Premièrement, je suis vraiment désolée pour le temps entre chaque publication mais j'ai retapé tous les chapitres de ma deuxième fiction et il y a déjà une bonne centaine de page. Cependant, maintenant que cela est fini, je vais pouvoir commencer à la publier. Youpie. Pour revenir à une raison de vivre, je me suis replongée sur ce dernier chapitre que j'ai tapé et retapé et encore retapé, je pense que c'est le plus difficile que j'ai écrit jusqu'à aujourd'hui et honnêtement je ne sais pas trop quoi en penser.
ATTENTION AUX SPOILERS.
Deuxièmement, un très grand merci à vous tous, lecteur. Je suis reconnaissante de voir que vous me suivez encore, j'ai des super commentaires qui me font plus que plaisir et merci de m'ajouter dans vos favoris. Vous êtes formidable et j'ai réellement peur de vous décevoir à chaque nouveau chapitre.
Troisièmement et finalement, je tenais à vous dire que je suis arrivé à un point critique de mon histoire mais essentiel, je ne veux pas en dire trop alors je vous laisse apprécier votre lecture et j'espère que vous en serais enchanté. Lorsque j'ai écris la fin de ce chapitre, je n'arrêtais pas d'avoir la chanson de Harry Styles dans la tête,N'hésitez pas à l'écouter elle est génial.
Je mettrais une note d'auteur à la fin, bonne lecture.
Point de vue de Beth
Le camping car avançait sur la route, les arbres défilaient devant moi, le plan était simple, conduire jusqu'à la colline, montrer Maggie au médecin puis rentrer chez nous. Rien de très compliqué en soi, pourtant, un nœud d'anticipation tordait mes intestins. Peut-être parce que rien ne se passait vraiment comme nous l'avions prévue ou juste parce que mon instinct me criait que quelque chose allait se produire. Je tenais fermement la main de ma sœur assoupie sur la banquette, son teint était livide, une transpiration ruisselait sur son front, indiquant à quel point elle était mal.
Je ne pouvais m'empêcher de détailler du regard les gens autour de moi. Abraham était celui qui conduisait, Sacha se tenait à ses côtés. Ils semblaient plongés dans une conversation qui me paraissait assez personnelle par la façon dont ils se regardaient où s'autorisaient de petits gestes doux. Le destin jouait parfois de drôles de tours, rassemblant des âmes qui aux premiers abords n'avaient pas grands choses en communs, à l'image de Daryl et moi-même.
Dans un coin du véhicule, Aaron et Carl parlaient le regard déterminé, j'étais incapable d'entendre le moindre mots mais par la façon dont ils nous regardaient Maggie et moi, j'étais convaincue qu'ils parlaient d'elle. Le plus jeune me fit un petit sourire qui se voulait soit rassurant soit encourageant, en tout cas, il appuyait leur soutien. Je fis de mon mieux pour lui retourner le sourire mais je savais que mon visage devait retranscrire plus une grimace qu'un véritable sourire.
J'étais juste crispée par l'angoisse, mes pensées tournées vers ma sœur malade et qui risquait de perdre son bébé, j'étais conscience qu'une telle chose la ferait terriblement souffrir. Je lui accordai une pression de main, voulant montrer ma présence. En plus de ça, s'ajoutait les images persistantes de Daryl en danger. Je ne savais absolument pas où Glenn et lui étaient mais quelque chose me hurlait qu'ils avaient du rencontrer de gros ennuis. Je secouai la tête, essayant d'éloigner ces idées noirs hors d'elle, je devais tout faire pour m'éclaircir l'esprit. Seulement, mes craintes ne faisaient qu'augmenter alors que je pensais à Juddith qui était restée à Alexandria. Mon cœur devenait une boule de douleur, rendant ma respiration compliquée. J'avais tellement peur de ne plus jamais la voir, de ne plus pouvoir la prendre dans mes bras, de la voir sourire. Si il devait lui arriver un malheur, je ne me le pardonnerais jamais. « Elle est entre de bonnes mains » me forçais-je à penser, Rick avait confiance en Gabriel pour prendre soin d'elle, alors il ne me restait plus qu'à faire pareil. « S'il te plaît, sois en sécurité » murmurais-je pour moi-même comme une prière muette.
Quelques chose au fond de moi me disait que notre voyage ne serait pas sans embûches, et en toute honnêteté, j'en étais terrifié. C'était comme si je me retrouvais oppressée par je ne savais même pas quoi, mais ce sentiment ne semblait pas vouloir me quitter.
J'aperçus Rick s'approcher lentement de nous, le regard protecteur. Il passa une main tendre et douce sur le front de Maggie qui ouvrit les yeux, ceux-ci vitreux certainement de douleurs. Je laissai un petit soupire s'échapper de ma bouche, tout en lui donnant un petit sourire , cherchant à être apaisante.
-Hé les filles, ça va bien se passer, commença l'ancien chérif. Vous savez pourquoi ?
Je me contentai de hausser les épaules, ne trouvant pas la force d'articuler le moindre mots, ma sœur le fixait attendant la suite.
-Parce que nous sommes ensemble, jusqu'à maintenant, tout ce que nous avons fait, nous l'avons fait ensemble et nous nous en sommes toujours sorti. Tant que nous resterons ensemble, nous sommes capable de tout.
Alors qu'il parlait, il avait attrapé nos mains jointes dans les siennes, comme si il essayait de nous transmettre son réconfort et sa sécurité. Sans lui, je n'étais pas très sur de ce que nous serions devenus. Le destin avait bien fait de le mettre sur notre route, j'en étais consciente et convaincue. Il était le pilier de ce que nous avions construit, de notre famille. Mon père avait eu une confiance aveugle en ses capacités de leader et je n'avais aucun doute qu'il avait eu raison. Je mettrais ma vie entière entre les mains de cet homme car je savais qu'il ferait de son mieux pour nous protéger comme il l'avait toujours fait. Je lui souris en remerciement de son attention, Maggie acquiesça doucement de la tête en fermant aussi vite les yeux et je dus me faire violence pour réprimer un frisson de panique. Je posai un petit baiser timide sur la joue de Rick.
-Merci, murmurais-je. Il était essentiel qu'il voie à quel point je me sentais redevable, non seulement pour aujourd'hui et ce qu'il était entrain de faire mais également pour tout le reste.
Cependant, derrière ces mots prononcés, je ne pouvais nier la lueur de crainte qui voyageait dans son regard alors qui regardait ma sœur. Je savais qu'il était envahit par un certain doute. Il se détourna de nous et j'embrassai le front de mon aînée, ressentant la fièvre sous mes lèvres.
-Courage Mag's, Rick a raison, tout ira bien, nous le faisons toujours.
Le camping car se stoppa et j'entendis Abraham appeler Rick avec un faux semblant de calme. Je relevai ma tête et je remarquai aussitôt le regard interrogateur et assez inquiet sur tous les visages qui m'entouraient. Je me mis debout et me glissai jusqu'à l'ancien chérif pour observer l'extérieure, du moins, ce qui nous avait forcé à nous arrêter. Trois voitures se tenaient devant nous, entourée par plusieurs hommes armés, il y avait même un homme allongé au sol. Je me permis un coup d'œil à l'homme à mes côtés pour voir son avis. Celui-ci se dirigea directement en dehors du mobil home, et sans demander quoi que ce soit, je le suivis, tout en attrapant mon arme attaché à ma ceinture. Les autres nous imitèrent et nous nous plaçâmes face à nos opposants. Avec rapidité, je comptai huit hommes, deux se tenaient plus en avant, peut-être les dirigeants, il y avait le type couché au sol comme mort. Les six autres étaient éparpillé autour des voitures, tous vraiment bien armés et un regard sombre, même rageur.
-Nous pouvons passer un marcher, Retentit la voix de Rick à mes côtés, me faisant légèrement sursauter. -Voilà le marché, nous prenons toutes vos armes, et nous tuons l'un d'entre vous, c'est comme ça que nous fonctionnons.
Mes yeux s'écarquillèrent devant l'horreur de ces paroles et un frisson d'angoisse remonta le long de ma colonne vertébrale.
-ça va pas être possible, assura notre leader.
Discrètement, il nous fit signe de remonter à l'intérieur du véhicule et sans discuter, je suivis Carl, Abraham, Sacha, Eugène et Aaron. Lorsque Rick arriva à la porte du camping car, il se retourna vers les autres.
-Tu veux faire d'aujourd'hui ton dernier jour sur terre ?
-Non, mais tu fais bien de relever la question. Réfléchis, si c'était ton dernier jour sur terre, ou peut-être pour l'un de tes amis. Peut-être que tu devrais être gentil avec les gens que tu aime.
Le son dans la voix de cet homme, me glaça le sang, mes yeux se refermèrent sans que j'arrive à retenir mes paupières. Une nouvelle fois, une prière muette se forma dans mon esprit. Je ne savais même plus à qui je m'adressais, ça pouvait être au ciel, à un dieu quelconque, à mon père ou tout simplement à ces hommes apparemment sans aucune pitié. Cet arrêt improvisé ne fit qu'accentuer mon inquiétude, comme si c'était la confirmation qui indiquait qu'un malheur allait bel et bien se produire.
Après avoir fait demi-tour, Abraham stoppa à nouveau l'engin, un peu plus loin et Eugène entreprit de réaliser un nouvel itinéraire, aidé par Sacha. J'avais retrouvé ma place auprès de ma sœur et j'étais incapable de penser au pire, le cœur serré par la crainte de devoir annoncer l'horreur à Glenn. Non, ça ne pouvait pas arriver, nous retournerions tous à Alexandria, il n'y avait rien d'autre à envisager.
-Tout va bien Maggie, soufflais-je en caressant tendrement sa joue.
Une fois que le faux scientifique eut ficeler un trajet correct, nous reprîmes la route. Je faisais de mon mieux pour repousser la panique qui m'étouffait de plus en plus.
-Je ne laisserai rien t'arriver, murmurais-je à l'oreille de ma sœur.
Je sentis le camping car s'immobiliser à nouveau, je ne pus m'empêcher de soupirer plus fortement que je l'avais prévu. Un mélange de sentiments me remplissait toute entière, de la terreur, de l'exaspération, et un empressement que tout se termine. Je me relevai pour me tenir aux côtés de Rick et voir ce qui cette fois, nous empêchait d'avancer. Il y avait cette fois cinq voitures bloquant la route.
-On y va, déclara Sacha de manière impatiente. Je fronçais les sourcils, essayant de visualiser nos chances d'avoir le dessus et de sortir vivant d'un tel conflit. Ils étaient beaucoup, le risque était trop élevé.
-Il y a seize hommes, argumenta Rick.
-c'est trop dangereux, appuyais-je.
Dieu seul savait à quel point ma sœur m'importait, plus encore, ce dont j'étais capable de faire pour la sauver mais dans ce cas-ci, c'était impossible, ça revenait à se jeter dans la gueule du loup.
-Demi-tour, confirma notre chef.
Je me refusais à détourner mon attention des hommes face à nous. La boule d'angoisse logée dans le creux de mon ventre augmenta encore, rendant ma respiration de plus en plus difficile.
Une réalisation prit forme dans ma tête, comme une évidence. Ces hommes dangereux et mauvais jusqu'à la moelle se jouaient de nous. Non seulement, ils voulaient nous intimider mais au delà de ça, j'avais l'impression qu'ils essayaient de refermer un piège autour de nous. C'était comme si je pouvais voir le malheur se diriger droit dans notre direction, sans qu'on puisse vraiment le contrer.
En retournant m'installer près de Maggie, je surpris le regard de Rick sur moi et ce que j'y lus me pétrifia incroyablement. Il nous savait en danger.
Nous avions repris la route et mon esprit était en ébullition, j'étais juste incapable de m'arrêter de penser. Si nous n'avions pas eu tout ces contre-temps, nous serions probablement déjà à la colline, le docteur aurait pu voir Maggie et l'aider. Toute fois, nous étions toujours sur cette putain de route et nous servions de jouets à ces monstres. Je n'étais pas stupide, je savais que c'était les représailles pour ce que nous avions fait, nous avions sous-estimé notre ennemi, ils étaient beaucoup plus nombreux, ce que nous avions détruit n'était qu'un avant poste. Aujourd'hui, nous étions entrain de payer nos gestes. Tout en moi me criait que ce n'était que le début, certainement le début de la fin.
« Papa, je t'en pris, aide-nous» suppliais-je silencieusement. Mes pensées divergèrent vers Daryl, mon cœur se serra en l'imaginant blessé ou pire encore. Le fait de ne pas savoir où il se trouvait, ni dans l'état dans lequel il était me terrifiait terriblement. Cet homme était devenu si important pour moi, chaque partie de mon être aussi infime soit-elle, le réclamait. Il y avait une telle peur qui me dévorait, celle de ne pas le revoir, de ne plus jamais l'embrasser, de ne plus le tenir contre moi. J'étais si reconnaissante d'avoir eu la chance de partager cette nuit avec lui, le souvenir me réchauffa quelque peu, j'étais prête à tout pour repartager un moment identique avec lui. J'eus l'espoir fou qu'il revienne chez nous et qu'il découvre que nous étions parti. Je l'imaginais pendant un instant, arriver pour tous nous sauver comme le héro d'un conte de fée. « Imbécile» m'insurgeais-je mentalement, la vie n'était en rien comme les histoires pour enfants. Je ne voulais pas penser une fraction de seconde à mourir sans lui dire à quel point il était devenu mon monde, à quel point j'en étais tombée amoureuse. « Je t'aime » pensais-je aussi fort que possible, comme si en faisant ça, j'étais capable de communiquer avec lui par télépathie. Je fis de mon mieux pour reprendre le contrôle de moi-même, essayant de respirer calmement.
Ce fut à ce moment là, que le camping car s'arrêta encore. En observant l'expression figée sur le visage de mes amis, je compris que ce qu'ils voyaient, était important. Carl avait les yeux écarquillés d'effroi.
-Il y a fallu beaucoup d'homme pour faire ça, informa Eugène.
Je me relevai pour détailler ce qu'il y avait face à nous alors que Rick reprenait la parole, les sourcils froncés par la contrariété.
-On peut pas passer à travers, ça ferait trop de dégâts.
Je vis alors une ligne de rôdeurs enchaînés l'un à l'autre qui traversait toute la route. Bon sang, mais quel genre d'humain pouvait s'amuser à faire une telle horreur?
-Abraham, tu reste au volant, on va s'en occuper, recommanda l'ancien chérif.
Nous le suivîmes tous, excepté le rouquin. Je ne savais pas détacher mes yeux de la chaîne de mort-vivants. C'était juste une vision surréaliste, une drôle d'impression me fit frisonner des pieds à la tête. Je croisai le regard de Carl, celui-ci avait un air déconfit, les lèvres fortement pincées dans une fine ligne.
-La veste de Michonne, dit-il alors en pointant un rôdeur qui était en effet vêtu du vêtement de la samouraï, ainsi que d'une dreadlock.
Les battements de mon cœur s'accéléraient d'une manière inimaginable, je me forçais à détailler chaque mort devant moi, retenant ma respiration, ayant peur de ce que je pouvais découvrir. Je n'étais pas certaine d'être consciente du cri aigu qui sortit de ma bouche, me faisant trembler violemment.
-C'est la chemise de Daryl ! Réussis-je à prononcer mortifiée et en colère.
Sans savoir la contenir, une larme glissa le long de ma joue que j'essuyai aussi vite dans un geste rageur. Dans un mouvement irréfléchi, je me précipitai vers le rôdeur comme pour lui arracher la chemise. Rick me retient par le bras et son regard me persuada que ce n'était pas une bonne idée, néanmoins, sa bouche était crispée par la colère probablement à l'image de la mienne.
-Je … ils … bégayais-je, sans vraiment savoir ce que je voulais dire, j'avais juste envie de hurler.
-On sait pas Beth, finissons en avec ça, compléta mon ami.
Il tira d'un coup sec sur la dreadlock qui pendait de la tête du marcheur, son geste était rempli de haine. Je levai mon couteau pour l'enfoncer durement dans la tête du rôdeur qui portait la chemise de Daryl. Avant même que j'ai pu sortir la lame du crane tout pourri, des tirs retentirent tout au tour de nous. Ça sortait de partout.
-Dans le camping car ! rugit Rick, en tirant sur mon bras, pour que je revienne en arrière.
Je retirais aussi vite mon arme de la tête putréfiée avant d'obéir à mon ami. Nous nous précipitâmes vers le véhicule et en arrivant à la porte, je me rendis compte que Rick ne m'avait pas suivi. Il avait pris sur lui pour briser la chaîne de rôdeurs, nous laissant le passage.
-Roule ! hurla-t-il à Abraham au dessus des coup de feu.
-Rick, grouille ! criais-je à mon tour.
Il m'atteignit le plus vite possible et ensemble, nous montâmes dans le mobil home. En entrant à l'intérieure et une fois que le véhicule soit remis en mouvement, je me rendis compte que mes joues étaient humide par les larmes. Je m'en voulus directement d'être si faible alors que ma sœur était en danger. «nous le sommes tous» pensais-je tétanisée, seulement mon but était de protéger Maggie et si possible son bébé. « Ils ont Michonne, Daryl, probablement Glenn et Rosita... ils sont peut-être morts » Tous se mélangeaient en moi, je n'arrivais pas à m'arrêter de songer, de ruminer, c'était plus fort que moi. Cependant, je savais que je devais garder mon esprit clair pour affronter ce qui nous attendait, ce que nous allions devoir traverser. Tout ça n'était que le commencement de leur plan machiavélique.
Nous roulions essayant de trouver le moyen de nous rendre à la colline, Maggie était bouillante, et l'angoisse que je ressentais pour elle me galvanisait littéralement. « Mon dieu, papa, seigneur, qui que vous soyez, aidez-nous !» J'étais parfaitement conscience de la stupidité de prier ou de croire à un possible miracle mais je ne savais plus quoi faire d'autre. En réalité, à chaque fois que je m'autorisais à respirer, la panique m'accablait un peu plus, tout m'inquiétait. J'étais terrifié pour ma sœur, pour son bébé, pour Juddith, pour nous tous ici, pour Glenn et nos amis perdus je ne savais où, … pour Daryl. J'avais difficilement ma salive à cette pensée. Jamais je n'aurais pu imaginer ce matin même, qu'à l'heure actuelle, nous serions dans une telle situation, et encore moins que nous serions séparés.
Je restais immobile, assise aux côtés de Maggie, serrant sa main dans la mienne, essayant de lui donner toute ma force. J'entendis Rick parler doucement à Abraham.
-demi-tour, murmura-t-il.
-Pour aller où ? S'enquit le rouquin, sachant certainement que nous étions manipulé.
Je sentis néanmoins, le camping car changer de direction. J'eus l'impression qu'un anneau se resserrait de plus en plus autour de mes tripes, noués par l'inquiétude.
-ça va aller Maggie, je ferai mon possible pour, chuchotais-je.
Elle ouvrit ses yeux, les plongeant immédiatement dans les miens et j'essuyais du mieux que je pus les larmes qui s'attardaient sur mes cils. Je lui accordai un petit sourire fragile.
Rick se rapprocha lentement de nous et comme précédemment il mit doucement sa main sur le front de ma sœur. Les yeux de celle-ci étaient écarquillé par la peur, elle semblait si effrayée. Je connaissais assez mon aînée pour savoir qu'elle avait compris qu'il se passait quelque chose d'anormal.
-Il y a eu des tirs ? Demanda-t-elle justement.
-des sauveurs, mais ils sont partis maintenant. Tout ce que tu as à t'inquiéter, c'est de te reposer.
Il faisait de son mieux pour essayer de l'apaiser, de la rassurer, toute fois, au delà des mots, je pouvais apercevoir que tous les traits de son visage transpiraient la panique. Bien entendu, ce constat ne m'aidait en rien à me calmer, je n'arrivais presque plus à gérer mes craintes qui étaient tout à fait fondées.
-Pourquoi tu pleures ? M'interrogea-t-elle, intriguée, loin d'être convaincue par les dires de notre ami.
-juste inquiète pour le bébé et toi, mentis-je à moitié.
Je lui souris tendrement, caressant ses joues pâles et chaudes de températures.
-Rick a raison, tu dois te reposer, dors Maggie... nous allons à la colline.
Je sentis le regard de l'ancien chérif braqué sur moi, et il n'eut pas à me dire quoique ce soit pour que je comprenne que nous devions discuter. Je donnai un léger baiser sur le haut de la tête de ma sœur comme pour lui annoncer que je revenais tout de suite et je suivis notre leader.
-ça va ? Voulut-il savoir, connaissant probablement déjà la réponse.
Je ne pus que hocher la tête de façon automatique, je savais que si j'ouvrais la bouche un torrent de larmes risquait de sortir de moi, pire encore, je craignais de devenir hystérique. Je ne voulais pas m'effondrer, je ne pouvais pas. De plus, Rick aussi était en état de stresse, il savait que Michonne était quelque part en mauvaise posture au même titre que Daryl. Pourtant, il se tenait là, droit face à moi, voulant s'assurer que je me portais bien, du coup, même si ce n'était pas le cas, je devais le faire aller. Je devais me montrer forte autant qu'eux tous, je n'avais aucun droit de me plaindre.
-je sais ce que tu ressens, mais ils peuvent le faire, comme nous. Nous le ferons tous, confirma-t-il.
-je sais, nous sommes ensemble, essayais-je de me montrer convaincante.
Cependant, lui comme moi savions que ce n'était pas si simple que ça. Seulement, nous n'avions pas d'autre choix que de croire les uns en les autres, croire en notre famille.
Abraham arrêta encore de rouler, mes yeux rencontrèrent ceux de Rick et comme un accord nous nous dirigeâmes vers l'avant du véhicule. Devant nous, des troncs d'arbres empilés dans un gros tas, bloguaient la route, nous empêchant de passer, encore une fois, nous étions sans issue. Mes mains se mirent à trembler, ce n'était plus seulement de la peur, mais la rage à l'intérieure de moi prenait le dessus. J'avais cette envie de hurler, de tuer tous ceux qui se dresserait dans mon chemin. Nous sortîmes tous et je poussai un soupir d'agacement.
Chacun d'entre nous observait la scène, se demandant le but de tout cela mais surtout cherchant une solution. J'étais complètement concentrée lorsqu'un type tomba du pont, pendu à une chaîne. Je ne sus retenir le petit cri de surprise de sortir de ma bouche. Une croix était dessinée sur la poitrine de l'homme qui se mit à s'agiter pour se détacher. D'un geste similaire, Carl et moi levèrent nos armes directement suivi par Aaron.
-Vous n'arriverez pas à l'atteindre, intervint Abraham, sur de lui.
-Nous pouvons essayer, affirmais-je, écœurée à l'idée de ne rien faire pour sauver ce malheureux.
-Rien ne sert de gaspiller nos balles, enchérit le grand roux.
Oh mon dieu, il avait raison, nous aurions besoin de chacune de nos munitions. Incertaine et blessée, je baissai lentement mon arme, le regard meurtri par la vision, acceptant difficilement le destin du futur mort face à nous. Une larme roula le long de ma joue et je ne cherchai même pas à la dissimuler. Un homme, peut-être innocent, était entrain de mourir d'une horrible manière et j'étais tout simplement impuissante. Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de ce dur spectacle, je sentis alors une chaleur se répandre jusqu'à moi.
-Rick, interpellais-je en voyant les tronc commencer à prendre feu.
-Vous feriez mieux de partir, ça risque de devenir chaud par ici, rugit une voix que je reconnus comme celle du type qu'on avait croisé un peu plus tôt.
-Allons-y, nous encouragea l'ancien chérif, complètement transpirant et j'en connaissais la cause.
-Tu as été gentil avec les gens que tu aime j'espère, reprit la voix d'un ton qui me remplit d'un froid glacial.
Pour la énième fois, nous reprîmes le trajet en sens inverse pour nous éloigner de cet effroyable endroit. Le sentiment d'être oppressée grandit au fond de ma poitrine, m'envoyant un goût amer en bouche. Je me sentais nauséeuse, le cœur au bord des lèvres. J'étais effondrée devant les constatations qui se faisaient en moi. Nous étions encerclé, tous les chemins que nous empruntions se retrouvaient blogués. En plus de ça, nous avions une limite de mazout et je savais que nous ne pourrions pas continuer à jouer au chat et à la souris éternellement. J'avais peur, mais il était hors de question que j'abandonne, nous devions trouver une solution, mettre un terme à cette connerie, et amener Maggie à la colline.
Rick prit la décision de nous faire arrêter pour pouvoir mettre les choses au point et essayer d'adopter une stratégie pour contrer ses imbéciles.
-Toutes les routes sont bloguées, sans issues, entamais-je même si chacun de nous le savait déjà. Nous sommes juste entrain d'entrer dans leur jeu.
-Ils nous attendent de chaque côté, continua Sacha.
-Nous ne pouvons pas nous contenter de faire ça, soulignais-je.
-Je sais, nous devons trouver le moyen d'arriver à la colline, constata Rick.
-Logiquement ce qu'ils attendent, c'est ce véhicule, intervint Eugène en me surprenant. Tout ce qu'ils voient d'un côté comme de l'autre, c'est le contenant, pas ce qui s'y trouve à l'intérieure.
La lumière se fit dans ma tête, comprenant son analyse et sa manière de réfléchir. Il avait tout à fait raison, ces gens attendaient pour voir arriver ce camping car. Nous devions continuer notre route à pieds, à travers les bois. Nous pouvions porter Maggie jusqu'à destination pendant que l'un d'entre nous continuerait de faire rouler cet engin.
J'observai Rick qui dandinait de la tête en signe d'affirmation, il devait comprendre aussi ce que cela signifiait et il semblait approuvé l'idée. Je savais que c'était risqué, ça allait faire un bon trajet à découvert mais c'était notre seule chance et surtout la seule solution.
-Nous devons essayer, clamais-je.
-C'est un plan, nous allons le tenter, acquiesça l'ancien chérif.
C'était du congres, nous avions un semblant de plan, quelque chose pour nous donner l'espoir d'y croire encore, de réussir. Une possibilité que tout se passerait bien. Je fis de mon mieux pour étouffer l'angoisse qui flottait toujours au fond de moi et je poussais un soupir de détermination. Tout irait bien, ma sœur s'en sortirait, le bébé aussi, nous rentrerions chez nous et je retrouverais Daryl.
La nuit était tombée et nous avions pas le choix, nous devions prendre la route à travers la foret. Eugène avait proposé de prendre la suite avec le camping car, c'était son idée, il voulait le faire et je ressentais un vrai sentiment de reconnaissance vis à vis de cet homme. Bien sur, c'était une personne bizarre de toutes les manières possibles, il n'était en rien comme Rick, ni Abraham, encore moins comme Daryl mais il avait sa place dans notre groupe, dans notre famille.
Je pris soin de préparer avec Sacha ce dont nous avions besoin, faisant attention de bien avoir fixé mon arme et mon couteau. Je jetai un coup d'œil à Carl qui me sourit gentiment, voulant m'apporter du réconfort. Je profitai pour faire le tour de toutes les personnes qui m'entouraient, consciente que chacun d'entre eux jouait leur vie pour ma sœur. Ils étaient tous devenu au fil du temps si important. J'aperçus Rick occupé à s'entretenir avec Eugène, lui donnant un bidon d'essence, lui distribuant certainement ses dernières recommandations. Je vis le mulet tendre un papier à notre leader mais j'étais incapable de savoir de quoi ils parlaient. Sans m'en rendre compte, mes pieds me guidèrent jusqu'à eux, l'ancien chérif se tourna légèrement sur moi et posa sa main sur mon épaule.
-Nous n'allons plus traîner Beth, me dit-il.
J'acquiesçai sans un seul mot, le laissant s'éloigner. J'avais besoin de montrer ma reconnaissance à Eugène, il devait savoir à quel point le geste qu'il faisait était important à mes yeux. Seulement, j'étais incapable de former une phrase cohérente, les paroles refusant de sortir de ma bouche. De plus je doutais de la fragilité de ma voix pour être capable d'aligner deux mots. Je m'avançai droit sur lui et instinctivement, je lui posai un léger baiser sur la joue, je remarquai ses paupières clignées plusieurs fois sur l'effet de la surprise et je m'autorisai un petit sourire.
-Merci pour ce que tu fais, finis-je par ajouter.
-C'est une chose normale. Sauve ta sœur.
-Tu es un membre de la famille Eugène, tu es important, je suis contente de te connaître et de t'avoir parmi nous. Je ne sais pas comment je te revaudrai ça, mais je le ferai.
Je le pris dans mes bras pour lui faire une accolade encourageante.
-reste en sécurité, murmurais-je en m'écartant enfin pour laisser la place à Abraham. Les deux hommes avaient certainement beaucoup de chose à se dire, après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble.
Une fois que l'échange entre le grand roux et le faux scientifique prit fin, nous nous dirigeâmes sans plus attendre dans les bois. Sacha, Rick, Aaron et Abraham portaient Maggie qui était installé sur une civiè -ci grinçait des dents à l'idée d'être immobilisée et inutile, elle avait essayé de nous convaincre qu'elle pouvait marcher mais ce n'était même pas envisageable. Bien entendu, elle était pleinement consciente du danger qui nous guettait, ça devait la rendre folle de ne rien savoir faire. Carl et moi passions en avant pour libérer et assurer le passage, nous occupant des éventuels rôdeurs qui se glissaient sur notre chemin. En toute honnêteté, la boule d'angoisse qui bloguait ma respiration à cet instant, n'était en rien provoquée par la présence de mort-vivant. La seule chose qui m'effrayait, c'était le risque de voir apparaître à tout moment un groupe d'hommes devant nous. Mon cerveau refusait toujours de croire que les gens étaient devenu ainsi, cruels. Je devais me rendre à l'évidence et admettre que les marcheurs n'étaient plus la première menace, l'homme était le pire prédateur pour lui-même. Cependant, est-ce que ça n'avait pas toujours été le cas ? Bien sur ma question n'était que rhétorique, il n'était pas nécessaire d'y répondre.
Malgré le noir qui nous entourait et la peur que chacun de nous devait ressentir, nous avancions motivé comme jamais pour amener Maggie en sécurité. Je surpris le regard de Carl sur moi et je vis qu'il remuait les lèvres, voulant me faire passer un message mais plus encore me montrer son soutien et j'en étais émue. Le son de ses paroles était à peine audible malgré le calme de la nuit mais je compris ce qu'il me disait.
-On est capable de tous, utilisa-t-il les paroles de son père.
Malgré mon angoisse, un petit sourire naquit sur mes lèvres, ébahie une nouvelle fois par sa détermination et sa maturité. Il était si jeune, « plus jeune que moi » me rappelais-je un peu amusée. Toutefois, il était déjà un homme, rempli de courage et d'une force implacable, à l'image de son père. Je ne doutais pas qu'un jour il ferait un excellent leader et j'espérais être là pour le voir et l'encourager. Pour l'instant, il restait encore un adorable petit frère pour moi et j'en étais persuadée pour Maggie. Quelque chose en moi me poussa encore à supplier le ciel pour de l'aide. J'allais lui répondre pour le remercier de son attention quand des sifflements se firent entendre tout autour de nous. Une véritable terreur se répandit dans tout mon être, les poils de ma nuque se redressèrent aussitôt. Ma tête pivota dans tous les sens pour détailler chaque recoins, voulant trouver la provenance des bruits, essayant de détecter toutes présences humaines.
Instinctivement, nous nous mîmes à courir comme pour nous échapper, juste pour fuir cet endroit. Néanmoins, je sus toute suite, comme je le savais depuis notre premier arrêt forcé que notre sort était entre leur main. Nous nous retrouvions sans issues.
Alors que cette réalité dansait dans ma tête, des phares de voitures nous éblouirent comme l'aurait fait des projecteurs sur une scènes. Nous étions les vedettes de leur odieux spectacle. Je sentis la nausée s'enfoncer dans ma gorge faisant remonter la bille que je fis de mon mieux pour retenir, ne souhaitant pas la laisser sortir. J'entamai mentalement un mantra de « désolé », pour demander pardon à ma sœur.
Je fis un tour de 360 degré sur moi-même, découvrant ainsi des hommes nous encerclant de toutes parts, tous occupés à siffler. Il y avait beaucoup d'hommes, vraiment beaucoup, trop, j'étais dans l'impossibilité de les compter, le nombre dépassant tous ce que j'avais pu imaginer. De plus, ils étaient tous armés et tenait leur regard braqué dans notre direction, certainement impatient de voir la suite des événements. Je fermais les yeux quelques secondes, puissant dans toutes mes forces pour me contrôler et rester stable sur mes jambes. Mon cœur battait la chamade dans un rythme paniqué, m'étouffant presque, ma respiration saccadée au plus haut point.
Je pensais à Maggie que je n'avais pas su amener à bon port, à Carl à mes côtés, à Juddith, qui heureusement se trouvait à Alexandria, protégée. Je m'en voulais de ne pas l'avoir serré plus fort dans mes bras, je n'aurais probablement plus l'occasion de le faire. Je rejetai cette pensée noir alors qu'une voix résonnait dans ma tête « Allez Greene, tu es forte». Daryl, j'aurais tout donné pour être de retour dans notre chambre, dans notre lit, dans ses bras. J'allais me battre, ne pas baisser les bras, nous devions nous sortir de là. Je pris sur moi pour redresser la tête dignement, voulant me montrer aussi courageuse que les autres, faisant de mon mieux pour dissimuler la peur qui enflammait mon corps. Je détaillais la scène autour de moi, observant les hommes qui nous tenaient coincés, j'aperçus alors Eugène agenouillé au sol, complètement bouleverser, les larmes aux yeux, le visage blessé. Je soupirai agacé et en colère contre moi-même de ne pas trouver de solution.
-Vous êtes parvenu à destination, s'écria l'homme à moustache qu'ils avaient déjà croisé plusieurs fois dans la journée. Il avait un sourire odieux et méprisant sur les lèvres, visiblement fiers de son exploits. Il avait le regard sombre et on pouvait y voir une lueur amusée, c'était juste écœurant.
Depuis le début, leur but avait été de les mener ici, droit dans leur piège. Nous étions comme des animaux traqué par le chasseur. Je savais que cette fois, l'horreur allait se produire, seulement, peut-être que nous pourrions encore minimiser cette horreur, peut-être y avait-il encore une pointe d'espoir pour rattraper ce gâchis.
-Maintenant, nous allons prendre toutes vos armes.
-On peut encore... intervint Rick. Je pouvais voir à ses yeux à quel point il était conscient que la situation était délicate, il se sentait impuissant, il était entrain de perdre pieds. Son visage reflétait une certaine panique alors qu'il se voyait perdre le contrôle.
-C'est plus le moment de parler, coupa l'homme d'un ton sans appel. Sortez là de la civière ! Tous à genoux ! J'avais envie de hurler, de lui dire de fermer sa gueule, de le frapper, la panique ainsi que la rage me consumait entièrement, j'avais une telle fureur de voir tous ces hommes si mauvais. Les choses n'auraient pas du être comme ça, ça n'aurait pas du se produire. Pourtant la vérité se tenait là devant mes yeux, et je ne pouvais rien faire pour contrer ce fait. Dans une énième tentative complètement désespérée, j'implorai silencieusement n'importe quel dieu qui pourrait m'entendre, je voulais juste un miracle.
-Attendez, on s'en charge, rugit Abraham en stoppant les hommes qui se dirigeaient sur Maggie. Je le remerciai d'un regard, je me rapprochai d'eux en même temps que Sacha et lui redressaient ma sœur pour l'aider à se mettre à genoux. Je balayais son front de quelques mèches de cheveux qui se collaient à cause de la sueur et lui sourit comme pour lui faire passer tout l'amour que je ressentais pour elle.
-ça va aller Mag's, chuchotais-je.
-Oh comme c'est touchant... à genoux, répéta l'homme derrière moi.
Je me retournai pour lui lancer un regard aussi sombre que possible et me mis à côté d'Abraham pour m'agenouiller au sol. Je percevais tous les battements de mon cœurs comme jamais au par avant, comme si celui-ci allait sortir de ma poitrine sous le coup de la terreur. Je redoutais tellement ce qui allait arriver. Maggie était une épave, pâle comme les morts, transpirant dans la douleur et je me sentais coupable de ne savoir rien faire. Je pourrais supplier ces monstres mais j'étais prête à parier qu'ils m'auraient ri au visage et pire encore que ça pourrait envenimer la situation.
J'observais Rick qui se tenait face au type, essayant une dernière fois de ne pas céder à l'ordre mais non sans un regard purement colérique, je le vis doucement tomber les genoux dans la terre. Cette fois, c'était certainement l'unique chose que nous pouvions faire, se battre contre autant d'ennemi était irréalisable.
-Dwight, les autres maintenant !
Le nom qui résonna dans mes oreilles, m'apporta un frisson d'incompréhension et d'effroi. Je fixai mon regard sur l'homme en question et je croisai ses yeux, pendant une fraction de seconde j'eus envie de lui sauter dessus et de lui arracher les yeux. Je remarquai que la moitié de son visage était brûlé, et quelque chose en moi se demanda comment ça lui était arrivé, avant de me maudire aussitôt. A nouveau, j'essayais de trouver une excuse à ce genre de personne, j'essayais de comprendre comment ils étaient capable de réaliser des gestes aussi détestable, quelle en était la cause. Seulement, ils ne méritaient plus aucune pitié, aucun pardon. Ce mec avait tué Denise et avait prévu de tuer Daryl. Ce fut lui qui coupa le contact visuel en détournant le regard pour avancer vers une camionnette qu'il ouvrit.
Je ne saurais jamais par quel moyen je réussis à contenir le cri qui demandait qu'à sortir de ma bouche en découvrant Glenn, Michonne, Rosita et … Daryl.« Oh mon dieu, seigneur» Il était recouvert de sang, une couverture jeté sur ses épaules, son expression complètement indéchiffrable.
La voix de Glenn me parvient comme si j'étais à des kilomètre de là, étouffée par mon propre choc. J'étais dans l'incapacité de me détourner de l'archer, celui-ci blessé, c'était à ce moment précis, ma seule préoccupation. Je vis ses yeux se fixer sur moi, prenant alors conscience de ma présence.
-Beth, cria-t-il. Sa voix tremblait de surprise et d'horreur de me voir là, aux mains de ses hommes. Sans contrôler quoique ce soit, les larmes coulèrent le long de mon visage, je vivais un véritable cauchemars. Dans un geste de désespoir et de rage, je le vis se débattre pour me rejoindre et n'écoutant que l'envie d'être près de lui, je l'imitai, voulant juste le toucher. Avant même que j'ai eu l'opportunité de me relever, je sentis deux grosses mains faire pression sur mes épaules pour me maintenir en place. Daryl fut également rattrapé et placé sur la ligne que formait notre groupe.
-Lâche là ! Hurla-t-il sans se contenir.
Je plongeai mes yeux dans les siens «chut, Daryl, c'est bon, je suis là » essayais-je de faire passer, comme si il était capable d'entendre mes pensées. Tous les muscles de sa mâchoire se crispèrent et il se tint immobile, laissant chuter ses épaules. Toutefois, il gardait son regard braqué sur moi, j'aurais tellement aimé lui sourire pour l'apaiser mais j'en étais tout bonnement incapable vu la difficulté de notre situation. Au contraire, des larmes continuaient de sortir de mes yeux pour toucher le sol sous moi. Celle-ci étaient un mélange d'émotions que je n'arrivais plus à gérer, tristesse, angoisse, désespoir, ainsi qu'énormément de colère. Une rage indescriptible contre ces hommes, contre ce monde, contre la façon dont nous avions agis, plus justement encore, contre moi-même.
-Hé bien voilà, tout le monde est enfin là. Maintenant, j'ai quelqu'un à vous présenter, déclara l'homme à la moustache, le regard rieur.
Il se retourna contre le camping car et frappa contre la tôle.
Les secondes qui passèrent, parurent durer des heures, faisant augmenter avec elles l'appréhension de ce qui nous attendaient. Mon regard ne se détachait pas de la porte, attendant qu'elle ouvre pour laisser apparaître celui que j'imaginais être Negan.
Je fis vite le tour d'horizon de mes amis, chacun se trouvant dans le même état, rempli de doutes et de craintes. Glenn ne semblait pas avec conscience d'autre chose que de l'état de ma sœur, Rosita avait l'air en colère comme jamais. Daryl était d'une pâleur à faire peur et ne me quittait pas du regard, le sang couvrait une partie de son corps, ses cheveux tombaient devant ses yeux, je n'avais qu'une envie être près de lui. A mes côtés, il y avait Michonne le regard sombre, les traits crispés. A ma gauche, se trouvait Abraham, le buste droit, la tête fièrement levée, toujours dans le contrôle, ne baissant pas le regard. C'était un homme dur, solide, rempli de bonnes intentions et de bonnes valeurs. Maggie, était juste après, livide comme un fantôme, je la voyais dans la douleur, et sur ce constat, la colère monta encore plus en moi. Rick avait le regard froid, mauvais, ses épaules se levaient et se rabaissaient au rythme rapide de sa respiration. Il essayait apparemment de contenir la fureur qui devait gronder en lui. J'avais un espoir infime qu'il puisse encore trouver une solution à ce merdier même si je savais que nous étions dans une impasse. Sacha était impassible, droite comme un I, elle jetait des coups d'œil appuyés à Abraham, cherchant peut-être le réconfort. Aaron, il était le dernier venu dans notre groupe, le seul alexandrin présent, « nous sommes tous des Alexandrins » me corrigeais-je furtivement. Aaron était également un membre de notre famille, je savais que Daryl avait un attachement particulier pour lui, un réel respect et ils avaient réussi à lié une amitié. Je le connaissais courageux et loyal, il s'était mis en danger pour sauver Maggie, il s'était investi autant que chacun de nous et il se retrouvait avec nous dans cet enfer. Carl ressemblait encore plus à son père à cet instant précis, son regard sondait les alentour, voyageant d'un point à l'autre, analysant notre situation, jusqu'à rencontrer le mien. Il me fit une grimace qui voulait probablement faire passer pour un sourire. J'appuyai mon intention de lui envoyer ma force et mon espoir, en fronçant les sourcils. J'aurais tellement souhaiter qu'il soit ailleurs qu'ici, je ne voulais pas qu'il lui arriver quelque chose. Comment lui, Juddith et les autres enfants allaient pouvoir grandir dans un monde entouré par ce genre de monstres ?
Eugène était le dernier sur la ligne, les larmes inondaient son visage meurtri par une blessure à l'arcade sourcilière ainsi que par un œil au beurre noir. Il était complètement terrorisé, en fait, nous l'étions tous.
Je fermais les yeux, essayant de me concentrer sur ce qu'il se passait, l'esprit embrouillé et en stresse. « s'il vous plait, que quelqu'un nous aide » « oh seigneur, sauvez les gens que j'aime » « sauvez-nous ». La stupidité de mon subconscient continuait de supplier et de faire appeler à n'importe quelle magie, qui avons-le était inexistante.
Alors que j'étais perdue dans ma frustration et la sensation d'être coincée et inutile, la porte du camping car s'ouvrit laissant apparaître un homme habillé d'un pantalon noir, d'une veste en cuir noir et d'un foulard rouge autour de son cou qui contrastait avec la couleur sombre du reste de ses vêtements. Une barbe naissante recouvrait ses joues et son menton. Son visage arborait un drôle de sourire, narguant, sur de lui, hautain, son expression comme figée sur sa figure provoqua une série de frisson le long de ma colonne vertébrale. Au delà de tout ça, ce qui me perturba le plus, fut la batte de base-ball entourée de fil barbelé qu'il tenait contre son épaule. Je le sus aussitôt, elle était son arme.
Il prit place immédiatement face à nous, nous scrutant les uns les autres d'un air supérieur, sans se départir de son sourire, plus il nous regardait, plus sa mimique amusée s'agrandissait.
-ça y est , on pisse dans son froc ? Se moqua-t-il ouvertement.
Une chose était sur, cet homme était conscient de son pouvoir, il connaissait ses avantages et à l'heure actuelle, il savait qu'il était le seul maître à bord, il était celui qui prendrait les décisions.
Je me sentis trembler des pieds à la tête sous la puissance de la peur qui m'accablait. Mes yeux ne quittaient plus le nouveau venu, même si j'étais horrifié, la colère broyait toutes mes entrailles, le mélange des deux sentiments faisaient battre mon cœur plus que de raison. Ayant besoins de me calmer, je fixai mon regard sur Daryl qui me regardait toujours, j'étais toujours incapable de lire son expression. Il s'était mis en mode imperturbable et fermé, cependant je le connaissais assez pour savoir que ce n'était qu'une façade, il devait redouter ce qui allait nous tomber dessus. Je fis mon possible pour garder les larmes qui menaçaient encore une fois de couler, je souhaitais tant lui parler, j'essayais de tout projeter par mon regard. Voulant par dessus tout, lui communiquer mes sentiments pour lui.
-Laissez moi vous présenter le nouvel ordre mondial, commença Negan d'une voix forte. Donne moi tout ce que tu as ou je te tue !
J'observai la réaction de Rick, celui-ci ne bronchait pas, ne fit aucun geste, ni ne sortit aucun mot, se contentant de fixer l'ennemi férocement.
Maggie était toujours aussi mal, peut-être même plus, elle semblait complètement vaseuse. Je ne pouvais m'empêcher de me dire que nous aurions du rester à Alexandria, nous débrouiller comme nous le pouvions au lieu de s'aventurer à l'extérieure. Je reportai mon attention sur l'archer alors que l'homme à la batte reprenait la parole.
-Je veux que vous bosser pour moi.
Cette phrase me donna l'espoir que tout s'arrangerait sans forcément qu'il y ait de mort, je ne voulais perdre personne. Néanmoins, le regard vide de toute humanité de Negan, ainsi que son air menaçant me firent comprendre que je me trompais. Une nouvelle fois, il détailla chacun de nous, se grattant la barbe de sa main libre, comme si il réfléchissait.
-Vous croyez tout de même pas que je vais vous laisser partir comme ça. Vous avez tué certains de mes hommes, du coup j'en ai envoyé pour vous tuer, et alors vous avez tué encore plus de mes hommes. Vous comprenez donc que je ne peux pas vous laisser rentrer chez vous comme ça.
Nous n'avions aucun moyen de nous sortir de là, c'était un fait, nous étions à sa merci, il ferait de nous ce qu'il voudrait. Une larme roula sur ma joue, glissant jusqu'à mon nez et finit sur mes lèvres légèrement haletante par l'angoisse.
-Je vais choisir l'un d'entre vous et lui défoncer la gueule.
Je serrai mes lèvres retenant le cri d'effroi qui menaçait de sortir de ma bouche, je fermai les yeux un court instant, je devais retrouver la force de respirer, l'air commençait à manquer à mes poumons , étouffée par la crainte. Negan pointa la batte de base-ball vers Rick.
-Elle, c'est Lucille et elle a soif, sourit-il en présentant son arme comme si elle était une personne vivante. Ce type devait avoir atteint une limite de folie que je ne connaissais pas. Il semblait porter une réelle affection envers cette chose meurtrière, comme si elle possédait une âme. Mon corps fut traversé par un tremblement, je le savais l'un de nous allait mourir et je ne savais pas comment j'allais gérer ça. Pendant une fraction de seconde, j'eus envie que ce soit moi, pour que je n'ai pas à subir la perdre à venir mais je me maudis automatiquement. Je n'étais pas prête à mourir, pas maintenant, pas comme ça. Seulement, je ne voulais pas non plus perdre l'un de mes amis, l'un des miens. La peine qui m'habitait était incommensurable, les larmes sortaient de plus en plus fort de mes yeux, roulant sur mon visage sans que je puisse les stopper. J'aperçus alors Negan se placer avec Lucille devant Carl, celui-ci le dévia fièrement, essayant de camoufler la peur qu'il devait ressentir. « emnon, non s'il te plait/em » criais-je dans ma tête, il ne pouvait pas tuer Carl, il ne pouvait pas prendre la vie de mon petit frère, ce n'était pas envisageable. De toutes les manière possibles, je ne voulais qu'aucun de nous finisse ainsi. L'envie de hurler me submergea à nouveau.
-C'est ton gosse ? J'en suis sur, joua-t-il en pointant Carl avec la batte.
-Arrête ça ! cria Rick, reflétant le fond de mes pensées et probablement celle des autres.
Le tirant face à nous, laissa sortir un ricanement qui m'horripila totalement. Je voyais l'ancien chérif de plus en plus paniqué, les yeux injecté de sang, le regard perdu et en colère, j'étais consciente que l'issue de tout cela finirait par un mort, la mort d'un des nôtre. Il allait vraiment choisir l'un de nous et nous le prendre à jamais. Je reniflai doucement alors qui se déplaçai face à Maggie.
-Oh la gueule ! S'écria-t-il me faisant sursauter. Je devrais peut-être t'achever direct.
Il fit mine de lever son arme mais Glenn hurla d'un son qui déchira mes oreilles et me transperça le cœur, il se jeta en avant.
-Fais pas ça, s'il te plait, non, pleura-t-il en se retrouvant plaquer au sol. L'émotion était visible sur chaque trait de son visage, il transpirait la peur et la tristesse. Je ne sus retenir un son de franchir mes lèvres. Glenn pleurait, Maggie pleurait et je pleurais, ne sachant l'éviter.
-Non, non, non ! Ça je ne peux pas tolérer ! Grogna durement Negan. Remettez le sur la ligne, ordonna-t-il à ses hommes qui obtempérèrent alors que mon beau frère continuait de supplier pour la vie de ma sœur.
-Disons que c'est offert par la maison, je laisse couler pour cette fois, accord-t-il comme une faveur. Il fit tourner sa batte devant lui, comme si c'était amusant, un sourire malsain au bord des lèvres en fixant Glenn.
-Bon sérieusement, je dois en choisir un de vous, tout le monde ici attend que je choisisse le menu sur la carte, je ne peux pas décevoir mes hommes.
Il se mit à marcher de long en large devant nous, jouant avec sa Lucille, sifflant comme si il profitait d'une ballade sous le soleil. Sauf qu'il faisait nuit et qu'il s'apprêtait à tuer. Il détailla chacun d'entre nous, sondant notre regard. Lorsqu'il arriva face à moi, je retins difficilement la bille qui remonta dans ma bouche, cependant je me refusai à détourner les yeux, je ne voulais pas qu'il s'aperçoive la manière dont il me terrifiait. Il n'y avait aucune chance que je lui donne cette satisfaction. Son sourire figée sur sa bouche était méprisant, arrogant, il laissa même sortir un léger rictus comme amusée par ma réaction. A ce moment là, ma plus grande peur était que Daryl se jette sur lui, je pouvais le voir du coin de l'œil serrer les points, se retenant difficilement. Une fois que Negan se fut éloigné de moi, je poussai un soupir quelque peu soulagé.
-Je n'arrive pas à me décider... j'ai une idée, s'amusa-t-il plus large.
Il se mit alors à chantonner un air enfantin que nous avions déjà tous entendu au moins une fois dans notre enfance, ce genre de comptine qui traverse les cours de récréation à l'école. « Amstram gramm pique et pique et coligramme, bourré bourré, ratatam... » A chaque mot prononcé, il pointait sa Lucille sur l'un de nous, c'était juste un putain de jeu sadique sachant la finalité de celui-ci. Mon corps tremblait de plus en plus, le son de sa voix me pétrifiait d'horreur. Je souhaitais tellement trouver comment arrêter tout ça, avoir une solution magique, éviter que le pire se produise mais que ce soit moi ou les autres, nous étions tous dans l'impossibilité d'agir et de le contrer. Il s'arrêta à la fin de sa chansonnette, un air de grand psychopathe sur le visage et je sus qu'il avait fait son choix.
-Au premier qui bouge, au premier qui ouvre sa gueule, j'arrache l'unique œil du gosse et je le fais bouffer à son père. Vous pouvez respirer, vous pouvez cligner des yeux, vous pouvez pleurer. Oh ça, vous allez le faire.
Les larmes roulaient abondamment sur mes joues, alors qu'il se tenait droit devant Abraham. Ce fut comme si mon cerveau se m'était sur stop, les lèvres du grand roux remuèrent et je ne saisis pas ce qu'il prononçait, plongée en plein cauchemars. Instinctivement, je bloguais ma respiration, retenant l'air à l'intérieure de moi.
Dans un geste sec, Negan releva son arme et l'abattit en plein sur le crâne de l'ancien militaire, envoyant des éclaboussures rougeâtres tout autour. L'eau qui sortait de mes yeux me brouillait la vision, j'aurais du détourner le regard ou fermer les paupières mais c'était comme si j'étais figée, statique, comme si une force invisible me poussait à regarder. Un cri fin franchit ma bouche sans que je sache le retenir, ma respiration saccadée par le carnage et le chagrin. Je percevais les pleurs douloureux de Rosita et Sacha qui haletaient dans la tristesse.
C'était juste un gâchis, une monstruosité sans nom, un spectacle plus que morbide, mon cœur se retourna entièrement en moi, et alors que les coups s'enchaînèrent sur le corps étendu au sol d'Abraham, je détournais enfin les yeux. Je savais que ces dernières images resteraient à jamais gravées en moi, au même titre que la décapitation soudaine de mon père.
Je pleurais sans aucune retenue quand je rencontrai le regard de Daryl qui m'observait toujours avec attention, comme si il avait peur de me voir m'évaporer et disparaître à jamais. Je compris à cet instant là, qu'il était habité par la même terreur que moi, il devait être ronger par la crainte de me perdre autant que j'avais peur de le perdre. Il était l'homme de ma vie, l'homme que j'aimais et si on sortait vivant de ce merdier, je lui dirais sans hésiter.
En me plongeant dans son regard, j'essayais de faire abstraction du reste, voulant reprendre le contrôle de mes émotions, calmer ma respiration. Le bruit des coups de battes semblèrent diminuer de plus en plus, j'étais qu'à semi consciente du sang d Abraham qui recouvrait une partie de mes vêtements et de mon visage.
J'entendis Negan rire, se moquer de son action, de sa « réussite », son œuvre, et j'en fus écœurée. J'avais envie de me relever, de le tuer, là maintenant, de la même façon qu'il venait de mettre fin aux jours de mon ami. Oh mon dieu, il n'avait pas mérité de finir ainsi, aucun d'entre nous ne le méritait.
Le ricanement de notre ennemi s'accentua et je me permis de lui porter mon attention, il se tenait face à Rosita, qui était noyée sous le torrent de ses larmes, le regard chargé d'émotions, de peine. Mon cœur se serra pour elle, plus qu'il ne l'était déjà, partageant un peu de sa souffrance.
-Vous étiez ensemble ? S'amusa-t-il en la pointant avec Lucille, toutefois, il pivota et plaça son arme chérie sur moi. J'avalai difficilement ma salive devant la frayeur qui m'accablait.
-Où toi peut-être ? S'amusa-t-il. Ou les deux ? Finit-il dans un éclat de rire monstrueux. Il approcha la batte à deux doigts de mon visage, pour finir par frotter ma joue sans se départir de son arrogance et amusé par ces réflexions inappropriées. Il était si odieux, si méprisable.
Un mouvement rapide se produisit alors, provoquant une agitation spontanée, et je vis Daryl entrain d'envoyer un coup de poids en plein visage de Negan, lui fendant la lèvre. Ce que j'avais craint plus tôt venait juste de se produire. Le regard de l'homme en cuir se durcit et il porta toute son attention sur l'archer. Ses hommes de mains n'avaient pas perdu de temps, et s'étaient jeté sur le chasseur, le tenant plaqué au sol. Dwight accourut avec l'arbalète de Daryl, la pointant droit sur le visage de celui-ci, menaçant et visiblement pressé d'en finir. Alors que leur chef se rapprocha de moi en se frottant la mâchoire, se plaçant très près de ma figure, trop près.
-Je le fais ? Maintenant ? Interrogea le blond excité par l'idée de tuer Daryl.
-Non, criais-je désespérée, ne sachant me retenir.
-Chut, ma jolie... souffla Negan contre mon oreille.
Note de l'auteur:Voilà comme je vous l'avais annoncé, ce chapitre était difficile à finaliser. Je vais essayer de vous expliquer un peu ma démarche. Ce que ressent Beth tout au long de ce chapitre, c'est ce que j'ai ressenti en regardant l'épisode ou à peu près. Ce sentiment d'être désorientée, perdue et inutile. La crainte qui habite nos entrailles en sachant d'avance que ça va mal finir. J'ai voulu appuyer sur cela, montrer l'inquiétude. j'espère réellement ne pas avoir était trop répétitive et avec ce chapitre je voulais moi même tourner une page sur ce dernier épisode de la saison six qui m'avait bien perturbé. J'ai finis avec une partie de ce qui se passe dans le premier de la saison 7 et je vous laisse dans le doute de ce qui va se produire. J'espère que vous ne m'en voulez pas de trop et surtout que ça vous a plu. dites moi ce que vous en pensez, j'aime savoir vos impressions. Dernier chose et pas des moindre RIP Abraham
