Et hop, un nouveau chapitre!

Merci à Charlie et bonne lecture.

Chapitre 2.

Je m'avançais vers les bureaux, et apercevant une tête qui ne m'était pas inconnue, je m'approchais de Gripsec.

Il me demanda tout d'abord de lui présenter ma baguette, comme d'habitude, pour prouver mon identité.

Une fois assuré que j'étais bien celui je prétendais être, il me conduisit vers une salle privée dont je n'avais même pas eu connaissance jusqu'à présent.

Il engagea la conversation.

« Je devine que vous n'êtes pas ici pour retirer l'argent de vos coffres. »

« Vous avez tout à fait raison, lui confirmais-je. Je suis là pour savoir si vous aviez un moyen... »

« De savoir quelle créature vous pouvez être. »m'interrompit-il.

« Comment avez-vous deviné ? » m'étonnais-je.

Il m'adressa un sourire, qui révéla ses dents tordues et toutes jaune.

« Vous avez changé Monsieur Potter, alors il m'apparaît dans l'ordre de la logique que vous cherchiez quel est devenu votre statut. » expliqua-t-il calmement en croisant ses long doigts aux griffes acérées.

« Vous avez raison. Alors ? Avez vous bel et bien les moyens de m'aider ? »

« Absolument, nous avons cela, Monsieur Potter. » m'assura-t-il en se dirigeant vers un tiroir d'où il sortit des parchemins. Il en ouvrit un autre pour en sortir un couteau, puis se tourna vers moi.

« Ceci, dit-il en me montrant le parchemin, est un papier enchanté. »

Je le regardais, interpellé, fixait le parchemin, puis à nouveau l'être qui me servait de conseiller. Décidément, j'avais du mal à croire qu'un simple papier puisse me venir en aide. Même si avec la magie quasiment rien ne me paraissait irréalisable. Cependant, Hermione m'avait assuré qu'ici, on me viendrait en aide, alors j'étais prêt à croire n'importe quelle ineptie qu'on pourrait bien me sortir pourvu que ces inepties viennent de la bouche de ces gobelins.

Devant mon regard, il poursuivit son explication.

« Il vous suffira de verser... »

Il leva le couteau.

« ...Quelques gouttes de votre sang sur ce parchemin, pour qu'il vous indique ce que vous êtes. »

Je hochais alors la tête, et me saisis de la lame, en lui laissant par contre le parchemin. Il ne manquerait plus que cette chose imprégnée de magie gobeline me morde.

Je m'entamais la peau de la paume, et alors qu'il tendait le parchemin, je serrais mon poing au dessus du papier. Une fois que les quelques gouttes suffisantes furent versées, je refermais ma peau d'un sort informulé.

Une fois cela fait je tendis le couteau à Gripsec, qui se retourna pour aller le ranger.

« Cela va mettre quelques secondes. » m'expliqua-t-il, quand en revenant vers moi, il me vit en train de fixer le papier vierge d'autre chose que de mon sang

Enfin une plume invisible sembla inscrire quelques mots sur le parchemin. Je m'approchais pour décrypter la fine écriture.

Lord Potter Black :

-Elfe sylvestre, du clan des Arbres Dansant.

Klea mtka lwa chiqi...

Je ne m'étonnais pas tellement à la nouvelle de mon espèce. Cela correspondait assez bien à l'idée que je me faisais de ce que je pouvais être devenu. De plus, cela expliquait très certainement mon dégoût pour la viande rouge, dégoulinante de sang (rien qu'à l'idée j'en frissonnais), ainsi que mon envie de danser entre les arbres de n'importe quelle forêt.

Mais les mots qui suivaient l'annonce de mon statut n'avaient pour moi ni queue ni tête. Je devinais bien que ce n'était ni de l'anglais, ni du latin (pourtant courant dans tout ce qui concernait la magie), ni même du Grec.

Gripsec répondit à ma question muette.

« C'est de la langue Gobline. »

Cela existait ? Première nouvelle, pour moi ils parlaient l'Anglais...

« Et cela dit quoi ? » poursuivais-je.

Il me fixa un instant de ses petits yeux noirs.

« C'est une prophétie Gobline. »

Encore quelque chose dont je n'avais pas entendu le moindre écho. Je commençais à croire que j'avais de sérieuses lacunes dans tout ce qui concernait la magie.

« Une prophétie Gobline ? Je ne comprend pas... c'est quoi la différence entre une prophétie Sorcière et une prophétie Gobline ? » m'informais-je.

« Outre les différences évidentes de forme ? » répondit le gobelin sans se démonter.

« Évidement, je constate facilement qu'elles ne sont pas dans la même langue, et que l'une est oralisée alors que l'autre est écrite sur un parchemin ensorcelé. » clarifiais-je tout de même devant les sourcils levés de mon interlocuteur. Décidément, lui aussi me prenait pour un imbécile.

Non... cela devait être une impression, les traits des gobelins sont plutôt difficiles à décrypter pour les non initiés.

Les gobelins étaient des êtres impassibles et dénués du moindre caractère. Donc pas de méchanceté.

Quoi ? Est-ce que j'ai un jour écouté en DCFM ? Bien sur que non ! Vous m'avez bien regardé ?

Interrompant mon dialogue intérieur, le Gobelin poursuivit.

« Ces prophéties sont aussi vieilles que notre peuple, elles étaient créées après chaque prise de possession d'héritages de créatures magique par les n'êtes pas sans savoir que chaque créature, maléfique ou non, doit être répertoriée au moment de sa majorité magique. Et bien, à chaque fois une prophétie telle que celle-ci apparait, nous informant, si l'on veut, de la fusion de coffres. »

Je fronçais les sourcils.

« Fusion de coffres ? » je ne comprenais toujours pas où il voulait en venir.

« Oui, les coffres de notre banque sont très complexes à construire et plus tôt nous sommes informé de changements les concernant mieux cela est ; ainsi, une créature magique ayant toujours un ou plusieurs compagnons, cela nous oblige à faire fusionner leurs coffres. Sachant que parfois une seule personne peut accéder à plusieurs coffres, comme c'est votre cas, monsieur Potter. Pour vous donner un autre exemple, Monsieur Sirius Black, en signant son testament avec son sang, a fait apparaître sur ce dernier une prophétie nous informant qu'il faudrait faire fusionner momentanément les voûtes Black à celles Potter. »

Son explication m'éclaira, mais je m'interrogeais sur un des mots utilisés.

« Momentanément ? » j'avais tellement l'espoir que Sirius puisse un jour sortir du voile, que peut être je m'imaginais des choses...

Le gobelin haussa simplement ses épaules osseuses. Mais il en avait déjà assez dit pour mettre mes cellules grises en action. Ainsi que pour me redonner de l'espoir.

Je me repassais le fil de la conversation, et me souvins d'une information qui m'avait échappé sur le moment, perdue au milieu des complexes explications.

« Compagnon ? » : un seul mot exprimant clairement ma peur du destin. Les prophéties m'en avaient un peu trop fait voir de toutes les couleurs pour que j'entende n'importe laquelle d'entre elle sans craintes.

« Oui, les créatures magiques comme je l'ai dit, ont toujours des compagnons destinés. »

Je souris, heureux qu'il ne s'agisse que de ceci.

« Et quel nom est marquée sur cette prophétie ?» demandais-je très curieux.

Le gobelin sourit mais secoua sa grosse tête pour me dire qu'il ne dévoilerait rien de plus.

Je pris donc vite congé de lui. J'avais déjà beaucoup de choses à digérer. Avoir un compagnon était formidable. Un cadeau du destin, j'avais entendu parlé des compagnons des veelas et franchement ils étaient à jalouser.

Décidément, il semblerait que le vent ait tourné et que pour une fois la fortune soit avec moi.

Près de deux ans précédemment.

Le 21 septembre 1995

Décidément, la jeune femme ne comprenait plus rien à ce qu'il lui arrivait. Sa logique lui dictait de se ressaisir, mais sa raison avait du mal à prendre le dessus, elle était trop chamboulée pour cela. Se réveiller au milieu de la nuit dans son lit de la tour Gryffondor à cause d'une douleur insoutenable, avait été une expérience à absolument ne pas reproduire.

Quand elle s'était éveillée et que la douleur était passée, elle s'était immédiatement levée pour rejoindre la salle de bain commune des sixièmes années.

Et ce qu'elle avait vu alors l'avait complètement chamboulée.

Dans le miroir, ce qu'elle voyait était une femme à peine humaine. Ses cheveux normalement marron et vaguement frisés étaient rouge vif et dressés sur sa tête comme s'ils subissaient un champs électrique invisible. Ses yeux voguaient entre le vert fluorescent et le rouge infernal.

Quand elle voulut porter sa main à son visage, elle eut un mouvement de recul. Ses doigts aux ongles rongés étaient à présent munis de griffes acérées.

Et plus elle paniquait, pire devenait son état. A mesure qu'elle s'effrayait, ses cheveux se dressaient davantage et ses yeux changeaient de plus en plus vite de couleur.

Décidément, quelque chose n'allait vraiment pas chez elle. Elle fut tentée de se frotter les yeux, mais elle avait peur de les esquinter avec ses ongles impressionnants ; en voulant se pincer le bras, elle s'était déjà coupée.

Elle décida alors de se calmer. Et peu à peu tout revint à la normal. Même quand elle ne vit plus rien d'étrange dans son reflet, elle resta de longues minutes devant ce dernier. Les yeux écarquillés et le souffle court.

La jeune préfète secoua la tête pour revenir au temps présent. Cette nuit là avait été un vrai cauchemar, elle n'avait pas dormit du tout.

Et à présent cela allait à peine mieux. Car elle ne savait toujours pas ce qu'il lui était arrivé. Elle se doutait bien que cela avait avoir avec la magie, après tout cela avait eut lieu le jour, ou plutôt la nuit, de son seizième anniversaire.

Mais comment pourrait-elle bien être une créature magique, alors qu'elle était une née-moldus ? Une sang de bourbe, comme l'avait dit si bien cet idiot de Draco Malfoy. Elle n'avait aucun sang de créature en elle. Il fallait qu'elle résolve cela.

Et c'était dans ce but que le lendemain, elle s'était faite excusée par le vénérable Albus Dumbledore, et s'était rendue à Gringott.

Et quelle ne fut pas alors sa surprise d'apprendre qu'elle n'était pas vraiment la fille de ses parents ! Elle avait tenté d'éviter de penser à cette solution les jours précédents, mais à présent elle ne pouvait plus faire comme si de rien était. En effet, elle avait été très certainement adoptée. Les gobelins lui avait également dit qu'elle était une nymphe, qu'elle avait très certainement eu deux mères biologiques, qu'elle même aurait une compagne et qu'elle devait se rendre à une cérémonie d'intronisation l'été prochain.

C'était beaucoup de choses à digérer mais apparemment, elle avait quelque mois pour s'en remettre. Après, advienne que pourra.