Encore une fois merci à ma beta pour ses corrections.
En espérant que ce chapitre vous plaise.
CHAPITRE 1 :
la nuit du 30 au 31 août 1998
La vieille directrice de la maison Gryffondor, et maintenant de Poudlard, se tenait face à un tableau et affichait une moue d'incompréhension.
« Je ne comprend pas, Albus... Pourquoi ferais-je cela ? Ce serait comme provoquer des litiges plutôt que d'enfin ramener la paix... »
« Cela fait un moment déjà que je pense à cela, et je t'affirme qu'à l'âge de onze ans les cerveaux des élèves sont trop immatures pour que la maison à laquelle ils choisissent d'appartenir alors leur convienne encore parfaitement quelques années plus tard. »
Elle secoua la tête devant la réponse que lui donna le tableau. Albus avait toujours été un hurluberlu, un illuminé même, mais là, il atteignait des sommets...
« Je ne sais pas Albus... il me semble précipité de faire cela maintenant, juste après la guerre, les préjugés sont bien trop ancrés dans leurs têtes pour que... » tenta Minerva avec diplomatie, tentant de faire remarquer avec calme et patience son désaccord avec la proposition de l'ancien directeur... en vain.
« Mais justement, il faut qu'ils se départissent de leurs préjugés... » Minerva secoua la tête devant l'insistance d'Albus.
« Les Serpentards sont trop... » argumenta encore l'ancienne professeur de Métamorphose.
« Ils sont très bien, Minerva, la malignité des Mangemorts ne vient pas de leur maison mais de leur caractère, et même bien souvent de leur cadre ou de leurs antécédents familiaux. » fit Albus, en usant volontairement des dires de la professeur.
« Mais pourquoi... commença la sorcière.
« Severus s'était montré trop laxiste avec les élèves de sa maison, et cela a mené à une haine parfaitement inadmissible. » poursuivit Albus impassible, continuant sur sa lancée.
« A ce propos... » tenta d'intervenir Minerva.
« Oui je sais, mais non, tu ne peux pas le renvoyer, c'est son statut d'espion, qui le forçait à se comporter ainsi... »
Minerva souffla et laissa Albus à son monologue, il ne la laissait même pas prononcer plus de deux mots... Décidément Albus se montre particulièrement obtus aujourd'hui.
Minerva était contre cette initiative, mais Albus n'en faisait qu'à sa tête. Il finirait par parvenir à l'embrouiller assez pour qu'elle pense que cette initiative venait d'elle...
C'est pourquoi elle s'avoua vaincu sans vraiment avoir argumenté.
« Bien Albus, il sera fait selon ta volonté. »
Mais mentalement Minerva ajouta :Pour cette fois.
La prochaine fois, elle ferait bien attention à tenir Albus éloigné de SES décisions. Après tout, c'était elle la nouvelle directrice de Poudlard. Non pas qu'elle ne respecte pas Albus, au contraire, il s'était sacrifié pour faire gagner le bien, il était un exemple pour tous. Mais le temps était à la vie, et Minerva n'aurait jamais choisi de prendre une décision si difficile dans cette période délicate de deuil. Le temps était à la paix, et cette initiative pouvait provoquer au contraire des litiges au sein des groupes du vénérable et si célèbre établissement dont ELLE était à présent la directrice.
Alors que la discussion dans le bureau de la directrice prenait fin, à Londres,un jeune homme, s'agitait désespérémentdans son lit.
Sa peau se couvrait de sueur, ses membres devenaient peu à peu tous douloureux, comme en feu. La douleur fut telle qu'il perdit connaissance quelques instants plus tard.
Il rouvrit les yeux sur son radio réveil, qui affichait 00h03.
Joyeux Anniversaire, Harry.
La douleur s'était éteinte, il n'en restait que le souvenir. Pourtant il se sentait étrange. Non, plutôt étranger à son propre corps en quelque sorte, non pas que cela ne soit pas dans son habitude, depuis la fin de la guerre il avait du mal à se regarder dans un miroir. Son esprit se rebellait dans le carquois de son corps, trop étroit pour ce qu'il devait abriter comme souvenirs et malheurs.
Son propre reflet, il l'avait en horreur. De plus il ressemblait trop à son père, hormis pour ce qu'il en était de ses yeux vert, vert comme ceux de sa mère. Jusque là, cela avait été un objet de fierté, après tout son père était un héros. Comment penser autrement, alors qu'on s'acharnait à le lui répéter. Mais quand il avait vu les souvenirs de son professeur de potion, il s'était comme éveillé d'un rêve ; son père n'était pas l'être parfait dont on lui avait dressé le portait au cours des années, les railleries pleines de vindictes de son professeur n'étaient pas dénuées de sens. Le grand James Potter avait eu la tête aussi grosse qu'une pastèque, avait martyrisé nombres d'élèves de Serpentard, avec pour seule raison qu'ils étaient à Serpentard. Ce qu'avait subit le jeune Severus lui laissait un goût amer sur la langue. Certes il avait finit par assez s'assagir pour charmer la belle Lily Evans, mais elle même était réputée pour être d'un caractère plutôt prétentieux, et au vu de son comportement durant leurs premières années à Poudlard envers James, elle pouvait même être qualifiée de hautaine. Alors, il était légitime de se demander à quel point il avait été nécessaire à James Potter de dégonfler sa tête pour parvenir à ses fins avec la jeune préfète.
C'est à ce moment là que Harry avait prit conscience de sa véritable ascendance et loin d'être source de fierté, cette dernière le rendait à moitié honteux. C'est une des raisons pour lesquelles, il ne pouvait se regarder dans un miroir. L'autre étant les horreurs qui avaient été perpétrées de sa propre main.
Mais ce n'était pour aucune de ces deux raisons, qu'il se sentait hors de son propre corps. Ce n'était aucunement à cause d'un quelconque mal-être psychologique, c'était véritable physique. Il ne sentait pas comme dans SON propre corps.
Et cela n'avait rien avoir avec le fait qu'il venait d'avoir 18 ans.
Voulant tirer ceci au clair, il se leva, les jambes flagellantes, et se dirigea vers la salle de bain pour tenter de voir ce qui clochait chez lui.
Il alluma la lumière, et ce qu'il vit dans le miroir le stupéfia.
En effet, son reflet dans le miroir ne lui ressemblait pas, mais en même temps il était impossible de ne pas le reconnaître ; il semblait simplement plus... beau, mais aussi assez irréel.
En effet ses cheveux noir, prenaient à présent des reflets bleutés étranges, ils avaient également poussés jusqu'à sa taille. Ils l'entouraient tel un long rideau d'obsidienne.
Ses yeux émeraudes l'étaient restés, mais un mince trait violet entourait à présent ses iris couleur de jade.
Sa peau qui était jusque là d'un hâle agréable, était maintenant d'un blanc ivoire mettant en valeur ses cheveux si sombre. Et ce teint pâle, loin de lui donner un air cadavérique, lui donnait un teint de délicate porcelaine.
Il avait également pris un peu de poids, ou alors était-ce le fait qu'il avait perdu bien dix centimètres en une nuit ?
Harry soupira. Lui qui s'était réjouit d'avoir grandit, contrairement aux prédictions d'un grand nombre de personnes qui estimaient qu'au vu de son évidente sous nutrition il ne dépasserait jamais le mètre soixante dix, il en prenait pour son grade. Enfin, il n'avait plus l'air aussi maigre qu'avant, c'était déjà cela de gagné.
Il secoua la tête et éteignit la lumière puis alla se recoucher, il aurait le temps de repenser à tout cela plus tard, pour le moment il avait juste très envie de dormir.
Le lendemain, il s'attela presque immediatement une fois levé à la tâche ardu qui consistait en peu de mots à "découvrir ce qui pouvait bien lui être arrivé".
Il se doutait bien évidemment que cela concernait de près le surnaturel, mais dans sa vie, qu'est-ce qui ne l'était pas ? Après tout, il était un sorcier.
Pour être plus précis, il se doutait qu'il avait eu son héritage.
Non, il ne pensait pas à son héritage magique, qui lui survenait aux dix sept ans de chaque sorcier et consistait en une montée impressionnante et rapide du niveau magique de l'adolescent ; le noyau magique, en fonction du sorcier, pouvait alors aller jusqu'à tripler de volume. Souvent cette poussée de croissance magique s'associait à un manque de contrôle de la magie et à des crises de nerf très sévères. Mais cela n'avait jamais tué personne, et d'ailleurs jamais changé l'apparence de quiconque.
Par contre un héritage de créature magique pouvait changer l'apparence d'une personne et bien plus encore.
Restait encore à Harry à découvrir quelle créature il pouvait bien être devenu.
Pour cela, il s'était dirigé vers la gigantesque bibliothèque Black. Devant le nombre livres qui s'y trouvait, il s'était presque découragé, et le sort de recherche qu'il avait lancé sur le thème de « créatures du monde magique » ou « héritage de créatures magique » récoltant pour réponse plus d'une dizaine d'énormes livres, l'avait quasiment complètement achevé.
Mais c'est à ce moment qu'Harry remercia mentalement son parrain d'avoir remarqué à quel point qu'il adorait la défense contre les forces du mal, car il était assis actuellement dans son grand fauteuil devant la cheminée, un énorme livre sur les différentes espèces qui peuplaient le monde magique posé sur les genoux.
Certes cette anthologie n'était pas exhaustive, mais Harry avait fait le pari risqué que sa propre créature ne se trouvait pas dans les exceptions que n'incluaient pas ce livre. Autrement, il serait abîmé à tout jamais dans la tâche que la lecture de l'encyclopédie en d'innombrables volumes représentait.
Ce livre était certes un cadeau dans de telles circonstances, mais le sortir de sa malle avait été un vrai crève cœur, puisque Sirius le lui avait offert peu de temps avant de sombrer dans le voile.
C'est ainsi qu'affalé dans son confortable fauteuil, il avait commencé sa lecture assidue.
On pourrait légitimement se demander comment Harry parvenait à prendre les choses avec autant de pragmatisme.
La réponse était en vérité assez simple : au pauvre Harry, il était arrivé tellement de merde, tant de mauvaises choses lui étaient tombés dessus dans sa -pas si longue que cela- vie, qu'on pouvait assumer le fait de dire que ce changement ci n'était pas trop mauvais (il n'était pas devenu un monstre après tout). On ne pouvait pas forcément dire que ces conséquences seraient bénéfiques (on n'est pas la Pythie après tout), ni en quoi consiste en réalité ce changement. Mais pour le moment, tout ce que Harry pouvait affirmer était que rien ne lui était arrivé de si bénéfique depuis longtemps. Il avait gagné une beauté angélique après tout (bien qu'il n'ait pas d'ailes, il ne savait d'ailleurs pas si il devait vraiment le déplorer) !
Il se sentait bien dans ce nouveau corps, qui ressemblait d'une certaine façon à l'ancien et qui en même temps était si différent. Personne ne pourrait le confondre avec un autre, Harry en était convaincu.
Si quelqu'un qui le connaissait le voyait, il le reconnaîtrait sans trop de problèmes. Pour autant, physiquement, il n'était plus le même Harry. De la même façon qu'après avoir tué ce monstre de mage noire, psychologiquement, il avait changé.
Au fil de sa lecture, il avait pu constater, qu'il n'était pas... plein de chose, mais n'avait pas encore réussi à découvrir ce qu'il était.
Il n'était pas un vampire : car il n'avait pas soif de sang et pouvait sortir au soleil sans être horriblement malade. D'ailleurs il avait eu beau essayer de faire sortir des crocs de ses gencives, il n'était parvenu à rien de concluant, hormis peut-être un léger mal de crâne.
Il n'était pas un loup garou: car il n'avait pas envie d'égorger et de manger tout cru qui que se soit. Il avait bien tenté de trouver sa bête intérieur, mais tout ce qu'il avait trouvé, c'était une crampe aux doigts à force de les presser sur ses tempes.
Il n'était pas un veela: car aucune aile n'était sortie de son dos lors de son changement. Cela excluait donc toutes sortes de créatures ailées : anges, fées, veela...
Il n'était pas un centaure: pour des raisons évidentes, tout comme il n'était ni un satyre, ni tout autre créature semi-humanoïde.
Il n'était pas un Drake : car il n'avait aucune écaille sur le corps et que même en se concentrant, il ne parvenait pas à faire sortir ne serait-ce qu'une griffe de ses doigts, mais accentuait par contre son mal de crâne, devenu latent au cours de ses recherches.
Harry comprit, après deux heures de recherches vaines, que la façon dont il procédait n'était pas la bonne. Le bouquin était tellement épais qu'il mettrait certainement plusieurs jours à le lire en entier. C'était certes mieux que les années qu'il mettrait à lire l'encyclopédie entière de la bibliothèque, mais c'était toujours trop.
Et pour ce qu'il en savait, la réponse ne se trouvait peut-être même pas dans ce foutu bouquin.
Il essaya alors de définir ce qu'il y avait de différent entre le nouveau Harry et l'Ancien Harry.
Alors... il y a... le fait que je ne fais pas plus de 1 mètre 60. J'ai aussi la peau tellement claire qu'elle pourrait presque être transparente. Le fait que j'ai changé la nuit de mon 18ième anniversaire. Et puis chose étrange... l'idée de manger de la viande me donne envie de vomir, alors que je suis pris d'une envie étrange de dévorer de … de la salade, et d'aller me balader en forêt, plutôt que de rester enfermé à l'intérieur.
Donc,pour résumer le peu d'information que je possède,
Je cherche une espèce :
-Plutôt petite.
-Qui entre en héritage à 18 ans.
-Qui est exclusivement végétarienne.
-Qui aime la nature/ les grands espaces.
J'espère que je ne suis pas une espèce de Tortue-Garou, çaserait terrible...
Il avait plutôt intérêt à trouver ce qu'il était avant trois jours, car après il serait à Poudlard.
Car oui, sa décision était définitive, il allait bel et bien retourner étudier à Poudlard.
Même sans savoir si ses deux meilleurs amis allaient prendre la même décision. Il avait très peu de doutes à propos de Hermione, cette acharnée du travail, mais pour Ron, l'éternel fainéant, il se posait davantage de questions...
Peut être saisirait-il l'opportunité de pouvoir devenir Auror sans avoir obtenu ses ASPIC ?
Harry était tenté d'appeler Hermione, même s'il rechignait à les déranger en voyage. Il n'arriverait jamais seul à découvrir quel était son héritage. Il avait pourtant envoyé une lettre à Remus, pour savoir s'il était au courant qu'un de ses amis ait des héritages de créature magique.
Certes il n'était pas professeur, mais étant bibliothécaire à Poudlard depuis de nombreuses années, il y avait une chance pour qu'il ait une idée de sa situation..
De toute façon il n'avait rien à perdre.
Il avait reçut une réponse, qui ne l'avait guère aidé. Il fallait s'en douter. Un professeur de DCFM aurait pu éventuellement lui venir en aide, or Remus ne l'était pas. Rogue par contre l'avait été brièvement, et avait largement les connaissances requisent. Simplement Severus ne faisait pas vraiment parti de ses amis, ni des destinations connues de sa chouette.
Mon cher Prongs,
Il y a très peu de chance que Lily ait eu des gènes de créature, étant donné qu'elle était une née Moldue.
Pour James, je t'avoue n'être au courant de rien de ce genre, peut être ces gènes étaient-ils latents chez lui, et ne connaissant que très peu feu ses parents, je ne peux malheureusement te donner davantage d'informations.
Tu m'en vois navré...
Je peux juste t'affirmer qu'au vu des détails que tu m'a donné, tu n'es pas un loup garou. Merlin soit-loué !
As-tu demandé son avis à Hermione ?
Lunard.
Ps : Je ne pense pas que tu sois une tortue-garou, Harry...
"J'avoue avoir été rassuré par son affirmation, sur le fait que je ne sois pas un loup-garou, même si je m'en doutais déjà."
Son statut était pour Remus source de tellement de souffrances...
S'il y avait une chose que Harry appréciait chez Rogue, c'était bien qu'il ait mis au point la potion tue-loup, et qu'il continue à lui envoyer chaque mois une nouvelle dose de cette potion si difficile à confectionner.
Rogue... l'espion de la lumière. Un être si mystérieux... et si acariâtre.
La haine qu'il avait éprouvé envers lui avait refluée après la guerre. Les souvenirs qu'il lui avait donné alors qu'il agonisait y avaient fermement contribué. Cet homme était un véritable héros, un homme extraordinaire sans aucun doute. Les raisons de ses actions étaient plutôt floues ; Harry avait d'abord cru comme Albus, mais à tord, que s'était par amour pour Lily. Puis il avait appris, par Draco, ce qui était assez drôle, que le professeur était homosexuel et que Lily était simplement sa meilleur amie depuis longtemps. Depuis la naissance de Harry, il avait passé sa vie à sauver la sienne, dans l'ombre bien sûr, mais il avait contribué durant de nombreuses années à sa protection.
Cette homme avait été assez prévoyant pour avoir de l'anti-poison sur lui. Après avoir donné ses souvenirs à Harry, il avait saisit ses dernières forces pour se sortir de la mort.
Maintenant, il était debout et toujours aussi acariâtre.
Ce qui l'avait pousser à s'en sortir ? Qui sait ? Peut être était-il encore en vie, pour avoir occasion de encore la sacrifier pour une autre, qui pouvait savoir ?
Mais peu importe, il n'allait certainement pas s'en plaindre. Par contre à la rentrée, il ne manquerait pas d'éclaircir cela.
Évidement que Remus avait demandé s'il avait exposé les faits récents à Hermione...
La jeune femme avait toujours été considérée par les plus jaloux et mesquins comme une mademoiselle je-sais-tout, un puit de science. Dans cela, il y avait une certaine vérité : Mione était une fille très cultivée, et pour preuve, elle éprouvait une véritable passion pour les livres.
Alors Harry en était parvenu à la conclusion qu'il devait appeler Hermione. Avec son téléphone portable.
En effet, la jeune née moldu les avaient forcés (ses amis de Gryffondor et lui), à s'acheter ces bijoux de technologie.
La sonnerie raisonna plusieurs fois, avant qu'enfin la jeune femme ne décroche.
« Harry ? Que se passe-t-il ? Tu as un problème ? » l'interrogea immédiatement Hermione.
« Rien de grave 'Mione ! » s'empressa-t-il de la rassurer.
« Ha ! D'accord, alors qu'est-ce qu'il y a ? » Hermione allait bientôt passer maître dans l'Inquisition espagnole.
« C'est-à dire, que... » commença-t-il hésitant.
« Allez Harry crache le morceau, la communication à l'étranger coûte super cher... » le pressa Hermione.
« Ok. 'Mione, j'ai acquis un héritage de créature magique, mais je n'arrive pas à savoir ce que je peux bien être, j'ai demandé à Remus, mais il n'en sait rien... » finit par expliquer le jeune homme.
« Plus doucement 'Ry ! Dis-moi d'abord les symptômes physiques que tu as découvert ? » temporisa la jeune femme.
« Mmhm. Je suis devenu brutalement végétarien, et j'ai vraiment très envie d'aller danser dans la forêt. » poursuivit Harry gêné.
« Dis-moi, tu n'aurais pas par hasard aussi perdu une dizaine de centimètres, ou alors peut-être en auras-tu pris plutôt une dizaine... ? » l'interrogea-t-elle.
« Non, tu as raison, je suis aussi petit que quand on était en troisième année. Alors, tu as deviné ? Je suis quoi ? » la hâta-t-il excité.
« Oui ! Enfin je ne suis pas tout à fait certaine... » le calma-t-elle.
« Allez, dis-moi quand même. » la pressa-t-il.
« Non, je ne veux pas raconter des bêtises, et je n'ai pas mes livres sur le sujet avec moi... non, je ne peux définitivement pas te le dire. » fit-elle avec assurance.
« Ho... Hermione ! Je t'assure que cela ne fait rien si jamais tu te trompes... » insista Harry.
Il hésita un moment avant de demander.
« Ce à quoi tu penses... ce n'est rien de grave ? »
« Ho... Harry, non absolument pas, si tu es ce que je pense se serait génial ! Mais pour être sûr, il faut que tu ailles à Gringotts... Eux sauront te dire ce que tu veux savoir. »
Il poussa un grognement de frustration, mais ne répliqua rien.
« Bien, c'est ce que je vais faire, merci pour l'info 'Mione. »
« Nous partons ce soir donc a demain Harry ! »
Et elle raccrocha.
Harry pencha sa tête en arrière pour aller la cogner contre le dossier du fauteuil sur lequel il était assis.
Il se leva et se prépara pour aller à Gringotts, comme le lui avait conseillé son amie.
Il se frappa la tête en se rappelant qu'il avait oublié de lui dire qu'on leur proposait de refaire leur dernière année à Poudlard.
Il secoua la tête alors qu'il arrivait devant la banque, en se disant qu'il lui dirait le lendemain, si elle ne l'apprenait pas avant en lisant son courrier.
Alors?
