Salut à tous !

Encore merci pour les reviews ( je sais que je vous énerve à toujours dire la même chose, mais ce n'est pas prêt de changer !)

Mon précédent chapitre a suscité diverses réactions… Il était surement un peu plus noir, des réponses quant aux passés viennent dans ce chapitre, mais pas toutes, navrée !

Réponses à quelques questions :

Maël va-t-il trop loin ?

Peut être que oui, mais quand vous serez ce qu'il s'est passé durant sa fugue, vous le comprendrez un peu mieux …

Snape est-il un père trop indulgent ?

On ne peut pas dire ça exactement, il est surement plus clément avec Maël, mais c'est parce qu'il sait qu'il s'est passé quelque chose de grave, et a peur de blesser encore son fils. C'est une période pleine de doute. Maël découvre qui sont ses parents biologiques, et cela ravive des souvenirs, des questionnements naissent, des doutes apparaissent … C'est ainsi qu'on se rend compte que le rôle d'un père est très complexe …

Kathie n'est-elle pas assez présente ?

Kathie s »inquiète bien évidemment pour son fils, mais elle a 7 autres enfants, tous assez difficile à gérer, certain sont encore très jeune, elle doit notamment enseigner la lecture, l'écriture, le calcul à Oscar qui vient d'avoir 6 ans, en plus de la magie, et perfectionner ces mêmes connaissances chez Victor… Il y aura des moments, dicussions entre Maël et sa mère, mais c'est plus son père qui s'occupe de lui, car il le voit plus souvent, vu qu'il lui enseigne les potions, Maël ne va pas très souvent dans l'appartement de ses parents…

Quand le passé de Maëlsera-t-il révélé ?

Surement durant cette année, car je pense faire une sorte d'élispse temporel sur la troisième année, et durant la quatrième, c'est la relation Draco/Harry qui évoluera !

Questions de Lil's auxquels j'ai peut déjà répondu !

Les Potter sauront-ils que Maël est leur fils ? Et qu'il est le véritable sauveur ?

A la première oui, ce moment se rapproche … A la deuxième oui, mais ils l'apprendront en même temps que le reste de la communauté sorcière dans un certain temps …

Fin des questions … Il y en avait beaucoup ce coup-ci !

Merci de me lire !^^ (j'avais envie de le dire !)

Dans le chapitre précédent :

- Maël, tu n'as pas à dire ça ! Le coupa César furieux

- Mêle-toi de tes oignons. Le refroidit sèchement Maël. Si ton père ne sait quoi répondre à un gamin de 12 ans, peut-il vraiment prétendre à un rôle de père ?

L'ensemble des élèves se taisaient, tous plus stupéfiés les uns que les autres … Alexander prit la parole…

- Maël, comment peux-tu dire ça ? Tu le blesses, ne vois-tu pas ? Tu fais du mal à une personne que tu aimes, tu meurtris ton père …

- Il n'y a que la vérité qui blesse. Cita Maël d'un ton glacial.

- Maël, tu peux être dur, moqueur, cynique, mais tu n'as jamais été cruel … Dit Analissa, les larmes aux yeux.

- Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas. Rétorqua sur un ton distant le concerné.

Et sur ces derniers mots, il tourna les talons, et quitta la salle commune dans un silence royal.

Chapitre 20

Maël regrettait. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris. Il savait qu'il avait tort, mais pour rien au monde il ne l'aurait avoué. Dès la première insulte, il avait senti qu'il devait s'arrêter, mais une fois commencée, impossible de se stopper … Les mots s'étaient échappés tout seul, sans qu'il puisse les retenir. Et il avait fait du mal à une personne qu'il aimait. Encore …

Et maintenant il marchait sans but précis, il voulait être seul, et en même temps il avait peur de devoir se confronter à lui-même…

Alors il marchait, sentir ses pieds frappaient le sol le retenait dans la réalité, ses mollets se contractaient sous l'effort, son souffle commençait à se désordonner, son cœur battait plus vite, et il marchait, encore et encore … Il marchait pour ne pas penser… Et d'un seul coup, il courait, pour oublier… Il courait pour ne pas penser … Il courait juste pour courir …

A l'autre bout du château, un silence tendu planait. Le terrible maître des potions était au centre des pensées. Tous voulaient se replier dans leurs chambres, mais aucun n'oser de peur t'attirer l'attention de Severus Snape sur eux…

- Papa ? Interrogea une petite voix timide.

- Oui ? Répondit le concerné d'un ton froid, concentré, et horriblement distant.

- Ça va ? Continua la voix qui appartenait à Analissa.

- Bien sur. Retournez dans vos chambres

Dès que l'ordre fut donné, un grand fracas s'en suivit, et les élèves se dispersèrent le plus rapidement possible, alors que les enfants Snape s'attardaient un peu, inquiet pour leur père qui d'un coup d'œil noir les chassa sans plus de cérémonie… Et dans un grand mouvement de cape, le très respecté maître des potions sortit de la salle commune sans ajouter mot.

Aussitôt qu'il eut franchi la porte, ses enfants se réunirent …

- Il est blessé ?

- Mais il ne va pas laisser passer ça …

- Maël a été cruel.

- Que s'est-il passé pour qu'il réagisse ainsi ?

- Il n'aime pas Potter…

- Mais à ce point …

Toutes les hypothèses y passèrent, sans qu'aucune ne satisfasse vraiment les Snape Junior… Et le silence de Maël commençait à les énerver. Il avait surement vécu quelque chose de très dur, mais comment l'aider s'il refusait d'en parler ?

Severus Snape venait de quitter le dortoir. Il se dirigeait vers ses appartements. Son cerveau fonctionnait à cent à l'heure, pour reprendre une expression moldus… Décidément, ils avaient trop vécus en leur compagnie … Maël avait été très dur, même plus, il avait été cruel. Mais cela avait beau blesser le maître des potions, ce qu'il l'inquiétait plus était Pourquoi ? Pourquoi son garçon avait-il dit cela en sachant pertinemment que cela ferait mal ? Avait-il envie de retourner chez ses parents biologiques ? Non, il était furieux contre eux, ne désirait aucun contact avec ces gens … Mais Pourquoi autant de haine ? Il n'était pas le seul enfant abandonné, et il semblait heureux avec sa nouvelle famille, non ? Le grand Severus Snape était perplexe, mais un détail le faisait douter encore plus, dans les yeux si vides de son fils était apparu un lueur de vie, un sentiment, un mélange de haine, de regret et de tristesse avec une très légère touche de nostalgie … Severus était doué pour analyser les sentiments dans les regards, en même temps il avait reçu un bonne entrainement avec tous ces élèves qui n'arrêtaient pas de mentir, de cacher leurs véritables émotions, mais les plus perfectionnés étaient sans aucun doutes ses propres enfants qui mentaient tellement souvent, que le proverbe moldus, ils mentent comme ils respirent, encore un, s'appliquait parfaitement à ses garnements … Severus arriva à son appartement et franchis bruyamment la porte recevant un regard furieux de son épouse, Victor et Oscar venait de s'endormir et pour coucher ses terreurs, il fallait bien du courage ! Sans s'occuper de Kathie, il s'assit dans le canapé, face à ses deux fils ainés, où il fut vite rejoint par sa femme, et alors il leur raconta tout ce qu'il venait de ce passer …

Maël avait arrêté de courir, car cette activité avait beau le détendre elle devenait vite fatigante. Il était maintenant entrain de marcher. Cela semblait être un cycle sans fin. Marcher. Courir. Marcher… Ses pas le menait dans diverses endroits, en premier vers l'appartement de ses parents, mais il n'osa pas frapper et fit demi-tour puis il revint vers son dortoir mais de nouveau il n'arriva pas franchir le seuil de la porte. La honte, pour la première fois de sa vie le rongeant ... Son cerveau recommença à analyser la situation, il s'était clairement mis sa famille à dos et ce n'était jamais une bonne chose

Il devait être près de minuit quand ses jambes abdiquèrent enfin, trop lasse de supporter ce corps ayant autant la bougeotte et alors sans plus de cérémonie le jeune garçon s'effondra devant une porte, fatigué de marcher, fatigué de tout faire pour s'empêcher de réfléchir ...

Derrière cette porte, Sirius et Remus discutaient de tout et de rien, de leurs élèves, de leurs collègue, et de la soirée qu'ils prévoyaient de faire quand ils entendirent un bruit, un bruit trop connu de leurs oreilles, le bruit d'un corps qui tombe ... Ce son les fit stopper la discussion qui devenait de plus en plus animé, et d'un même mouvement ils se précipitèrent vers sa source et tombèrent nez à nez avec un Maël inconscient. Paniqué, Sirius se hâta vérifier la respiration de ce garçon qu'il commençait à apprécier de plus en plus malgré le peu d'efforts émis par le concerné pour améliorer leur semblant de relation ...

- Il respire. Rassura Sirius

- Que diable fait-il ici á cette heure et dans les pommes qui plus est ? S'insurgea Remus

- Qu'est ce que j'en sais moi ! Répliqua intelligemment son compagnon.

- Emmène-le à l'intérieur. Le coupa Lupin. On ne va pas le laisser mourir de froid pendant que nous faisons la causette, j'ai trop peur de la vengeance des Snape !

Si tôt ces mots dis, Sirius s'emparait déjà du frêle corps et se dirigeait derechef vers ses appartements communs avec Remus.

- J'ai comme l'impression que Maël nous considère inconsciemment comme des bouées de sauvetages ! Commenta Sirius.

- Il est vrai qu'il ne vient nous voir que quand il est triste…

- Et il s'enfuit le lendemain sans nous parler, au final il se sert juste de notre lit ! Rit Black

Un soupir las lui répondit… Et sans un mot Remus se blottit dans le lit en prenant Maël dans ses bras, immédiatement rejoint par un Sirius trop excité pour une soirée normale …

- Penses à te réveiller tôt avant qu'il ne parte … Souffla Sirius d'un ton endormi avec une touche d'excitation de provenance inconnu.

- Evidemment … Soupira son amant en fermant les yeux.

Remus se réveilla dans la nuit, ne trouvant plus le sommeil, il n'était que 5h30 du matin, c'est alors qu'il aperçu Maël entrain de s'extirper du lit. D'un coup de coude bien placé il éveilla Sirius qui grogna pour la forme.

Dès que Maël entendit ces sons, il se jeta littéralement hors du lit. Mais Remus fut plus rapide, il avait des réflexes de loup, et les loups sont rapides ! Il attrapa la taille du garçon qui se débattit.

- Cela ne te ressemble pas… Où est passé ton impassibilité ? Grogna Sirius à demi-réveillé

Les mots calmèrent de suite le garçonnet qui s'immobilisa en fixant les deux compères.

Un silence se fit. Personne ne sachant que dire … Le sujet, bien qu'inconnu, était de toute évidence délicat pour que Maël se réfugie dans l'antre des deux anciens maraudeurs …

- Tu ne fuiras pas deux fois de suite, Maël !

- Dis-nous ce qu'il se passe.

Seul le silence répondit aux deux hommes qui échangèrent un regard surpris … Où étais passé la répartie de Maël …

- Maël ? Interrogea plus doucement Remus.

Le garçon releva la tête, et ses yeux qui semblaient avant si vide étaient emplis d'une émotion que jamais personne n'aurait cru voir dans ces mêmes yeux : Le regret.

Sirius et Remus furent si étonnés de voir un sentiment dans les grands yeux verts émeraude qu'ils en restèrent immobiles, ne sachant plus quoi faire… Mais Maël, sans leur laisser le temps de se remettre prit la parole :

- J'ai fait quelque chose de vraiment nul …

- Tu veux nous le dire ? Interrogea prudemment Remus qui avait repris son sang froid.

Le garçon baissa de nouveau la tête, mais répondit tout de même, d'une petite voix qui ne lui ressemblait pas :

- A qui le dire sinon vous ?

- Tu pourrais en parler à ta famille ? Proposa Sirius qui ne se sentait pas vraiment l'âme d'un psychomage. Il ne penser pas être à la hauteur des troubles de Maël. Ce garçon était en temps normal si froid et distant, si imperturbable voir insensible, le voir ainsi le faisait douter.

- Non. Je ne pourrais pas… J'ai fais … J'ai fais … Bredouilla Maël sous les yeux des plus étonnés des anciens maraudeurs. Le garçon allait très mal, s'il se mettait à bredouiller, où allait le monde !

- Qu'as-tu fais Maël ? Commença à s'inquiéter Remus.

- Je crois que j'ai insulté ma famille, blessé mon père, choqué mes frères, et fais pleurer ma sœur …

- Ah … Fut tout ce que trouva à dire Remus tandis que le visage de Sirius prenait une teinte un peu plus pâle que la normale…

- Qu'as-tu dis ? Questionna l'homme aux cheveux aussi foncé que la nuit

- Je lui ai dit qu'il n'était pas mon père. Affirma Maël d'un ton légèrement tremblant, qu'il ne méritait même pas le rôle de père. Et il a été blessé, alors je lui ai dit qu'il n'y avait que la vérité qui blessait …

- Bah, dis donc, tu ne manques pas de réparties toi ! S'écria Sirius en recevant un regard noir de son colocataire mais en arrachant un sourire à Maël.

- Et tu regrettes ?

- Evidemment. Croyez-vous vraiment que je serais ainsi si je n'avais pas un tant soit peu de remords ? Répliqua Maël sur son ton habituel.

- Bien sur, bien sur, le calma Remus.

- Et pourquoi as-tu dit ça ?

- Car il m'a mis dans la même chambre que Potter.

- Et ? Questionna Remus

- Et je ne le veux pas.

- Et c'est tout ? De si grands mots pour une si petite chose ? S'insurgea Sirius qui pensait à son ancien ennemi, maintenant presque meilleur ami blessé …

- Je ne sais même pas pourquoi je vous dis ça ! Vous ne comprenez rien, comme tout le monde !

- Si tu ne dis rien, nous allons avoir du mal à comprendre ! Réfuta sagement Remus

- Mais vous ne comprenez rien ou quoi ? S'énerva Maël.

- Non, alors explique-nous… dit Remus.

- Tu aurais du faire psychomage… Commenta Sirius qui reçut un regard furieux du concerné

- Justement ! Je ne veux pas …

- Qu'est ce que tu ne veux pas ? Insista Remus

- J'ai peur ! Par Merlin, J'ai peur ! Chuchota le jeune garçon comme s'il s'en rendait compte pour la première fois …

- De quoi ?

- De me souvenir … Je ne veux pas … Je ne veux pas revivre ça encore une fois ! NON ! Cria Maël d'un ton désespéré

- Maël … Chuchota Remus alors que des larmes ruisselaient sur les joues du concerné.

Mais le garçon n'écoutait pas, il porta sa main à son visage et sentit l'eau coulant sur sa face, une expression de pur étonnement lui tordit le visage, il secoua sa main mouillée par les larmes, observa cette eau comme si il ne savait pas de quoi il s'agissait. Et d'un seul coup il prononça d'une voix hésitante :

- Je pleure ?

- Oui …

Alors, le garçon prit peur …

- Je ne dois pas pleurer ! Stop … Arrêtez de couler … Non … STOP. Hurla Maël en devenant hystérique.

- Maël. Calme-toi. Maël ! Dit Remus en attrapant le garçon pour l'immobiliser. Alors, Maël redoubla d'effort en hurlant de terreur …

- NON ! PAS ENCORE. JE NE PLEURAIS PAS ! C'EST UNE POUSSIERE !

- MAËL ! Cria encore plus fort Sirius en espérant le faire stopper ses mouvements désespérés

Le cri fit bien cesser les hurlements qui se transformèrent en plainte …

- Non … Non… S'il te plait, Grausam, Non …

- Maël… Reviens ! C'est Remus

- Et Sirius ! Ajouta l'absent

Et toujours très doucement, les deux hommes s'obstinnèrent à dire à Maël où il était, avec qui il était, le répétant sans fin avec une gentillesse hors du commun. Et lentement, le garçon finit par se calmer.

- Maël… Ne crois-tu pas qu'il est temps que tu dises à quelqu'un ce qu'il se passe ? Interrogea doucement Remus. Gardez pour soi des souvenirs douloureux n'est pas une bonne chose…

- Je ne veux pas.

- Parfois, on ne fait pas toujours ce qu'on veut.

- Je suis un Snape Je fais ce que je veux. Assura Maël, oubliant sa faiblesse temporaire pour retrouver son arrogance habituel

- Dis-nous au moins pourquoi tu t'es tellement faché quand ton père t'a mis dans la même chambre que Potter. Pourquoi le hais-tu ?

- Ce n'est pas lui que je hais. Ce sont ses parents. Lui je le déteste seulement. Mais je sais que s'il vient dans ma chambre, ses parents viendront aussi le voir. Et leurs visages me font horreur.

- Et pourquoi les hais-tu ?

- Car ils ont abandonné un enfant.

Les deux hommes se regardèrent surpris que le gamin soit au courant, mais après tout peut-être que Snape lui avait dit, cet homme faisait tellement confiance à ses enfants qu'il était totalement impossible de le comparer avec la dite terreur de Poudlard…

Ils ne posèrent pas de questions, et enchainèrent comme si c'était normal que le garçon soit au courant de ce fait, oubliant par la même occasion que Snape n'était pas sensé être au courant non plus.

- C'est un crime horrible, je te l'accorde, mais d'autres l'ont fait avant, et d'autres le feront après…

- Je sais. Mais les gens qui abandonnent leurs enfants, ce sont des gens pauvres dans des conditions horribles, parfois pour espérer une meilleure vie à leur bébé, parfois pour se faire de l'argent... Des gens riches qui abandonnent un enfant pour en chouchouter un autre, c'est surement le plus horrible, parfois ce choix est obligatoire, et les parents en sont déchirés, mais eux ont volontairement laissé un enfant seul dans la rue pour pouvoir élever tranquillement leur deuxième enfant. J'ai une profonde répulsion pour ces gens. Car je connais une mère qui a eu un enfant alors qu'elle commençait à se croire stérile. Elle l'a appelé Jonathan qui signifie « Dieu a donné »…Elle était très pauvre, et pour élevé son précieux bébé, elle a tout sacrifié, sa santé, son corps. Tout. Le père du petit la battait, alors elle laissait le gamin vagabondait dans les rues pour qu'il soit à l'abri de cet homme. Et Jonathan est mort alors qu'il n'avait que 5 ans … Et la femme s'est suicidée. Alors que certain riches abandonnent un petit sans plus jamais prendre de ses nouvelles et après osent pleurer qu'ils ne savent pas où l'enfant, d'autres se tuent aux travails comme à la maison pour lui et finissent par en mourir …

- C'est triste. Injuste. Et je comprends que tu haïsses les Potter, mais connaissais-tu cette famille pour te sentir aussi concerné par ce fait ?

- Oui. Je suis responsable de la mort du petit garçon. Cette femme me faisait confiance. Pour elle j'étais comme un deuxième fils. Elle m'a confié son enfant chéri. Et il mort alors que je devais le protéger … Il est mort à cause de moi… Il est mort pour de l'argent … C'était mon frère. Il est mort. Et c'est ma faute. Dit Maël d'un ton douloureux.

Le silence se fit qui fut brisé par Sirius :

- Quand cela s'est-il passé ?

- Quand j'avais 8 ou 9 ans. Pendant ma fugue.

- Racontes-nous…

- Je vous en ai trop dit… Se recula Maël

- Maël. Ce que tu as vécu est apparemment très dur. Il faut le confier à quelqu'un …

- Non. Je n'aurais déjà jamais du vous parler de Jonathan.

Et sur ces derniers mots, Maël s'enfuit de la pièce en leur lançant un à peine audible :

- Merci.

- Attend ! S'écria Remus en consultant sa montre de peur que le garçon se fasse prendre dans les couloirs la nuit, mais il était maintenant 8 heure du matin … Cela te dérange-t-il que nous en parlions à tes parents ?

- Vous êtes adultes. Vous faites vos propres choix ! Répondit Maël en franchissant la porte, laissant les deux hommes perplexes.

- Il était tellement différent. Commenta Sirius.

- Tu crois que c'est ainsi qu'il était avant les événements survenus durant sa fugue ?

- Je crois… Il parait que c'était un bout de chou qui adorait les câlins…

- Il a beaucoup changé alors … Finit Sirius.

- Je crois qu'il est de notre devoir d'aller le dire à ses parents.

- Je ne sais pas. Hésita Back.

- Mais moi je sais.

- Tu es bien arrogant aujourd'hui, toi ! S'exclama l'animagus.

- Tu te rends compte, sale cabot, que ce que Maël vient de nous raconter n'est qu'une infime partie de son histoire ? Et c'est apparemment, une des plus tristes, mais des moins douloureuses …

- Ce n'est pas pareille ? Ce qui est triste est forcément douloureux.

- Oui. Cela te blesse intérieurement. Maël se sent coupable, et il restera triste encore longtemps. Mais un événement comme celui-ci ne suffit pas à clôturer un garçon de 8 ans pour le reste de sa vie. Il se comporte comme un adulte qui en a trop vus, à qui la vie ne réserve plus rien, et dont le seul moyen pour s'occuper est de se moquer des gens.

- C'est triste… Dit Sirius

- Oui, mais ce n'est pas douloureux. Compliqua encore le loup garou.

- Tu veux dire qu'il a du vivre des actes encore plus horribles ?

- Oui … Et pour l'aider, il nous faut déjà en parler à ses parents. Finit le brun clair.

- D'accord. On y va maintenant ? Sinon je vais oublier !

- Allons-y.

- Pour que les yeux émeraudes brillent de nouveau … Chantonna Sirius

Et d'un même mouvement, ils se dirigèrent vers la porte, et sortirent de leur appartement, mais à peine eurent-ils fais quelque pas qu'ils croisèrent Lily Potter marchant en compagnie de Kathie, Oscar blotti dans ses bras et Analissa trottant à côté Les deux femmes discutaient d'une recette de cuisine, mais la mère de Maël semblait un peu ailleurs, une ombre douloureuse dans son regard.

Sirius leva les yeux vers les personnes en face de lui. Son regard tomba en premier dans les yeux de Kathie, identique à ceux d'Analissa, d'un vert pâle, avec de très légers reflets jaunes, à peine visible, puis dans ceux de Lily, d'un vert émeraude brillant. Identique à ceux de Maël. Les paroles de Maël lui revinrent en tête. La haine vers les Potter. Le fait qu'il soit au courant qu'ils avaient abandonné un enfant. Des yeux verts émeraude. Et un horrible doute se saisit de lui …