Kikou !

En tout premier, Merci pour à tous ceux qui m'ont aidé à retrouver la fiction que je cherchais !^^ Je l'ai d'ailleurs lu et elle m'a beaucoup plu, il est bien triste qu'elle n'avance plus !

Ensuite, je dirais Merci aux reviews ! Elles me font très plaisir … et m'encourage dans l'écriture du chapitre suivant !

Les Questions :

Quand les Potter, Rémus et Sirius découvriront-ils la vérité sur Maël ?

Durant la deuxième année de Maël, ils auront de sérieux doutes, mais ce n'est qu'en 4ème année qu'ils seront vraiment sure ! Du moins, je pense, peut être que cela ira un peu plus vite …

Quand la relation Maël/Draco évoluera-t-elle ?

Il faut pour qu'elle évolue que Maël soit un peu plus grand ! Donc patience … !

Infos sur l'orthographe : Je n'aime ne pas me prendre des reproches ! Je sais que je fais pas mal de fautes d'orthographe, et j'essayerai d'y remédier en me relisant et autre donc ma vitesse de publication va peut être diminuer … Mais je ne prendrais pas de bêta, cette histoire est la mienne, avec ses fautes. Et si cela vous dérange j'en suis désolé…

Ah j'oubliais ! On m'a reproché que durant la lecture de mes dialogues, on perdait l'interlocuteur facilement, on ne savait plus qui parlait. Je vais donc essayer de diminuer ce défaut !

Et maintenant … Je me tais ! Qui a ciré de joie ? ^^

Chapitre 11

- Non, mais tu es fou ? S'insurgea Analissa

- Il m'a pourtant semblé que non. Tu brises mes espoirs ! Rétorqua Maël

- Maël ! Analissa ! Ce n'est pas le moment ! Hurla Hermione en évitant un coup de massue…

- Evidemment… Excuse-moi !

- MAËLLL !

Maël finit enfin par réagir et bondit vers le Troll

- Salut ami !

Un unique grognement lui répondit. Maël mit en marche sa fameuse intelligence tant redouter. Son but : Tuer le Troll. Facile. Contraintes : Garder Hermione et Analissa en vie. Plus compliqué.

Maël envoya un puissant Expulso sur Hermione lui évitant ainsi de mourir écrasé sous un lavabo. Puis il poussa sa sœur hors de porté du Troll. Mais au moment où il éloignait le danger de sa jumelle, le Troll abattit sa massue sur lui, il n'eut que le temps de faire un bond loin du monstre, mais sa baguette fut expulsée loin de lui. Maël paniqua, la magie sans baguette, il ne savait pas faire. La bête se dressait maintenant devant lui. Et Maël ne put s'empêcher de lancer un charmant :

- Les vêtements assortis, tu connais ?

- MAËL ! Fut-il de suite réprimer par une sœur qui commençait à douter de l'envie de survie de son frère, et une Hermione qui se demandait si en réalité, le jeune garçon n'était pas un peu fou …

Mais au même instant, le Troll frappa une porte qui explosa envoyant des débris partout dans la pièce et Analissa en reçut un dans le bras, la blessant jusqu'au sang et lui faisant pousser un cri de douleur.

C'est alors que le visage de Maël perdit toute émotion, le côté insolent venait de disparaître, l'insouciant garçon qui se moquait d'un Troll n'était plus. Son visage ne reflétait aucun sentiment. Ses yeux brillaient froidement, et Maël s'élança vers la bête lui assenant un coup de pied dans le ventre d'une puissance insoupçonné mais qui ne fit que reculer très légèrement son adversaire, durant les quelques secondes d'étonnements du monstre, il se jeta sur sa baguette et s'en saisit, puis s'en laissait le temps au Troll de répliquer, il murmura sur on ton glacial :

- Stupéfix !

La bête se stoppa quelques instants, laissant le temps à Maël d'hurler un plus puissant :

- Crucio !

Le monstre se mit à trembler de douleur, et Maël pensa que le tuer ne ferait pas bonne impression auprès des habitants de Poudlard. Le sortilège étant un impardonnable ! N'hésitant pas plus, il fit léviter la massue jusqu'à la tête du Troll pour l'assommer et son ennemi tomba à terre. Maël sourit, et ses yeux reprirent des couleurs pendant que l'ensemble des professeurs arrivaient et découvraient une scène qui resterait dans leur mémoire pour un bon bout de temps, Maël souriait froidement à un Troll inconscient, peut être mort, tandis qu'Hermione pleurait dans son coin, Analissa, du sang coulant de son bras, la serrant en tremblant tout autant.

- Que s'est-il passé ? Interrogea le professeur MacGonagall

- Je… J'étais aux toilettes quand ce Troll est arrivé. Pleura Hermione, Heureusement, Maël et Analissa sont arrivés et m'ont sauvée …

- Comment saviez-vous qu'elle était là ? Questionna le professeur Chourave.

- C'est Maël qui s'est mis à courir et je l'ai suivi. Chuchota Analissa.

- Maël ?

- Je savais qu'Hermione pleurait dans les toilettes. Répondit-il

- Jeune homme, faudra-t-il que nous posions toutes les questions ou daignerez-vous nous raconter cette histoire ?

- J'opte pour la première option ! Polémiqua Maël

Un ensemble de soupir lui répondit, mais après tout le professeur de métamorphose l'avait bien cherché, qui se frotte à Maël, s'y pique !

- Comment saviez-vous que votre amie pleurait dans les toilettes ?

- Car c'est à cause de moi qu'elle pleurait… rétorqua Maël en recevant des regards pleins d'incompréhension de la part de ses deux amies.

- Mais encore ? Soupira MacGonagall, bien décidé à comprendre le fin mot de l'histoire, même si il fallait pour ça pousser ses limites de patience à bout. Ce garçon allait la tuer.

- Je lui ai dit qu'entre nous ce n'était que du sexe. Lâcha Maël.

Et les bouches des professeurs tombèrent littéralement, ce garçon … ce garçon n'était vraiment pas normal.

- Ce n'est pas vraie, professeur ! Se défendit Hermione, choquée que l'on puisse la croire aussi débauchée que Maël.

- On s'en doute ! La coupa Severus Snape en entrant dans la pièce, puis en apercevant sa fille blessée se précipita vers elle.

- Il ne vous ait pas venu à l'idée de l'envoyer à l'infirmerie ? Rugit-il en la prenant dans ses bras et en attrapant la main de son fils puis en les tirant vers le dit lieu tandis que tous les professeurs, un peu honteux, le suivait en bafouillant des excuses, le mixte de l'austère maître de potion et du père inquiet était aussi touchant qu'effrayant. Sur le chemin, ils croisèrent le professeur Quirrell boitant un peu, Maël repéra qu'il venait du couloir u troisième étage, et son cerveau fit de lui même diverses hypothèses, partant d'une partie de jambe en l'air très violentes qui fut vite écartée : Qui coucherait avec un laideron pareille ? au vol de la précieuse pierre philosophale, en passant par la chute dans les escaliers, ou une blessure du à son évanouissement. Le professeur se mêla à la petite troupe sous les regards scrutateurs de Maël. Ils arrivèrent à l'infirmerie où Mme Pomfresch les accueillit d'un air désolé en se saisissant d'Analissa. Elle la coucha dans un lit blanc et partit chercher de quoi la soigner sous le commentaire très sarcastique de Maël :

- Jolie couleur. Peut être un peu trop … blanc …. !

- Ce n'est pas le moment. Le réprima William en arrivant dans la pièce.

- Ce n'est jamais le moment ! Se récria le coupable.

- Alors tu ferais mieux de moins parler, gamin. Le taquina son grand frère.

- Frère indigne.

- Plaisir retourné.

- Me voir te procure tant de plaisir ?

- Comment va ma petite sœur préférée ? L'ignora William.

- C'est ta seule petite sœur. Grogna Maël en se faisant toujours ignoré. Il soupira et se concentra vers sa sœur qui grimaçait de douleur.

- Mr Snape. Comment avez-vous battu le Troll, puisque le motif de votre présence reste assez … flou !

- Un stupéfix qui déstabilisa la chose, me permettant de faire léviter sa massue jusqu'à l'assommer.

- Vous dîtes ça comme si c'était des affaires courantes ! S'indigna le professeur Chourave.

- Chacun sa vie, professeur ! Répliqua Maël

- Insolent !

- Il n'em…em …pêche que so..son expl.. expl…oit mérite des félicit… ta…tations. Intervint Quirrell

- Merci de cette phrase en ma faveur qui semble vous avoir demandé tant d'effort. Le nargua Maël

- Silence Maël. Dit son père, Quirrell a raison.

- En effet ! Le soutint le professeur Chourave.

- Allons. 10 points en moins pour Serpentard pour désobéissance aux consignes. 20 points en plus pour actes héroïque. Concéda la directrice de rouges et ors.

- Et 5 points en moins à Gryffondor pour ne pas savoir utiliser des sortilèges basiques. Ajouta Severus avec son immanquable justice que lui seul comprenait.

- Et maintenant, retournez dans vos dortoir.

- Merci chuchota Hermione aux jumeaux en partant.

- Tout le plaisir fut pour moi. Rétorqua Maël

- Contente d'avoir pu d'aider. Lui répondit plus gentiment Analissa.

- Tu ne l'as pas aidé ! Tu t'es contentée de paniquer ! Précisa Maël

- On ne contrarie pas une blessée. Se fit-il gronder par son frère.

- Puisque c'est ainsi, je m'en vais en compagnie plus agréable… ou pas ! Fit Maël en s'en allant.

- Au revoir, mon frère que j'aime rien qu'à moi ! Le taquina William

- Au fait, Bob est coincé sous le linge salle d'Oscar. J'ai veillé à ce qu'il dorme au chaud, tu vois ! L'acheva Maël en quittant pour de bon la pièce sous un hurlement de désespoir.

Mais déjà les pensées de Maël dérivaient vers d'autres chemins. La vengeance s'emparait de son être et une furieuse envie de frapper la première personne qu'il croisait l'envahit, heureusement pour le pauvre troisième année qui s'avançait pas là, Maël se contrôla et préféra réfléchir à un plan pour filer une honte sans pareille au gosse pourri gâté, alias Evan Potter.

Et heureux du résultat trouvé, il se remit à pensé à Quirrell, le professeur ne lui inspirait pas confiance… Et les intuitions de Maël se révélaient, selon lui, toujours vraie.

Il marcha jusqu'à son dortoir, se sentant bien seul. Ne sachant quoi faire, ses devoirs étant finis, il s'assit dans un canapé à côté de Draco et engagea la conversation :

- Bonjour Draco.

Le concerné le regarda comme si il venait de lui pousser deux têtes …

- On se déteste, non ?

- Evidemment. Rétorqua Maël, mais je m'ennuie, et ta compagnie est distrayante !

- Distrayante ! Un Malfoy n'est pas distrayant !

- Un Malfoy … Pff, quelle devise ! Critiqua le petit garçon aux yeux vert.

- Et bien ce n'est pas mieux que votre : Je fais ce que je veux !

- Au moins, nous c'est utile ! Répliqua fièrement Maël qui sentait déjà son moral remontait, la compagnie de Draco lui était agréable, c'était l'une des seule personne qu'il respectait pour son réparti et son caractère, mais ça l'intéressé ne le saurait jamais

- Pour ce que ça vous sert ! Vous êtes totalement incontrôlable ! Commenta le joli blond.

- Je me contrôle parfaitement ! C'est juste que je ne fais pas comme tout le monde, moi ! Le nargua Maël

- Parce que tu oses insinuer comme c'est ce que je fais ? S'énerva Draco.

- Je n'insinue rien … J'énonce des faits !

- Sale petit … commença le prince des Serpentard.

- Eh ! Les garçons ! Les interrompis une préfète.

- Je ne te permets pas tant de familiarité ! Répliquèrent froidement les deux garçons, toute trace de sentiments ayant fuit leurs visages.

- Et bien, tu auras au moins réussi à les mettre d'accord sur quelque chose ! Ergota Alexander en s'asseyant entre les deux garçons.

- Salut Alex' ! L'accueillit son petit frère.

- Pourquoi viens-tu rompre ma tranquillité ?

- Je m'ennuie.

- C'est mauvais pour nous ça …. Murmura un Serpentard quelque part dans la salle.

- Je t'ai entendu ! C'est mauvais pour toi ça … Le singea Maël.

- Maël, laisse ce pauvre quatrième année tranquille ! Le gronda Nicolas en entrant dans la salle commune, comment va Analissa ?

- Elle reste en observation à l'infirmerie, mais n'a rien de grave. Répondit plus sérieusement le petit garçon.

- Bien. Tu as donc combattu un Troll, petit frère ? Enchaina César n'aimant pas la place de spectateur.

- C'est logique. Il allait blesser une personne dont la compagnie ne met pas désagréable.

- Qui ? Questionna Alexander.

- Hermione Granger.

- La sang de bourbe ? Le coupa Draco.

- Ne l'appelle pas ainsi. On ne choisi pas ses parents. C'est une fille aimable et intelligente, avec qui la discussion peut prendre des tournants intéressants.

Alors que Draco s'apprêtait à répliquer, une puissante voix sortie de nulle part leur signala que le dessert était servi dans la grande salle, la menace étant parti. Tous les élèves se ruèrent vers le promis, moelleux au chocolat et glace à la vanille ….

Ils entrèrent bruyamment dans la salle où trônait déjà le dessert tant attendu… Maël s'assit entre Blaise et Théo à côté duquel Pansy avait pris place. Ils entamaient joyeusement le dessert en discutant du combat entre Maël et le Troll, quand une horde de Hiboux se déversa dans la grande salle. Deux vinrent se poser près du professeur de potion, les colis avaient une taille assez impressionnante pour l'un, et gracieuse pour l'autre. Tandis que Severus inspectait suspicieusement ses paquetages, Maël se leva et se dirigea avec délicatesse vers son père, il se place face à lui et dit :

- Ils sont pour moi.

- Et en quoi ? Rétorqua le père douteux sur le contenu des colis.

- Ce sont nos instruments.

- COMMENT ? Cria son père.

- Ce sont nos instruments. Répéta Maël doucement, comme à un enfant qui ne comprenait pas le français.

- J'avais compris ! Mais il me semblait t'avoir dit de ne pas les amener.

- Des motifs n'étaient pas corrects. Réfuta son fils

- Et pour qui te prends-tu pour juger mes motifs ?

- Maël Snape. Répondit le concerné.

- Ce gamin va me tuer ! Grogna le maître de potion.

- Puis-je les récupérer ?

- Après tout, c'est ma faute, hein ? Chuchota le père en recevant des regards plein de pitié, qu'il retourna avec une touche … de mépris en plus !

- Entièrement. Tu as choisi de m'adopter et Tu as choisi la devise de la famille.

- … Se contenta de répondre Snape père

- Alors je peux ? Insista Maël

- Oui. Abdiqua la terreur de Poudlard, aussi connu comme le papa inquiet d'une famille de fous !

Maël s'empara des colis, et se dirigea sans ajouter mot vers la sortie avec un sourire arrogant sur le visage, mais pour ceux qui le connaissait bien, on pouvait distinguer dans ses yeux une leur de bonheur profonde. Il courut jusqu'à l'infirmerie et ouvrit la porte, la faisant claquer dans un grand bruit qui fit autant sursauter les malades que les soigneurs. Sous les regards étonnés des personnes présentes, il marcha plus calmement jusqu'au lit de sa jumelle, tout en faisant léviter les instruments derrière lui, dès qu'elle vit les paquets, Analissa poussa un cri de joie :

- Comment tu les as eu ?

- Je me suis fait passer pour Papa ! Répondit Maël comme si c'était normal et courant.

- C'est merveilleux ! S'exclama Analissa en s'emparant du plus gros coli.

- Je sais. Tu veux en jouer ? Questionna son frère.

- Bien sur ! Répondit-elle en commençant à déballer le paquet, et sous les yeux ébahis des patients et de l'infermière, le gros volumineux paquetage révéla une harpe … Analissa sourit et s'en saisit avec joie, un doux sourire reflétant sa véritable personnalité éclaira son visage, poussant les personnes présentes à se demander combien de couverture elle avait, en premier lieu, elle avait paru innocence et gentille, en deuxième elle s'était révélée manipulatrice et cruelle, et voilà qu'elle ressemblait à une petite fille qui venait de recevoir un présent qu'elle attendait depuis très longtemps !

Maël l'observait calmement, sans dire un mot, il n'avait pas ouvert son paquet, mais le tenait contre lui le regardant avec envie par moment et dégout par d'autres s'attirant des regards curieux. Analissa quant à elle se leva de son lit, et s'assit sur une chaise derrière la Harpe qu'elle fit basculer sur son épaule, et lentement avec douceur, elle se saisit d'un accordeur et remit dans les bonnes tonalités sa harpe. Et très lentement, avec passion, elle posa ses doigts sur les cordes … Et encoure plus lentement, avec majesté, elle commença à jouer, le morceau débutait lentement, puis montait en vitesse, les nuances variaient d'une reprise à l'autre, des pianos, des pianissimos, des fortes, des fortissimos … Des rondes, des blanches, des noirs, des croches, des doubles croches … Des soupirs, des silences, des demi-soupir … La musique envahissait la pièce, la mélodie touchait le cœur de tous les spectateurs, même les personnes ne connaissant rien à la musique ne pouvait que s'incliner devant tant de douceur et de passion mêlée avec talent. Analissa joua avec délicatesse un long glissando, mais elle ne le clôtura pas avec une note finale, elle le laissa en suspend, l'ensemble de son public attendait la note suivante, et avec une passion dévorante, elle reprit son morceau sans douceur, plus avec fébrilité, les notes s'enchainaient de plus en plus vite, les arpèges fusaient, ses deux mains se répondaient avec ardeur … Elle acheva sa prestation sur un accord parfait de la main gauche et d'une très légère arpège de la droite. Un silence de respect s'installa, chacun savourant l'instant de plénitude. Analissa dont les yeux s'étaient fermés durant son morceau s'ouvrirent lentement et une moue stupéfaite se glissa sur sa face en voyant devant elle une foule de gens, en effet beaucoup d'élèves comme de professeurs s'étaient approchés en entendant la douche mélodie. A Poudlard, les élèves sachant jouer d'un instrument étaient rares, la magie pouvant vous faire entendre n'importe quel morceau, les sorciers préféraient l'écouter que la jouer, trop de difficultés …

- C'était splendide, mademoiselle ! S'écria le professeur Brûlopot, une vieille femme qui enseignait les soins aux créatures magiques.

- Merveilleux ! Surenchérit l'infermière

- Ensorcelant ! Continua MacGonagall

- C'était de l'Analissa Snape. Maintenant, si tu permets, je vais ranger ta harpe dans noter dortoir. Lui dit Maël très froidement.

- Maël … Chuchota Analissa.

Mais le jeune garçon se leva et tenant dans une main son propre instrument toujours emballé, il fit léviter la Harpe de sa sœur derrière lui et quitta l'infirmerie. Au moment où il allait franchir les portes, il lança un doux :

- C'était jolie.

Puis il s'en alla d'une démarche fière, toute trace de gentillesse ayant disparu de son visage alors qu'un sourire se peignait sur celui de sa jumelle.

- Qu'ils sont étranges. Commenta l'infirmière.

- Vous ne savez rien. La fit taire William, Bravo Analissa, toujours au point à ce que je vois !

La fillette rougit et fit un bisou sur la joue de son frère, qui sourit en la prenant dans ses bras, puis en l'attaquant de chatouille.

Les adultes regardèrent la scène avec attendrissement, les Snape étaient si froids et indifférents, si irrespectueux et arrogants que l'on en oubliait facilement qu'ils n'étaient encore que des enfants, enfin William plus vraiment, mais William restant William, il étati encore un grand enfant !

Il planait en revanche une ambiance un peu curieuse, que Lily Potter rompit :

- Magnifique Analissa, mais William, que voulez dire par « vous ne savez rien » ?

- Mon frère avait décidément une fois de plus raison, même si ça me fait mal de l'avouer. Vous êtes idiotes. Ce que je voulais dire par là, madame, ce que vous ne savez rien. Vous n'êtes pas au courant … Vous comprenez ?

- Insolent ! Je vous demandez de nous éclairer ! Pourquoi Maël a-t-il réagi comme cela ? Questionna le professeur de DCFM,

- Madame Potter, reprit William, je ne pense pas que cela vous regarde en quoi que ce soit.

- Mais … Contra Lily, il est mon élève et il est très puissant. Il faut que nous en sachions plus sur lui… Il pourrait perde le contrôle. Je vais trouver.

- Silence. Eructa Severus Snape en entrant dans la pièce. Mme Potter, je vous prierais une fois encore de ne pas vous occuper des affaires de ma famille.

- Mais … Essaya encore Lily

- Tu as ton gosse, j'ai les miens. Je ne cherche pas à connaître l'histoire d'Evan, bien qu'elle soit évidente. Un gamin pourri gâté qui a toujours ce qu'il veut et se croit puissant, alors qu'il ne l'est pas.

- Je ne te permets pas ! Hurla Lily

- Et bien je me permets tout seul ! Rétorqua Severus.

- Et on s'étonne de l'éducation de ses enfants… Baragouina le professeur MacGonagall

- La discussion est close. Lily occupe toi de tes affaires, je m'occupe des miennes. Au faite, Analissa, une vraie merveille ton morceau ! Finit Severus en quittant la pièce.

Maël était rentré à son dortoir, avait déposé la harpe de sa sœur dans la salle commune avec un sort de protection puis s'était assis sur un fauteuil et n'en avait plus bougé, se contentant de fixer son paquet. Il finit par l'ouvrir, découvrant un violon. Ses yeux se firent vides, il était dans ses souvenirs. Un frisson le parcourut. Et tout doucement, Nicolas qui lisait dans un coin de la salle commune se leva et parcourut sous les regards curieux la distance le séparant de son frère… Il dit doucement :

- Maël ? C'est fini, tu sais …

- Oui… prononça Maël d'un ton vide, semblant toujours être ailleurs, et sous les regards surpris des Serpentard, il se blottit dans les bras de son frère … Nicolas le serra contre lui, et murmura :

- Je viens de m'arrêter dans un moment passionnant pour toi… C'est que je t'aime, comme toute notre famille, quoi que tu ais fait, tu le sais ?

- Oui … Répondit Maël d'un ton aussi vide que distant. Il se leva et sous le regard désolé de son frère, parti dans sa chambre avec une lenteur majestueuse, tenant entre ses mains son violon …

Il dormit mal cette nuit, des souvenirs le hantant … Mais le lendemain matin, il s'éveilla avec cette même arrogance et insolence qui lui était coutumière, il s'exclama :

- On a DCFM en première heure ?

- Oui … Répondit prudemment Blaise.

- Je vais m'amuser ! Les moments tristes m'énervent ! Rétorqua Maël, une lueur sadique dans le regard…