Auteur de la version en anglais :neko-nya sur fanfiction . net

Traduction : Nami-chan

Yellow

Chapitre 9

Kagami passa ses notes en revue, se rappelant que Kuroko avait aussi mentionné un mot mais cela n'était pas répertorié dans l'inventaire. "Je n'ai jamais vu de mot dans notre boîte de preuves."

"C'est parce que je ne l'ai pas donné à la police. À cette époque, j'étais si convaincu que Kise reviendrait que je n'en ai pas vu l'utilité," admit à contre cœur le joueur pro.

"Est ce que tu l'as toujours ?" après avoir écouté l'histoire de l'autre, il ne doutait pas que l'autre l'ait conservé, mais il décida que demander directement à voir le mot serait contre productif.

Il y eut un moment de pause avant que Aomine ne hoche la tête. "Ouais...c'est quelque part... je crois..."

"Eh bien, on pourrait aller prendre un verre plus tard et voir si on peut remettre la main dessus," suggéra facilement Kagami.

Le pro secoua la tête. "Je ne bois pas. Boire me rappelle..."

Boire me rappelle qu'il me manque...

La non-dite affirmation sonna fortement tandis que les deux restèrent assis.

"Le coach n'aime pas que l'on boivent," ajouta rapidement le plus grand, changeant la direction de sa phrase.

"Je suppose donc que je vais devoir me contenter de passer plus tard pour le trouver. J'espère que je ne interromprai pas encore une fois."

Aomine renifla. "Je doute d'avoir de la visite aujourd'hui merci à cette conversation déprimante. Et par expérience, je sais que les femmes ne trouvent pas particulièrement attirant les hommes qui font la gueule."

Posant son regard sur son carnet de notes, Kagami tapa son stylo sur quelque chose que Tatsuya avait trouvé. "Dit moi, le coach de ton lycée et le même que celui qui coach ton équipe de maintenant, non ?"

"Hein ? Ouais, pourquoi ? Le coach n'est rentré dans l'équipe qu'il y a environ deux ans. Il avait été étonnamment d'une grande aide et très motivant après la disparition de Kise. Après ce jour, j'avais pratiquement commencé à tout rejeter et j'étais prêt à vivre comme un clodo pour le restant de mes jours." le pro soupira d'un air abattu tandis qu'il passait en revue ses souvenirs," Je...la seule manière dont je puisse décrire ça c'est que quand Kise a disparu, c'était comme s'il avait pris le soleil avec lui. A ce moment là je me souviens que coach m'avait dit..."

"Écoute Aomine, tu peux soit continuer comme ça et si devenir inutile que si boucle d'or te voyais, il aurait honte de revenir avec toi, où tu peux faire quelque chose de ta vie et connaître tant de succès et devenir si connu qu'il reviendra vers toi en rampants juste pour te revoir. Je me moque de savoir ce que tu va faire de ta vie, mais tu ne devrais pas juste tout envoyer en l'air."

"Donc j'ai décidé de devenir célèbre pour que peu importe où il soit, il entendrait mon nom. Puis j'ai eu un autre choix à faire. Est-ce que je choisissai le chemin vers le reste du monde qui m'avait été ouverte ou le basket-ball ?"

"….si tu deviens un pro, je devrai probablement en devenir un aussi puisque à chaque fois que je te vois jouer, je veux jouer moi aussi !"

"Et tu as choisi le basket parce que Kise n'aurait jamais été capable d'y résister."

"En gros oui. Ça me semble une idée plutôt stupide maintenant considérant qu'il n'y ait jamais eu aucune chance qu'il se remontre à nouveau," dit l'autre avec cynisme.

Observant l'autre homme, Kagami put voir pourquoi Kuroko et Momoi étaient si sympathique envers lui. Il avait fait son choix de carrière entièrement dans l'espoir de pouvoir revoir le blond un jour. La femme avait vu juste quant elle avait dit qu'il avait dû espérer un miracle plus que quiconque.

Kagami retroussa les lèvres. "Tu as une idée de qui pourrait avoir voulu faire du mal à Kise ? Où de quelqu'un qui désapprouvait ta relation avec lui ?"

L'homme secoua la tête. "Je pense que personne n'approuvait ce que nous faisions. Ils ne montraient pas d'objections ouvertes, mais ils n'ont jamais approuvé. Plutôt, je dirais qu'ils le toléraient. Mais je n'ai aucune idée de qui aurait bien pu lui vouloir du mal. Cela étant, quelqu'un d'autre qu'Haizaki, mais il s'est probablement dégonflé après ce coup de poing." l'homme lâcha un autre soupir. "Faites confiance à Kise pour ce fourrer dans ce genre de pétrin. Quel idiot...ça m'énerve rien que d'y penser. Je n'arrive toujours pas à croire qu'il ait été se faire assassiner comme ça. Ils nous à tous laissés derrière."

Kagami leva un sourcil surpris. Bien que la colère soit une réaction normale, il ne s'était pas attendu à des fluctuations d'émotions. Un instant, le plus grand se souvenait avec tristesse des jours passés avec le blond et le suivant, il se plaignait de lui. Il ne put s'empêcher de demander, "Donc, qu'était exactement Kise pour toi ? Je veux l'entendre de ta bouche." bien qu'il ait entendu le ton affectueux et le désir dans la voix de l'autre, il voulait l'entendre de vive voix.

Aomine se frotta la nuque en réfléchissant, un léger renfrognement sur ses lèvres. "Mettre un nom dessus le dévaloriserait. Kise m'était, plus qu'aucun homme ou femme que j'ai jamais rencontré, très précieux." ses yeux étaient fuyants lorsqu'il continua, sa voix rauque d'émotions, "Bien sûr, a ce que je sache, on aurait très bien pu se séparer le jour suivant où on pourrait aussi bien toujours être ensemble maintenant. Peut-être que je le mets sur un piédestal même dans mes souvenirs mais cet idiot avait cette façon de faire son chemin dans les cœurs." puis il releva les yeux et regarda fixement Kagami, "Ne me regarde pas avec pitié. Je n'ai pas besoin que tu te fasses du soucie, connard. C'est déjà suffisant que j'aie eu à dire la moitié de chose que j'ai dite."

"Qui a dit que je me faisais du soucie ?" soupirant, il posa sa dernière question, "Une dernière chose et tu pourras partir. Nous avons aussi trouvé une boucle d'oreille avec le corps. J'ai le sentiment que tu sait exactement de quoi je parle. Peux-tu m'en dire plus là-dessus ?"

Le pro se figea un instant avant de hausser les épaules. "Ouais, je sais de quoi tu parles. Un anneau bleu, c'est ça ? C'était un cadeau d'anniversaire que je lui avais fait... il avait eu l'air si bêtement heureux et avait refusé de l'enlever depuis... eh, avant de partir, tu pourrais me dire comment s'est arrivé?"

Momentanément pris d'un conflit interne, Kagami décida que la pire chose qu'il puisse faire soit d'éviter la question. Après avoir expliqué tout ce qu'ils avaient découvert jusqu'à présent sur le meurtre, il ne put que détourner le regard pour ne pas voir l'horreur dans les yeux bleus nuit de l'autre. "Et c'est tout ce que l'on sait pour l'instant... " il referma silencieusement son carnet de notes et remarqua les bords de quelque chose dépassant d'un côté. Tirant dessus, il se souvient de ce qu'il avait prévu de faire. Glissant la photo sur la table sans un mot, il observa tandis que les yeux d'Aomine s'écarquillèrent et que son visage ne rougisse sous l'émotion. Se levant rapidement, il se frotta la nuque. "Ne quitte pas la pièce avant que je te le dise, d'accord ? Ça peut prendre un moment, mais j'ai besoin d'aller dehors et de vérifier à deux fois avec mon boss si j'ai rien oublié, compris ?"

Sortant de la pièce, Kagami essaya de son mieux d'éloigner de son esprit l'image des larmes glissant sur le visage de l'autre homme.


Tandis qu'il quittait la pièce Alex s'approcha de lui. "Tu as l'air épuisé. Comment ça s'est passé ?"

Il haussa les épaules. "Ça c'est plutôt bien passé. J'ai au moins pu le faire parler. Je voulais lui donner un peu d'espace après tout ça. J'ai besoin de me préparer pour la prochaine audition de toute façon."

La chef secoua la tête. "Je m'occupe de la femme. Tu as l'air terrible et tu n'es probablement pas en condition pour entendre quelqu'un d'autre maintenant. De plus, tu es trop gentil avec les femmes. Alors met moi rapidement au courant et je m'occupe d'elle, d'accord ? Tu peux simplement aller tout regarder depuis la salle d'observation."

"Très bien... essaye juste de ne pas faire quoi que ce soit qui puisse conduire à des poursuites."

Puis Tatsuya rentré au poste à cet instant. "Oh eh, Taiga. Tu as fini ? Est ce que tu as vu les journaux ? On dirait que ton affaire a filtré. C'est dans tous les journaux et aux infos."

Le rouquin se renfrogna tandis qu'il prit le journal des mains de son partenaire et qu'il regarda les titres. "Quoi ? Comment ? Qui a été en parler aux journalistes ? Mince, alors que nous avions réussi à faire profil bas jusqu'à maintenant."


Aomine restait assis là, seul dans la pièce, seul avec ses pensées. Un peu en colère contre lui même, il sécha ses larmes, essayant mentalement de les faire s'arrêter mais sans résultat. Bien qu'il soit reconnaissant que le détective ait quitté la pièce, il ne l'admettra jamais. Il n'avait pas voulu laisser couler ses larmes mais après avoir tant parler du blond et qu'on lui montre soudainement une photographie était plus qu'il ne pouvait en supporter d'un seul coup.

Dix ans.

Durant toutes ces années, il n'avait pas pu se résoudre à regarder une seule photo du blond, ne sachant pas comment il allait réagir. Il n'avait pas réalisé combien d'espoir il avait encore jusqu'à ce que tout soit écrasé. Incapable d'éloigner son regard de la photo, avec des mains tremblantes, il la prit et l'approcha pour la regarder de plus près dans le but de voir ce qui y était écrit entre ses larmes.

'Moi et mon Aominecchi chéri !'

Il ne peut s'empêcher de ricaner. Honnêtement, quel genre de mec dessinerait autant de cœur sur une photo ?

Tandis qu'il relisait à nouveau, tout le percuta soudainement.

Kise était définitivement parti.

"Je crois que j'en suis venu à tomber amoureux de toi,Aominecchi..."

Il n'entendrait plus jamais ce nom.

"Jouons en un contre un ! Un contre un !"

Il ne reverrait plus jamais ce visage en pleurs

"Kurokocchi, Aominecchi est méchant avec moi !"

Il n'entendra plus les plaintes constantes de Kise.

"Réveilles toi ! Bon sang, tu es encore en retard pour l'entraînement !"

Il ne verra plus jamais ce sourire cent watts.

"Encore une fois ! S'il te plaît, Aominecchi ? Juste une dernière partie ! Ça sera la dernière, je le promets !"

Il n'y aura plus jamais de match en un contre un ou des moments à se prélasser, lisant des magazines ensemble durant des Dimanches après-midi de flemmardise.

"Tu as appris à Kurokocchi comment faire des paniers ? C'est pas juste ! Pourquoi tu m'as pas appelé ?... bien sur que je suis jaloux ! Tu as pu passer du temps avec Kurokocchi ! Aie ! Pourquoi t'as fait ça ?"

Ils n'aurons plus jamais de rendez-vous discrets dans les parties les plus bondées de Tokyo où il ne suivrait plus Momoi pour la surveiller de loin pendant ses rendez-vous galant à elle.

"Je te battrais la prochaine fois Aominecchi, c'est certain !"

Il y avait tellement de choses qu'ils ne referont plus, tellement de choses qu'il ne s'était pas rendu compte à quel point elles lui manquaient avant maintenant.

"Aominecchi, je t'aime tellement !"

Et le pire de tout, il réalisa, était que leur relation ne connaîtrait aucun aboutissement.

Il ne saura jamais s'ils auraient put où non enduré les difficultés et les obstacles ou s'ils auraient cédé sous la pression de tout. Il ne saura jamais s'ils étaient effectivement 'faits l'un pour l'autre' ou si leurs sentiments n'étaient juste que quelque chose de temporaire que son esprit d'adolescent avait fabriqué. Et quelque part, tous ces et-si et ces plus-jamais lui firent encore plus manquer le blond.

Si tu es vraiment parti, alors pourquoi est que j'ai travaillé si dur, pendant toutes ces années ?

Une autre vague de chagrin le frappa durement, et il put à nouveau sentir les larmes lui brûler les yeux.

Il ne pouvait pas se souvenir de la dernière fois qu'il avait pleuré pour quelque chose.

Depuis quand exactement le blond lui était il devenu si précieux ?

Ses épaules tremblantes, il enfouit son visage entre ses bras et essaya de ravaler ses sanglots.

Pour la deuxième fois dans sa vie, il sentit comme si le soleil avait disparu et que son monde avait cessé de tourner.

"Merde, Kise..."

Qu'est ce que je suis censé faire maintenant ?


Après un long moment, Kagami entra prudemment dans la salle. Même s'il voulait donner l'autre homme un peu de temps seul pour pleurer et se calmer à sa convenance, il ne voulait pas que le pro s'endorme ici. Le plus grand était encore assis, le fixant avec des yeux rougis, paraissant tout aussi épuisé et encore plus qu'agacé. "T'en a mis du temps. Alors je peux déjà partir, où tu veux encore en savoir plus sur ma vie privée ?"

Kagami secoua la tête, choisissant d'ignorer la rougeur des yeux de l'autre. "Ma faute, quelque chose c'est produit à la dernière minute. Mais non, nous avons fini pour l'instant. Je repasserais plus tard ce soir pour voir ce mot par contre."

Soupirant lourdement, le joueur professionnel se redressa. "Je suppose que ça signifie que je vais devoir essayer de le retrouver alors."

Bien qu'il ait le sentiment que l'homme savait exactement où cela se trouvait, il hocha la tête. "Ouais, avec un peu de chance tu le trouvera. Je te préviendrai avant de passer."

"Et ce que Testu viendra lui aussi ?"

"Je ne sais pas, peut-être. Pourquoi ? Et ce que ça te gênerait qu'il vienne ?"

Un haussement d'épaules. "Pas vraiment. Je suppose que non."

"En fait, pourrait tu repasser plus tard pour récupérer Momoi ? J'ai le sentiment qu'il aura besoin de ton support après." il put dire en regardant l'autre que celui ci comprenant dans quelle position difficile il avait mis son amie d'enfance et combien elle avait eut à supportée pour son bien.

"D'accord, appelle moi simplement." laissant sa voiture sur place, Aomine fit son chemin vers la sortie et s'arrêta pour lui accorder un regard. "Écoute, je ne t'apprécie pas particulièrement ou autres, mais cette affaire... je te la confie. Tu ferait mieux de trouver qui a fait ça et de le faire payer."


Ces mots résonnaient toujours dans sa tête quand Momoi entra au poste. "Bonjour, Kagami-san."

Il inclina la tête en salutation. "Eh, j'espère que tu as put trouver un peu le sommeil la nuit dernière."

"Plus ou moins. Tu n'as pas l'air terrible toi non plus, détective. Est ce que c'était Dai-chan ?" elle se renfrogna. "Il n'a pas posé de problèmes, si ?"

"Non, en fait il a été d'une grande aide, même s'il était plutôt retissant au début."

La compréhension brilla dans ses yeux. "C'est un sujet difficile pour lui." puis elle lui fit rapidement un sourire triste. "Je suis désolé ça peut te paraître étrange que je continue à rester avec lui comme ça. Je suppose que je suis devenue protectrice envers lui après avoir grandi à ses côtés.

Kagami se frotta la nuque distraitement. "Pas vraiment, je ne pense pas que ce soit bizarre. C'est naturel de vouloir garder un œil sur les gens à qui l'ont tien." jetant un coup d'œil à Alex, qui sortait de son bureau, il se souvint que ce n'était pas lui qui allait conduire interrogatoire. "Donc cette dame c'est Alex, ma supérieure. Elle m'aide donc c'est avec elle que tu vas parler aujourd'hui. Tu préférais parler avec une autre femme de toute façon, non ?"

Momoi secoua la tête. "Ça ne me pose pas de problème de parler avec elle. Si elle travaille sur l'affaire, je lui donnerai mon entière coopération."

"Merci beaucoup. Si elle fait quoi que ce soit du stupide, tu as juste à crier."

"Quo- ?"

Juste à cet instant, Alex s'avança vers eux avec son meilleur sourire professionnel et tendit sa main à l'autre femme. "Tu dois être Momoi Satsuki. Je m'appelle Alexandra Garcia, et je viendrai en aide à Taiga pour cette affaire. Allons viens, nous pouvons aller là-bas pour parler.

Soupira d'appréhension pour lui même, il s'avança jusque dans la salle d'observation pour écouter leur conversation.


Se tenant derrière la vitre sans teint, il sentit le besoin urgent de courir aller voir Alex pour lui dire de bien se comporter quand bien même elle n'avait encore rien fait. Il du se rappeler qu'elle aussi était un détective, tout comme lui, et qu'elle était son supérieur avec ça. "Aller, Taiga, elle peut être professionnelle quand besoin est..." il essaya de se convaincre sans grand succès.

Alex ne perdit pas de temps en plaisanterie et se pencha en avant, posant ses coudes sur la table. "Quelle est donc ta relation avec Aomine Daiki ?"

L'autre femme répondit avec autant de sérieux, "Eh bien, il est un membre de l'équipe que je manage. Et nous sommes des amis d'enfance. J'ai grandi avec lui."

"Et Kise Ryôta ?"

"Il était mon meilleur ami."

"Est ce que tu as jamais d'intérêt romantique envers l'un d'eux ?"

"Non. J'étais intéressé par quelqu'un d'autre."

"Donc leur relation ne te posait aucun problème ?"Momoi hésita pendant un instant. Le boss de Kagami percuta immédiatement. Il avait oublié combien elle pouvait être perspicace quand elle travaillait sérieusement. "Tu n'appréciais pas vraiment qu'ils soient ensemble ? Pourquoi ? Parce que c'était tous les deux des hommes ?"

Elle secoua la tête. "Non, non, ce n'est pas ça du tout ! J'étais contente qu'ils soient ensemble ! J'étais... soulagée."

La blonde releva un sourcil. "Soulagée ?"

Il n'y avait aucune critique dans son regard quand elle parla, "Quand il s'agissait de sortir ensemble ou de relation, Aomine-kun n'avait pas le meilleur score de longévité. Il a tendance à être insensible et trop direct bien qu'il ne le veuille pas vraiment. Et depuis qu'ont est petits, rien ni personne ne semblait pouvoir se mettre entre lui et le basket. Il repousse les gens sans en avoir l'intention avec ses mots maladroits et sa concentration à ce que la plupart des gens ne voit que comme un simple sport. Donc quand Ki-chan... je veux dire, Kise-kun... "

Alex haussa les épaules. "Appelle les simplement comme tu en as l'habitude, où ce avec quoi tu es confortable."

"Quand Ki-chan ma dit qu'il pensait à avouer ses sentiments, je me suis inquiétée. J'avais peur que Dai-chan soit insensible comme toujours et finisse par lui faire du mal. Mais le jour suivant, il était revenu me voir et avait dit : 'Aominecchi est étonnamment mignon, non ?' quelque part, tout s'était réglé entre eux deux. Je m'étais inquiétée que Dai-chan ne trouve jamais personne, et que j'aurai à veiller sur lui pour le restant de mes jours parce qu'il n'est en fait pas si indépendant qu'il pousse les gens à le croire. Je veux dire, j'aime Dai-chan comme un frère, mais ça aurait été trop. Donc il est facile d'imaginer mon soulagement quand Ki-chan était entré en jeu."

"Mais Kise disparu. Est ce que tu es devenue manager juste pour prendre soin d'Aomine ?"

"Non, bien sûr que non. Je pense qu'une partie de moi avait peur de devoir assumer ce rôle encore une fois, mais ça n'est pas arrivé. Après la disparition de Ki-chan, Dai-chan est devenu vraiment indépendant. On a tous les deux travaillés très durs et c'est par chance qu'ont a fini par être recrutés dans la même équipe."

"Je vois... "

"Suis-je... un suspect dans cette affaire ?"

La blonde haussa encore une fois les épaules. "Tout le monde est un suspect. Pour sûre je ne pense pas que tu sois le tueur, mais il y toujours une possibilité que tu sois impliqué. Je veux dire, dans de nombreuses affaires, ce sont ceux les plus proches de la victime qui finisse par être l'instigateur du crime. Donc dans le cas de Kise, c'est fortement probable que tu sois impliquée d'une certaine façon."

Même Kagami grimaça face à la rudesse de son ton.

Momoi resta calme, bien qu'elle ne se tende. "Si je suis suspecte, donc même si je dis que je n'aurais jamais rien fait pour faire du mal à Ki-chan, il y a une chance qu'on ne me crois pas, c'est ça?"

"Je suppose. À la fin de la journée, on regarde de plus près qui nous désigne les preuves et les témoignages. En parlant du loup, est-ce que toi où Aomine avez parlé à qui que ce soit de l'affaire ?"

"Non, je suis restée chez moi depuis que Kagami-san et Tetsu-kun m'ont raccompagné la nuit dernière. Je doute que Dai-chan ait qui que ce soit à qui en parler. On n'avait pas d'entraînement aujourd'hui, donc on avait même pas à trouver d'excuse pour notre absence."

Acquiesçant, Alex pinça ses lèvres, son cerveau passant en revue les informations qu'elle recevait. "Très bien alors. Continuons. Parle-moi de la nuit de la disparition de Kise. Où était tu ?"

"Nous étions au banquet de la Winter Cup..."


Assis là et prenant ses propres notes alors que la femme parlait, Kagami n'était plus sûr de combien de temps s'était déjà écoulé. Plus Momoi parlait du blond, plus elle se rapprochait des larmes.

"...Je me souviens que Ki-chan m'avait dit combien il était content que Tetsu-kun batte Dai-chan. 'Quand on a joué en un contre un, il souriait à nouveau. J'aurais quand même souhaité que ce soit moi qui rallume cette étincelle en lui,' il m'avait dit. Je pense qu'il s'inquiétait de l'intérêt pour le basket de Dai-chan plus que n'importe qui d'autre."

"Et pourquoi ça ?"

"Il avait peur que si Dai-chan puisse s'ennuyer avec quelque chose qu'il aimait autant que le basket, alors il pourrait se lasser de Ki-chan tout aussi facilement. C'était pour ça que Ki-chan avait l'habitude de demander à Dai-chan de choisir entre lui et le basket tout le temps. Les garçons peuvent être si stupides parfois..."


Pendant que les deux continuaient de discuter de l'affaire avec Momoi ayant constamment besoin d'essuyer les larmes de ses yeux, quelqu'un frappa légèrement à la porte. Relevant les yeux, Kagami leva un sourcil quand Tatsuya passa la tête par l'encadrement de la porte. "Taiga, Aomine est ici."

"Hein ? Oh oui." Il avait oublié qu'il avait demandé au joueur professionnel de repasser. "Peux tu lui dire d'entrer ?"

"D'accord."

Ce retournant vers l'audition, il avait manqué ce qu'Alex venait de dire mais cela avait poussé la femme plus jeune à pleurer au point qu'elle n'arrive plus à articuler ses mots.

Aomine entra, ayant l'air un peu mieux que plutôt. Il se douta que l'autre homme avait dû faire une sieste où s'était simplement effondré après être rentré chez lui. "Hey."

"Hey..." le pro laissa traîner, voyant Momoi dans l'autre pièce, en larmes. Il fronça les sourcils rageusement. "Grand Dieu, qu'est ce que vous être en train de lui faire là dedans ?"

Et avant qu'il ne puisse répondre, Alex se leva, se pencha, et embrassa la plus jeune.

Momoi sembla abasourdie tandis qu'elle restait assise.

La mâchoire d'Aomine se décrocha, oubliant toute protestation qu'il aurait pu ajouter.

Pendant ce temps, Kagami s'était lever et s'était précipité dans l'autre salle pour éloigner son chef de l'autre femme. "Bon sang, Alex ! Je t'avais dit de ne rien faire de stupide ou d'illégal !"


TBC