Bonjour à tous, tout d'abord désolé pour ma longue absence mais beaucoup de choses dans ma vie pour le moment. De plus ce chapitre à été un enfer à écrire, comme son titre l'indique. Ce chapitre est un peu plus lent mais je ne veut pas vous en dire de trop, le prochain chapitre sera plus mouvementé promis.

Pour ce chapitre 19, je me suis inspiré d'une chanson de céline Dion " Because you love me." Si vous ne l'a connaissez pas n'hésitez pas à aller l'écouter. je l'ai passé en boucle pendant l'écriture. je trouve que ça peut bien refléter le ressenti que Daryl peut avoir.

Je tenais à vous remercier de mettre fidèle malgré le temps entre chaque mise à jour et je vous promets d'essayer de faire plus vite. merci pour vos messages, reviews et ajout en favoris. J'ai besoins de vos conseil et remarques pour continuer cette histoire alors n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez.

Si vous connaissez pas ma deuxième fanfiction qui est également une Bethyl, allez y jeter un coup d'oeil ça me comblera de bonheur. "Tout au long du chemin" n'attends que vous.

Je ne vous retiens pas plus longtemps avec mes blabla, bonne lecture et j'espère que vous ne serez pas trop déçu.

Chapitre 19:descente aux enfers.

Point de vue de Daryl :

Autour de moi, il n'y avait que quatre murs, et une porte qui était la seule issue, l'unique façon de pénétrer dans cette pièce ou d'en sortir. Je me trouvais assis à même le sol, nu comme un ver. Je ne savais plus depuis combien de temps j'étais enfermé dans cet endroit. Aucune lumière ne s'infiltrait, il n'y avait que l' obscurité. Tous les x temps, Dwight me jetait un truc à manger, les premières fois, j'avais refusé d'y toucher, ne voulant rein absorber qui viennent d'eux. Toutefois, le temps semblait ne pas prendre fin et la faim me tailladait les entrailles. J'étais plongé dans les ténèbres, seul avec moi-même. Comme une terrible punition, mon cerveau ne cessait de rejouer le déroulement de cette terrible nuit. Le visage rempli d'effroi, de larmes, d'horreur de mes amis, Rick, Carl, Maggie, Glenn... Beth. La mort cruelle et brutal d'Abraham, plus la scène se jouait dans ma tête, plus le sentiment d'impuissance et d'inutilité se faisait sentir.

Je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable, ce sentiment me rongeait de l'intérieure, les pleurs de Maggie résonnaient toujours autant dans mes oreilles. J'étais conscient qu'à cause de ma propre bêtise, Glenn avait failli être tuer. A cause de mon geste égoïste, Beth était avec ce connard, quelque part dans ce lieu. J'étais en colère, une haine profonde m'habitait et ne faisait que croître au fur et à mesure des minutes. Je n'avais qu'une envie, défoncer cette putain de porte, trouver Beth, l'arracher de cet endroit et retrouver les nôtres.

Néanmoins, je sentais de plus en plus mes forces me quitter, j'étais juste pitoyable dans ma propre misère, incapable d'agir et de nous sortir de là. Je me retrouvais enfermé et isolé de tout, sans aucun repère. Je comprenais ce qu'ils essayaient de faire, je savais qu'ils voulaient me détruire moralement et physiquement, me mettre plus bas que terre pour qu'enfin je cède à leur requête. Depuis que j'étais retenu prisonnier, l'idée de préférer mourir que de subir ça avait plusieurs fois traversé mon esprit. Cependant, à chaque fois que j'avais osé y songer, un visage d'ange aux yeux bleu rempli de détermination apparaissait dans ma tête. C'était la seule chose qui me faisait tenir bond, qui me donnait le courage. « Tu es Daryl Dixon ». était-ce sensé être une bonne chose ? Je n'en étais absolument pas persuadé. Mon cerveau était tellement emprise avec tous mes remords que j'en perdais mes sens. Il m'était complètement impossible de savoir depuis combien de temps, j'étais dans cette maudite pièce. La fatigue me narguait, lorsque j'autorisais mes yeux à se fermer, une horrible musique retentissait, me sortant de ma somnolence. Ils comptaient me rendre dingue.

La porte s'ouvrit laissant passer une légère clarté dans l'habitacle, mes yeux clignotèrent devant la soudaine lumière. Une espèce de vêtement me fut lancer en plein visage. Dés,que la porte fut close, je le passai sur mon corps aussi vite que mes douleurs le permettaient. Je me sentais tout endoloris et courbaturé. Tout en me démerdant comme je le pouvais, en pataugeant dans l'obscurité de l'habitacle, j'enfilai le tissu.

Le fait d'avoir été maintenu nu et sur le sol froid, avait le don de me rendre affaibli et misérable. Le souvenir d'être un petit garçon retenu pendant des heures dans un placard sombre me broyait le cerveau. Mon esprit ne cessait de jouer entre le passé et le présent, me faisant confondre les deux. Je sentais mon corps trembler de fatigue, au point où j'avais du mal à me tenir sur mes jambes. Le tissus que je venais d'enfiler était large, à l'image d'un sac de poubelle et honnêtement j'avais l'impression d'être rien d'autre qu'un déchet. Je savais que je ne serais pas capable de supporter ce traitement très longtemps. Que me voulaient-ils ? Pourquoi ne m'avaient-ils pas encore tué ?

La porte s'ouvrit à nouveau, laissant entrer Dwight, mon arbalète pointée dans ma direction. Putain, ce connard portait ma veste aux ailes d'anges. Mon regard était sombre et je le voulais mauvais, mais j'étais conscient qu'il manquait d'intensité, tellement le sommeil pesait sur mes paupières. Toutefois, je ne pouvais pas baisser les bras devant ce fils de pute.

-Mets toi debout... dépêche, râla-t-il en me tirant par le bras, pour me faire passer devant lui. Avance.

Je sentais ma propre arme pointé dans le bas de mon dos, poussant pour me faire avancer et me guider. Malgré mon état vaseux, je fis de mon mieux pour enregistrer nos déplacements. A part la pièce sombre et froide dans laquelle j'avais été plongée depuis mon arrivée, je n'avais encore rien vu de cet endroit. Nous marchions dans un long couloir, bordé de plusieurs pièces, nous croisâmes des hommes visiblement occupé à nettoyer le sol à l'aide de serpillière. Le bâtiment semblait relativement calme, les personnes que nous rencontrions sur le chemin, baissaient aussi vite le regard. Je n'arrivais pas encore à comprendre que pouvait avoir été ce lieu avant l'épidémie mais je savais que je devrais découvrir le plus d'informations possibles. Essayer de me faire une image, un plan qui nous permettrait à Beth et à moi de quitter au plus vite. Il y avait une porte plus ou moins tous les trois mètres, garantissant un grand nombre de pièces. Servaient-elles de chambre, de dortoir, ou de cellule comme celle où j'étais retenu ? Je ne le savais pas. Je me demandai combien de personne étaient enfermée de la sorte, je pouvais tout à fait comprendre que beaucoup baissait les bras devant un tel traitement, et cédait à Negan ce qu'il réclamait.

La promesse d'une autre vie devait être tentante, non ça l'était tout à fait, mais il n'y avait aucune sécurité garantie, pas avec un chef comme ce fou furieux. Mon regard tomba alors sur une pièce ouverte où se reflétait directement un certain confort. « les gens sont prêt à tout pour 10m2 » avait dit Dwight quelques semaines plutôt, au milieu des bois. Je savais alors qu'il n'avait pas tord. Toutefois, pourquoi cet homme était revenu ici, alors qu'ils avaient réussi à fuir, avec sa femme ? Pourquoi revenir se mettre au cœur du danger ? Alors qu'il aurait pu venir avec moi. Je ne pouvais pas comprendre et encore moins accepter. De plus, apparemment ça ne s'était pas fait en douceur, vu l'état de son visage. Mes poings se serrèrent sans grand contrôle devant la colère qui remontait en moi, en pensant à mon erreur de laisser vivre cet homme. Il payerait pour tout ce que je vivais, Il payerait pour avoir tuer Denise. Il payerait pour avoir oser me mettre dans cette situation, plus encore il paierait pour tout ce que Beth pouvait subir.

En voyait toutes ces portes défiler devant moi, j'arrêtais pas de me demander si la jeune blonde avait le confort quel méritait. Je me refusais de penser à l'idée que peut-être elle pouvait vivre les mêmes horreurs que moi. Au fond de moi, je savais que ce n' était pas l'intention de Negan. Était-elle bien ? Avait-elle de quoi manger et boire ? Un lit pour dormir ? Le pire était d'imaginer ce bâtard entrain de la toucher. Rien que le fait d'y songer, fit sortir un grognement de ma gorge. Quoiqu'il en soit ce connard périrait d'une de mes flèches.

-Stop, m'ordonna le blond derrière moi.

Il frappa à une porte avant de l'ouvrir, et me poussa à l'intérieure de celle-ci. Mon souffle se tordit dans ma poitrine sans attendre, en découvrant les visages présents. Je ne fis plus aucun mouvement, essayant de savoir si c'était mon imagination qui me jouait des tours. M'étais-je enfin endormir dans ma cellule ?

-Daryl... murmura la douce et fine voix de Beth, les yeux remplis de larmes.

Un frisson parcourut tout mon être et je me retrouvai juste dans l'impossibilité de faire un seul geste ou de dire un seul mot. La jeune blonde se tenait juste face à moi, nous étions dans une petite pièce très clair au murs blancs. Une brune que je reconnus aussitôt comme la femme de Dwight se tenait à ses côtés. Celle-ci baissait le regard vers le sol, avant de le relever l'air interloqué d'abord sur moi puis sur Beth. Derrière les filles se trouvait un homme à blouse blanche, et je remarquai que l'endroit était en fait un cabinet médical, le type devait être le médecin.

-C'est bon Sherry, vous pouvez y aller, autorisa-t-il en direction des femmes.

-Daryl s'est ça ? Questionna la brune comme si elle hésitait encore, pourtant je voyais à son regard désolé qu'elle savait tout à fait qui j'étais.

-Ne lui parle pas, intervint Dwight autoritaire, en me forçant à me déplacer.

-Quoiqu'ils te demandent de faire, fais le ! Insista-t-elle néanmoins.

-J'ai dis, non, cracha le blond méchamment. Ces deux là ne semblaient plus être en accord.

-Daryl, qu'est-ce qu'ils t'ont... ? Sonna la voix de Beth à mes oreilles, me faisant presque oublier les autres.

-Toi non plus, reprit sèchement l'homme brûlé. La seule réponse qu'il reçut, fut un regard glacial de la plus jeune.

-Ne me dis pas à qui je dois, ou ne dois pas parler, rugit-elle fortement, tremblante de colère.

Sans attendre, elle me fit à nouveau face et sous la puissance de ses yeux, je me sentis déstabilisé. Elle était si belle dans cette robe noir, éblouissante, comme un ange. Sa taille était dessinée à la perfection, le tissus soulignant toutes les formes de son corps. Je me forçai à baisser les yeux, ne me sentant aucun droit de la regarder, comme si un simple coup d'œil pouvait la salir ou l'abîmer. Que devait-elle penser de moi ? Toute cette merde s'était ma faute.

-Daryl ? Souffla-t-elle en se rapprochant plus près et en relevant mon menton avec ses doigts si délicats. Sa tête me fit signe non, mais aucun son ne franchit ses lèvres. Ses yeux bleus brillaient de chagrin, presque de douleurs et je savais que j'en étais responsable.

-Beth, viens, la tira doucement Sherry sous les yeux colérique de Dwight.

-Daryl... nous allons nous en sortir, marmonna-t-elle d'une fois fébrile.

Ce fut les derniers mots qu'elle prononça avant de quitter la pièce. Tout ce qui se passa à partir de ce moment là, fut que brouillard pour moi. La seule chose qui m'importait, était de voir Beth. Son image flottait dans ma tête comme un rappel constant de ma connerie. Elle n'aurait jamais du se retrouver dans cette situation, être ici avec tous ces gens autour d'elle. Au delà de ça, j'avais si honte qu'elle m'ait vu dans cet état, si faible, si misérable.

Le médecin m'examinait et me lançait des mots qui n'atteignirent jamais mon esprit, quelques choses concernant le fait que Negan semblait m'appréciait pour telle ou telle raison.

Une fois la visite de contrôle terminée, Dwight m'emmena vers l'extérieure, dans une espèce de cours qui bordait l'avant du sanctuaire. Le spectacle qui dansait devant mes yeux, m'étonna, me laissa un moment incertain et écœuré. Cependant l'air frais, qui frappa mon visage pour la première fois depuis mon arrivée ici, me permis de réfléchir un peu et d'analyser en quelque sorte la situation. J'utilisai tout ce qui ce qui me restait de conscience pour m'imprégner de toutes les informations que je pouvais tirer et qui pourraient à un moment donné me servir. La vision était perturbante, les rôdeurs étaient utilisé comme espèce de protection contre d'éventuelle envahisseur. En effet la manière dont les morts étaient attachés rendait toute tentative de pénétration dans le sanctuaire difficile mais l'inverse était vrai aussi. Ceux qui prévoyaient de fuir, avaient plus de chance de ne pas emprunter ce chemin. Cette façon de faire était odieuse, mon cœur se sentit un instant nauséeux et j'eus du mal à ne pas vomir, l'odeur pestilentiel qui se dégageait des corps en décompositions n'aidant pas non plus.

Au milieu des cadavres mobiles, des hommes portant la même tenue que moi, se débattaient pour sauver leur vie et en toute honnêteté, je ne comprenais pas ce qu'ils faisaient là. Peut-être était-ce une sorte de passage rituel, ou un espèce de test, je n'en savais absolument rien. Par contre, je sus aussitôt que j'allais très vite les rejoindre, et vu mon état actuel, j'allais avoir besoin de toute ma force et ma concentration pour me sortir de ce merdier sans y laisser ma peau.

-T'as le choix, soit tu deviens un des nôtres et tu te bats à nos côtés,tu vivras alors avec le conforts, tu seras bien, toléré et peut-être même respecter... ou alors tu travailles comme une merde, tu gagneras ta croûte mais t'auras une vie de misère et tu regretteras de pas être mort... ou tu finiras comme eux, déclara Dwight.

Je me contentai de lui lancer un regard méprisant où se mêlait colère et incompréhension, cet homme avait vendu son âme au diable, j'étais pas prêt à faire de même. Je ne vivrais jamais à genoux devant personne. Il m'accorda un ricanement stupide et moqueur avant de me pousser de l'autre côté de la clôture, au milieu des rôdeurs. Je n'avais pas le choix, je me retrouvai entrain de combattre la mort.

Lorsque Dwight me ramena dans ma cellule, je me demandais comment j'avais fait pour survivre, tous mes gestes n'avaient été que des automatismes. Je me sentais vidé de tous, je ne savais pas combien de temps, j'étais resté au milieu des rôdeurs sous le soleil chaud, à essayer de ne pas me faire tuer. Mes membres tremblaient de toute part, je les sentais souffrir sous l'effort intense que j'avais du fournir et surtout sous la fatigue que mon corps entier ressentait. Je savais que j'avais besoin de dormir. Sans aucun ménagement de la part du blond, je me retrouvai contre le sol froid de la pièce. L'homme qui tenait encore mon arbalète comme une espèce de trophée, me toisait de toute sa hauteur, un air ombrageux et rageur sur le visage.

-Le choix est facile … soit intelligent, cracha-t-il.

Je ne savais pas quoi lui répondre, même si j'avais envie de me lever et de lui balancer mon poing dans sa tronche. Ne comprenait-il pas que je ne pouvais pas céder à la facilité ? Je n'étais pas ce genre d'homme, je ne voulais pas me laisser intimider et personne ne guiderait ma conduite.

J'avais l'obligation de me montrer fort pour tout ceux qui comptaient sur moi. Avant peut-être que ça n'aurait pas été le même, que ça n'aurait pas été si important mais aujourd'hui des gens me faisaient confiance, me considérait comme une partie de leur famille. Peut-être, certainement même, je les avais déjà déçu avec mon comportement orageux qui avait failli tuer Glenn. Alors cette fois, je ne pouvais plus les décevoir. Je devais repousser toutes mes forces, me faire violence pour Rick, pour Carl, Michonne, Maggie, Glenn, Sacha, Rosita, Abraham, mais plus encore et surtout pour elle, Beth.

-N'oublie pas qu'ici, tu n'es pas tout seul. Tu l'as amener dans ce merdier, fais en sorte qu'elle ne subisse pas les foudre de Negan, reprit Dwight comme si il avait suivit le fil de mes pensées.

Il quitta la pièce en fermant la porte derrière lui, me plongeant dans une totale obscurité. Je me retrouvais de nouveau seul avec moi-même dans les ténèbres le plus total et je ne savais pas pour combien de temps. Je me recroquevillai sur moi même, en boule, tremblant sous les derniers mots entendus respirant difficilement alors que je me sentais oppressé.

Dans mon esprit, l'apparition de Beth se forma d'un seul coup. La visualisant dans sa robe noir qui lui collait au corps, celui-là même que j'avais serré contre moi, que j'avais tenu pendant de longues nuits. Je déglutis péniblement, en me souvenant à quel point ça avait sembler naturel. Dans ma tête, elle avait un petit sourire sur le visage comme pour m'encourager, me soutenir, optimiste, fidèle à elle-même. Mon dieu, qu'avais-je fait ? Il était hors de question que je la laisse tomber, je ne baisserai pas les bras. Elle ne devait pas rester dans cet endroit trop longtemps, j'avais tellement peur d'imaginer ce qu'ils pouvaient faire avec elle. Je craignais qu'ils la fassent souffrir, qu'ils la blessent d'une manière ou d'une autre.. qu'ils arrivent à faire partir la joie qu'elle avait toujours eu en elle. Je ne voulais pas qu'ils enlèvent l'espoir qu'elle gardait toujours au creux de son être. L'image d'elle, me souriant refusait de quitter mon esprit, elle scintillait comme une flamme que je refusais de voir s'éteindre. « Je t'aime » je ne cessais de voir ses lèvres prononcer ces mots, je voulais croire qu'elle les avait dit. Elle était si brillante, si belle, si forte, si unique.

Un rire retentit soudainement autour de moi, provenant de l'intérieur de la cellule, pourtant je n'avais pas remarqué que la porte s'était ouverte. Aussi vite, je cherchais d'où venait ce son et mon regard se stoppa sur une silhouette dans le coin opposé. L'image de Beth se dissipa comme elle était apparue, me laissant seul avec cette silhouette et me laissant un manque indescriptible.

-Tu crois vraiment que cette poule peut t'aimer ? Se moqua l'homme enfermer avec moi.

Attendez une minute... depuis quand il y avait un homme avec moi ? Cette voix s'était étrange, j'avais l'impression de la connaître. Mes yeux s'habituant de plus en plus, les traits de l'inconnu commençait à se dessiner progressivement, jusqu'à ce qu'une haine se propagea avec force à l'intérieure de moi.

-Arrête gamin, jamais une chose comme ça montrera le moindre intérêt pour un moins que rien de ton espèce.

Soudainement, il ne restait plus rien de moi, à part cet enfant que je pensais ne plus jamais devenir, juste un gosse misérable, sale, faible, replié dans une souffrance et un chagrin sans nom.

-C'est pas possible, tu n'es pas là, marmonnais-je.

-Ah non, et où crois-tu que je suis ? Tu mérite ton sors.. tu as encore merdé comme toujours, je dois toujours réparer tes conneries, hurlait mon paternel.

-Non... s'il te plaît, ne recommence pas, ne fais pas ça, pas encore,... pleurnichais-je sans savoir me retenir, attendant le coup de ceinture qui allait suivre.

Point de vue de Beth :

J'étais dans une telle colère, mon sang entière bouillonnait, mes mains tremblaient d'énervement. Comment cet homme osait-il me dire de me taire ? Plus encore, de ne pas lui parler ? C'était la première fois en trois jours que je le voyais, que nous étions face à face. Oh mon dieu, je sentais mon cœur complètement déchirer à la vision de lui dans cet état. Il semblait brisé, je n'osais même pas imaginer ce qu'il devait ressentir, ni à ce qu'il pouvait bien penser. Je le connaissais assez pour savoir qu'encore une fois, il prendrait tout sur lui-même, il devait être remplie par la culpabilité.

-Beth, attends, répéta pour la énième fois Sherry.

Toute fois, il était hors de questions que je m'arrête, au plus vite nous serions dans cette pièce qui me servait de chambre, au plus vite, nous pourrions discuter. J'avais des tonnes de questions pour elle, et allait devoir y répondre. Plus encore, je pourrais laisser ma colère exploser. J'avais très difficile de la contrôler, je ne pouvais penser qu'à une seule chose, « où détenaient-ils Daryl ? » J'aurais bientôt la réponse.

Ce matin, Sherry m'avait demandé pour l'accompagner voir le docteur des sauveurs, j'avais accepté, pas vraiment de raison de refuser. De plus, j'essayais de passer le plus de temps possible avec chacune des filles. Seulement, je ne pensais pas qu'elle allait faire un test de grossesse et je savais que toutes mes questions s'étaient reflétées dans mes yeux. Toutefois, mon esprit avait rapidement dévié lorsque j'avais vu Dwight et Daryl entrer dans la pièce et encore plus quand j'avais aperçu son état. C'était comme si mon cœur avait soudainement arrêter de battre et que je ne savais plus comment faire pour respirer. J'avais juste senti mes yeux se remplir de larmes.

Il était en vie. C'était sur le fond le plus important et ça m 'apportait un certain soulagement. Néanmoins, il semblait si affaibli, presque désespérer et j'avais voulu si fort le serrer dans mes bras. J'aurais aimé entendre sa voix, si rauque, qu'il pouvait utiliser rien qu'avec moi. J'aurais voulu le voir réagir face à moi.

Toutefois, il s'était juste contenté de baiser le regard et d'éviter tout contact avec moi. Je savais que c'était parce qu'il se sentait horrible, il s'était interdit tout échange entre nous. Une question me hantait et j'arrivais pas à la repousser. Était-il dégoutté par moi ? C'était tellement injuste, il n'avait pas à subir tout ça, alors que moi j'avais à manger, à boire, un lit pour dormir. Que pouvait-il croire en m'ayant vu ainsi, habiller de la sorte ?

Alors que nous passions le seuil de la pièce, je laissais enfin un cri de frustration quitter ma gorge. Je n'avais qu'une envie, courir le sortir de son enfer, nous faire fuir ce lieu de misère. Il était hors de question qu'il baisse les bras, nous devions nous en sortir ensemble. Il devait lutter, se battre. Je n'avais pas vraiment de doute sur le faite qu'il était assez fort pour supporter toute cette merde. Cependant, je savais à quel point, il pouvait se briser et tomber bas. Mon âme et mon cœur se sentaient cassé à l'idée de toutes les mauvaises pensées qui devaient traîner dans sa tête.

Lorsque Daryl se laissait envahir par sa culpabilité, il n'était plus capable de distinguer les choses correctement. Il s'accablait de tout , et j'étais sur que c'était ce qu'il fessait maintenant. Ça risquait de le tirer encore plus vers le fond. Je devais trouver une solution, un moyen de le rejoindre. Pour l'instant, j'étais consommée par la colère et je n'avais qu'une seule personne sur qui la diriger.

-Où est-il ? Dis le moi ! Hurlais-je sans retenue.

-Dans une cellule, en bas.

-Amène moi à lui.

-Non, Beth, c'est impossible, c'est trop dangereux.

-Alors, débrouille toi comme tu veux mais fais le sortir.

-Il me tuera et tu le sais.

Pendant un instant, les mots « j'en ai rien à foutre » voulurent passer mes lèvres mais je fis de mon mieux pour les ravaler. Ce n'était pas la vérité, oh bien entendu, j'en voulus à cette femme de rien m'avoir dit de cette situation. Cependant, depuis mon arrivée au sanctuaire, les filles avaient toutes été aimable avec moi. Je ne connais pas encore les circonstances de leur présence ici, à part pour Megan, qui m'avait révélé sa rencontrer avec Negan. J'avais compris que Sandy et Sherry était ici contre leur gré à ma propre image, il me semblait que c'était pareil pour Amber. En fait, aucune d'elles ne souhaitaient réellement être dans cet endroit, traitée comme un simple objet, pour le plaisir d'un homme.

Peut-être que c'était le moment d'en savoir un peu plus sur leur histoire. Le problème était que mon esprit n'arrivait pas à se détourner de Daryl et de l'état dans lequel il se trouvait.

-Beth... reprit doucement Sherry. Tu connais Daryl ?

Ma gorge se serra à l'idée que je faisais bien plus que le connaître, j'acquiesçais simplement de la tête en lui jetant un regard sombre.

-Je l'ai rencontré... commença-t-elle à nouveau, souhaitant visiblement s'expliquer. Elle semblait confuse de voir qu'il y avait un lien entre l'archer et moi.

-je sais, la coupais-je durement. Il me l'a dit.

Je n'avais pas le temps d'entendre une histoire que je connaissais déjà. Je savais comment ils étaient rencontré dans les bois, comment Daryl les avait secouru pour qu'ensuite ils le menacent et le laissent seule au milieu de la forêt. Ceci pour revenir dans cette endroit à problème. J'étais juste écoeurée par leur choix.

En fermant les yeux, je pouvais encore imaginer l'instant de bonheur et de douceur que le chasseur et moi avions échangé ce matin là. J'étais prête à tout pour revenir à ce moment là. Mon cœur battait plus que de raison, c'était comme si je ressentais encore tous les touchés sur ma peau.

-Tu es la personne pour laquelle il voulait rentrer !? S'exclama Sherry avec une expression surprise. Cependant, je ne savais pas trop si c'était une affirmation ou une question, c'était plus comme une constatation. Je me contentais de la fixer en fronçant les sourcils dans une mine interrogative. Que voulait-elle dire par là ?

-Lorsque nous l'avons laissé … là bas, hésita-t-elle à continuer, visiblement mal à l'aise. Il nous a dit que si il arrivait quelque chose à la personne qui devait rejoindre, toi, je suppose, que nous le paierions.

Le sentiment qui me fit trembler de l'intérieur était similaire à du désespoir. Je me laissai glisser sur le lit, en mettant mes mains sur ma tête. Sans que j'arrive à les arrêter, des larmes roulèrent le long de mes joues. Pourtant ce n'était en rien une grande déclaration, juste une preuve de plus qu'il ne cherchait qu'à me protéger, qu'il se souciait de moi, même dans ses pires moments.

-Pourquoi vous ne l'avez pas suivi ? Demandais-je enfin, en essuyant les marques de ma peine.

-Nous ne savions plus quoi faire, nous pensions que c'était la seule chose à faire pour survivre.

-C'était stupide, ripostais-je sans gentillesse.

-Oui, ça l'était, consentit-elle avec un certain découragement.

Elle s'assit à mes côtés sur le lit, et je me forçai à garder la bouche fermée, voyant qu'elle était sur le point de m'expliquer son histoire.

-Je crois que tu as compris un peu comment les choses fonctionnaient ici, Tout le monde doit travailler pour être autoriser à rester, chacun doit avoir son utilité, reprit-il d'une voix fragilisée. Ma petite sœur était malade, elle avait besoin de beaucoup de médicaments difficiles à trouver. Selon Negan, elle ne compensait plus assez les frais qu'elle engendrait, elle rapportait plus rien, alors il lui a demander de devenir sa femme.

Je la vis se mordiller la lèvre inférieure, et lever la tête vers le plafond, comme pour retenir son chagrin ou pour trouver le courage d'affronter ses douloureux souvenirs. Je me doutais qu'elle était envahir par un certain remord. Me sentant accablée par l'empathie envers cette femme, je posai un main sur son bras dans un geste spontanée, me voulant encourageante.

-Elle semblait si fragile ma sœur, si douce, recommença-t-elle chagrinée. Elle a trouvé la force de lui dire qu'elle devait réfléchir. Tu comprends, on dit pas forcément ce qu'on veut à Negan, mais elle l'a fait, elle lui a demandé un moment de réflexion. Il a du mal le prendre mais étonnamment, il a accepté. Cette nuit là, avec Dwight, nous avons volé les médicaments de réserves et nous avons fuis avec ma sœur. Je voulais juste la protéger, juste qu'elle ne soit pas obligée de vivre cette vie là. Je ne voulais pas qu'il pose ses mains sur elle. Nous pensions juste à la mettre à l'abri, à lui offrir une nouvelle vie, pleura-t-elle.

Cette fois, les larmes baignaient abondamment ses joues , sa voix était entre coupée de sanglots et mon cœur se serra pour elle et sa petite sœur, pour leur drame. Je ne sus éloigner l'image de Maggie, les traits rempli de peur et de douleur, de revenir en mémoire. Je priai pour qu'elle soit quelque part en sécurité et en bonne santé, je ressentais au fond de moi qu'elle était encore en vie. Elle était forte.

-je suis sur qu'elle savait que tu voulais l'aider, lui offris-je.

-Dans les bois, nous avons merdé, nous étions sous tension, les hommes de Negan nous cherchaient partout. Quand nous sommes tombés sur Daryl seul, nous avons d'abord pensé qu'il était l'un d'eux. Je suis tellement désolé, souffla-t-elle mais j'étais trop bouleversée pour essayer de consoler sa conscience. Nous aurions du l'écouter. Ma sœur est morte, elle s'est fait mordre et alors qu'il voulait nous aider, nous ne l'avons pas compris. De retour, ici, nous savions que nous devrions payé notre geste, mais je n'avais pas imaginé tout ce que ça impliquait. Negan a d'abord voulu nous tuer, mais Dwight s'est mis à genoux le suppliant de me laisser vivre, de ne pas me faire de mal. Il hurlait « je ferais tout ce que tu veux » « laisse la vivre » « ce n'est pas sa faute » « tue-moi ».

Devant la force de son émotion et en écoutant son récit, je ne pouvais m'empêcher de frisonner, l'expression sur son visage était indescriptible. Elle revivait chaque moment décrits, chaque seconde en se demandant si oui ou non ils allaient mourir. Un torrent de larme avaient inondé son visage, rendant ses pommettes rouges de tristesse.

-Seulement, je ne voulais pas qu'il meurt, je ne m'imaginais pas vivre sans lui, je venais de perdre ma sœur, je ne pouvais pas le perdre aussi. Je l'aimais, je l'... tellement.

Le mot mourut sur ses lèvres mais je pouvais parfaitement sentir le mot non prononcé. Mon souffle se figea un instant en me rendant compte à quel point la femme face à moi aimait l'homme qu'était Dwight.

-C'est pour cette raison que tu es devenue la femme de Negan, pour le sauver ? Compris-je.

Elle hocha positivement la tête sans un mot. Sa main jouait nerveusement avec le tissus de sa robe.

-Seulement ça n'a pas suffit à Negan. Il voulait nous détruire et qu'on serve d'exemple aux autres. Il voulait plus que tout rendre Dwight féroce, lui faire comprendre qu'il n'avait plus rien. Il a commencé par brûler son visage avec le fer, puis il l'a affaibli, isolé, jusqu'au moment où il a accepté de le servir. Dwight répond aux ordres de Negan, il lui est fidèle.

Mes mains s'écrasèrent contre ma bouche pour retenir le cri d'horreur qui demandait à sortir. Mon cerveau grouillait de question, mais j'étais dans l'impossibilité de former une phrase cohérente, ni même de mettre mes pensées dans l'ordre. Je pouvais voir à quel point, cette femme était brisée, vidée. Je ne demandais qu'à compatir et à la comprendre, néanmoins, je lui en voulais toujours de ne pas avoir su saisir sa chance. Elle avait eu l'opportunité de sortir de tout ça, ils avaient essayé, me rappelais-je alors. Ils avaient fuis et ça ne leur avait servi à rien. Si seulement, ils n'étaient jamais revenus. Il devait avoir une solution, une façon de contrer Negan, un homme tout seul ne pouvait pas détruire tout sur son passage. Il n'était pas seul, me corrigeais-je mentalement, il avait beaucoup d'hommes sous ses ordres. Toute fois, beaucoup d'autre étaient forcé de vivre comme des moins que rien, pourquoi ne se rebellaient-ils pas ? Pourquoi ces gens qui vivaient dans la misère ne faisaient rien pour se sortir de la ? Qu'attendaient-ils pour se révolter ? Je ne comprenais pas ce qui les retenait, et si ils leur manquaient juste un modèle à suivre, quelqu'un pour les soulever ?

Ces gens avaient peur. Negan leur promettait la sécurité dans cet endroit mais à quel prix ? Ces personnes devaient savoir qu'ils n'étaient à l'abri nul part, et qu'ils étaient certainement plus en danger ici qu'ailleurs. Ils étaient juste sous l'emprise d'un dictateur, sous une menace constante, ceci n'était pas une vie. Plus j'essayais de réfléchir, plus mon esprit s'embrouillait dans un mélange de questions et d'émotions. Pour l'instant, je devais me concentrer sur Daryl, lui seul m'importait vraiment.

-J'aurais préféré mourir, avoua Sherry d'une voix anéantie me faisant sortir de mes pensées.

-Aide-moi à faire sortir Daryl de là, on trouvera une solution, voulus-je la persuader.

-Tu comprends pas Beth, marmonna-t-elle d'un ton désolé. Il doit devenir un des leurs.

-Cela n'arrivera jamais, il ne cédera pas, exposais-je vivement, avec assurance.

-Il le fera …. ou il mourra... Negan trouvera la manière de faire pour l'avoir à ses côtés, il fera tout, appuya la brune.

-Tout ? M'inquiétais-je alors.

-Il se servira de son point faible, de toi. Il va lui donner l'occasion de s'imaginer le pire, il veut le faire craquer.

-Comment ? Il ne me fait rien, il ne me touche pas, ne m'oblige à rien, à part rester dans cet endroit, contrais-je étonnée et un peu perdue.

-Plus tu vas lui résister, plus Daryl paiera, déclara-t-elle en toute connaissance de cause. De plus, Daryl est complètement isolé, il peut lui dire ce qu'il veut, il le croira.

Je déglutis difficilement suite à cette révélation, je devais trouver le moyen d'entrer en contact avec l'archer. Je n'avais pas le choix, pour lui mais aussi pour moi, pour nous.

-Aide-moi, suppliais-je la femme face à moi sans plus aucune retenue, elle était à ce moment là, ma seul et unique chance.

Point de vue de Daryl :

Mon vieil homme se tenait là juste devant moi, un air malsain et cruel sur le visage, presque sadique.

-Tu as toujours été bon qu'à pleurnicher sur ton sort. Tu ne comprends pas que tant que tu resteras autour d'eux, ils seront tous en danger. Tu ne sers qu'à apporter de la merde partout où tu passe, exposa-t-il froidement prêt à frapper à nouveau.

Je tremblais des pieds à la tête, incapable de gérer les sanglots qui me secouaient, la douleur remontant jusque dans la tête, faisant battre mon sang à mes tempes.,

-Va-t-en, hurlais-je, incapable de me retenir.

Pour toute réponse, je reçus un rire sarcastique. A l'image de l'enfant que j'étais dans le passé, je me recroquevillai un peu plus sur moi. Je plaçai les mains sur mes oreilles comme pour écraser tous sons, mais surtout la voix horrible de mon père.

La porte s'ouvrit alors et on me lança à nouveau quelque chose qu'était sensé me servir de nourriture mais que je refusais d'avaler. Aussi rapidement, je me retrouvai plongé dans le noir le plus total. A cause de mon état lamentable, il me fallut quelques minutes pour me rendre compte que le verrou de la porte n'avait pas été tiré. Automatiquement, mon corps réagit et je me mis à observer à travers l'entaille de la porte. Mon but était de repérer toute présence de l'autre côté de la parois. Étrangement, je ne perçus rien, ni ombre, ni bruit, comme si tout était désert. Je voulais ouvrir cette porte et courir jusqu'à Beth pour nous donner la chance de fuir, mais quelque chose au fond de moi me hurlait de rester dans cette pièce. Comme si tout ceci n'était qu'un piège, une mise en scène faite pour m'attirer.

-T'as toujours été qu'une femmelette, se moqua l'image de mon géniteur.

-Hé frangin, ça semble trop facile, m'avertit soudainement la voix de Merle. Celui-ci apparut aux côtés de l'aîné des Dixon.

Je devais tenter ma chance, même si je reconnaissais que la pensée de mon frère semblait assez juste. En même temps j'étais conscient ou presque que ce n'était que des hallucinations du à ma déshydratation et à la fatigue. Cependant, imagination ou pas je n'étais pas capable de les repousser, ils étaient pour l'instant présents au près de moi.

Quoiqu'il en soit, je devais essayer de sortir d'ici, je ne voyais absolument rien et je n'entendais aucun bruit dans le couloir. Sans écouter la voix de Merle qui semblait m'encourager à rester cloîtrer dans cette cellule, j'ouvris prudemment la porte, observant les alentours avant de me glisser à l'extérieure de la pièce.

Il n'y avait personne, aucun garde pour me surveiller, encore une fois, je ressentis le cris qui me disait que quelques choses clochaient, cependant je voulais croire en ma chance. En faisant taire la petite voix dans ma tête, je me mis le plus proche possible du mur pour avancer à petit pas dans le long couloir, je fis de mon mieux pour être le plus discret possible. Je devais trouver très vite le moyen de sortir d'ici. Je ne me trompais pas je devais tourner deux fois sur la droite et traverser le couloir pour trouver la porte de la sortie. Seulement, il était hors de question que je file comme ça, je devais trouver Beth avant. Je devais la ramener chez nous.

Je continuais à avancer tout doucement, scrutant le moindre son à l'horizon et surtout essayant de ne pas en faire. Je me collai à peu plus contre les briques pour passer devant les escaliers avec précautions. Alors que j'allais traverser le passage, de légers pas me parvinrent aux oreilles. Je stoppai net tout mouvement, et j'eus l'impression que même ma respiration s'arrêta, soucieux de ne faire aucun son.

Je fis quelques pas en arrière pour me retaper après le tournant du mur et mes poings se serrèrent tout seul en attendant de tomber devant l'individu mystère. Chose étrange, le son des pas étaient à peine perceptif comme si la personne souhaitait également passer inaperçu. Le plus lentement et délicatement que je le pouvais, je m'autorisai un regard vers la sources du bruits et j'eus l'impression que mon cœur allait sortir de ma poitrine devant la vue face à moi.

-Daryl, lâcha dans un souffle presque inaudible, la personne devant moi.

-Beth, l'imitais-je en me plaçant qu'à quelques centimètres d'elle. Je n'avais qu'une envie la serrer le plus fort possible dans mes bras, mais je me retrouvais dans l'incapacité de faire un seul geste. De plus, le doute qu'elle puisse être qu'un mirage me tordait l'esprit. Elle fit un pas dans ma direction et instinctivement, je pris un pas en arrière. Je ne pouvais en aucun cas la laisser me toucher, je ne méritais rien d'autre que du mépris et de la colère de sa part. Je n'aurais jamais du céder à mon envie de l'avoir que pour moi, je n'aurais pas du m'autoriser à l'approcher. Tout ce que j'avais su faire, c'était de la ruiner, comme tout ce que je touchais.

-Ne fais pas ça, avança-t-elle tristement. Les larmes noyaient ses iris bleues, et sa voix était tremblante. Elle combla le peu de distance entre nous, et délicatement elle posa une main sur mon visage, me forçant à la regarder. Bizarrement, je ne percevais ni colère, ni rancœur dans ses yeux, et je fus juste incapable de me retenir. J'appuyai ma joue plus fortement contre sa paume si douce.

-je suis désolé, m'excusais-je me sentant envahit par la honte envers moi-même.

-Daryl, ce n'est pas ta faute...

Je voulais la démentir, lui prouver par A plus B que tout ce bordel était sous ma responsabilité. Je ressentais l'envie de m'excuser mille fois pour tout ce que j'avais entraîné. Mes yeux se posèrent alors sur sa fine silhouette toujours vêtue de cette robe noir qui lui allait à ravir. Mon cœur fit un nouveau bond dans ma poitrine, et mes poings se serrèrent douloureusement à l'idée que Negan puisse poser une main sur elle, qu'il la touche et plus encore. Je ressentis le besoin de hurler ma rage mais je savais que je ne pouvais pas me l'accorder. Ma mâchoire devint crispée tellement je forçai mes lèvres à rester close. Je devais récupérer mes esprits et nous devions partir, maintenant, ensemble. Je saisis sa main et je me détournai d'elle pour l'entraîner à ma suite mais elle sembla aussi vite, figée sur place.

-Nous devons y aller Beth, la rappelais-je à l'ordre doucement.

-Non, nous ne pouvons pas,.. pas maintenant.. C'est un piège Daryl... je suis venue te prévenir... Sherry m'a averti.. c'est comme ça qu'ils fonctionnent ici. Ils te mettent à l'épreuve. Tu dois retourner dans ta cellule tant qu'ils ne t'ont pas vu.

Comment pouvait-elle me dire ça ? Nous ne pouvions pas continuer à subir tout ça. Je ne pouvais pas me contenter de retourner sagement et de faire le gentil toutou à son maître. Je secouai négativement la tête, comme pour lui faire entendre mon point de vue.

-Daryl, je sais que tu veux partir... moi aussi je le veux.. mais pas maintenant, ils t'attendent dehors... fais-moi confiance, reprit-elle en se rapprochant encore plus.

Sa phrase résonna dans ma tête et tout ce que je pus faire, fut d'acquiescer de la tête en signe d'accord. Je ne trouvais plus la force de parler. Bien sur que je lui faisais confiance, mais je ne voulais pas la savoir auprès de ce type. Pour être complètement honnête, je ne savais pas combien de temps j'étais capable de supporter le traitement qu'ils m'infligeaient. Cependant, je savais que pour elle, je ferai au mieux, j'essayerai de toutes mes forces de tenir bon. Nous devions nous en sortir.

-Beth, ce fut le seul mot qui franchit mes lèvres alors que je continuais à secouer la tête d'un air désespéré. Je plongeai mon regard dans ses yeux bleus, si intense, si étincelant. Cet espoir qui la définissait temps, était toujours là, elle y croyait encore. Devant moi, c'était Beth, si belle, si courageuse, si forte, si vivante. Elle était ma lumière, mon seul repère et pour elle, je voulais y croire aussi. Alors que je me tenais immobile, perdu dans mon observation, je sentis ses lèvres frôler les miennes dans un chaste baiser. Son souffle sur moi, me fit vibrer de la tête au pieds, me renvoyant directement dans notre lit, lors de cette nuit remplie d'émotions et de nouvelles sensations. Cette femme serait peut-être ma mort mais elle était surtout celle qui me permettait de tenir debout et ça depuis déjà si longtemps.

-Je vais nous sortir d'ici... Sherry va m'aider... Dwight obéit à Negan mais elle, elle est avec nous... Peut-être que les autres filles aussi.

Elle reposa tendrement sa bouche contre la mienne me rendant encore plus fébrile sur mes jambes. Était-elle une simple hallucination ? Non, la Beth ici devant moi était bel et bien réel, son odeur trop distinctive, sa peau si douce à mon contact pourtant rugueux. Tous en moi me disait que tous ça était bien la réalité.

-Retournes-y … j'ai confiance en toi... tu es Daryl Dixon et … je suis à toi... tu entends ?

Je fermai mes paupières deux secondes, essayant d'enregistrer chaque mots qu'elle venait de prononcer. Sa voix semblait si confiante, tout en elle croyait en ce qu'elle disait. A nouveau, je ne sus que hocher la tête de haut en bas. Dans un besoin urgent de la sentir et de la toucher, je me retrouvai dans l'incapacité d'empêcher mes mains de se poser sur chaque côtés de son visage. Instinctivement, mes lèvres prirent place timidement sur les siennes. Elle était juste devenue comme une putain de drogue à laquelle je ne pouvais plus me passer. Je sentis un petit sourire se dessiner sous notre baiser et je reculai de quelques millimètre pour l'observer.

-Vas-y, ordonna-t-elle d'un ton encourageant. Daryl... ne croit pas ce qu'il te dit...

J'eus l'impression qu'elle voulait ajouter autre chose mais elle sourit à nouveau du coin des lèvres, avant de s'éloigner de moi et de repartir par les escaliers.

J'avais finalement écouter les avertissements de Beth, il n'y avait qu'en elle que je pouvait faire aveuglément confiance. J'étais revenu dans cette pièce morbide et le temps semblait s'allonger considérablement. Aucun bruit ne s'était fait entendre depuis mon retour et mes yeux restaient fermés pour mieux visualiser la jeune blonde. J'étais plus que conscient que je ne méritais en rien cette femme, et le fait qu'elle m'aie choisi, restait un véritable mystère pour moi. « je suis la femme de quelqu'un.. » « je suis à toi » L'écho de sa voix résonnait encore et encore comme le son d'une douce musique à mes oreilles.

-T'es misérable, un vrai sac à merde, s'écria la voix sèche de mon géniteur et d'un geste brusque de la main j'essayai de le chasser.

-Darylounet... tu as toujours été si doux... le plus gentil d'entre nous, railla Merle. Blondie t'as trouvé...

La révélation de mon frère semblait si sensée pour une fois, et je ne savais comment une telle chose pouvait sortir de sa bouche. Je ne savais pas vraiment si c'était elle qui m'avait trouvé ou moi qui avait trouvé cette jeune femme. Cependant, elle m'avait donné ce que personne avant elle n'avait été capable de m'apporter, la foie et l'espoir. Pour être parfaitement honnête, elle était mon espoir, ma raison de me battre, d'être fort... ma raison de vivre. Tant que je serais en vie, je me devais d'honorer la confiance qu'elle me portait. Bon sang, cette femme était la seule raison pour laquelle je voulais me sortir de ce merdier. Mon sang coulait dans mes veines pour elle, mon cœur battait dans ma poitrine pour elle. Je savais qu'il n'avait jamais battu aussi vite, elle avait ce don de me faire me sentir en vie.

-Arrête tes putains de conneries, rugit méchamment le vieux Dixon en s'accroupissant le plus près possible de moi. Tu n'es rien, tu n'es personne.

« des idées comme ça, tu dois les mettre loin... Si non, c'est ça qui te tuera... ici » Cette scène repassait dans ma tête comme si elle venait juste de se produire, depuis ce jour là, ces paroles jouaient souvent dans mon esprit, me donnant l'envie d'évoluer, de faire taire le passé. Cette jeune femme avait été capable de voir en moi, le meilleur, elle m'avait sans même en être consciente, permis de rester debout. Elle avait trouvé au milieu des débris que j'étais, celui que je voulais devenir. Toutefois, si j'étais devenu un peu cet homme là, c'était juste pour elle, uniquement pour elle. Je n'étais plus capable d'être sans Beth Greene, sans la sentir, sans la toucher, sans la savoir en sécurité et en vie.

-Comme toujours, t'as tout raté... tu l'as jeté dans les mains de ce bâtard, reprit férocement l'odieux homme.

Je sentais mes yeux gonflés sous le poids des larmes qui menaçaient de couler et je plaçai les mains sur mes oreilles pour étouffés les voix qui semblaient tellement réelles.

-Tu es trop foutu pour mérité cette chienne.

Je savais qu'il n'avait pas tord, je voulais simplement hurler après lui, contre le fait que lui seul avait ruiner toute ma vie. Plus encore, je voulais cracher ma rage contre le fait que je n'étais que moi, qu' un sombre redneck qui n'apportait rien de bon à personne. A mon tour, j'étais celui qui ruinait les autres.

Je repliais les genoux contre ma poitrine et plongeai la tête dessus, souhaitant que tout ça s'arrête, je ne pouvais plus voir ce monstre, je devais réussir à chasser son image et sa voix.

-Fils, souffla une voix que je n'aurais jamais cru entendre à nouveau. Ce n'était en rien celle de mon père, non, celle-ci était douce et profonde. En relevant doucement le regard, j'aperçus un homme à la barbe blanche orné d'un sourire accueillant, qui se tenait devant moi, à ma hauteur une main sur mon épaule.

-Hershel, prononçais-je difficilement. Cette fois, je sentais que les sanglots étaient très proche.

Pourquoi était-il là ? Je ne supporterais pas de l'entendre hurler contre moi comme le faisait mon père. Je ne voulais pas qu'il se fâche à cause du fait que j'avais osé toucher sa fille. Les reproches qu'il avait le droit de me faire, allaient me briser à coup sur.

-je suis tellement désolé, m'excusais-je par avance.

-Fils, tu n'as rien à être désolé, redresse la tête... fais taire ces voix, recommanda-t-il avec douceur.

-Je ne voulais pas … je n'aurais pas du …

Je ressentais le besoin de m'expliquer pour tous ce que j'avais fait, pour le coup de poing qui nous avait coûté cher. Plus encore, pour le fait que j'avais céder à mes pulsions envers Beth. Cependant, je fus incapable de faire une phrase, les mots se mélangeant en moi et refusant de sortir.

-Elle t'a choisi... Tu n'as rien forcé, sourit-il de manière compréhensive.

Ce fut à cet instant là, que je me rendis compte à quel point cet homme avait laissé un vide en moi, il m'avait manqué à l'image qu'un père était sensé le faire. Comment pouvait-il être face à moi et rien me reprocher alors que j'avais couché avec sa fille ? Plus encore, alors que je n'avais rien fait pour empêcher sa propre mort ?

-J'aurais du... repris-je, plonger dans mes anciens remords.

-Tu n'aurais rien pu faire... ça devait se passer ainsi, m'interrompit-il comme si il lisait mes pensées. Tu es un homme bon, Daryl Dixon, et ma fille le sait mieux que quiconque. Laisse-la te guider fils.

Alors que je prenais conscience qu'un mirage d'Hershel Greene essayait de me rassurer et de m'aider, je remarquai une petite lumière à ses côtés. En regardant mieux, j'aperçus une petite silhouette.

-Papa, prononça-t-elle tout naturellement, me faisant cligner des yeux.

Était-elle un ange ? En tout cas, elle y ressemblait drôlement, entouré de cette étrange aura. Elle tenait la main du vieil homme à ses côtés, un sourire éblouissant éclairait encore plus son visage. C'était une petite fille aux longs cheveux blonds légèrement bouclés avec un regard bleu profond rempli de malice.

-Qui es-tu ? Osais-je demandé alors que je sentais une larme rouler sur ma joue.

Hershel sourit de plus belle et l'enfant lâcha sa main pour s'approcher de moi. Je savais qu'elle n'était pas réelle, elle ne pouvait pas l'être, elle était juste une hallucination de plus, un rêve éveillé.

-Elle sera une surprise dans ta vie, affirma le vieil homme du ton sage qui l'avait caractérisé de son vivant.

Que devais-je dire ? Aucun mot ne pouvait sortir de ma bouche, rien de ce que je voulais dire ne semblait juste. Une larme s'échappa à nouveau et je ravalai un sanglot. Je ne savais pas vraiment pourquoi je craquais, mais cette enfant était juste sublime. Mon regard ne cessait de la détailler au mieux comme pour retenir chaque parcelle d'elle. Ses cheveux tombaient de chaque côtés de son visage, l'entourant à la perfection. Son sourire était magnétique, et de manière automatique mes lèvres remontèrent vers le hauts, comme si sa joie apparente était contagieuse.

-Papa, répéta-t-elle me faisant trembler d'émotions. Tout ira bien.

Son assurance, cette intonation dans sa voix, cet espoir et cette joie dans ses yeux, c'était toute l'image miniature d'une personne qu'il connaissait. Beth, oh mon dieu, cette petite fille était son portrait craché. « Papa » ce mot résonnait si fort au fond de lui, il me rendait si étrange. Pourtant, je savais que ce n'était que mon imagination, mais ça me semblait si réelle.

Alors que j'étais reparti dans mon observation, ne sachant plus détaché mon regard d'elle, une voix s'éleva de l'autre côté de la porte. Sur le moment, je crus qu'elle aussi venait de mon esprit torturé.

-Sélène, nous devons y aller... Ta mère va s'occuper de lui, viens soleil, encouragea Hershel en direction du petit être.

Aussi étrange que cela puisse paraître, je sentis les petits bras de la fillette se glisser autour de mon cou. Je respirai fortement, essayant de gérer les sentiments qui entravaient mon cœur.

-je t'aime, chuchota-t-elle au creux de mon oreille.

Fidèle à moi-même, je ne sus lui répondre, en même temps que pouvais-je dire à un mirage ? Elle se détacha de moi et accompagner du plus âgé des Greene, ils disparurent en laissant derrière eux, une phrase. « Vous allez vous en sortir, aille un peu la foie ». Sélène, je savais que je ne pourrais jamais oublier ce prénom, Sélène.

Je ne cherchais même plus à retenir les larmes qui s'échappaient de mes yeux alors que je prenais conscience que la voix derrière la porte était toujours présente. C'était la voix de Beth qui chantait, sans attendre je me précipitai contre la porte, n'osant pas l'ouvrir, je plaçai les paumes de mes mains contre la parois qui nous séparait.

-Beth, marmonnais-je au milieu de mes sanglots.

Seule les paroles de la chanson me répondirent. La peur que je ressentais pour elle, pour nous, pour le futur baissa légèrement au fur et à mesure que son chant avançait. Sa voix me réchauffait et m'apportait un réconfort que je n'aurais jamais pu imaginer. « laisse-la te guider ». C'était exactement ce qu'elle faisait depuis cette cabane partie en fumée ou peut-être même depuis la chute de la prison. J' étais l'homme que j' étais seulement parce que cette femme de l'autre côté de cette porte m'aimait.

L'image de cette étrange fillette retomba dans ma tête alors que je visualisais Beth à ses côtés, souriant de manière similaire, illuminant mes jours, ma vie.

« So lately, been wondering
Who will be there to take my place?
When I'm gone, you'll need love
To light the shadows on your face
If a great wave shall fall
And fall upon us all
Then between the sand and stone
Could you make it on your own?

If I could, then I would
I'll go wherever you will go
Way up high or down low
I'll go wherever you will go

And maybe, I'll find out
A way to make it back someday
To watch you, to guide you
Through the darkest of your days
If a great wave shall fall
And fall upon us all
Then I hope there's someone out there
Who can bring me back to you

If I could, then I would
I'll go wherever you will go
Way up high or down low
I'll go wherever you will go

Run away with my heart
Run away with my hope
Run away with my love

I know now, just quite how
My life and love might still go on
In your heart, in your mind

I'll stay with you for all of time
If I could, then I would
I'll go wherever you will go
Way up high or down low
I'll go wherever you will go
If I could turn back time
I'll go wherever you will go
If I could make you mine
I'll go wherever you will go »

Si elle savait à quel point elle était devenue importante pour moi, j'avais les mots sur le bout de ma langue, je voulais lui expliquer que j'avais l'espoir de sortir d'ici et de ne plus jamais la quitter. Je voulais lui dire à quel point j'étais prêt à tout pour juste une nuit passée avec elle. Malgré le souhait que j'avais de tout lui avouer, je ne pouvais pas me contenter de faire ça ainsi, avec cette putain de porte entre nous deux.

-Tu es mien Daryl, assura-t-elle une fois la chanson terminé.

-Beth, … l'interrompis-je aussi vite, je voulais lui dire que oui j'étais le sien mais au delà de ça, je voulais lui faire savoir que c'était elle qui me tenait en vie, qui m'empêchait de me laisser aller. C'était elle la force, pas moi. Cependant, je ne savais pas comment lui exprimer ce que je ressentais et cette stupide porte était toujours fermée entre nous.

-Je dois y aller... Sherry ne pourra pas me couvrir plus longtemps... Je reviendrais aussi souvent que je le peux.

-Sois prudente, hésitais-je à dire alors qu'en réalité je voulais lui dire tellement plus.

-Toujours, affirma-t-elle, un petit sourire dans la voix. Daryl, je …

Elle se stoppa toute seule, et ne dit plus un seul mot, je pouvais entendre le doute dans ses mots. Je ne savais pas ce qu'elle voulait annoncer mais elle décida de ne rien ajouter. C'était dingue comme je sentais sa présence si intensément malgré le fait qu'il y avait cette saleté de porte qui nous séparaient. Ça en était tellement frustrant qu'une douleur atroce habitait mes entrailles. J'entendais même le souffle provoqué par sa respiration. Je posai mon front contre la parois l'imaginant faire le même.

-On y arrivera, murmurais-je assez fort pour qu'elle l'entende. Je ressentais le besoin de lui montrer que je ne craquerais pas, que j'étais sur de moi. En toute vérité, la seule chose dont j'étais sur à ce moment précis, était que la femme de l'autre côté de cette fichue porte, était la femme de ma vie. Ma seule et unique raison de sortir en vie de cette maudite situation.

Note de l'auteur: Merci beaucoup d'avoir lu ce chapitre et j'espère qu'il vous a plu. Je suis vraiment désolé pour Daryl... J'ai eu le coeur brisé tout le long de l'écriture. Dites moi ce que vous pensez de la chanson qui est de The calling "wherever you will go". laissez moi connaître votre ressenti et si vous avez des questions je me ferai une joie de vous répondre. promis j'essaye de ne plus mettre autant de temps pour le chapitre 20 qui s'annonce moins sombre et avec plus de mouvements. Merci à vous tous. Vous avez la traduction des paroles ci dessous.

Ces derniers temps, je me suis demandé
Qui sera là pour prendre ma place.
Une fois que je serai parti, tu auras besoin d'amour
Pour éclairer les ombres de ton visage
Si une vague immense devait s'abattre
Et s'abattre sur nous tous
Alors entre le sable et la pierre
Pourrais tu t'en sortir seule?

Si je pouvais, alors je le ferais,
J'irais partout où tu iras.
Des sommets des montagnes à la plus profonde des vallées
J'irais partout où tu iras.

Et peut être que je trouverai
Un moyen pour faire marche arrière un jour
Pour te regarder, te guider,
Dans ton jour le plus sombre
Si une vague immense devait s'abattre
Et s'abattre sur nous tous
Eh bien, j'espère qu'il y aura là quelqu'un
Qui sache me ramener auprès de toi

Si je pouvais, alors je le ferais,
J'irais partout où tu iras.
Des sommets des montagnes à la plus profonde des vallées
J'irais partout où tu iras.

Tu t'es enfuie avec mon cœur
Tu t'es enfuie avec mon espoir
Tu t'es enfuie avec mon amour

Je sais maintenant très parfaitement comment
Ma vie et mon amour pourraient perdurer
Dans ton cœur et ton esprit.
Je resterais avec toi à jamais.

Si je pouvais, alors je le ferais,
J'irais partout où tu iras.
Des sommets des montagnes à la plus profonde des vallées

Si je pouvais remonter le temps
J'irais partout ou tu iras.
Si je pouvais te faire mienne.
J'irais partout où tu iras.
J'irais partout où tu iras.