Bonjour à tous, je suis vraiment désolé pour le temps d'attente, mais j'ai été en congé et j'ai été hospitalisée (rien de grave lol) mais du coup le temps est passé très très vite.

Je vous poste enfin mon chapitre en espérant qu'il vous plaise et que vous ne soyez pas déçu. je vais essayer de mettre le prochain très vite. je tenais à vous remercier pour votre fidélité à cette histoire ainsi que pour vos reviews. n'hésitez pas à aller faire un tour sur ma deuxième histoire qui est également une Bethyl "tout au long du chemin".

Bonne lecture à tous.

Chapitre 18 :

Point de vue de Beth :

J'étais assise à l'avant du véhicule, au côté de Negan. Ma tête me faisait souffrir, elle tournait non stop, me faisant revivre les événements de la nuit dernière. Les images des visages pétrifiés de mes amis repassaient, je ressentais toute la tristesse que chaque membre de ma famille devait éprouver. Mon cœur ne cessait de battre avec force face à la peur qui m'habitait pour Maggie. Je savais que ma sœur était une battante et qu'elle se sortirait de tous ça. Elle devait vivre, elle n'avait pas le choix. J'avais confiance en Glenn pour prendre soin d'elle.

L'expression d'Abraham sur les derniers instants de sa vie me hantait, son visage rempli de compréhension, sachant déjà ce qui allait se produire. Sa mort n'avait pas de sens, elle n'était qu'une preuve de plus de la cruauté des hommes qui restaient sur cette terre. En ce moment même, je n'avais qu'une envie, c'était le venger.

Mon corps était raide comme un piquet sur le siège passager, mes paupières lourdes de chagrins et de fatigues menaçaient de s'éteindre mais je refusais de les fermer. Il était hors de question que je baisse ma garde. Je ne savais pas encore ce qui m'attendait ni où j'allais terminer, je faisais de mon mieux pour porter mon attention sur la route qui défilaient devant moi. Toutefois, mon cerveau avait du mal à analyser les signes que je percevais.

Mes mains tremblaient sans que je sache les contrôler, tout le mélange d'émotions qui prenait possession de moi, devenait de plus en plus difficile à gérer. Pour l'instant, ce qui menaçait de sortir était de la rage pure et dure. Une rage envers tous ce que nous venions de traverser, une rage devant notre impuissance, une rage envers moi-même. J'étais en colère d'être séparée des autres. J'en voulais à ce monstre assis à mes côtés, d'avoir fait du mal à ceux que j'aimais. Plus encore, je lui en voulais d'avoir fait de notre vie un nouvel enfer, d'avoir menacer Glenn, d'avoir tué Abraham, d'avoir détruit moralement Rick en se servant de Carl. Par dessus tout cela, une vraie fureur faisait bouillir mon sang devant le fait qu'il avait pris Daryl. Ça n'avait pas été notre deal, il n'avait jamais été question de l'archer. Oh bien sur, en m'interposant pour l'empêcher de tuer Glenn, je n'avais aucune idée dans quoi je mettais les pieds. Je l'avais fait dans le seul but d'éviter un autre drame, de stopper ce cauchemars, pour permettre au bébé de Maggie d'avoir un père. Une fois debout, je pensais réellement qu'il allait se contenter de me tuer et honnêtement je m'y étais quelque peu préparée. Je n'avais pas imaginé qu'il puisse me ramener avec lui, et encore moins qu'il me force à devenir sa femme. Si j'en suivais les allusions de Simon, c'était ce qui m'attendait. Pour l'instant, je ne m'inquiétais pas plus que ça de mon sort, ma préoccupation était dirigée essentiellement sur Daryl. Que comptait-il lui faire ? Quel sort allait-il subir ? J'étais persuadée que rien de bon lui arriverait. Je ne pouvais pas m'empêcher de lancer des regards noirs à Negan. J'étais envahie par la haine.

-Dis donc, t'étais bien plus bavarde là-bas ! Souligna-t-il avec un sourire ironique, me donnant envie de lui cracher était hors de question que je lui adresse la parole, prononcer un mot à ce bâtard me rendait malade d'avance.

-je comprends que tu sois en colère, j'ai pas été très sympa avec tes petits copains, continua-t-il.

Mes yeux s'écarquillèrent sous la force de la rage qui pulsait à l'intérieure de moi « pas sympa », c'était un euphémisme. Le connard se foutait de moi, je le toisai, l'air dégoûté et empli de fureur, serrant les lèvres pour me forcer à rester silencieuse.

-Avoue quand même que c'est vous qui avez commencé. Vous avez tué mes hommes en premiers, argumenta-t-il.

« des hommes comme toi » eus-je envie de lui hurler au visage mais je me mordis la langue à la place, déterminer à ne pas laisser sortir un seul mot.

Pour être tout à fait franche, sa remarque me fit la sensation d'un coup de poignard en plein cœur. Si j'étais simplement rester à la colline, si nous avions pas décidé de tuer tous ces hommes à l'avant poste, Abraham serait toujours des nôtres. La culpabilité m'envahit, me rendait fébrile, je respirai un grand coup pour me retenir de craquer.

Néanmoins, je doutais que la finalité aurait été différente. Un jour ou l'autre Negan aurait appris l'existence d'Alexandria et serait arrivé à nos portes pour prendre ce que nous possédions. Sa façon d'agir aurait été la même, il ne s'agissait que d'intimidation, travailler sur le psychisme de celui en face de lui, s'assurant de rester au pouvoir. Il était un homme plein d'assurance, son but restait de contrôler les autres, d'être le seul à prendre les décisions. « on prends toutes vos armes et on tue l'un d'entre vous. C'est comme ça qu'on fonctionne » avait avancé Simon plutôt dans la journée. C'était leur manière d'agir, de faire les choses.

-Vous êtes une famille hein ? Questionna Negan en faisant semblant de compatir et de comprendre.

Je le défiai du regard, si j'aurai pu le tuer maintenant grâce à mes yeux, il serait mort sur le coup. Comment osait-il seulement parler de ma famille ? Il ne devait même pas connaître ce que c'était d'avoir une famille. Je ravalai les mots qui demandaient à se précipiter hors de ma bouche en mâchant l'intérieure de ma joue. Je pouvais presque percevoir les éclairs sortir de mes pupilles, espérant que ça puisse le perforer.

-Je suis désolé, lâcha-t-il sans aucun signe de regret. J'ai tué le rouquin, j'ai voulu tué le chinois, et j'ai pris ton petit copain qui disons le carrément, a une chance d'avoir eu ton cul, déclara-t-il sur sa lancée.

Je sentis la tension en moi grimper encore d'un cran en le voyant sourire de manière ironique. Je comprenais qu'il essayait de me pousser à bout mais le fait qu'il s'autorise à parler de Daryl de la sorte me fit sortir de mon mutisme.

-Tu n'aurais pas du le prendre avec, c'était pas ce qu'on avait convenu, crachais-je.

-C'est ça le truc blondie. Ici, c'est moi qui passe les accords. Je les arrange pour qu'ils me conviennent si tu préfère. De votre groupe, c'est le seul qui a des couilles. Avec toi bien sur, et je dis ça comme un compliment, rit-il ouvertement.

-Qu'est-ce que tu veux de lui ? Lui demandais-je en essayant de contrôler la panique dans ma voix.

-Il deviendra un bon soldat.

-Tu n'arriveras pas à faire ce que tu veux de lui, provoquais-je sans savoir me contenir.

-Ne doute pas de mes capacités chérie. Tout dépendra de ce que je lui proposerai en échange, rétorqua-t-il d'une voix amusée.

-Tu ne le connais pas, le contrais-je simplement. L'image de Daryl solide comme un roc et têtu comme personne, se forma dans ma tête, je le connaissais assez pour savoir qu'il ne se laisserait pas acheter. Il encaisserait les coups quoi qu'il en coûte avant de se plier, j'aimais le fait qu'il soit fidèle à lui-même mais j'étais apeuré par ce que ces hommes pourraient lui faire subir.

-Je connais sa plus grande faiblesse, m'annonça-t-il en m'observant.

Un frisson parcourut la totalité de mon corps, traversant chaque centimètre de peau. Ce type était prêt à tout pour parvenir à ses fins. Il était hors de question qu'il brise Daryl, je m'en faisais la promesse. Je ferai mon possible pour que l'archer reste celui qu'il était, un homme bon, fidèle et unique, le seul que j'aimais comme rien avant lui.

-Même les plus résistants craquent un jour ou l'autre... tu demanderas à Dwightounet, conclut-il d'une voix arrogante.

Je retombai dans un silence froid, faisant tout mon possible pour ignorer les remarques abjects qu'il vomissait, me rendant nauséeuse.

Les véhicules se stationnèrent dans une espèce de cours, celle-ci entourée de fil barbelé où des rôdeurs y étaient attachés. Ils étaient probablement installé là pour sécuriser l'endroit, pour empêcher quiconque de quitter l'endroit sans autorisation, ou encore. d'y entrer. C'était une vision effrayante et écœurante en même temps.

-Bienvenu au sanctuaire ! s'exclama Negan en écartant les bras de manière magistral, comme si c'était le plus bel endroit au monde.

Je déglutis difficilement, retenant toute remarque cinglante que j'aurais pu lui jeter à la figure. Je me contentai d'observer les lieux. Le bâtiment devant moi ressemblait à une vieille usine désinfectée. Des gens autour de nous s'agitaient à faire...je ne savais trop quoi. Certains d'entre eux semblaient confiant et avançaient avec assurance comme ce David que j'avais mordu, cet endroit avait l'air de lui correspondre. D'autres baissaient le regard en arrivant à notre rencontre, je sus lire directement le sentiment d'angoisse qui parvenait d'eux.

Tout en descendant de la voiture, imitant Negan, je jetai des regards intrigués et curieux, le but étant de retenir le plus de détails possible, comme le grand hangar qui se tenait droit devant nous et où les hommes emmenaient les véhicules. Je savais que j'aurai besoin de temps pour apprendre à connaître cet endroit, retenir les informations qui pourraient m'être utile pour la suite.

-Dwight, tu sais quoi faire de notre prisonnier ! S'écria l'homme à la veste de cuir, en me sortant de mon observation.

Mes yeux se mirent aussi vite à la recherche de Daryl mais Negan me poussait déjà en mettant sa main au bas de mon dos, me forçant à avancer, pour me guider à l'intérieure.

-Je vais montrer ses quartiers à ma nouvelle femme, termina Negan d'un air suffisant. Le blond disparut à l'arrière du véhicule qui contenait l'archer, sans demander son reste.

-je veux voir Daryl, imposais-je fortement.

-Blondie, le hic c'est que ce qui importe ici, c'est ce que moi je veux, me répondit-il sans arrêter la pression de sa main sur mon dos.

Je fis de mon mieux pour me figer sur place, plantant mes pieds dans le sol, décidée à obtenir ce que je voulais. J'étais décidé à lui résister, à lui montrer que les choses seraient plus compliquées que ce qu'il avait prévu.

-Avance, gronda-t-il en serrant la mâchoire contre mon oreille.

Aucun son ne franchit mes lèvres mais je niai farouchement de la tête, lui laissant comprendre mon obstination.

-Je n'ai encore jamais tué une de mes femmes, ne m'oblige pas à commencer aujourd'hui, siffla-t-il.

-Si tu devais me tuer, tu l'aurais déjà fait, l'affrontais-je en accompagnant ma remarque d'un regard glacial.

Il ricana sans aucune joie apparente, m'observant de haut en bas en bougeant la tête de gauche à droite, comme si il était un peu désappointé.

-Peut-être que tu as raison... Mais lui en un mot il n'existe plus, menaça-t-il en jetant un coup d'oeil vers le véhicule où se trouvait Daryl. Dwight !Cria-t-il... Tu..

-C'est bon, le coupais-je froidement, la voix un peu tremblante. J'avance.

Il me sourit de son air méprisant et arrogant, il m'attira légèrement plus près de lui, plaçant sa bouche dans le creux de mon oreille. Un frisson d'angoisse me traversa en sentant son souffle sur moi.

-T'as les couilles d'un mec mais ne sois pas stupide Blondie, moi j'ai rien à perdre. Lui et toi, vous serez les seuls perdants, chuchota-t-il.

Je sentis la nausée me prendre et la bile remonta le long de ma gorge et pendant un instant je crus ne pas savoir l'empêcher de sortir. Je savais qu'il n'avait pas tout à fait tord, il connaissait notre plus grande faiblesse à Daryl et à moi. Cependant, ce qu'il ne devait pas comprendre, c'était que celle-ci était également ma plus grande force. Je fermai les yeux un court instant, avant de me laisser mener dans le bâtiment.

Les couloirs dans lesquelles nous évoluions, étaient sombres, longs et froids. Il y avait des portes plus ou moins tous les trois, quatre mètres, et je supposai que derrière elles, se trouvait des chambres ou en tout cas des pièces de vie. Pleins de questions envahissaient ma tête mais je me refusais d'ouvrir la bouche et je doutais qu'il réponde à ma curiosité. Je ferais ce qu'il fallait pour trouver des réponses toute seule. Mon premier objectif était de rester en vie et bien entendu que Daryl le reste aussi. Le deuxième serait de trouver la solution pour nous sortir de cet endroit. Derrière moi, j'entendais Negan parler pour ne rien dire, en réalité, les mots parvennaient à peine à mes oreilles, l'ignorant totalement. Il se stoppa alors devant une grande porte à deux battants et il se plaça en face de moi.

-Prête à découvrir ton nouveau lieu de vie ? Me demanda-t-il en se foutant royalement de ce que je pouvais bien penser.

Tout dans sa manière d'être avait pour but de me narguer. Je lui répondis par un regard haineux, démontrant ainsi le fond de ma pensée.

En me laissant un dernier sourire provoquant, il ouvrit la porte en grand, me permettant ainsi d'observer l'intérieure. Une très grande pièce s'étendait devant moi, un peu comme les énormes salons de l'ancien temps. Il y avait un grand canapé où était posée deux femmes qui se mirent rapidement debout, la tête baissée. Un bar se tenait dans un coin de la pièce avec une grande brune aux fines jambes et au visage fermé. Il y avait deux fenêtres assez grandes permettant à la lumière du jours de passer. Une autre fille, rousse cette fois, se tenait devant l'une d'elle, appuyée contre … non, attendez, contre un piano. Mon souffle se blogua dans ma poitrine à cette vision. Je clignai plusieurs fois des yeux, pour vérifier que ce n'était pas une hallucination. La dernière fois que j'avais vu un piano c'était... Je déglutis péniblement devant la monté d'émotions qui empoignait mon cœur. La seule chose que je pouvais voir, était le funérarium avec Daryl dans l'encadrement de la porte. Le souvenir de son regard sur moi, alors que je jouais, me fit trembler. J'avais l'impression de ressentir à nouveau cette boule de chaleur qui caractérisait si bien la présence de l'archer à mes côtés. Je pouvais encore apercevoir la petite flamme qui s'était allumée dans ses yeux pendant qu'il m'observait de son lit de fortune.

J'inclinai ma tête vers le plafond, essayant de dissimuler les larmes qui commençaient à remplir mes yeux. Je devais reprendre le contrôle de mes émotions. Je fis un effort pour repousser les images de cette nuit dans un coin de ma tête, pour éviter de craquer et pour me permettre de me concentrer sur le moment présent.

-Sherry, prépare la chambre de … Il tendit le bras vers moi, et claqua plusieurs fois des doigts comme si il essayait réellement de se souvenir de mon prénom. Il siffla légèrement et d'un signe de tête me fit comprendre que je devais intervenir. Même si j'avais une forte envie de lui cracher en plein visage, je pris sur moi, respirai un grand coup.

-Beth, répondis-je sèchement.

-Beth, la divine créature que tu vois là, me désigna-t-il comme si il montrait une œuvre d'art. Il portait encore et toujours ce sourire si horripilant sur les lèvres.

Sans un mot et sans un regard vers moi, la grande brune qui se tenait au bar se dirigea vers la porte pour quitter la pièce. Elle fut stoppée par Negan qui l'attrapa par le bras et qui la rapprocha de lui pour lui parler à l'oreille. Je ne pus entendre ce qui lui disait. Il se pencha jusqu'à atteindre les lèvres de la jeune femme, qui visiblement ne partageait pas du tout son enthousiasme. Aussitôt relâchée de l'emprise de l'homme en cuire, elle disparut.

Les autres filles étaient restée immobile depuis notre arrivée, la tête baissée vers le sol, elles semblaient si incertaine sur leur pieds.

-Ne faîtes pas ces têtes les filles ! Vous n'êtes pas heureuse de me voir ? Interrogea-t-il sur un air un peu mélodramatique, en exagérant tous les traits de son visage.

Apparemment, aucune d'entre-elles ne donnait l'impression d'être ravie de se trouver en ce lieu, ni avec lui. Comment s'étaient-elles retrouvées ici ? Et pourquoi ? Quel était le but de cet homme d'avoir plusieurs femmes ? Les questions se bousculaient dans ma tête et je fis de mon mieux pour repousser toutes les idées morbides qui me traversaient le crâne. Negan était un vrai malade, certainement sociopathe ou un truc dans le genre, je n'étais pas certaine qu'il avait vraiment une logique pour agir. Probablement que non.

-tu es ici chez toi, tu peux manger, boire ce que tu souhaite, annonça-t-il en me sortant de mes pensées. Nous allons discuter dans mon bureau.

Il m'entraîna aussi vite à sa suite. Je savais que je devais la jouer finement et que je n'avais pas trop le choix que de le suivre, en tout cas si je voulais comprendre comment fonctionnait cet endroit.

Nous traversâmes la grande pièce et en passant devant le divan, il se tourna à moitié sur la blonde.

-Amber, comment va Marc ? S'informa-t-il. Sa figure reflétait quelque chose comme du mépris et du coin de l'oeil, j'aperçus la jeune femme tressaillir. Elle eut l'air paniquée et elle se mordit la lèvre inférieure, comme si elle craignait de fondre en larme.

Negan lâcha un petit rictus qui était tout sauf joyeux, il reprit ensuite le chemin vers la porte avec moi sur ses talons. Il nous fit avancer dans une plus petite pièce, assez agréable. Il y avait des étagères le long des murs, remplie soit de livre ou de bibelots divers. Il y avait une fenêtre, moins large que celles de l'autre pièce ainsi qu'un canapé et deux fauteuils qui entouraient une petite table de salon. Il prit place dans l'un des sièges et me fit signe de m'asseoir en face.

Même si chaque pore de ma peau me hurlait de fuir, je fis ce qu'il me demandait et je m'installai sur le divan, sans jamais détourner mon regard de l'ennemi. Il me détaillait du regard des pieds à la tête, prenant son temps sur chaque partie de mon corps et je réprimai difficilement un frisson en me sentant comme nue devant lui. Sans savoir m'en empêcher, je croisai mes bras sur ma poitrine, voulant me couvrir, mettant une barrière entre son regard et moi. Il sourit devant mon geste qui j'en étais consciente, était inutile.

-Tant que tu seras ici, tu ne craindras rien, essaya-t-il de me rassurer.

J'eus envie de rire devant cette affirmation et je l'aurais probablement fait si je ne m'étais pas sentie en danger comme jamais. Même à l'hôpital, c'était différent. Peut-être parce que l'homme devant moi nous avait déjà montrer une folie sanguinaire. Dawn à côté de lui semblait avoir été un enfant de chœur.

-Tu es ma femme, donc tu dois m'obéir, tu ne peux pas sortir du sanctuaire.

-Je suis en prison, demandais-je retenant toute la frustration qui menaçait de sortir.

-Dis-toi plutôt que tu es à l'hôtel, proposa-t-il en souriant. Toutes les personnes qui vivent ici, doivent payé pour leur fourniture, leur dortoir... tu comprends ?

Avec hésitation, je hochai doucement de la tête, jusque là les choses semblaient fonctionner plus ou moins comme à Grady. Pourtant, je pouvais sentir que tous était différent, à commencer par les gens.

-Certains sont désignés pour s'occuper de nos fournitures, pour les trier, les distribuer... lorsque tu seras reposées, je te ferai faire le tour du sanctuaire. Tu as eu une nuit difficile, me lança-t-il sans une once de remords.

En entendant ces paroles, la haine se propagea à nouveau dans tout mon corps, pensant à tous ceux qui étaient resté derrière. Mon esprit dériva jusqu'à Maggie et son bébé, à Rick, Carl, Juddith... je laissai un soupir de tristesse sortir de ma bouche, alors que mon cœur sembla se briser. Comme si il n'avait rien remarqué, Negan continuait de parler.

-Comme tu as pu le constater, il se trouve que j'ai pas mal d'homme qui m'obéissent, de grands groupes, en réalité ce sont des putains de combattants... Dans chaque groupe, j'ai un bras droit, Simon est le plus fidèle de tous. Nous avons un docteur que tu devras voir, en voyant avec qui tu as fricoté, ça m'étonnerait pas que t'es chopé une saloperie, ironisa-t-il avec un énorme sourire moqueur.

« Connard » pensais-je amèrement. J'aurais voulu me défendre, montrer que je n'avais aucunement peur de lui. Seulement, c'était complètement faux. A vrai dire, j'étais effondrée de me retrouver dans ce lieu mais en plus de ça, ce gars face à moi, me terrifiait au plus haut point.

-Nous avons également des cuisinières, des gens qui s'occupent de l'entretien du bâtiment, et le meilleur pour la fin, il y a mes femmes. Si jamais tu ne l'aurais pas encore compris, tu es l'une d'elles, me précisa-t-il.

-Je peux me battre, je peux être un de tes soldats, avançais-je voulant tenter ma chance. J'aurais tout fait pour être autre chose que sa femme.

-Dans d'autres circonstances, je me serais foutu de ta gueule. Cependant, après ce que j'ai vu, je remets pas ta parole en doute. Je suis sur que tu as plus de couilles que la plus part de mes hommes. Néanmoins, tu n'as pas vraiment le choix. As-tu oublié ? Contre la vie du chinois, je pouvais faire ce que je voulais de toi. Avoue que ce serait dommage que tu vienne à mourir sur le terrain, ou qu'on doivent t'amputer d'un de tes membres à cause d'une morsure. Dans mon lit, tu seras en sécurité, argumenta-t-il de manière plus qu'écœurante.

Tout ce que je voulais faire c'était lui hurler que je préférais être dévorée entière par un rôdeur, plutôt que d'être cinq minutes avec lui dans le même lit. Rien que le fait d'imaginer le moindre de ses doigts sur mon corps, me glaçait le sang.

-est-ce que tu feras de Daryl un de tes hommes ? Questionnais-je, connaissant déjà la réponse. C'était surtout un prétexte pour détourner mes idées répugnante de mon cerveau.

-Tout dépendra de lui, si il est gentil ou non, rétorqua-t-il.

-Il ne se mettra jamais à genoux devant toi, lui avouais-je en relevant une réalité.

-L'homme a pour instinct de s'adapter pour survivre, pour se protéger ou plus encore pour protéger ceux qu'ils aiment, contra-t-il en appuyant fortement son regard sur moi.

-Pas Daryl ! Insistais-je.

-Alors il souffrira, claqua-t-il simplement comme si c'était une chose tout à fait naturelle.

Dans cet endroit, c'était ainsi que ça fonctionnait visiblement. Soit tu te soumets, t'obéis et tu survis , ou tu résiste, tu te bats et tu souffre, peut-être même tu meurs. J'en étais persuadée, il pousserait Daryl dans ses retranchements, il l'emmènerait au plus bas.

Subitement, j'eus envie de le supplier qu'il l'épargne, qu'il le ramène au nôtre, qu'il ne lui fasse pas de mal. Pourtant je savais que ça ne servirait à rien. Aucun mot ne pourrait le faire changer d'avis. La seule solution serait de trouver comment sortir de ce sanctuaire et de nous permettre de fuir ce lieu.

Il se leva, fit le tour de la petite table pour venir se placer juste devant moi. Je dus incliner légèrement la tête en arrière pour le regarder et il me tendit la main pour que je la prenne.

Était-il vraiment sérieux ? Croyait-il que j'allais aussi simplement que ça, le laisser me toucher ? Il était hors de question que je mette ma main dans la sienne. C'était juste impensable. Rien que l'idée qu'il m'effleurait me donnait la nausée. Le fait de penser que cette même main avait tenu la batte qui avait servi à prendre la vie d'Abraham, était insoutenable et je sentis la bille remonter dans ma gorge une nouvelle fois.

Semblant comprendre que je n'avais pas l'intention d'accepter son geste, il remit sa main en arrière.

-ok, j'comprends ton obstination... Je dois aller vérifier que tout se passe bien au hangar. Va te reposer, je viendrai te chercher pour visiter plus tard, dit-il sur un ton beaucoup plus doux, il n'y avait presque plus de nuance d'arrogance.

C'était la première fois que je l'entendais parler de manière aussi naturel, sans exagération. Pour être tout à fait honnête, j'avais l'impression de ne plus avoir à faire au même homme. Il n'avait plus grand chose à voir avec le type qui était apparu dans les bois, au milieu de la nuit, pour nous terroriser. Cet homme semblait presque normal et ça eut le don de me rendre perplexe.

Il me fit signe de le suivre et sans discuter je m'exécutai silencieusement. Il me guida à nouveau dans le grand salon où toutes les filles étaient encore rassemblées. En même temps, elle ne devait pas avoir grand chose d'autre à faire.

Deux nouvelles filles avaient fait leur apparition et je ne sus m'empêcher de m'interroger sur le nombre de femme qu'il avait. Cependant, je retins toute remarque cynique pour moi-même.

-Bon les filles, je vous laisse faire connaissance, annonça-t-il joyeusement, retrouvant son air habituel. Tu lui montreras sa chambre, indiqua-t-il à la grande brune, en se rapprochant d'elle.

Il frôla ses lèvres aux siennes sans y déposer un baiser, j'aperçus tout de suite la jeune femme se raidir devant le geste mais elle resta parfaitement immobile. Elle acquiesça d'un hochement de tête et Negan lui sourit. Il prit la direction de la sortie, tenant sa chère Lucille qui visiblement ne le quittait jamais. Alors qu'il allait franchir les portes, il se retourna vers moi.

-J'ai failli oublier, reprit-il avec un sourire magnanime. Toutes mes femmes doivent m'être fidèle, il va de soi que toi y compris.

« je ne suis pas ta femme, je ne te dois rien ! » hurlais-je intérieurement. Toutefois, je m'obligeai à rester silencieuse et ne fit aucun geste. Je le vis glisser son regard sur la petite blonde, qui se tenait installée contre le bar, j'eus l'impression que si elle aurait pu disparaître, elle l'aurait fait sans attendre. Je compris à son malaise que quelque chose se tramait. Negan quitta alors la pièce sans un autre mot, et aussitôt qu'il eut franchi la porte, je laissai un long soupirs quitter mes lèvres.

Tous les regards dévièrent sur moi avec une lueur compatissante ou peut-être était-ce de la pitié. Je n'étais pas très sur là dessus. La seule idée qui me traversa l'esprit fut « est-ce que ces filles pourrait m'aider à partir ? ».

Sous tous ces regards inquisiteurs, je me sentis rapidement mal à l'aise. Je ne savais pas si elles attendaient que je dise quelque chose ou que je fasse quoi que ce soit. En plus de ça, je me sentais chamboulée et épuisée, toutes les émotions ressenties commençaient à se mélanger en moi et j'eus le besoin de fuir cet endroit.

La grande brune que Negan semblait particulièrement appréciée, s'approcha doucement de moi.

-je suis Sherry, m'indiqua-t-elle, je me souvenais maintenant que Negan l'avait mentionné un peu plus tôt.

Son nom me fit tiquer et mes souvenirs remontèrent jusque Daryl et ses aveux, « cherry », la femme de Dwight. Même si je sentais une certaine colère monter en moi en la regardant, je fis de mon mieux pour me contrôler et faire semblant de rien. Ce n'était pas encore le moment pour une confrontation, ni pour une interrogation. Ça viendrait, je le savais mais plus tard. Pour l'instant, j'en voulais à cette femme, après tout, Daryl lui avait offert le choix, il leur avait tendu la main, mais elle ne l'avait pas saisie. Cependant, je devais rester concentrée, essayer de garder cette rancœur à l'écart. Je saurais bientôt le pourquoi du comment et c'était une promesse.

-Beth, lui accordais-je simplement.

-La blonde, c'est Amber, Celle-ci me fit un signe discret de la tête, accompagné d'un léger sourire qui montrait une certaine tristesse. Une partie de moi eut de la peine pour elle.

-la rousse c'est frankie, reprit Sherry.

-Bienvenue, s'écria-t-elle sans aucune joie réelle mais avec une certaine sympathie dans la voix.

-La brune, c'est Tanya.

-Salut, me sourit cette dernière.

-Près de la fenêtre, nous avons Megan et Sandy, finit-elle les présentations.

-J'espère que tu pourras t'adapter, me lança la plus grande des deux femmes, Sandy. Visiblement, elle ne semblait pas avoir une très grande conviction dans ce qu'elle venait de dire.

A chacune des filles, je répondis par un mouvement timide de la tête, me contentant pour l'instant de les observer discrètement. Elle portait toute une tenue identique, une robe noir qui leur arrivait à mi-cuisse et des chaussures à talons. Le genre de chaussure que j'avais peut-être porté trois fois dans ma vie. « Ça doit être le signe distinctif pour reconnaître les femmes de Negan » pensais-je amèrement.

Une nouvelle fois, je fus incapable de trouver quelque chose à dire. En fait, je ne comprenais pas vraiment tout ce que je voyais. Ces filles auraient du être dehors entrain de se battre pour rester en vie et non dans cette pièce à se pavaner en attendant que leur mari « le même » revienne à la maison. Rien de tout ça n'était réaliste. Je savais que mon aigreur avait à voir avec le manque de sommeil et tout ce que je venais de subir. En autre temps, je n'aurais pas réfléchi de cette manière. En effet, chacune d'elle devait avoir une bonne raison de se retrouver ici. En tout cas, c'était ce que j'imaginais. Personne ne voudrait de son plein gré vivre ainsi.

-Tu es épuisée, tu as besoin de repos, intervint Sherry en percevant certainement mon malaise. Je vais te montrer ta chambre.

Sans rien répondre, je la suivis, ressentant le besoin d'être loin de tout ça. Une partie de moi avait envie de me retrouver seule et l'autre craignait ce moment où je serais laissée à moi-même.

La chambre se trouvait à seulement quatre portes du grand salon, le silence nous entourait totalement. Cherry ouvrit la porte et me laissa pénétrer dans la petite pièce. Celle-ci devait faire plus ou moins vingt mètres carré, elle était garnie d'un petit bureau, un lit et un genre de kitchinette avec évier et four à micro-onde. Honnêtement, ils avaient l'air d'avoir une assez bonne installation, ils avaient l'électricité, je supposai de l'eau courante et pas mal de fourniture devenue assez inhabituelle. Je remarquai rapidement qu'une robe noir avait été posée sur le lit à mon intention, ainsi qu'une paire d'escarpins.

-J'espère que je ne me suis pas trompé de taille... si jamais, dis le moi, j'irai la changer, expliqua Sherry.

-Je ne mettrais pas ça, avançais-je sur le ton de la provocation, décidé à ne pas me laisser mener par le bout du nez.

-Un conseil, ne contredit pas Negan, il est capable du pire, avoua-t-elle.

-Qu'attend-t-il de moi ? M'inquiétais-je un peu.

-De toi, je ne sais pas, mais il détruit tout ce qu'il a à portée de main. Nous sommes à lui.

-Je ne serais jamais sa femme, rétorquais-je avec assurance.

-je disais ça aussi avant, soupira-t-elle d'un air brisé.

J'avais le nom de Dwight sur le bord des lèvres, ma curiosité me rongeait et sa douleur perceptible n'arrangeait rien. Toutefois, je savais que ce n'était pas le bon moment. Si je voulais tirer quelques choses de ces filles, je devais y aller en douceur et essayer de gagner leur confiance.

-Avant quoi ? Demandais-je néanmoins.

-Dors un peu,

me répondit-elle faisant mine d'ignorer ma question. Negan viendra d'ici quelque temps.

A cette idée, un frisson d'angoisse parcourut mon corps. Je ne voulais pas me retrouver seule avec cet homme. Pendant un instant, j'eus envie de l'interroger pour savoir si il allait me violer. Cependant, je retins ma question pour moi, je n'étais pas prête à laisser percevoir mes craintes même par cette femme. De toute façon, j'aurais la réponse bien assez tôt.

Elle se détourna de moi, avec l'intention de quitter la chambre mais au dernier moment, elle pivota pour me faire face.

-ne sors pas d'ici, n'essaye pas de t'échapper, tu n'y arriveras pas, m'informa-t-elle avec virulence, les yeux remplis de chagrins ou de regrets.

J'étais consciente qu'ils avaient essayé de fuir avec Dwight, et ils avaient presque réussi, je ne comprenais pas pourquoi ils avaient fait demi-tour, et qu'ils étaient revenu ici alors que Daryl leur avait offert une échappatoire. C'était un vrai mystère. Seulement, je ne voulais pas qu'elle sache que j'avais entendu parler d'eux, en tout cas pas dans l'immédiat, pas avant de la cerner. J'acquiesçai de la tête en signe d'approbation.

-Beth … je suis désolé pour ce qui a du t'arriver, me surprit-elle à s'excuser tristement. Savait-elle ce qui c'était passé ? Savait-elle pour ma famille ? Pour Daryl ? Elle ne me laissa pas le temps de réagir qu'elle avait déjà disparut à l'extérieure.

Je m'assis au bord du lit, ne sachant pas trop quoi faire, me retrouvant assez désorientée. Je pris la robe entre mes mains, la posant instinctivement sur mes genoux, avant de la balancer férocement sur le sol dans un geste colérique. Pour qui se prenait ce Negan ? Quel secret contenait le sanctuaire ? Que devenait ma famille, ma sœur ? Étaient-ils en sécurité ?

Je me rendis compte que c'était la première fois que je me retrouvais seule depuis tous ce chaos. Je jetai un coup d'oeil sur la porte qui se tenait devant moi et impulsivement j'eus envie de la franchir et de m'en fuir. « N'essaye pas de t'échapper, tu n'y arriveras pas » avait indiqué Sherry. Néanmoins, cette fille ne me connaissait pas, elle ne savait pas de quoi j'étais capable, et si elle se trompait ?

Je secouai la tête de droite à gauche, réalisant qu'elle devait avoir raison, je devais agir de manière réfléchie et posée. Partir aujourd'hui, était une chose irréalisable. Il devait y avoir des hommes de Negan partout et je devais prendre des précautions.

Je fermai les yeux un instant, pris une profonde inspiration. Je devais apprendre à connaître cet endroit. Lorsque j'avais voulu partir de Grady avec Noah, j'avais échoué car je les avais sous estimé ou peut-être que je m'étais sur estimée. Une chose était sur, je ne devais pas reproduire les mêmes erreurs. J'aurais le droit qu'à un seul essai et si je voulais m'en sortir, je devais tout préparer à la perfection. Je prendrais le temps d'évaluer les lieux, je devais repérer le fonctionnement qu'ils avaient. Les tours de garde, les aller et retour de Negan, je devais tous connaître dans les moindre détails. Je comprendrais les forces et les faiblesses de ce groupe.

Le plus important était de sauver Daryl, de savoir où il se trouvait. Je doutais fortement qu'il soit installé dans une chambre comme la mienne. Il devait plutôt être retenu prisonnier quelque part, je devais trouver cette endroit et le sortir de là. Je devais me montrer forte pour lui, je devais réussir à le sauver, à nous sauver.

Sans en connaître la raison exact, un sanglot remonta le long de ma gorge, et je me couchai sur le lit en mode fœtus, comme une petite fille aurait pu le faire, serrant les genoux contre ma poitrine. En revivant chaque instant de cette horrible nuit, un torrent d'émotions prit possession de moi, me faisant trembler intégralement. « Oh mon dieu », murmurais-je en pleurant.

J'avais l'impression d'être plongée au beau milieu d'un cauchemars. Je vibrai encore sous l'angoisse qui s'était accumulée en moi tout au long du trajet durant la journée. Je revis le regard de ma sœur, perdue dans la peur et la douleur. L'arrivée sur le lieu de l'enfer, je pouvais encore entendre les hommes siffler et se rapprocher de nous, nous entourant de toute part au milieu des bois. La vision de Daryl, recouvert par le cri de Glenn alors que l'archer se rendait compte de ma présence.

Mes yeux clignotèrent en me rappelant son expression horrifiée puis colérique. Mon cœur manqua un battement alors que mon esprit rejouait l'apparition de Negan, j'avais compris à cet instant que tout était fini. Les émotions qui avaient immergé le visage de Rick, étaient inscrite en moi à jamais. La mort d'Abraham allait hanter mes nuits à jamais, jamais je n'avais vu un tel spectacle sanglant. C'était monstrueux, sans aucune pitié. Je sentais les larmes qui noyaient mes joues, de longs sanglots secouaient mes épaules.

Le rire de Negan faisait encore écho dans mon crâne, alors qu'il se moquait au dessus du cadavre de mon ami. J'avais la sensation que ma tête ne voulait pas me laisser en paix, me forçant à revivre chaque moment intense et cruel, dans les moindres détails.

Je me sentais nauséeuse alors que je revoyais Daryl frapper l'ennemi, lui fendant la lèvre, m'amenant au moment fatidique où je pris la décision de faire face à ce type. Je lui avais donné l'opportunité de laisser Glenn en vie et c'était pourquoi je me trouvais ici. Je sentais encore son regard appréciateur sur moi, son souffle sur mon coup alors qu'il me parlait à l'oreille. L'expression dans les yeux de Daryl, « oh seigneur » soufflais-je, en le revoyant le regard suppliant.

J'avais eu si peur pour lui, pour nous, pour Carl. Negan avait été jusqu'à faire croire à Rick qu'il devait couper le bras de son fils. Il l'avait pousser dans ses retranchements, le forçant à se plier à lui, à son bon vouloir.

Puis notre départ, la séparation, non seulement il m'avait emmener dans cet endroit, mais il avait pris Daryl. Je savais qu'il ne serait pas doux avec lui. Il voulait l'avoir à ses pieds et pour ça il le ferait plier. Daryl devait être dans une pièce seul, accablé par le remord et l'impuissance. Je savais que ça allait le ronger.

J'étais submergée par la force du chagrin que je ressentais, ainsi que par la peur pour toutes les personnes qui m'importaient. J'avais le manque de ma famille plus que jamais, plus qu'après la prison, plus qu'à Grady, j'étais juste terrorisée et seule. J'avais l'impression qui j'allais me noyer sous mes larmes. « Allez Greene, relève toi » Retentit la voix de Daryl dans ma tête.

« Tu es tout pour moi » avait-il dit au réveil. J'étais prête à tout pour vivre ce moment à nouveau, oui vraiment à tout. Je laissais ma peine s'écouler en me berçant doucement. J'allais me battre, j'étais déterminée, je nous sortirais de là. Je nous donnerais à nouveau la chance d'être ensemble, avec notre famille. Il était hors de question que je sois la femme de Negan, je ne le serais jamais. « non, car je suis Beth Greene, la femme de Daryl Dixon » marmonnais-je. Je le répétais plusieurs fois jusqu'à ce que la fatigue eut raison de mon chagrin.

Des coups à la portes me sortit de mon sommeil agité, bien entendu je savais que mon esprit n'était pas prêt à éloigner les images sordides du crâne en bouilli d'Abraham. Trois nouveaux coups sur la porte me firent totalement sortir de ma torpeur. Je me levai du lit et ouvrit la porte pour découvrir Negan et son regard moqueur.

-J'peux entré ? Quémanda-t-il tout en s'avançant dans la pièce sans attendre l'autorisation. Sa question était purement rhétorique et même si je disais « non » , je doutais que ça le fasse rester dans le couloir.

-La robe te plait ? S'enquit-il en la voyant sur le sol.

-Non, osais-je répondre farouchement.

-Pourtant j'suis sur qu'elle moulera ton corps à la perfection, sourit-il sans offensé de ma réponse.

-Je ne mettrai pas ça, provoquais-je.

-Beth, Beth, Beth, siffla-t-il en tournant autour de moi, en tenant toujours sa maudite batte de base-ball à la main. Tu vois, tu n'as pas vraiment le choix.

Je ne détournai pas les yeux des siens, décidée à lui montrer que je ne lui faciliterai pas la vie. Il attendit quelques instants et me fixa comme si il essayait de m'intimider et honnêtement à l'intérieure de moi, j'étais en panique.

-Cette robe montre que tu es ma femme... ça dit à tout autre homme qu'ils ne peuvent pas te toucher, enfin te baiser, expliqua-t-il. Je me contentai de froncer les sourcils devant ce qu'il impliquait par ces mots. Si tu sors sans leur montrer que tu es à moi, les autres se régaleront de ton corps dés que j'aurai le dos tourné, que tu le veuille ou non, déclara-t-il en me donnant envie de vomir. Si ils savent que tu es ma femme, aucun d'eux ne te touchera. Écoute, je vais être un gentleman, je vais aller te chercher à manger et je te laisse te changer, quand je reviens tu seras dans cette robe.

Je savais que c'était un ordre, son ton ne laissait pas de place à une quelconque discussion, il ne me laissait pas le choix.

-Dis-toi que quand Daryl te verra, ça lui donnera une belle vision, ça le réconfortera, sourit-il de manière perverse.

Sur ces derniers mots, il quitta la pièce me laissant un instant perplexe et dans le doute de savoir quoi -je faire ce qu'il me demandais ?

Encore une fois, je me sentis complètement perdue, alors que je réfléchissait sur ma manière d'agir, de légers coups se firent entendre à la porte. Je sursautai pensant que c'était Negan qui revenait mais en écoutant les petits sons, je sus que ce n'était plus lui. Cet homme n'avait rien de délicat.

J'ouvris la porte et découvrit une jeune femme devant moi, je dus chercher dans ma mémoire, pour me souvenir de son prénom.

-Je viens te donner ça, marmonna Megan en me donnant une bouteille de gel douche.

-Merci, où est-ce ..?Sans savoir pourquoi, j'étais incapable de former des phrase entières. Mon corps et mon esprit semblaient vide de toute énergie. En toute honnêteté, je n'avais qu'une envie s'était m'allonger et pleurer jusqu'à tomber d'épuisement. Seulement, je ne pouvais pas me le permettre, je n'avais ni le temps, ni le droit de m'appesantir sur mon sort.

-Il y a une porte au fond de la pièce, c'est la salle d'eau, m'indiqua-t-elle en pointant la direction à prendre.

-Merci.

La boule d'angoisse que j'avais eu au creux de mon ventre depuis mon arrivé au sanctuaire, ne fit que s'accroître à l'idée d'être seule pendant que je me lavais. Je craignais que Negan revienne alors que j'étais sous l'eau.

-Pourrais-tu rester avec moi s'il te plait ? Demandais-je honteuse de ma fragilité.

Je la vis hésiter, jeter un coup d'oeil dans le couleur avant d'acquiescer et de rentrer dans la pièce pour refermer la porte derrière elle. Elle alla immédiatement s'asseoir sur le lit, les jambes pendante dans le vide. Elle semblait tout de suite plus à l'aise maintenant que nous étions que toute les deux et isolées dans cette chambre.

Je lui fis un signe timide de la tête avant de me diriger vers la douche. Un essuie était posé sur le bord de l'évier, certainement préalablement préparer par Sherry. Malgré l'envie que j'avais de me débarrasser de toute cette saleté accumulée sur moi, du sang d' Abraham, j'avais cette crainte de voir la porte s'ouvrir. « Megan est là » essayais-je de me rassurer mentalement. Si Negan revenait, j'entendrais sa voix aussi vite. Je fis de mon mieux pour me concentrer sur ce que je devais faire.

Je tournai le robinet pour permettre à l'eau de s'écouler du pommeau de douche. Je fis au plus vite pour me déshabiller et me mettre sous l'eau. J'étais consciente que j'avais peu de temps avant le retour de l'homme à la veste en cuire. Je devais profiter un peu du temps que je pouvais avoir seule avec Megan, peut-être pourra-t-elle m'apprendre certaine chose. Je devais savoir où ils retenaient leurs prisonniers, où était Daryl ?

Je défis la tresse qui retenait ma cheveux pour frotter chaque tâche, je m'acharnai à ravoir toute trace de sang, de boue. Je grattai la peau sur mes doigts et sous mes ongles pour enlever la saleté qui s'y était glissée. Je sentis une larme descendre le long de ma joue et je m'en voulus de me montrer si faible. Pleurer ne m'aiderait pas à reprendre le dessus, ni à y voir plus clair. Je devais me bouger pour nous sortir de ce lieu. Pour retrouver les autres à Alexandria, je soupirai en pensant à Maggie, espérant qu'elle soit arrivée comme prévu à la colline. Qu'elle soit en sécurité, elle et son bébé. Elle devait l'avoir fait, ma sœur était forte, courageuse, elle s'en sortirait comme elle l'avait toujours fait. Je fermai les yeux, l'imaginant vérifier le bébé, entendre son cœur battre, Glenn à ses cotés, un sourire émerveillé aux lèvres. C'était ainsi que les choses devaient se passer et pas autrement. Je rinçai mes cheveux le plus rapidement possible, pour sortir de la douche et me sécher à l'aide de la serviette.

Je me rendis compte que la robe était toujours dans la chambre et que je ne l'avais pas pris avec. Heureusement, Megan était présente. J'ouvris délicatement la porte, essayant de rester camouflée le plus possible.

-Megan, pourrais-tu... ? Je n'eus pas besoin de finir ma phrase que la jeune femme me tendit le vêtement.

-merci, soufflais-je un peu embarrassée.

En saisissant le bout de tissus, je remarquai qu'elle avait mis une brosse à cheveux avec et j'en fus aussitôt reconnaissante. Tout compte fait, peut-être que ces filles étaient comme moi, prise au piège. Peut-être qu'elles pourraient m'apporter leur aide, elle pourraient devenir des alliées. Je me dépêchai à brosser mes cheveux, essayant d'enlever tous les nœuds, pour ensuite m'habiller dans ma nouvelle robe. Aussi vite, je me sentis mal à l'aise, pas à ma place, ce qui était normal. Je n'étais en rien à ma place. Je me fis une queue de cheval et je sortis de la salle d'eau pour rejoindre Megan.

De retour dans la chambre, je pris le temps d'observer la petite brune assise sur le lit. Elle pivota vers moi et pendant un instant, je ne sus comment démarrer la conversation. Après un petit raclement de gorge, je me repris en sachant que le temps nous était compter.

-Comment tu t'es retrouvé ici ? Demandais-je en espérant ne pas la brusquer. Je me déplaçai jusqu'à ses côtés et m'assis.

-Un peu comme tout le monde, m'avoua-t-elle. J'étais avec un groupe avant, Negan et ses hommes nous sont tombés dessus.

-Comment ça se fait que tu es devenue une de ses femmes ?

-Tu sais, aujourd'hui, nous faisons tous avec ce que nous avons. Certains sont capable de se battre et du coup ils peuvent servir à l'extérieure. Personnellement, je n'ai pas ces capacités, pour être franche, j'ai même du mal à me débarrasser des détritus, expliqua-t-elle honnêtement sans vraiment éprouver de honte.

-Détritus ? M'étonnais-je sans comprendre de quoi elle parlait.

-oui, ceux qui mordent.

-Oh, nous nous les appelons les rôdeurs, repris-je avec un petit sourire timide.

-Tu verras, tu t'y feras, il y a pire comme endroit. Si tu écoute ce que dis Negan, tu seras en sécurité et bien traitée, compléta-t-elle.

Je savais que mon expression devait refléter un peu de dégoût et surtout beaucoup d'incompréhensions. J'avais envie de lui dire que je ne pouvais pas me contenter de rester ici, que j'avais une famille et que jamais je ne serais à ma place dans cet endroit. Cependant j'étais fort incertaine par rapport à elle, je ne lui faisais pas confiance.

-Pour moi, c'est plus facile, les choses se sont faîtes assez naturellement, exposa-t-elle sans que j'ai besoin de poser de questions, visiblement, elle n'avait pas la même méfiance que moi. Pour Sandy et Sherry, ça été beaucoup plus difficile, elles ont beaucoup perdu.

Ces quelques mots suffirent à raviver ma curiosité, j'avais toutes une série d'interrogation en moi mais alors que j'allais ouvrir la bouche, trois coups se firent entendre à la porte. Megan se redressa aussi vite sur ses pieds, attendant que j'ouvre la porte au visiteur qui je le savais n'était autre que Negan. Je laissai sortir un soupir contrarié avant d'ouvrir au nouveau venu. Celui-ci tenait un plateau de nourriture entre les mains.

-Il me semble que j'avais vu juste .. tu es divine, siffla-t-il sans cacher son regard admirateur.

Je me détournai de lui pour le laisser pénétrer dans la pièce, tout en m'assurant que mes gestes soient brusque, voulant lui montrer mon mécontentement. Il déposa les aliments sur la petite table pour porter son attention sur Megan, restée silencieuse.

-ma petite Megan, que fais-tu encore ici ? Sourit-il faussement, sa voix laissant transparaître une certaine contrariété.

-Je lui ai demandé de rester, intervins-je rapidement, il appuya son regard comme pour que je m'explique. Tu as dis que nous devions apprendre à nous connaître, complétais-je reprenant ses paroles.

-Mouais, bien maintenant tu peux rejoindre la chambre de Fred, il mérite quelques réjouissances, imposa-t-il à la jeune brune.

Celle-ci me fit un petit signe discret de la tête pour me saluer, accompagné d'un petit sourire que je ne savais pas interpréter avant de partit.

-N'as-tu pas dit que nous avions pas le droit de te tromper ? M'inquiétais-je un peu, ayant peur d'avoir compris ce que devait aller faire Megan.

-C'est bien, tu apprends vite. Tu as raison, il n'y a jamais de sexe avec mes femmes. Cependant, une fois de temps en temps et avec mon accord, mes hommes peuvent avoir des petits plaisirs, m'informa-t-il comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.

Je me sentis complètement écœurée par ce que j'entendais, Vu ses allusions, je pouvais comprendre que nous étions que des objets pour lui, une espèce de marchandise. Je sus réprimé le frisson d 'effroi qui remonta le long de mon dos en me demandant quand je serais obligée de coucher avec lui. J'avais envie de vomir à cette seule idée.

-Assieds-toi et mange, recommanda-t-il. J'eus envie de l'envoyer balader avec son plateau mais lorsque mes yeux se posèrent sur la nourriture, je sentis mon ventre gronder.

Doucement, je m'assis et commençai à avaler le sandwich que lui ou quelqu'un d'autre avait préparé à mon intention. Le silence s'installa et je sentis son regard insistant sur moi.

-T'as chambre te plaint ? S'enquit-il d'un ton bizarrement doux.

Comme seule réponse, je me contentai de hausser les épaules dans un geste nonchalant. Ce n'était pas ma chambre, ni mon lit, ni ma maison. Mes affaires étaient à Alexandria et mon cœur aussi, avec les membres de ma famille.

Je terminai de manger sans échanger le moindre mot, je ne voulais en rien partager une conversation avec ce monstre. Dés que j'eus avaler la dernière bouchée, il reprit la parole.

-Tu as dormi une bonne partie de la journée. Bien sur, je comprends, tu étais épuisée, fit-il semblant de compatir. Je vais te faire visiter et après tu seras libre de faire ce qui te fait plaisir. Demain, tu devras voir le docteur.

-Est-ce que ce soir .. tu … Nous .. ? A nouveau, j'étais dans l'incapacité de finir ma phrase. J'avais juste besoin de savoir ce qu'il comptait faire de moi. J'appréhendais d'être seule avec lui, j'avais peur qu'il me touche, je ne voulais en rien ressentir ses mains sur mon corps. Pour l'instant, je voyais qu'il ne tentait rien et ça me rassurait légèrement mais je me doutais que ce ne serait pas toujours le cas. Le seul désir que j'avais, était d'être le plus loin possible de cet homme. Je le vis sourire en comprenant le fil de mes pensées et je ressentis comme une envie de courir.

-L'idée est assez excitante, tu trouve pas ? Susurra-t-il en s'approchant de moi, je me maudis de ne pas avoir gardé la bouche fermée. Je niai simplement de la tête, doutant de la fragilité de ma voix pour parler, je fus prise de nausée alors que son souffle chaud atterrissait le long de mon visage.

-ça viendra mais pas ce soir, finit-il dans un murmure alors que ses lèvres frôlèrent les miennes, faisant monter les larmes dans mes yeux. Dans ma tête le visage de Daryl se formait et je ne pus empêcher le refrain « désolé » de chanter en moi. Je me mordis l'intérieure de la joue pour éviter de lui arracher un bout de lèvres avec mes dents. En me concentrant sur l'image mental de l'archer, je trouvai le courage de reculer de plusieurs pas, tout en tournant sèchement ma tête, coupant tout contact. Je voulais qu'il comprenne qui pourrait pas abuser de moi comme bon lui semble. Il devait savoir que contrairement à ce qu'il pensait, je n'étais pas et ne serais jamais à lui.

-J'attendrai que tu vienne à moi, annonça-t-il arrogamment en me faisant écarquiller les yeux de surprise. Il était encore plus fou que ce que je croyais. Son sourire s'agrandit encore. Le viole est interdit ici, pour moi y compris, m'assura-t-il. Tout ceux qui n'obéissent pas à mes règles sont punis. C'est ainsi qu'on arrive à maintenir une certaine vigueur.

-Tu devras attendre longtemps... je ne viendrais jamais à toi, affirmais-je avec vergogne.

Il ricana comme si je venais de faire une blague.

-Fais moi confiance, tu voudras que je te touche... et ce jour là, je te prendrais comme personne ne l'aura fait avant moi, avança-t-il d'un air supérieur et sur de lui. Je voyais qu'il pensait chaque mot qu'il disait et tout ce que ça m'inspirait était du dégoût.

Bien entendu, je reconnaissais que cet homme n'était pas moche au sens propre du terme, mais jamais au grand jamais je pourrais le désirer de quelque manière que ce soit. Il venait juste de détruire tout ce que j'avais, il avait renverser ma vie entière en une seule nuit. Il était instable et foncièrement dingue. Il avait une batte comme … je ne savais même pas comment il considérait cette chose. Femme ? Amie ? Une chose était sur, il lui portait une réelle affection.

Au delà de tout ça, le seul homme que j'aimais du plus profond de mon être, était retenu quelque part dans cette endroit lugubre, par ce type et il pensait réellement que je coucherai avec lui volontairement. C'était impensable et ça ne se réaliserait jamais.

Tout compte fait, peut-être que les choses seraient plus simple que je l'avais cru jusqu'à maintenant. Si je n'avais pas à crainte que Negan pose ses mains sur moi à tout moment, je pourrais gérer la situation. Je devais tout faire pour trouver Daryl et monter un plan intelligent pour nous évader.

Après de longues minutes silencieuses, où je conservais un regard des plus sombre braqué sur lui, pour bien lui faire comprendre mes positions, il ouvrit la porte tout en déclarant.

-Allons visiter !

note de l'auteur:

Et voilà pour ce chapitre qui je l'avoue n'est pas mon préféré mais je dois aussi mettre des moments moins réjouissant. Je n'aime vraiment pas écrire sur ces deux là lorsqu'ils sont séparés mais pour ma fiction c'est un peu un passage obligé. Peut-être que vous comprenez pourquoi j'ai plus de mal à écrire rapidement les quelques chapitres qui sont en cours, car j'ai le coeur brisés de leur faire du mal. J'espère malgré tout que vous n'êtes pas déçu et je vous promets que dans un futur proche les choses se calmeront un peu ... ou pas. s'il vous plait, laissez moi connaitre votre ressenti et promis j'essaye de faire plus vite pour le chapitre 19.