Auteur de la version en anglais :neko-nya sur fanfiction . net

Traduction : Nami-chan

Yellow

Chapitre 14 :

Kagami resta planter un bon moment devant la porte d'entrée, fixant du regard l'homme assit à l'intérieur de la pièce. Il ne pouvait croire qu'après tellement de semaine d'enquête, l'homme s'était simplement rendu. Une partie de lui était contrariée par le fait qu'il se soit rendu alors qu'il était si proche de découvrir la vérité. En se rendant, le coupable avait, à sa manière, gagner en transformant son dur labeur en quelque chose de décevant et presque insignifiant.

La honte passant immédiatement sur lui quand il réalisa ce qu'il venait de penser.

L'affaire consistait à attraper un tueur.

C'était apporter un aboutissement à tous ceux qui aimaient et étaient aimés par la victime et pour la victime elle même.

C'était une question de justice.

Remettant de l'ordre dans son train de pensée, Kagami tourna la poignée et entra à l'intérieur.


La tête de l'homme se redressa immédiatement, ses yeux ronds de peur, ses jambes tremblant toujours nerveusement. Pendant un instant, Kagami ne vit pas un homme assit là plutôt, ce n'était qu'un adolescent effrayé qui savait avoir fait quelque chose de mal et essayait d'avouer ses actes.

Après s'être éclaircie la gorge, le détective s'assit de l'autre côté de la table avec son dossier en papier kraft devant lui. "Wakamatsu Kôsuke. Dites moi, pourquoi avoir décidé de vous rendre maintenant ?"

Le blond tapait ses doigts contre ses genoux et ses yeux remontèrent lentement sur le bureau. Il avait l'air pale et maigre pour quelqu'un de sa taille. Quand il parla, sa voix sonna épuisée et abattue, comme s'il avait subi tout le poids de son crime. "Je...Je ne veux plus le cacher. J'ai vécu avec ça pendant dix ans et je n'y arrive plus. J'ai reçu un appel me disant que vous étiez sur ma piste. J'ai su que je ne pourrais plus m'enfuir, alors je me suis dit que comme ça, je serais au moins en mesure de préserver ce qui me reste de dignité."

Froidement, Kagami demanda, "Pour quel crime plaidez-vous coupable ?"

La voix de Wakamatsu trembla quant il avoua calmement, "J'ai tué Kise Ryôta."

Et ils étaient là : les quatre mots qu'il voulait entendre.

Ça ne lui était pas aussi satisfaisant à entendre qu'il aurait pensé.

"Pourquoi avoir fait ça ?"

Évitant toujours le contact visuel, Wakamatsu parla, "Je ne voulais pas le tuer. Ce n'était pas mon intention. Je voulais juste qu'il arrête de distraire notre as et de ruiner notre équipe."

Kagami fronça les sourcils. "C'est pour cela que vous aviez écrit un mot disant à Kise de rompre avec Aomine ? C'était vous, n'est-ce-pas ?"

Le blond sembla choqué pendant un instant avant de hocher la tête. "Oui, j'ai écrit ce mot. Ça me rendait malade qu'Aomine sèche tout le temps les entraînements et qu'il s'en tire à si bon compte. Il était toujours distrait. Et il n'essayait pas vraiment non plus pendant nos matchs et nos tournois. Je le détestais – cette personne avait un talent illimité dans le sport que j'aimais le plus, et il ne faisait que le gâcher. À l'époque du lycée, je n'avais jamais peur de faire connaître mon opinion sur les choses, et je m'énervais quand les choses n'allaient pas dans mon sens. Ce n'était pas un secret. Aomine savait que le détestait. Kise savait que je voulais qu'il reste loin."

Le détective croisa ses mains sur la table. "Comment saviez vous que c'était Kise qui distrayait Aomine ? D'après ce que j'ai entendu, c'était lui qui obligé Aomine à aller aux entraînements quand il le pouvait."

Wakamatsu ricana amèrement. "Il n'y a rien de plus distrayant pour un adolescent que de sortir avec quelqu'un. Et de plus, Kise n'était pas seulement une distraction, il était la faiblesse d'Aomine. C'était évident. Après ce match contre Kaijô durant le championnat inter lycée – je n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi éperdu d'avoir gagné. C'est ce qui arrive quand vous jouez contre quelqu'un envers qui vous avez des sentiments romantiques. Je me souviens qu'Imayoshi-sempai disait que la seule chose pour laquelle on devait s'inquiéter chez Aomine était qu'il avait toujours un petit faible en lui – une faiblesse."

"On savait tous les deux que s'il devait à nouveau affronter Kise, il ne serait plus jamais capable de jouer de son mieux – pas après avoir vu les dégâts qu'il pouvait faire en gagnant. Il avait l'air traumatisé après ce match."

Kagami acquiesça sans rien dire. Ce que Wakamatsu lui disait corroborait avec ce qu'Aomine avait affirmé une autrefois : l'impuissance d'être un gagnant.

"Leur relation entravait les performances d'Aomine. Et ça c'était vu lorsque nous avions perdu contre Seirin pendant la Winter Cup," affirma le blond. "J'avais essayé d'en parler à Imayoshi-sempai et il avait compris où j'avais voulu en venir, mais au final il n'avait fait que hausser les épaules et avait dit, 'Qu'est ce que tu peux y faire ?' j'en avais même parlé à Momoi, mais elle les encourageait en fait. Sakurai les vénéraient pratiquement donc il n'avait pas été d'une grande aide non plus. Je ne savais pas quoi faire d'autre."

"Donc pour le basket-ball, vous avez tué Kise ?" demanda Kagami avec sérieux.

Wakamatsu secoua la tête ardemment. "Non ! Ce n'est pas comme ça que les choses se sont passé ! J'ai essayé de le confronter mais il ne voulait pas écouter ! Et puis la Winter Cup a eu lieu et la dernière chose que je savais, Imayoshi-sempai venait de me passer le titre de 'capitaine' ! Tout ce à quoi je pouvais penser s'était combien je serais inutile si je ne savais pas garder mes joueurs sous contrôle. Et Aomine ne m'avait jamais écouté jusque-là, alors s'était obligé qu'il continue d'être comme il était et que je serais incapable d'y faire quoi que ce soit. Je ne pouvais pas me permettre de renvoyer Aomine de l'équipe alors que croyait que si Kise ne faisait plus partie du tableau, alors j'aurais eu une distraction de moins à gérer. Ça voulait dire que je devais faire plus d'efforts pour les séparer – les gens attendaient de moi que je conduise Tôhô à la victoire !"

A en jugé par les réactions du blond à ses questions et ses accusations, Kagami pouvait dire que bien que Wakamatsu ne soit pas nécessairement une mauvaise personne, il était naturellement quelqu'un avec un tempérament explosif qui ne réagissait pas bien sous la pression.

Et il n'y avait pas plus grosse pression que d'être escompté de conduire une équipe à la grandeur.

Étudiant l'autre avec attention, il commença, "Si Aomine s'était bien comporté pour une fois, alors ça aurait retiré un poids de vos épaules, non ? Ça faciliterait le fardeau d'avoir à être le 'capitaine'. Quand vous êtes le capitaine, tout le monde s'attend à tellement venant de vous – ça ne devait pas être facile. Et vous étiez là, vous noyant sous les attentes et il y avait Kise."

"Tout ce qu'il avait fait c'était de se mettre sur le chemin," siffla l'homme malicieusement.

"Alors pourquoi ne pas avoir dit à Aomine de rompre avec Kise plutôt que l'inverse ?"

Wakamatsu se renfrogna à la simple pensée. "Essayer de parler à Aomine était comme tenter de communiquer avec un mur de brique – sauf que les murs de brique ne réagissent pas violemment. À chaque fois que je m'étais confronté à Aomine à propos de quelque chose, s'était devenu violent. On était trop différent pour se regarder en face. Alors je pensais que peut être Kise serait plus facile à résonner ou qu'au moins il réagirait aux menaces."

"Mais ce n'était pas le cas – ou du moins pas de la façon dont vous l'espériez."

Le blond fronça les sourcils. "Au début, il disait qu'il devait y réfléchir. J'ai pris ça comme un signe encourageant. Mais quand je l'ai croisé après le tournoi de la Winter Cup, il avait dit non – et il avait même le culot de porter la veste d'Aomine ! C'était comme si il exhibait le fait qu'il menait notre as par le bout du nez !"


Se tenant devant le terrain de basket, le modèle avait un sourire attristé alors qu'il parlait,"Écoute, Wakamatsu-kun, je suis très heureux que tu sois inquiet pour Aominecchi, mais je peux te t'assurer qu'il sera meilleur l'année prochaine."

Wakamatsu se renfrogna. "Et qu'est ce qui te fait dire ça ?"

"Parce que Aominecchi aime le basket, vraiment. Aussi longtemps qu'il aimera le basket, je veux être là pour le supporter."

"Mais tu ne vois pas que ton 'support' le distrait !? Comment pouvez vous avoir une relation basée autour d'un sport."

Insensible à son éclat de voix, Kise haussa les épaules. "Je me le demande moi même, mais récemment, je pense que bien qu'on aime tous deux le basket, il y a plus entre nous que ça. C'est possible : un futur libre du basket. Nous ne sommes encore que des lycéens alors il est trop tôt pour dire ce qu'on va faire de nos vies. Mais pour te dire la vérité, peu importe ce que je ferais, j'aimerais qu'Aominecchi soit avec moi."

Wakamatsu resta là, sans voix.

Le téléphone de Kise vibra. Clignant des yeux à son téléphone, il le regarda avec un sourire tendre.

"C'est Aominecchi. Je ferais mieux de rentrer avant qu'il ne s'inquiète. Il pense à on futur, tu sais ? S'il ne devient pas un pro, alors il a dit qu'il aimerait bien devenir policier...je trouve ça cool, mais qui sait comment il finira. Joyeuses fêtes, Wakamatsu-kun."

Dans sa tête, tout ce qu'il pouvait entendre c'était combien Aomine pensait à s'éloigner encore plus du basket comment l'équipe de Tôhô en souffrirait.

Et tout était de la faute de Kise.

Brûlant du regard le dos du modèle, il put sentir son tempérament s'enflammer et pendant une minute, il ne vit plus que du rouge.


"Je me souviens avoir pensé, 'Comment ose t-il ? Qui crois t-il être, à nous prendre notre as ! ? Aomine n'aurait jamais considéré quoi que ce soit en dehors du basket si ce n'était pas pour ce mec ! S'il n'était pas là, Aomine se concentrerait finalement sur le basket. S'il n'était pas là, l'équipe serait florissante. En tant que capitaine, je ne peux pas permettre que mon as ait une faiblesse si évidente. Kise devait partir et rester loin.' et dire que j'ai pensé que s'il ne se plierait pas à la raison, il le ferait face aux menaces.

"La première chose dont je me suis rendu compte après, il était là, étendu sur le sol et il ne bougeait plus – il ne respirait plus. Il y avait des mains autour de son cou." ses mains tremblèrent alors qu'il parlait, "Et j'ai réalisé que c'était moi. Je lui avais fait ça. Je n'avais pas voulu le tuer ni même lui faire du mal. Je voulais juste lui faire peur – lui faire savoir que j'étais sérieux. Je voulait juste... qu'il parte. J'étais le capitaine. On attendait de moi que je fasse au mieux pour mon équipe, mais je ne voulais pas que ça se termine comme ça. Après ça, j'ai paniqué et j'ai appelé le coach."


"C-coach Harasawa ?"

"Wakamatsu ? Qu'est ce qui ne va pas ? Pourquoi est ce que tu m'appelles à une heure pareille ?"

"Je...J'ai besoin d'aide. C'était pour l'équipe ! C'était pour Aomine ! Je le jure !"

"Qu'est ce que tu as fait ?"

"Kise...je...je...je ne voulais pas..."

L'homme jura à travers le téléphone et demanda, "Dis moi au tu es et assures toi que personne ne te vois avant que j'arrive !"


Harasawa se montra avec le van de l'école quelques minutes plus tard. Sous ses instructions, ils chargèrent rapidement le corps dans le coffre et partirent, ne laissant aucune preuve de leur crime derrière eux.

Wakamatsu se couvrait les oreilles avec ses mains, essayant d'étouffer les sonneries et les vibrations constantes du téléphone du blond, trop effrayé pour l'éteindre. Il était sur que s'il touchait le téléphone, tous ceux qui étaient maintenant en train d'appeler le top-modèle saurait ce qu'il avait fait. Dans tous ses états, il se tourna vers son coach. "O-on devrait l'amener à l'hôpital et on devrait appeler la police, non ? Où est ce qu'on va, coach ?"

"Contente toi de te taire et de faire ce que je te dis quand on arrivera là bas. Tu ne peux dire à personne ce qui est arrivé. Ça doit rester entre toi et moi, compris ?"

Ses yeux s'écarquillèrent. "Quoi ? Pourquoi ? Mais ils vont le trouver ! Ils sauront que c'était moi qui à fait ça !"

"Non il ne le ferons pas ! Calme toi et déshabille le ! On va s'assurer que personne ne le trouve jamais."

Il ne pouvait pas dire combien de temps ils avaient roulé, mais soudainement, le van s'arrêta.

L'homme se renfrogna. "Aller, aide moi à mettre cette corde autour de lui." quand l'adolescent ne bougea pas, il claqua, "Écoute, est ce que tu veux être jugé pour meurtre et pendu !? Si l'un d'entre nous se fait prendre, pense à comment cela va se répercuter sur l'école, l'équipe, et tous ceux qui te connaissent ! Personne ne doit savoir ce qui s'est passé."

Terrifié par l'idée de ce qui pourrait se produire, il se mit rapidement à faire ce qu'on lui disait.


"On l'a attaché avec la corde et on l'a lesté avec une pierre pour être sûr qu'il reste en dessous. Je n'ai jamais été capable de m'enlever cette image de la tête. Je m'en souviens encore comme si c'était hier. Je savais que c'était mal, mais les conséquences si je me faisais prendre me terrifiait encore plus – jusqu'à maintenant en tout cas. Alors ont la laissé là, dans cet étang. Et il y est resté pendant dix ans...il est resté dans cet étang et a hanté mes cauchemars pendant dix années entières. J'ai fait de mon mieux pour l'oublier, mais c'était impossible. Peut être que c'était parce que j'ai toujours la veste d'Aomine...

"Je crois que je commençais à m'y faire – la culpabilité. Peut être que Kise en avait finalement eu mare de hanter mes rêves ou quelque chose ou peut être qu'il savait que tout était sur le point d'être éclaircie. Mais je pouvais de nouveau arriver à dormir juste avant que le coach n'appelle. Il m'a dit que le corps avait été trouver et que vous étiez sur l'affaire. J'étais censé faire profil bas et vous évitez, mais je suis si fatigué. Je ne veux plus de ce spectre au dessus de moi."

Kagami ne put pas s'empêcher d'être plus en colère contre le coach que l'auteur du crime. Ce type n'était qu'un adolescent, seul et apeuré. Et au lieu de le guider pour faire ce qui était juste, Harasawa n'avait fait que tout empiré.Avec gentillesse, il dit à l'autre homme, "Vous savez, vous auriez dû aller à l'hôpital puis voir la police comme vous vouliez le faire. Votre coach avait tort. Tout ce qu'il a dit et fait cette nuit là était mal. Il vous avait induit en erreur."

Wakamatsu hocha la tête. "Peut être... je peux le voir maintenant. Mais il est trop tard pour les regrets, pas vrai ?" après une pause, il ajouta calmement, "...je me demande si javais raison sur au moins un point."

"Que voulez vous dire ?"

"Je veux dire, est ce que mes actes on conduit l'engagement d'Aomine pour le basket... ? Était-ce à cause de la mort de Kise qu'il avait été capable de conduite notre équipe à la victoire et à passer pro ? Où est ce que cela serait arrivé de toute façon ?"

Le détective se renfrogna. "Je ne saurais vous le dire. Et même si ça avait conduit à tout cela, pensez vous que cela en valait la peine ?"

Dans un murmure, le blond secoua la tête et parla avec une voix d'outre tombe, "Non. Jamais. Je donnerais n'importe quoi pour revenir en arrière, mais on ne peut pas inverser le temps, je me trompe, détective ?"

Kagami secoua la tête. "Non, en aucune façon."

Avec des larmes dans les yeux, Wakamatsu bredouilla pleins de remords, "Je voulais juste qu'ils se séparent...c'est tout..."


Tout ce qui arriva par la suite passa comme un brouillard. Ils emmenèrent Wakamatsu et arrêtèrent le coach pendant un entraînement de son équipe. Parmi les joueurs, il pouvait voir les visages choqués d'Aomine et de Momoi. Puis après un moment, Aomine rugit et se jeta sur l'homme avant d'être retenu par ses coéquipiers, l'incrédulité et la trahison évidentes dans ses yeux.

Quittant le gymnase, des appareils photos flashèrent tout autour de lui, l'aveuglant.

Des journalistes lui présentèrent des micros, essayant de lui faire raconter toute l'histoire.

Les ignorant tous, lui et Alex firent monter le coach dans la voiture et partirent.

Quelque part entre tout ça, il avait réussi à envoyer un message à Kuroko mais n'avait jamais reçu de réponse.


Plus tard ce jour là, ils retrouvèrent la veste que Kise avait portée dans ses derniers instants chez Wakamatsu. Kagami la fixa longuement et durement, se demandant s'il devait tout de suite la mettre avec les autres preuves. Ils en auront besoin pour le procès. Passant le tissu entre ses doigts, il trouva cela étrange, sachant que Kise portait cela durant sa mort. C'était étrange de savoir que le blond avait rendu son dernier souffle dans cette même veste.

Alors qu'il touchait la veste, il faillit ne pas remarquer quand quelque chose tomba de la poche.

Clignant des yeux, il ramassa cette chose et l'observa pendant un instant.

Il aurait presque souhaité ne pas l'avoir fait.


Le jour suivant, après que les nouvelles de l'arrestation et que les noms des responsables eurent été rendus publics, il reçut une flopée de messages. Le rouquin finit par passer une bonne partie de sa journée à lire et à écouter messages après messages, tous exprimant de la gratitude envers lui pour avoir résolu l'affaire. Il ne s'était pas attendu à ressentir tellement de chagrin après avoir résolu une affaire. Plus il recevait de message, plus il se sentait mal, sachant que tous ses gens avaient perdu un être cher.

Alors qu'il était assit, passant tous ses messages en revu soigneusement, à sa grande surprise, un par un, les membres de la Génération des Miracles se montrèrent au poste pour le remercier personnellement.

Le premier fut Midorima entraîné par Takao. Leurs yeux rouges d'avoir pleuré, ils le remercièrent et lui donnèrent son objet porte bonheur de la journée avant de repartir aussi calmement qu'ils étaient arrivés.

Le second fut Murasakibara qui était apparu avec une boîte de pâtisseries comme remerciement avant de partir avec Tatsuya pour être réconforté.

Le troisième fut Akashi. Aucun mot ne fut échangé entre eux, mais il reçut un unique hochement de tête de la part du capitaine de la Génération des Miracles qui lui en dit plus qu'aucun mot n'aurait pu le faire.

L'ancien club de basket de Kaijô se montra aussi, dirigé par Kasamatsu. Les yeux larmoyants, les hommes s'inclinèrent devant lui et exprimèrent leur remerciement pour tout ce qu'il avait fait pour leur coéquipier tombé.

Rendu sans voix par leur geste sincère, tout ce qui parvint a faire ce fut de rester assis et se retenir de pleurer.


Ce ne fut pas avant quelques jours plus tard qu'il eut des nouvelles de Kuroko.

Il était assit

s chez lui quand il entendit quelqu'un frappé à la porte. Il se leva, et regarda à travers le judas mais il ne vit personne dans le couloir. Fronçant les sourcils, il ouvrit la porte pour trouver Kuroko face à lui. Il sursauta et grimaça. "Bon sang, Kuroko, pourquoi tu ne peux pas te montrer et être remarquable comme une personne normale ?!"

Impassible face à sa surprise, le plus petit répondit, "Mais j'ai frappé à la porte, Kagami-kun."

"Et j'ai regardé par le judas mais je ne t'ai pas vu ! T'es un fantôme ou un truc du genre !? Laisse tomber, entre."

Quand les deux firent leur chemin jusqu'au salon, il y eut une pause inconfortable entre les deux.

Kuroko fut le premier à briser le silence. "Félicitation pour avoir résolu l'affaire."

Depuis à côté de l'autre, le détective hocha la tête. "Je n'y serais pas arrivé sans ton aide. Merci."

"Non, c'est moi qui devrais te remercier. Je suis juste content que Kise-kun puisse enfin reposer en paix et qu'on puisse faire notre deuil proprement." il y eut une pause pleine d'appréhension. "J'ai parlé à Momoi-san récemment."

Kagami releva les yeux et e renfrogna. "Comment va Aomine ?"

"Pas si bien, mais ça pourrait être pire. Momoi-san lui tien compagnie – donc au moins il n'est pas seul. Ils font de leur mieux tous les deux..." puis il ajoura, "Il pense à arrêter le basket."

Le rouquin pinça les lèvres dans un mouvement de profonde réflexion. Bien qu'il n'apprécie pas particulièrement l'idée qu'Aomine arrête le basket, il ne pouvait pas lui en vouloir d'avoir considéré cela. C'était le basket qui était responsable de toute cette affaire en premier lieu. Le sport lui avait donné l'amour de sa vie et le lui avait arraché cruellement. Calmement, il demanda, "Tu crois qu'il va surmonter ça ?"

Kuroko secoua la tête. "Je n'en suis pas certain. Au final, il est le seul à décider. À ce propos Kagami-kun, ce week-end on va se rendre sur la tombe de Kise-kun. Ce serait bien si tu venais."

Kagami acquiesça. "J'y serai." il y eut un autre instant de silence avant qu'il ne reprenne, "Tu sais, ils sont tous venu me voir. La plupart pleuraient ou avaient pleuré. Ils sont tous venu me dire merci et je ne savais pas quoi leur répondre." il pouvait sentir ses yeux le piquer à cause de larmes naissantes tandis qu'il se remémorait les événements de la journée. "ça aurait pu attendre. J'aurai aimé qu'ils pensent à eux d'abord et qu'ils aient pris plus de temps pour faire leur deuil – au lieu de venir me remercier."

Le plus petit l'écouta sans dire un mot.

Relevant les yeux sur lui, le rouquin demanda," Kuroko, est ce que tu as fait proprement ton deuil pour Kise ? S'est terminé. L'affaire a été résolue. Tu peux pleurer maintenant."

Lentement, il regarda l'homme aux cheveux clairs fondre, des larmes s'accumulèrent dans les yeux de l'autre. "S'est terminé," répéta Kuroko. "Kise-kun et parti définitivement et on ne le reverra plus jamais."

Passant ses bras autour du plus petit et l'attirant contre lui, Kagami laissa coulé ses propres larmes alors que les mots qu'il avait voulu dire à tout ceux qui lui avaient laissés un message et l'avaient remercié finissait par sortir, "Je suis désolé pour votre perte. Je le suis vraiment."


Kagami n'oubliera jamais la première fois qu'il avait marché entre ses arbres jusqu'à cette pelouse. Bien que la bâche et les ossements n'étaient plus là, il pouvait toujours les voir aussi clairement que le jour dans son esprit. Il y avait des couples assis dans des pédalos, flottant paresseusement sur l'eau et d'autres personnes juste assissent dans l'herbe apprenant l'après-midi.

C'était comme si rien ne s'était passé.

La seule chose qui avait changé était la présence d'un portrait entouré de fleurs et de cadeaux.

Les personnes qui s'étaient rassemblé ici pour le pleuré se tenaient juste là, chacun se remémorant de son côté, se souvenant des moments partagés avec le blond. Aucun mot n'était échangé et aucun son ne sortait hormis un reniflement occasionnel. L'atmosphère était lourde de mélancolie et de chagrin.

Ce tenant là parmi tous ceux qui aimait et était aimé de Kise, il ne se sentait pas à ça place.

Regardant autour de lui, il pouvait imaginer Kise qui les regardait la tête basse et le cœur lourd. La seule chose à quoi le roux puisse penser fut, 'Regarde Kise, tous ses gens sont là parce que tu leur était précieux. Tu avais réussi à toucher leur vie et maintenant ils sont là, en deuil pour toi.'

Le détective n'était pas certain du temps qu'il était resté mais finalement, un par un, la foule commença à se disperser. On tira légèrement sur sa manche. Tournant son regard vers Kuroko, il hocha la tête et pris cela comme le signe qu'il était temps de partir.

Puis il se souvint.

S'avançant vers Aomine, il tapota l'épaule du joueur pro et lui tendit une enveloppe. "Je l'ai trouvé dans la veste de Kise – oui, ta veste en fait je suppose, et j'ai pensé que ce devait être à toi de la garder. Ça n'a rien à voir avec l'affaire, donc c'est à toi maintenant. " il ajouta doucement, "Je te pris d'accepter mes condoléances, " il retourna à sa voiture avec Kuroko.


De l'autre côté de l'étang et assis sur le siège conducteur, il demanda, "Combien de temps tu crois qu'il va rester là ?"

Kuroko secoua la tête. "Aomine-kun restera probablement encore quelques heures. Il a beaucoup à réfléchir. Je ne crois pas qu'il a vraiment accepté que Kise-kun soit parti. Après dix ans à espérer, ça ne doit pas être simple de juste tout lâcher."

Kagami acquiesça. Il aimerait pouvoir aider mais il savait que c'était d'espace dont l'autre homme avait besoin. Puis il se rappela de l'autre chose qu'il avait prévu de faire ce jour là. Sortant du parking, il jeta un regard au plus petit et rassembla tout son courage. Il prit une profonde inspiration et commença, "Kuroko ?"

Deux yeux bleu clair se tournèrent vers lui. "Oui, Kagami-kun ?"

Bien qu'il essaye de se concentrer sur la route, il pouvait sentir son cœur battre la chamade alors que les mots se bousculaient dans sa bouche. "Don le turc c'est que, je voulais te demander plus tôt, mais ça aurait été complètement inapproprié considérant le fait que je travaillais sur une affaire très personnelle et que toi et moi avion une relation professionnelle- je me fous de ce que dira Alex, je pense que c'était inapproprié. Je voulait aussi attendre encore quelques jours, mais je ne crois pas en être capable – où que j'aurai assez de cran pour te recontacter donc je vais simplement te le demander maintenant et tu pourras me donner ta réponse quand tu en auras envie, d'accord ?'

Kuroko continua de le fixer ce qui n'aida pas ça nervosité. "Qu'y a-t-il ?"

"Tu voudrais bien venir dîner avec moi un de ces quatre ?"

"Quand ?"

Kagami cligna des yeux sous la surprise. "Hein ? Eh bien, l'offre et valide à partir de maintenant, donc..."

Il y eut comme un soupçon de sourire dans la voix de l'autre. "Je suis libre ce soir."

"Tu en es sûr ?" fut sa réaction immédiate. "Je n'ai pas dit ça pour te presser ou autres. Si tu ne te sent pas prêt, je comprendrai, tu sais ?"

"Kagami-kun, j'apprécie ton intérêt mais je ne peux plus pleurer. J'ai déjà passé les deux derniers jours à pleurer et je suis épuisé. Ce dont j'ai besoin maintenant c'est d'un peu de joie pour me distraire de mon chagrin. Alors s'il te plaît, allons dîner ce soir."

Il hocha la tête et bredouilla, "Je...mais, tu...bon, ce soir donc."

"Merci."

Kuroko sembla si sincère qu'il ne put s'empêcher de le regarder en souriant. "Quand tu veux."

"Kagami-kun, s'il te plaît garde tes yeux sur la route."


TBC