Amis du jour, Bonjour !
Je me lance dans un défi : écrire des OS basés sur des ships (couples) hors du commun ! ^^
Sexe, humour, terreur, violence, tout y sera ! :D
Les persos seront souvent OOC, donc ne soyez pas choqués ! ^^
Disclamer: Teen wolf et ses personnages ne m'appartiennent pas, tout appartient à Jeff Davis
Bêta : ma Kitsune Aquatik que j'adore ! Allez voir ses textes, elle déchire !
Précision : RISQUE DE SPOILERS, TOUTES SAISONS CONFONDUES !
Claudia n'est pas morte.
John et Claudia sont divorcés.
Derek sait se transformer en loup entier.
Réponse review : Cielo: Tu es une personne cinglée... Continue comme ça ! lol
Jennifer Blake : héhéhé ! :D
Warning : en fin de chapitre ! A vous de voir si vous voulez la surprise ou pas ^^
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Beacon Hills, Californie. Bureau du Shérif, 09H07. Réunion du personnel.
- Commençons ! Si je vous ai convoqué, c'est pour faire le point. Depuis quelques jours, il y a un chauffard qui prend les rues de Beacon Hills pour une piste de Formule 1 !
Un ricanement se fit entendre dans la salle, et l'auteur du son se retrouva épinglé par le regard acéré du Shérif John Stilinski.
- Cela vous fait rire Agent Mortimer ? siffla le Shérif.
- Oh euh... non, je-
- Vu qu'apparemment, le fait qu'un chauffard risque la vie de plusieurs personnes en traversant Beacon Hills à plus de cent à l'heure vous fait marrer, je vous offre l'opportunité de votre carrière : vous allez assurer la sécurité près de l'école primaire.
Mortimer se renfrogna, alors que des gloussements discrets fusaient de part et d'autre de la salle. Il tenta de garder son calme. Après, s'il commençait à se faire mal remarquer, jamais il ne pourrait arriver à ses fins : mettre le Shérif dans son lit. Ledit Shérif continua à définir chaque secteur pour chaque policer.
- Bien, je serai à la sortie Est de la ville, près de la forêt. Si vous l'apercevez, vous l'arrêtez sur le champ ! continua John, lisant son dossier. Il conduit une Chevrolet Corvette C5 grise. Vous avez la photo du véhicule dans votre dossier. Attention ! Pour ceux qui sont dans les zones écolières, je ne veux pas de herses ! On ne va pas causer de catastrophe !
Tous acquiescèrent, puis se levèrent pour rejoindre leur véhicule de service. John retourna dans son bureau, enfila son blouson, et partit prendre son poste. Il avait un apprenti-Schumacher à arrêter.
- WHAT IS LOVE ? BABY DON'T HURT ME ! DON'T HURT ME ! NO MORE !*
Dire qu'il chantait mal était un véritable euphémisme. Ennis était une véritable catastrophe lyrique. Mais il s'en fichait, parce que personne ne l'entendait alors qu'il roulait à vive allure sur la Nationale 12, en direction de Beacon Hills.
Il était en ville depuis quelques jours pour une réunion de Meute.
Car Ennis est ce qu'on appelle un lycanthrope. Un loup-garou, si vous préférez. Grand, le crâne rasé, une musculature bien développée, il est l'Alpha, celui qui dirige et protège tous les membres de sa meute. Et deux fois par an, les Meutes de la Région se réunissaient pour festoyer, discuter, échanger, accueillir les nouveaux membres, mordus ou nés-loups.
Ils étaient accueillis par Talia, grande Alpha respectée et dirigeante de la meute Hale de Beacon Hills. Se joignaient à eux l'Alpha Deucalion et sa meute de Sacramento et ensuite Kali, Alpha de Boston et sa meute.
Mais aujourd'hui, Ennis était seul dans sa voiture à brailler les chansons de la radio et à rouler trop vite.
Tellement vite, qu'il ne remarqua pas la voiture du Shérif installée sous le panneau de Bienvenue de la ville. Par contre, lorsqu'il entendit les sirènes retentir, il grogna, regarda dans son rétroviseur et comprit qu'il n'avait pas le choix de se garer sur le bas-côté. Il prépara son regard le plus froid, prêt à en découdre avec cet officier de malheur.
Cela faisait plusieurs heures que John attendait patiemment dans sa voiture que le chauffard passe devant lui. Il espérait vraiment arrêter ce type avant la fin de son service. Aujourd'hui, il avait promis à Stiles d'aller le chercher à l'école, et le garçon de 8 ans en avait été vraiment heureux. Il arrivait souvent qu'il doive rester à la garderie, alors quand son papa venait le chercher avec la voiture de police, il était très fier !
- Allez, dépêche-toi de passer, qu'on en finisse ! râla John, terminant sa troisième tasse de café.
Il regarda sa montre. 11H17. Il expira bruyamment et s'affala dans son siège. Monsieur Raymond, son voisin de 77 ans passa avec son tracteur, sans oublier de saluer le Shérif, qui lui rendit avec plaisir.
Quelques minutes plus tard, il entendit un vrombissement de moteur. Le son augmentait et enfin, il remarqua le bolide sur la route. Il démarra sa voiture, alluma les gyrophares et lorsque le chauffard passa devant lui, le compteur du radar indiqua 117 km/h. John fulmina et démarra, suivant le chauffard.
Heureusement, ce dernier avait ralenti, permettant au Shérif de le suivre sans trop de difficulté. Enfin, le bolide se gara sur le côté, et John se stoppa juste derrière. Il descendit de voiture et avança jusqu'au conducteur. Il toqua à la vitre, qui s'ouvrit sur un regard noir et hostile.
- Shérif du Comté de Beacon Hills. Coupez le moteur et descendez du véhicule, ordonna John, presque hypnotisé par le regard du chauffard.
Ennis regardait l'homme de loi venir à lui, et ne put s'empêcher d'admirer son corps.
Une petite trentaine, un visage fin, de cheveux châtains clairs, des yeux bleus, un corps plutôt bien bâti, et surtout, un roulement de hanches accentué par la ceinture chargée de l'uniforme. Ennis était littéralement sous le charme du physique du Shérif. Mais il reprit rapidement contenance, étant vexé de s'être fait arrêter, et décocha un regard noir à l'officier.
- Shérif du Comté de Beacon Hills. Coupez le moteur et descendez du véhicule.
Ennis retint un grognement, et descendit de sa voiture tout en dépliant son corps imposant. Il sourit quand il remarqua le regard du Shérif s'égarer sur son torse musclé, caché par un tee-shirt blanc trop serré. Il gonfla le torse, fier de faire de l'effet.
Il renifla discrètement, recherchant les odeurs que le Shérif dégageait, qui, à lui, lui permettraient de savoir ce qu'il ressentait. Il sentit une odeur musquée, signe que l'homme de loi était un homme fort. Un parfum plus doux de cannelle et de bonbons, révélant qu'il avait un enfant. Mais étonnamment, il n'y avait pas l'odeur d'une autre personne.
Vivait-il seul avec son enfant ? Et puis, une effluve plus discrète lui chatouilla le nez.
Une odeur épicée et suave, signe qu'il n'était pas indifférent aux yeux du Shérif. Intéressant.
- Je suppose que vous savez pourquoi je vous arrête ? questionna l'homme de loi.
- A vous de me le dire, Shérif Stilinski, sourit Ennis, fixant la plaque épinglée sur son torse.
John leva les yeux au ciel. Il fallait qu'il tombe sur un homme bien fait de sa personne, et qui en jouait. Et le pire, c'est que ça aurait pu marcher... sur un autre officier. John était trop intègre pour se laisser distraire par des bras musclés, et des pectoraux saillants... On se reprend !
- Vous rouliez à 117km/h, alors que cette route est limitée à 70. Vous avez été déjà repéré en excès de vitesse dans le centre ville, et le pire, dans des zones d'écoles. Vous savez que pour ça, je peux vous faire coffrer pour quelques mois !
- Euh... Je suis d'accord que je roulais trop vite sur cette route, et j'accepte d'être verbalisé pour ça, mais il y a une chose que je peux vous assurer, c'est que ce n'était pas moi qui faisait le fou en ville ! se défendit Ennis, tout en tendant les papiers de sa voiture, ainsi que son permis de conduire.
- Nous avons des témoins, Monsieur... Wade, dont cinq officiers de police, qui vous ont vu ! Et une Chevrolet Corvette grise, il n'y en a pas des centaines dans le coin ! s'énerva John, agacé.
- Euuh... Loin de moi l'idée de vous contredire Shérif, mais ma voiture, ce n'est pas une Chevrolet Corvette. C'est une Chevrolet Camaro !
John fronça les sourcils, et fit le tour de la voiture pour regarder l'arrière. Et remarqua enfin les sigles. Il retourna à sa voiture et récupéra les photos du véhicule incriminé. On voyait marqué "Chevrolet Corvette" à l'arrière de la voiture. Mais pour lui, toutes les voitures se ressemblaient*.
Il croisa le regard moqueur d'Ennis, et sentit ses joues s'empourprer. Il ouvrit la bouche pour répliquer, mais fut coupé par sa radio qui crachotait.
- Shérif ? Vous êtes là ?
- Je vous écoute Bean !
- On est à la poursuite du chauffard ! Il va bientôt passer sur votre route et on n'arrive pas à l'arrêter ! hurla son adjoint.
- Bien reçu, je mets les herses en place ! Surtout, prenez de la distance pour pouvoir vous arrêtez ! ordonna John, puis se tourna vers le colosse. Restez ici, je finis avec vous après !
Il courut jusqu'à sa voiture, et ouvrit le coffre... pour découvrir qu'il était totalement vide. Et merde ! Mais où était passé sa herse ? Comment allait-il faire pour stopper le véhicule fou ? Il entendit les sirènes, et ne réfléchit pas plus. Il se plaça au milieu de la chaussée, et tendit ses bras en l'air.
Ennis regardait la photo du véhicule, pendant que le Shérif fouillait son coffre. Il reconnut rapidement la Chevrolet Corvette. Et lorsqu'il leva la tête et remarqua le Shérif au milieu de la route, il sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale.
Parce qu'il savait qui conduisait ce véhicule.
Marco, un des Bêtas de Deucalion. Et cet abruti serait bien capable de renverser l'homme de loi, juste par mépris de l'autorité.
Il entendit le bolide arriver, et ne réfléchit pas plus. Alors, que le chauffard fonçait sur l'homme de loi, Ennis courut vers le Shérif et le poussa sur le côté, juste au moment où la voiture passait. Ennis l'évita de justesse, et retint un rugissement de rage. Il attendit que la voiture de police poursuivant le fou du volant passe, puis il se tourna vers John, toujours allongé au sol et le regard hébété.
- Il... Il a tenté de m'écraser... souffla le Shérif. Et vous, vous m'avez sauvé la vie !
- J'ai fait ce que n'importe qui aurait fait, répondit Ennis en haussant les épaules. Est-ce que vous allez bien ?
John hocha la tête. Le loup lui tendit la main, et John leva le bras pour l'attraper, mais grinça de douleur.
- Je crois que mon épaule n'a pas appréciée de rencontrer le bitume ! grimaça le Shérif, se tenant l'épaule.
Une voiture de police s'arrêta près des deux hommes. L'agent Mortimer descendit de ladite voiture, suivit de près par Jenny Peaks, sa coéquipière.
- Tout va bien Shérif ? s'enquit Johanna, visiblement inquiète. J'ai vraiment cru que..
- Calmez-vous Peaks, je vais bien, rassura John. Mortimer, appelez une ambulance pour moi. Ma radio est cassé, continua-t-il, remarquant enfin son appareil en morceaux.
Alors que Jenny échangeait avec ses collègues toujours en course-poursuite, John regarda l'heure sur sa montre et jura.
- Put... Je vais pas pouvoir aller chercher Stiles à l'école si je dois partir à l'hôpital !
- Si vous voulez, je peux m'en char- tenta Mortimer, avant d'être couper par Peaks.
- Je dois récupérer ma nièce Lydia à l'école, je peux prendre votre fils au passage ! s'enquit-elle.
- Oui, merci Peaks. Je vous revaudrai ça ! remercia John, alors que l'ambulance débarquait enfin.
La radio de Jenny crachota, annonçant que le fou du volant venait enfin d'être stoppé, après s'être encastré dans une barrière en bois. John tendit la main pour récupérer la radio.
- Fouillez toute la voiture et faites-lui les tests alcool et de drogue. Permis supprimé, et interdiction de conduire n'importe quel véhicule que ce soit dans le Comté ! énuméra le Shérif.
- Bien reçu ! Est-ce que tout va bien pour vous ?
- Une petite blessure à l'épaule, mais rien de bien grave. Finissez votre travail, et prenez le reste de votre journée.
Il rendit l'appareil à Peaks, alors qu'un des ambulanciers découpait son tee-shirt. John remarqua le regard noir qu'Ennis adressait à Mortimer et fronça les sourcils. Pourquoi le fixait-il comme s'il allait le mordre ? John se racla la gorge, ce qui attira l'attention du Colosse.
- Je pense qu'après tout ça, ce serait mal-vu de ma part de vous sanctionner pour votre excès de vitesse, sourit-il.
- L'épaule n'est pas déboîtée, mais j'aimerais quand même que vous fassiez une radio pour confirmer qu'il n'y a pas de blessures cachées. Ne vous inquiétez pas, ça ne durera pas longtemps, expliqua l'ambulancier. Vous avez quelqu'un qui pourrait vous accompagner si on vous immobilise l'épaule ?
- Je peux le faire, proposa rapidement Ennis.
- Euh, oui, pourquoi pas ? accepta John. Mais attention, pas d'excès de vitesse, parce que je ne serai pas aussi conciliant !
- Je pense qu'il serait préférable que ce soit moi qui vous ramène Shérif, s'interposa Mortimer, jetant un regard au loup. Vous ne le connaissez pas ce type.
- Tu vas pas niquer le Shérif à ma place Ducon, marmonna l'officier de police.
Ennis gronda, exaspéré par le comportement de ce dernier. Il se planta face à Mortimer, le dominant de toute sa hauteur. L'officier dégageait une sale odeur de frustration et de peur, mélangée à une odeur de désir malsain dirigé vers le Shérif. Ennis grimaça de dégoût : ce type était écœurant. Le policier tourna le regard, mais John remarqua la lueur rouge dans le regard du colosse.
- Monsieur Wade, s'il vous plaît, nous devez y aller, interpella John, sentant la tension émaner de son "sauveur". Mortimer, rentrez au commissariat et faites votre rapport.
- Oui Shérif. Et si vous hésitez encore, sachez que je suis libre pour vous, proposa Mortimer, d'une voix mielleuse.
- Ça ira merci, refusa John, retenant une grimace. Allons-y.
- Je suis pas mécontent que vous soyez là ! dit John, montant dans la voiture d'Ennis.
Trois jours avec le bras immobilisé, vraiment, ça va être compliqué à la maison.
Heureusement, c'est le week-end, je vais pouvoir envoyer mon fils chez sa mère.
John referma vite la bouche en croisant le regard étonné de son chauffeur. Mais pourquoi se confiait-il aussi facilement à cet inconnu ? Peut-être parce qu'il avait passé les six dernières heures avec lui, à discuter de tout et de rien, alors qu'il attendait d'être pris en charge par un urgentiste.
- Vous savez, pour ce soir, je peux vous proposer d'aller dîner quelque part, osa Ennis, sentant ses joues rosir.
- Vous m'inviter à un rencard ? s'étonna John, le regard écarquillé.
- Non ! Enfin, j'veux dire oui ! Je... euh...
Ennis bafouillait, se rendant compte de la gêne du moment. Mais un rire étouffé le fit se calmer.
- Respirez, on dirait que vous allez faire une crise de panique ! rit John, souriant. J'accepte de venir partager un dîner avec vous. Mais d'abord, raccompagnez-moi chez moi, que j'ôte mon uniforme.
Ennis s'étouffa avec sa propre salive, une image plus qu'inappropriée en tête. Il se gara devant la maison indiquée par John, et le suivit après invitation de ce dernier. Quand il entra dans la maison, il retrouva Jenny en train de placer des cookies tout chaud dans un grand plat.
- Ah Shérif ! Alors, qu'a dit le médecin ? demanda Jenny, inquiète.
- Juste une petite entorse, rien de bien grave. Mais j'ai le bras immobilisé pour les trois prochains jours. Vous aurez donc la charge du commissariat pour ce week-end. Et Stiles ira chez sa mère.
- Bien Shérif ! Je vais appeler les enfants, acquiesça Jenny. Lydia ! Stiles ! Scott ! Jackson! Descendez s'il vous plaît ! appela-t-elle puis, croisant le regard interrogateur : j'ai pas résister à leurs bouilles tristes.
John leva les yeux au ciel, connaissant Stiles et ses amis. Puis d'un coup, on aurait dit qu'un troupeau de mammouths étaient en train de dévaler les escaliers. Une petite rousse au longs cheveux arriva la première, suivit par un blond à l'air fier, un brun à la peau halé et au sourire niais, et enfin, un petit garçon aux cheveux châtains coupé courts et un regard heureux.
- PAPA ! hurla ce dernier, se jetant dans les jambes du Shérif. Jenny m'a dit que tu devais arrêter un fou qui roulait trop vite, mais que t'étais tombé parce que quelqu'un t'as sauvé, et que tu t'es fais mal à l'épaule alors t'as allé à l'hôpital, et tu vas pas pouvoir t'occuper de moi, alors je vais aller chez maman, mais tu-
- Stiles ! Pense à respirer quand tu parles ! rit John, frottant les cheveux de son fils. Et oui, tu vas aller chez maman pour trois jours.
Mais le petit garçon n'écoutait déjà plus son papa, ayant enfin remarqué la présence imposante d'Ennis. Il ouvrit grand la bouche, impressionné.
- Waouh ! Un géant ! Trop cool ! s'exclama Stiles, un immense sourire aux lèvres. C'est toi qui a sauvé mon papa ?
- Euh oui, on peut dire ça, souffla Ennis. Mais tu sais, je suis pas un géant ! J'ai juste manger tous mes légumes !
- Les légumes, ça fait pas grandir, c'est juste une excuse des parents pour qu'on les mange, d'abord ! nargua Lydia, les mains sur les hanches.
- Ouais, mais les épinards, ça rend fort comme Popeye ! renchérit Scott.
- Mais non, ça sent mauvais et ça fait vomir ! coupa Jackson.
S'ensuivit un grand débat entre les quatre enfants pour savoir quel légume était le plus mauvais. John rangea son téléphone, après avoir contacté son ex-femme.
- Bien ! Jenny, ramenez la petite troupe chacun dans sa maison, et merci pour mon fils ! Stiles, va préparé ton sac, Maman arrive d'ici quelques minutes !
En quelques secondes, la maison se vida, Stiles fonça dans sa chambre, laissant Ennis et John en tête-à-tête dans la cuisine.
- Il est vivace ! dit Ennis, impressionné par l'énergie de Stiles. Bien, sur ce, je vais vous laisser, je reviendrai vous chercher pour 20h, ça vous va ?
- Monsieur Wade, puis-je-
- Ennis.
- Ennis. Puis-je me permettre de vous demander ce que vous êtes venus faire ici ? J'ai vu sur votre permis que vous vivez à Oakland.
- Je suis venu rendre visite à une amie qui vit ici. Talia Hale, vous connaissez ? expliqua Ennis.
- Ceci explique tout alors ! comprit enfin John. Vous savez, vous n'avez pas à vous cacher devant moi, assura-t-il.
- De quoi parlez-vous ? s'étonna Ennis.
- Je parle de votre regard rouge brillant que j'ai remarqué tout à l'heure, alors que vous étiez prêt à manger Mortimer ! ricana John. Je connais Talia, et elle m'a rapidement mise dans la confidence.
- Mais je... Et vous acceptez de dîner avec moi ?
- Je sais qu'en ce moment se tient une réunion des Meutes de la Région. Je sais aussi que de part vos yeux rouges, vous êtes un Alpha. Et le fait que vous m'ayez sauvé de cette voiture prouve que vous avez un instinct protecteur. Donc, je ne vois pas pourquoi j'hésiterais à vous suivre.
Ennis écouta le cœur du Shérif, dont le rythme resta stable bien qu'un peu accéléré. A part une légère gêne, il n'avait pas mentit. Ennis sentit son cœur se gonfler au compliment de l'homme de loi, et bomba inconsciemment le torse, preuve que son loup était fière de lui aussi.
La sonnette de la maison retentit, coupant court aux échanges de regards intimes des deux hommes. John alla ouvrir, et salua Claudia, la maman de Stiles. Ennis l'entendit expliquer sa blessure, et rougit quand Claudia demanda à rencontrer ce "Superman des temps modernes".
- Oh Bonjour ! salua une belle femme aux cheveux bouclés. Eh bien, il a déjà la carrure de Superman !
- Claudia... soupira John, se pinçant l'arête du nez. Pitié, ne le mets pas mal à l'aise.
- Oh allez John, ne fais pas ton bougre ! ricana Claudia, tendant sa main au colosse. Enchanté ! Je suis Claudia, l'EX-femme de John, continua-t-elle, insistant sur le terme "ex". Genimevowski, je suis là mon chéri !
- Ne m'appelle pas comme ça ! cria le petit garçon, visiblement exaspéré.
Ennis se rappela de ce prénom. Il l'avait déjà entendu une fois, mais de qui... Et soudain, ça lui revint. Derek, le fils de Talia, en avait déjà parlé.
- Oh, mais c'est votre fils que Derek a sauvé dans la forêt ! s'exclama Ennis, avant de se mettre en retrait. Pardon, je voulais pas raviver de mauvais souvenirs...
- Non, ne vous inquiétez pas, au contraire, nous sommes très fière de cette exploit ! rassura John.
Deux ans auparavant, Stiles était parti en forêt avec sa classe pour une excursion à la découverte de la faune et la flore. Mais étant distrait, il s'était retrouvé perdu au milieu des centaines d'arbres. Il avait tenté de retrouver son chemin, et avait avancé à l'aveugle. Mais il n'avait pas remarqué le fossé et était tombé, se cognant la tête et il s'était mis à pleurer.
Pendant plusieurs heures, John et tous les policiers de la ville, ainsi que des habitants de la ville avaient ratissés les bois pour retrouver le petit garçon. Mais Stiles, épuisé, avait fini par s'endormir, et n'entendait pas les gens qui l'appelaient. Talia et sa meute avaient pris part à la recherche du fils du Shérif. Mais la présence des dizaines de personnes autour d'eux rendait difficile la recherche, les odeurs et les sons se mélangeant.
Derek, lui, avait outre passé les ordres de sa mère et Alpha qui lui avait interdit de sortir de la maison, et était sorti à la recherche de cet enfant disparu. Il était parti à l'opposé des chercheurs, et avait rapidement détecté une odeur ténue de larmes et de peur. Il avait alors couru jusqu'à trouver un enfant allongé sur le sol, endormi, et tremblant de tous ses membres.
Derek avait retiré ses vêtements et s'était entièrement transformé, révélant un jeune loup aux poils noirs épais. Il avait secoué le corps de Stiles avec sa truffe, le forçant à se réveiller. Mais ses lèvres bleues et sa peau glacée lui avaient fait peur. Il l'avait alors relevé comme il avait pu, avait calé l'enfant contre son ventre chaud, et s'était enroulé autour du petit corps.
Il avait ensuite hurlé à la lune, appelant son Alpha. Talia, entendant son fils appeler, avait interpellé le Shérif, et lui avait dit qu'elle savait où était son fils. John, désespéré, n'avait pas cherché à comprendre comment, et avait couru avec Talia, ne remarquant pas que la Meute de cette dernière les suivaient de près. Il s'était retenu de hurler de terreur quand il avait découvert son fils allongé contre un loup noir.
- C'est mon fils, avait seulement dit Talia. N'ayez pas peur.
Derek avait alors relevé la tête et remarquant sa maman, s'était relevé et avait laissé le Shérif récupérer son enfant. Stiles, réchauffé, s'était réveillé et avait fondu en larmes dans les bras de son papa. Derek, après autorisation de son Alpha, avait alors reprit forme humaine, caché derrière un buisson. Il s'était rhabillé et s'était ensuite présenté la tête penchée devant sa maman, se soumettant alors qu'il avait désobéi.
Mais Talia ne l'avait pas grondé, car il avait, sans le savoir, sauvé la vie de Stiles. Du haut de ses dix ans, Derek avait été fier de lui. Et après des cris, des effusions, un air ahuri et des cheveux brouillés, John avait enfin appris et compris l'existence de Talia et sa Meute.
Cette histoire avait fait le tour des Meutes de la Région, et Derek avait reçu une médaille de l'honneur de la part du Shérif de Beacon Hills, le remerciant d'avoir sauvé son fils unique. Claudia avait pris Derek dans ses bras et lui avait dit qu'il faisait parti de la famille. Et depuis, Derek venait régulièrement voir Stiles et sa famille.
Stiles descendit en courant, sac à dos dans la main, et courut vers sa mère en criant comme un guerrier. Elle le réceptionna dans les bras, le câlinant avec amour, puis se tourna vers Ennis.
- Je vous remercie d'avoir sauvé John. Vous êtes quelqu'un de bien.
Elle salua son ex-mari, et après une embrassade et un salut Dark Vadorien* de Stiles, la mère et le fils quittèrent le domicile familiale, laissant de nouveau le deux hommes seuls.
- Bien, je vais aller me laver et me changer, et on pourra partir au restaurant ! annonça John, avant de monter les escaliers pour rejoindre la salle de bain.
- Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à... à rien du tout, je vais aller me cacher dans ma voiture pour mourir de honte, bafouilla Ennis, se rendant compte de ses paroles.
John ricana, amusé du comportement du loup. Il se tourna, puis lui sourit en haussant les sourcils.
- Attendez au moins le troisième rendez-vous avant de me proposer de me déshabiller !
Il remonta les escaliers, explosant de rire en entendant le bruit étranglé émit par le loup-garou.
Étonnamment, quelques semaines plus tard, Ennis était toujours à Beacon Hills, et Stiles était trop fier de dire que son papa était amoureux d'un Géant-Superman avec des méga-muscles-de-la-mort-qui tue !
Et si certains étaient au début étonnés de voir le Shérif de Beacon Hills assumer sa relation avec un homme, à la fin, tous ne voyaient rien d'autre que l'harmonie dans une famille commune.
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* Haddaway "What is love !"
* oui, désolé pour ça, mais je suis comme ça en voiture lol
* si vous ne voyez pas de quoi je parle, une seule solution : regardez les films ! :D
Warning : relation amitié/amour, relation entre homme, personnage OOC.
Et n'oubliez pas, une petite review, c'est gratuit et c'est bon pour le moral !
