soupirais-je mal à l'aise.

-Je vais te dire un truc Dixon, demain je viendrai avec vous, car non, je n'ai pas peur de tuer, j'ai juste peur des conséquences que cela va induire. Mais pour eux, dit-elle en montrant la maison, ou plutôt les personnes à l'intérieure. Pour ma famille, je suis prête à les subir. Finit-elle.

Elle ferma les yeux, probablement pour essayer de se calmer, lorsqu'elle les ouvrit, j'aperçus cette petite lueur à l'intérieure. Plus celle de la colère comme quelques instants au par avant, non, cette lueur que je n'avais pas encore réussi à définir. Celle-là même qui me tétanisait et m'attirait indéniablement. Et je me rappelai alors ce que j'étais venu faire, il était temps de mettre un terme à tout ça, juste temps de m'éloigner. Mais elle parla la première, me prenant de court.

-Peut-être que c'est toi qui devrais arrêter d'avoir peur. Annonça-t-elle beaucoup plus calmement.

Un frisson traversa l'entièreté de mon corps, je ne savais pas vraiment ce qu'il signifiait, peut-être l'appréhension, ou un peu de tristesse ou juste la peur. Mentalement je rigolai de moi-même, Merle aurait certainement eu une dizaine de railleries à ce sujet. Je ne pouvais plus reculer, je devais aller jusqu'au bout. Pour son bien à elle, il était bon pour personne de traîner avec un Dixon et encore moins pour elle. Voulus-je me convaincre.

-Tu ferais mieux de dormir ailleurs ce soir. Claquais-je alors d'un ton froid et rude. Et la lueur présente dans ses yeux, s'éteignit automatiquement, me rendant d'un coup aussi raide qu'un mort. Tout mon corps se crispa, luttant contre l'envie de la prendre dans mes bras et de lui dire que je ne voulais pas lui faire de la peine. Mais j'essayai de me persuader que c'était mieux maintenant que d'ici quelques temps, car avec moi au près d'elle, elle ne pouvait que souffrir tôt ou tard.

-Tu plaisante ? Son regard me glaça le sang, j'aurais tellement voulu lui dire « oui » juste pour rallumer l'étincelle au fond de ses pupilles mais ma décision était prise et je repoussai la culpabilité qui m'enserrait le cœur.

-Tout ça ! C'est pas possible Beth. Tu ne peux rien attendre de moi. Ça n'existera jamais.

Les paroles sonnaient horriblement fausses à mes propres oreilles et pourtant j'étais sur d'agir comme il le fallait pour elle. Elle se leva, droite comme un I, ses yeux remplis d'eaux mais ne débordant pas, ne voulant pas laisser une larme couler. Je dus me faire violence pour ne pas me rapprocher d'elle, la retenir et lui dire que ce n'était qu'un mensonge. La vérité était tellement difficile à cerner, je n'étais plus capable d'être logique. Je n'arrivai pas à mettre des mots sur ce que cette fille me faisait ressentir mais je ne pouvais pas m'y laisser prendre. C'était un terrain trop dangereux. Je savais que si je changeais d'avis, que si je l'amenais là haut avec moi, alors je ne répondrais plus de rien. Le mieux était qu'on ne se retrouve plus dans la même chambre et encore moins dans le même lit. J'étais assez réaliste pour savoir que je ne pouvais rien apporter à une femme telle que Beth, sauf de la douleur. Elle devait trouver son bonheur ailleurs aussi loin possible de moi.

Elle commença à s'éloigner, se dirigeant vers la maison d'à côté mais elle se retourna dans ma direction, me fixant, elle voulut dire quelque chose mais au dernier moment, se ravisa. La colère qui l'avait envahit quelques minutes plus tôt, avait fait place à un chagrin, duquel je me savais coupable. Je la suivis du regard jusqu'au moment où elle eut disparu à l'intérieur. Je n'avais qu'une envie à ce moment précis, c'était de hurler et de frapper autant que possible. J'essayai de chasser mon état d'esprit en secouant la tête. Je voulais croire que je venais prendre la bonne décision, que j'avais agi correctement, que j'avais adopté le bon comportement. Mais je ne pouvais nier toutes les parties de moi qui criaient l'inverse.

La porte s'ouvrit derrière mon dos, laissant sortir Glenn, Maggie et Rick. Ils me regardaient tous d'un air étonné, et rempli de curiosité, attendant une explication qui, ils le savaient, ne viendrait pas.

-Où est Beth ? S'informa Maggie, je n'étais pas assez idiot pour croire qu'ils n'avaient pas entendu nos éclats de voix. Et à la façon dont Maggie m'observait je pouvais dire qu'elle contenait elle-même sa propre rage, se forçant à rester en dehors de tout ça.

-Chez vous. Répondis-je simplement d'un air distant. Elle ouvrit la bouche pour dire le fond de sa pensée mais Glenn la tira par le bras, lui fit « non » de la tête et tous deux rentrèrent chez eux alors que la jeune femme rouspétait lourdement contre son mari. Je me retrouvai seul avec mon meilleur ami. Je souris face à cette réalité, repensant à notre première rencontre quelques années plus tôt.

-Quoi ? M'interrogea-t-il, surpris, en s'installant sur la marche.

-Oh, je repensais juste au flingue que tu avais pointé sous mon nez la première fois qu'on s'est vu.

Alors qu'il se repassait le moment dans son esprit, mon ami sourit également.

-Pour ma défense, t'étais légèrement agité. Me nargua-t-il, amusé. On en a fait du chemin depuis, on en a traversé des épreuves... ensemble. Soupira-t-il légèrement.

Je ne dis rien, me rappelant les grandes lignes de notre voyage dans le nouveau monde. Voyant tous les visages aujourd'hui disparus, tous ceux à qui nous n'avions pas su éviter la mort. Cet homme assis à mes côtés, était certainement un des plus courageux que je connaissais, il avait perdu énormément, comme nous tous, mais il avait toujours essayé de nous guider du mieux possible, remontant la pente alors qu'il avait probablement touché le fond. J'avais une confiance aveugle en lui, et un immense respect.

-A cette époque là, je ne savais pas encore que tu deviendrais mon frère. M'avoua-t-il alors.

C'était la deuxième fois qu'il me le disait, la première remontant à l'attaque avec le groupe de Joe et à cet époque, ça m'avait coupé le souffle. Je ne savais pas ce qui avait mis Rick sur mon chemin, mais j'en étais reconnaissant. Aujourd'hui, il était aussi mon frère, sans l'ombre d'un doute, peut-être plus que Merle ne l'avait jamais été. Lorsque ce dernier était mort, j'avais cru perdre une partie de moi, je n'avais jamais eu que lui. Mais Rick m'avait apporter tellement chose en l'espace de quelques mois, que je m'étais rendu compte, que la perte que je ressentirais si jamais le pire devait lui arriver, serait terriblement plus douloureuse.

-Je n'aurais jamais cru que la fin du monde m'apporterait une vraie famille. Souris-je alors, voulant partager une partie de ce que je ressentais.

Le silence tomba alors et je me permis un coup d'œil à la maison voisine, réfléchissant à ce qui devait se passer à l'intérieure, imaginant Maggie s'agiter autour de sa sœur. Je me rendis compte alors que j'allais dormir seul pour la première fois depuis un bon moment.

-Tu t'es pris la tête avec Beth ? Interrogea Rick, ayant suivis mon regard. Je soupirai de frustration, je n'avais aucune envie de parler de cette histoire. De toute façon , je ne savais même pas quoi dire, ce genre de discussion je les laissais pour les autres.

-Tu crois que ça ira demain ? Détourna-t-il la conversation, devant mon manque de répliques.

-Ton plan est solide, ça devrait le faire. On a pas vraiment le choix, précisais-je.

-Et Beth ? Reprit-il, il était vraiment décidé à me parler d'elle.

-Elle ferait mieux de ne pas venir. Soupirais-je lourdement. Elle ne devrait pas avoir à faire ça. Continuais-je dévoilant ainsi ma contrariété.

-Aucun d'entre nous ne devrait. Ajusta simplement mon ami.

Il avait raison, mais pour quelqu'un comme lui et encore plus comme moi, ça semblait presque normal. La vie m'avait déjà tâché de tellement de méfaits que un de plus ne ferait pas une grande différence. Mais pour une personne comme Beth qui semblait tout droit sorti d'un conte pour enfant, l'idée me révoltait, et encore une fois j'eus l'impression que je devais la garder la plus pur possible. Je voulais éviter que ce monde la salisse comme il l'avait fait avec moi. Avoir du sang sur les mains, ce n'était bon pour personne et encore moins pour elle.

-Tu ne pourras pas l'empêcher de venir. Me certifia-t-il, comme si je n'étais pas déjà au courant.

-Têtue comme une Greene. Soufflais-je alors.

-C'est pas pire qu'un Dixon. Sourit l'ancien chérif, m'arrachant un sourire.

-Hé de frère à frère... Ne la rejette pas. Tu sais, demain, tout ça ne sera peut-être plus là. Hésita-t-il à dire, me connaissant assez pour savoir qu'un tel sujet, n'était pas dans ma spécialité.

Décidément, c'était la journée d'abord Carole, maintenant Rick, et avec franchisse, je n'avais qu'une envie, c'était fuir ces discussions, refouler les sensations présentes au fond de moi.

-J'suis pas comme toi. Finis-je par dire, malgré moi, m'étonnant autant que lui. Si je ne pouvais pas en parler avec lui, je ne le ferais jamais, alors je continuai.

-Michonne et toi, c'est bien. Mais ces truc là, c'est pas pour moi, ça ne l'a jamais été et ça ne le sera jamais.

Il m'étudia un moment, essayant de déterminer ce qu'il pouvait me dire ou pas, il passa lentement ses doigts sur son menton semblant réfléchir.

-Ne fuis pas le bonheur... C'est ce qui nous fera tenir dans ce monde de merde... Alors si il se présente à toi, saisi-le et ne le lâche pas. Me conseilla-t-il honnêtement. Mais dans ma tête le bonheur et Daryl Dixon étaient deux choses bien séparées comme si ils ne devaient jamais se rencontrer.

-Allez on a besoin de repos. Finit-il en se levant, il tapa un main sur mon épaule et me salua.

« Putain » Jurais-je pour la énième fois. J'étais allongé dans mon lit et j'essayais désespérément de trouver le sommeil qui apparemment me fuyait le plus possible. Cette fille me hantait, son visage, son odeur, ses sourires, sa peau, sa voix. Dés que je fermais les yeux des images d'elle m'envahissait la tête, la revoyant avec la petite dure à cuire dans ses bras, souriant à une blague, me narguant avec ses « Mr Dixon ».

Cette journée après la chute de la prison tournait en boucle dans mon esprit. Il y avait cette cabane où elle avait absolument voulu boire, je souris devant sa ténacité à obtenir ce qu'elle voulait. Ce jeu stupide qui finalement avait mal tourné. J'avais hurlé sur elle, l'accablant de mes propres misères, alors que j'étais juste énervé contre moi. Elle n'avait pas reculé devant mes cris, elle y avait répondu avec ferveur, me tenant tête. Alors que j'avais agi comme un vrai connard, elle m'avait juste serré dans ses bras, voulant faire sortir tous ce que j'avais en moi, tous les remords présents dans ma tête. J'avais senti ses petits bras s'entourer autour de ma taille, sa tête collée contre mon dos et une onde de chaleur avait alors traversé tout mon être.

Je la revis le soir même, à la lueur de la lune, ses sourires, sa douceur, ses espoirs, à ce moment là, elle avait allumé un petit quelque chose en moi. Et sans en connaître la raison, j'm'étais livré à elle, comme à personne. Alors que je lui avais expliqué que je n'étais rien avant le tournant, elle n'avait vu que le positive. Elle avait voulu me rassurer et en l'écoutant ce soir là, j'm'étais juré que je laisserai rien lui arriver, que je la protégerai quoi qu'il arrive, pour qu'elle garde cette lumière au fond d'elle, cet espoir. Mais à cet époque, je n'avais pas encore réalisé que j'aurai du la protéger de moi, je n'avais pas osé imaginer que les choses évolueraient comme ça. Comme quoi au juste ? Mais dans ma tête, ce sont ses yeux qui m'ont répondu. Et encore une fois, sa voix retentit en moi, la revoyant chanter dans le camping car, observée de tous. Sa cuisse sous ma main provoquait un effet unique sur moi, autant que sa voix m'envoyait des milliers de frissons.

«Loving can hurt, loving can hurt sometimes
But it's the only thing that I know
When it gets hard, you know it can get hard sometimes
It is the only thing that makes us feel alive »

« Loving can heal, loving can mend your soul
And it's the only thing that I know »

Encore maintenant, j'en tremblais, elle était juste tellement lumineuse, je n'étais pas vraiment sur que l'amour pouvait guérir, j'avais juste la certitude que ça apporterait encore plus de souffrance. Mais dans sa voix, ça sonnait tellement vrai, qu'on avait presque envie d'y croire.

«You won't ever be alone And if you hurt me
That's okay baby,Wait for me to come home »

Depuis qu'elle avait chanté, je ne cessais de l'entendre, ressentant la même émotions que lors du trajet, je souris en pensant à ces paroles, elle était rentré à la maison. Avec nous, avec moi. Le lit semblait horriblement vide. Comme quoi au juste ? Me posais encore une fois la question, retrouvant ma pensé initiale. Ses yeux qui à nouveau me répondirent. « C'est la fille d'Hershel » « la petite fille d'Hershel » me répétais-je encore et encore.

Jusqu'au moment où j'entendis la porte grincer. Son odeur arriva directement dans mes narines, confirmant l'identité de la personne, même si je n'avais pas réellement de doute la dessus. Je m'autorisais un sourire tout en ne faisant aucun mouvement, voulant lui faire croire que je dormais. J'entendis ses petits pieds parcourir l'espace entre la porte et le lit. Je la sentis se mettre dans le lit, essayant de minimiser ses gestes. Elle resta de son côté, gardant une certaine distance. Je dus me forcer pour ne pas me retourner ou simplement glisser ma jambe contre la sienne pour créer un contact.

-Je sais que tu ne dors pas. Dit-elle alors, me faisant sourire, même si j'avouai que ça me troublait de savoir qu'elle était capable de le réaliser. Hésitant encore, je me retournai doucement pour découvrir son visage à quelques centimètre du mien, couché sur son coussin, me regardant. Mon cœur se serra lorsque j'aperçus la lueur de tristesse à l'arrière de ses cils.

-Daryl... murmura-t-elle, faisant par ce simple son, hérisser les poils de ma nuque. Je ne peux plus être sans toi. Avoua-t-elle d'une voix tremblante.

-C'est ce que tu crois petite fille. Contrais-je d'un ton aussi doux que possible m'étonnant moi-même.

Le silence s'installa alors quelques instants, alors que nos regards restèrent figés l'un à l'autre, ma remerciant silencieusement d'être venu me rejoindre. Me rendant compte à quelle point, le vide sans elle était immense.

-Je ne suis plus une petite fille. Avança-t-elle une nouvelle lueur dans les yeux. J'avalai difficilement ma salive devant l'expression de son visage.

-Je sais. Répondis-je sur le ton de la confidence, avec une voix plus rauque que je l'aurai cru. Oh oui, je l'avais compris. Après tout, je dormais avec elle depuis pas mal de temps et je savais que mon corps avait bien réalisé que ce n'était plus une gamine. A ce moment, il m'aurait été si facile de céder à mes pulsions mais je n'en avais pas le droit. « c'est la fille d'Hershel » répétais cette petite voix dans ma tête. Je n'aurais certainement jamais imaginer me retrouver un jour dans un lit avec une fille plus que magnifique, sans pour autant pouvoir la toucher. Malgré ma frustration devant l'interdit, je souris devant cette pensée, cette fille n'était pas n'importe qui, c'était Beth.

-J'suis désolé. M'excusais-je alors, ce qui n'était pas une habitude chez moi. Je suis un con.

-Sur ce point Mr Dixon, je ne vais pas vous démentir. Sourit-elle narquoise.

Elle ferma les yeux et se rapprocha discrètement, et dans un geste automatique, je me mis sur le dos, la laissant mettre sa tête sur mon torse, écoutant les battements de mon cœur qui à cet instant précis, battait comme jamais. C'était presque naturel, et surtout apaisant. Je la sentis s'endormir quasi instantanément et comme les nuits précédentes, elle vint installer ses jambes entre les miennes, se serrant le plus possible contre moi. Sans en avoir réellement conscience, ma main trouva place dans son dos en dessous de son t-shirt, rentrant en contact direct avec sa peau. La chaleur maintenant quotidienne, remonta en moi et même si je savais qu'en temps qu'homme mon corps réagissait, je savais aussi que je serais levé avant qu'elle puisse s'en rendre compte. « Je ne peux plus être sans toi » résonna sa voix dans mon esprit et la voix de Carole fit écho à la sienne « et toi, tu as besoin d'elle » et je réalisai alors à quel point ces paroles reflétaient la réalité. C'était moi qui avait besoin d'elle, certainement plus qu'elle avait besoin de moi. Ce fut sur cette pensée que les bras de Morphée m'emportèrent.

Nous étions au milieu d'une route, lieu de rassemblement pour nous retrouver après avoir effectué notre mission. Ni trop près, ni trop loin de l'endroit à attaquer.

Rick dispatcha tous le monde, s'assurant que chacun sache ce qu'il avait à faire, expliquant à nouveau les différents points.

J'étais assis sur le capot de la voiture, écoutant et réfléchissant. Beth était positionnée à côté du véhicule, à ma hauteur, attentive et concentrée mais surtout déterminée. Les souvenirs de ce matin, me fit légèrement sourire.

C'était la première fois que j'avais eu si dure à sortir de mon lit, savourant la douceur de sa peau. Mais son souffle chaud sur ma poitrine avait réveillé en moi, un instinct que je préférais garder endormi le plus possible. Du coup, je m'étais détaché en essayant de ne pas la réveiller, voulant calmer mon excitation avant tout. J'étais à peine assis sur le bord du lit qu'elle m'avait déjà salué, me faisant jurer intérieurement.

-Hé ! lança-t-elle d'une voix ensommeillée.

-Salut ! Répondis-je sans prendre la peine de me retourner, pour ne pas qu'elle s'aperçoive de mon trouble. Avec précipitation, je ramassai mon jean's à mes pieds pour l'enfiler le plus rapidement possible. Comme tous les matins, je pouvais sentir son regard persistant sur moi, je mis mon t-shirt et me tournai enfin vers elle, silencieusement. Elle se tenait assise sur le lit, les jambes repliées contre sa poitrine. Ses cheveux entouraient naturellement son visage, donnant une vision angélique. Ses yeux bleus ayant la profondeur de l'océan, sa douceur de son teint pâle légèrement rosé. Je n'étais pas sur qu'il puisse exister quelque part une vision plus belle que celle que j'avais devant les yeux.

-Tu es sur que tu veux venir ? Eus-je la force d'articuler, souhaitant plus que tout qu'elle reste ici. Elle ne prit même pas la peine de me répondre, se leva, se dirigea vers le meuble où quelques jours au par avant, elle avait disposé quelques vêtements à elle.

-J'vais me préparer, je te rejoins dans la cuisine. Me répondit-elle simplement, provoquant un soupir de résignation en moi.

Mon sourire s'agrandit encore, en pensant à la tête que Rick avait fait en la voyant descendre les escaliers. Le regard qu'il m'avait lancé était pleine d'insinuations que j'avais juste nié d'un signe de tête. Je ne voulais pas que les autres imaginent, ce qu'il n'avait pas lieu d'exister. Je secouai légèrement la tête pour me concentrer sur ce qui devait être fait, j'attrapai doucement le bras de Beth et descendis du capot. Rick s'approcha de nous et elle prit la parole, nous surprenant tous les deux.

-Rick, nous pouvons encore changer d'avis.

Voyant que j'allais prendre la parole, elle me coupa d'un geste sec et autoritaire.

-J'peux convaincre Grégory de revenir à notre marché initial, il n'est pas trop tard. Je ne suis pas certaine que tuer ces gens soit la meilleure solution. Compléta-t-elle.

Mon ami s'intéressait à ce qu'elle disait, il l'écoutait patiemment alors que tous ce qu'il aurait du faire, c'était de balayé sa proposition d'un revers de la main. le silence me rendit quelques peu nerveux.

-Trop tard Beth, et puis aucun d'entre nous ne veut que tu reste à la colline.

Il s'autorisa un regard vers moi et murmura un truc à son oreille que je ne sus distinguer. Mais elle sourit largement et rougit suite à sa révélation.

-Tu verras tout ce passera bien, finit-il en posant une main rassurante sur son bras.

Devant leur échange, mes sourcils se froncèrent de curiosité. Mais j'étais reconnaissant que mon ami, était du même avis que moi. Elle soupira, secoua la tête d'un air las avant de déclarer.

-Vous êtes tous si têtu.

Sa déclaration nous arracha un sourire et Rick se détourna de nous.

-Pas plus que toi. M'amusais-je un peu, voulant l'apaiser du mieux possible. Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Ne pus-je m'empêcher de demander, l'air de rien.

-ça, c'est un secret. Me nargua-t-elle tout sourire, la rendant incroyablement éblouissante. Une moue amusée s'installa alors sur mon visage, en l'observant évoluer parmi les autres, me demandant ce que notre ami avait pu lui dire pour la rendre si rayonnante.

Heath et Glenn revinrent avec plusieurs têtes de mordeurs pour que Rick puisse déterminé laquelle ressemblait le plus à Grégory. Même si j'devais admettre que c'était quelque peu morbide, je savais que c'était un bon plan et que ça pouvait marcher. Nous étions tous prêt pour ce qui nous attendait et je savais qu'ensemble on y arriverait.

Carole et Maggie devaient rester près des véhicules, prêt à fuir dés notre retour. Les autres et moi-même, nous devions aller à l'attaque. Mais avant, je voulais juste essayer encore une fois de la convaincre, c'était plus fort que moi, je me tournai vers Beth l'observant quelques secondes entrain de vérifier ses armes.

-Reste ici avec Carole et Maggie.

Elle ne dit rien mais son regard s'exprimait pour elle, elle nia de la tête.

-Beth, s'il te plait. Essayais-je de l'amadouer, sachant pourtant que ce n'était pas du tout mon genre. Mais si ça pouvait la faire changer d'avis alors je pouvais essayer. Ces yeux s'écarquillèrent et je remarquai un sourire d'amusement devant le ton faussement suppliant que je venais d'utiliser. Elle se mordit la lèvre inférieur, cherchant ce qu'elle allait dire.

-Ecoute, Dixon. Commença-t-elle foncièrement. Cette fois, si tu y vas, j'y vais aussi. C'était sans appel, et elle savait que je ne pouvais pas laisser les autres aller seul dans ce merdier. Quoi que je fasse, elle serait des nôtres dans cette mission. Les autres nous observaient d'un air légèrement amusé par la façon dont elle m'avait parler. Mais pour être franc, à ce moment là je n'en avais rien à faire. Tout ce qui m'inquiétait, c'était que quoiqu'il m'en coûte je devrais la garder en vie. D'un pas déterminé, Beth et moi partirent avec Michonne et Rick.

Plan d'action : le but était d'être rapide, précis et surtout silencieux. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. Nous devions nous infiltrer à l'intérieure, tuer ceux présents et trouver l'armurerie le plus vite possible.

Première étape : échanger la tête de Grégory contre le type de la colline qu'on était venu délivrer. Si ça fonctionnait comme prévu, nous pourrions alors sans problème nous débarrasser des deux gars en garde. Et la russe fonctionna, ils acceptèrent de rendre l'otage. Profitant que l'un deux partait le récupéré, j'écorchai celui qui resta, enfonçai mon poignard dans sa tête pour éviter qu'il tourne. J'appelai alors les autres d'un signe pour débarrasser le lieu. Nous embarquâmes le corps pour le dissimuler, le type de la colline se replaça l'air de rien, attendant qu'on lui rendre son ami. J'aperçus le regard de Beth, légèrement agité mais je devais me concentrer. Lorsque le deuxième type revint avec l'otage, Michonne le tua à l'aide de son katana alors qu'on s'occupait de mettre l'otage en sécurité. Et l'entrée était à nous.

Deuxième étape : Éliminer tout ceux présents sans exceptions, sans état d'âme pendant qu'ils dormaient. Je n'avais qu'une seule crainte, que tout parte mal et nous échappe. Pour éviter le pire, nous devions en aucun cas laisser un de nos opposants nous apercevoir. Je me permis un regard à Beth qui se tenait arme levée, entre Rick et moi, m'assurant de l'entourer tout le temps. Arrivé à l'intérieur, Michonne et l'ancien shérif prit la première porte, tandis que je me dirigeai avec Beth sur la seconde. Notre objectif, trouver l'armurerie le plus rapidement possible.

Dans l'une des pièces que nous ouvrîmes, il y avait deux personnes endormies, nous savions ce que nous devions faire, les consignes étaient claires. Beth franchit le seuil de porte alors que je m'assurai que tout était en ordre, surveillant les alentours. Je refermai la porte, évitant de faire le moindre bruits, je pris mon couteau et sans hésiter je me dirigeai vers l'un des deux hommes et d'un coup net, j'enfonçai ma lame dans son crâne, soufflant péniblement. Je pivotai sur moi et je découvris Beth au dessus de l'autre gars, les mains tremblantes, ses yeux observaient quelques choses sur le mur. Alors que je découvrais les photos épinglées, j'eus un haut de cœur et de la bille remonta dans ma bouche. Des portraits de corps mis en bouilli décorait le béton, reflet d'une mort plus que violente. Revenant à nos obligations, je mis ma main sur celle de Beth pour lui faire comprendre que je m'en chargeais, mais toujours parfaitement silencieuse, elle dodelina de la tête. Elle leva son arme blanche et d'un air sombre, que je n'avais jamais vu sur son visage, elle l'enfonça dans la boite crânienne du type endormi. Elle déglutit difficilement, me fixa deux secondes et me fit signe de continuer. Sans savoir pourquoi, une étrange fierté m'habitait alors que je la voyais si forte et courageuse.

En sortant du dortoir, nous croisâmes Glenn et Heath et nous passâmes devant Abraham et Sacha. L'idée que chacun donnait le meilleur de soi était assez rassurante. Je me tenais derrière Beth, m'assurant de la garder le plus proche possible, nos armes en main prêt à toute éventualité. Encore une fois, je fus étonné par sa détermination et son obstination, elle cachait de mieux en mieux ses émotions, et à ce moment là, aucune ne transparaissait sur son visage. Nous avancions à petit pas, gardant un calme olympique. Je me mis alors dos à elle, surveillant nos arrières, la suite se passa très vite.

-merde ! Jura la jeune femme derrière moi, je me retournai aussi rapidement que mon corps me le permettait et découvrit un type face à elle avec une brosse à dent en bouche. Celle-ci le regarda horrifiée alors qu'il comprenait ce qu'il était en train de se passer. Il essaya de se retourner, fit un geste avec son bras et avant que j'ai eu le temps de faire quelque ce soit, Beth releva son poignard et enfonça celui-ci dans la nuque de l'ennemi, la lame vers le haut en direction de sa tête. Le corps chuta lourdement et en tombant il s'écrasa sur l'alarme qu'il avait voulu déclencher avant de se faire poignarder et elle se mit automatiquement en route. Je pris Beth par les épaules, la forçant à pivoter vers moi.

-On y va, cours, ne te retourne pas et tire. Reste près de moi. Ordonnais-je d'une voix forte, repoussant la panique qui s'injectait dans les veines. Suite au bruit strident, des hommes armés sortirent de partout, les tirs fusaient par ci par là. Je me déplaçai le plus vite possible, essayant de trouver un chemin pour nous sortir de cet enfer. Je tuai un type face à moi, puis un deuxième qui s'était glissé entre Beth et moi, essayant d'ignorer l'angoisse en moi, me servant de l'adrénaline qui parcourait mon corps. L'éclat présent dans les yeux de la femme devant moi, était quelque chose de nouveau, je ne l'avais encore jamais remarquer. Une Beth détachée, prête à tout, acharnée sur ce qu'elle faisait, continuant d'avancer, ignorant certainement la peur qui devait l'habiter. Il y avait quelque chose de terriblement angoissant à la voir agir ainsi et en même temps de tellement rassurant, la sentant capable de tout.

Un grand homme surgit de l'arrière d'une porte sur notre gauche, et sans l'ombre d'une hésitation, elle lui tira une balle en pleine tête. Elle me regarda alors et légèrement je la poussai pour qu'elle prenne de la vitesse, ses yeux s'écarquillèrent fixant un point au delà de moi. En un clin d'œil, elle leva son flingue et une balle passa à quelques centimètres de moi. Je sentis alors une lame froide effleurer mon bras, provoquant une coupure superficielle. J'aperçus l'homme qu'elle venait d'abattre s'effondrer à mes pieds. Si elle n'avait pas agi, il m'aurait eu. L'expression dans ses yeux changea, une lueur étrange, un peu hystérique passa. Je pris son visage entre mes mains, essayant de lui faire garder la tête sur les épaules, c'était pas le moment de flancher.

-Merci ! Dis-je rapidement avec un petit signe de tête, j'attrapai sa main et la tirai en direction opposé. Nous devions absolument sortir de là. Sans savoir comment, nous passions à travers les balles qui nous entouraient de partout.

Nous nous regroupâmes à Michonne, Rick, Abraham, Sacha, abattant chaque homme qui se mettaient en travers de notre chemin. C'était eux ou nous de toute façon. Tout ça ressemblait de plus en plus à un véritable carnage.

Ce fut à ce moment là, que nous trouvâmes Heith et Glenn dans l'armurerie, Jésus face à eux, deux armes braquées devant lui, ayant servi à abattre une série de gars dont les corps reposaient sur le sol.

Et enfin, le silence revint. Chacun bloquant sa respiration, sans oser relâcher la pression, retenant notre souffle comme si une bombe pouvait encore nous exploser à la tête. Leur arsenal était très bien fourni, des armes à feu en tous genre, des lances, magnum, des mitraillettes,... Prenant le temps de vérifier si nous n'avions rien oublié, si personne ne pouvait encore nous tomber dessus, redoublant d'attention pour éviter des pertes inutiles, nous nous dirigeâmes vers la sortie.

Rick ouvrit un volet, laissant apparaître la lueur du jour maintenant levé, tous nous sortîmes sécurisé de nos armes, ne baissant pas notre garde. Nous récupérâmes le véhicule pour que Heith et Tara puissent partie en mission ravitaillement comme c'était prévu, et j'aperçus Beth serré la jeune femme dans ses bras à la suite de Glenn.

J'avais toujours mon armes levés, pointant l'horizon autour de moi, prêt à intercepter le premier signe de danger, elle vint alors me rejoindre.

-C'est fini. Signala-t-elle tremblante, certainement un mélange d'émotions et de fatigue. Doucement, sans réellement me détendre, je m'autorisai à baisser mon arme.

-ça va ? L'interrogeais-je alors, surpris par ce qu'elle venait d'accomplir. Elle n'avait pas faibli, elle n'avait pas hésité, elle s'était battue comme jamais. Mais elle avait tué et je savais que ça allait la tourmenter. Elle n'était pas le genre de personne à continuer à dormir sur ses deux oreilles après avoir commis ce genre de chose.

Elle acquiesça de la tête, elle prit alors mon bras et passa ses doigts sur la légère entaille infligée un peu plus tôt. Si elle n'avait pas été là, ce type aurait certainement réussi à me tuer.

-Tu n'as pas trop mal ? Demanda-t-elle, les yeux brillant d'inquiétude. Je ne savais pas vraiment qui avait mis cette femme sur ma route, mais une chose est sur c'est que pour rien au monde, je le regretterai. Après la nuit qu'on venait de passer, elle était la seule lumière à éclairer les idées dans ma tête. Cette fois-ci, je ne cherchai ni à fuir, ni à me détourner, je cédai juste à l'envie de la serrer contre moi. Faisant retomber toute la pression retenue durant les dernières heures, je la pris doucement dans mes bras, embrassant du bout des lèvres son front, ayant juste besoin de son contact pour m'assurer qu'elle était bien là.

-Merci. Murmurais-je alors à son oreille, je la vis rougir devant ma reconnaissance et elle en fut que plus touchante. Ses yeux s'illuminèrent, retrouvant un peu leur éclat habituel.

Mais alors que j'étais entrain de me noyer dans son regard, un grognement bien connu retentit. Je me détachai de Beth, et mon regard balaya l'espace autour de nous, essayant de repérer la provenance du son.

-Putain de merde, fils de pute, connard ! Hurlais-je de rage, en me précipitant sur le type qui avait enfourché ma moto.

-Daryl ! Cria mon amie à ma suite, sa voix tourmentée par la peur mais je l'ignorai totalement, trop perturbé par l'apparition soudaine de mon engin qu'on m'avait enlevé quelques semaines plus tôt. Je sautai de toutes mes forces sur le gars, le faisant chuté lourdement au sol, sous moi et sans maîtriser ma rage, je l'assommai de coups.

-Où as-tu eu cette moto ? M'informais-je méchamment, envahi par le souvenir du jour où elle avait été prise.

-Daryl. Entendis-je prononcer la voix de Beth, mais je n'arrivais plus à rien contrôler, ne voyant que la colère à travers moi.

« Lâche le, connard » Résonna une voix dans la radio attaché au type. Je me stoppai net, surpris, me sentant aussitôt observé. Je me remis d'un bond sur mes pieds, cherchant du regard, le moindre signe d'une nouvelle présence.

« Lâchez vos armes, toi, là, le con avec le colt » Continua la voix, confirmant mon impression, j'avais beau regarder autour de nous, je ne percevais rien, ni personne.

« On a une Maggie et une Carole avec nous » reprit la femme dans la radio.

Mon sang se glaça et mon regard tomba sur Beth, qui était livide, un air mortifié sur le visage, suite au choc provoqué par l'annonce. Glenn se décomposa aussi tôt, secouant la tête en signe d'impuissance.

-Bordel. Murmurais-je.

Troisième étape : Récupérer les nôtres.

Et voilà, j'espère que ce chapitre vous a plus, j'avoue que j'ai apprécié écrire certain passage. Qu'avez-vous pensé des discussion avec Carole et Rick? J'espère que j'ai été assez fidèle à Daryl. Même si le chapitre termine comme l'épisode, le prochain sera différent de la série sur certains points, comme les dispositions des lieux ... Pour la suite de mon histoire, je suis encore dans le doute alors je voudrais connaitre votre avis. Est-ce que je garde Glenn en vie ou non? N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre, à très vite.