Salut à tous !
J'ai vu que vous vouliez tous la suite du passée de Maël … Mais je vous préviens vous risquez d'être surpris !
Merci encore pour toutes les reviews !
Elles me font tellement plaisir… Je souris tout le temps en les lisant, enfin presque, mais après je vais avoir des rides …
Vous êtes tous d'accord sur un point : Dumby est un idiot fini ! x)
Bon je dis n'importe quoi, on oublie … Ce chapitre sera donc le début de la révélation du passé de Maël, vrai de vrai, je n'ai pas écrit : " Fin du Flash Back" à la fin du chapitre, ce qui veut dire qu'il y aura la suite après …
Dans le chapitre précédent :
- Je crois que l'affaire est réglée ! Sourit le directeur qui ne semblait pas se rendre compte qu'il était entrain de se faire assassiner du regard par les Gryffondors et les Serpentards alors que le reste des personnes présentes dans la pièce semblaient hésiter entre l'enfermer StMangouste ou lui payer un garde du corps …
- Alors Maël ! Change de table, je te prie !
Le garçon se leva, et traversa la salle mais il s'arrêta devant la table des professeurs, et d'un ton glacial, le regard vide avec juste une très légère lueur de folie il déclara :
- Toute acte a ses conséquences …
Alors que les professeurs restaient figés, ils avaient déjà vu Maël moqueur, froid et sadique, mais jamais aussi … inhumain et ils devaient avouer qu'ils avaient un peu peur …
Le garçon quant à lui s'assit sur une place libre à la table « ennemie »
- Salut ! Je suis de très mauvaise humeur et ça … ce n'est pas bon pour vous. Dit Maël sur un ton joyeux.
Chapitre 25
Les Gryffondors ne pipaient mot. Maël les fixait avec un regard morne et ennuyé. Le silence dans la grande salle était tendu.
Soudain, un éclat de rire retentit depuis la table des Serdaigles et des regards fuirent vers Analissa qui paraissait triste et résignée. Un jeune troisième année s'exclama alors, ne semblant pas se rendre compte de la position très dangereuse où il allait se mettre :
- Alors, Analissa Snape, on est perdu sans son frère ? Tu ne peux plus le suivre à la trace, lui lécher les bottes, vénérer le sol sous son passage ?
Le silence pesant se fit glacial, et une masse de regards convergea vers l'auteur de la phrase, chacun craignant pour la survie de l'enfant.
Maël se leva de la table des Gryffons près à aller remettre ce gamin à sa place, quand Analissa se mit à son tour debout dans un mouvement très gracieux, ses cheveux voltant autour d'elle avec finesse. Elle s'était vêtue aujourd'hui d'un jean noir, assorti avec un t-shirt noir très moulant et une chemise à carreaux violets, seul touche de couleur. Maël était à mi-chemin du Serdaigle qui semblait enfin se rendre compte que la présence des professeurs n'allait pas arrêter les Snape. Alors que Maël s'apprêtait à ouvrir le bouche, Analissa lui coupa la parole d'une vois douce :
- Maël. Laisse-moi régler mes problèmes par moi-même. Laisse-moi leur montrer qui je suis … Laisse- moi le faire regretter leurs paroles.
Un froncement de sourcil montra le désaccord de son jumeau, mais d'une caresse sur la joue et d'un regard pénétrant, elle lui fit comprendre combien cela contait pour elle. Analissa ne voulait pas être la Snape toujours défendue par ses frères. La faiblesse de sa famille. Alors, Maël retourna à sa place sous les regards suspects de ses confrères qui n'avaient pas saisi le dialogue muet entre les jumeaux.
Analissa se tenait bien droite, ses yeux verts clairs brillant d'une lueur farouche. Son visage fin et délicat n'avait jamais semblé plus beau qu'en cet instant.
- Alors, comment t'appelles-tu ?
- Richard Demontigny.
- Et tu sais que ce que tu viens de dire pourrait te couter cher ?
- Sans ton frère, tu n'es rien … Une poussière. Une faiblesse. Lâcha moqueusement le dit Richard qui s'était ragaillardi depuis que Maël était retourné s'asseoir.
- Jeunes gens. Retournez-vous asseoir. Les interrompit Dumbledore.
- Mais non ! Le coupa Sirius outré, vous ne comprenez pas ce besoin de réparer l'offense qui lui a été faite ? Cette envie de montrer qu'elle n'est pas faible…
- Siri' … Depuis quand tu es psychomage ? L'interrogea Remus
- C'est parce que je connais ces sentiments… Ces besoins de faire ses preuves … Ces…
- Bon ça suffit. Tais-toi … Rit Remus alors que le discours de son compagnon prenait un ton un peu trop théâtral pour être réel …
Pendant que les deux hommes discutaient Analissa s'était penchée sur Richard et lui avait chuchoté quelques mots, ses sombres cheveux fouettant les épaules de son camarade. Le 3ème année avait pâli et s'étais lentement excusé sous les rires des Serpentards et les regards déçus des Gryffondors qui avait espéré que quelqu'un ose enfin tenir têtes à ses enfants qui se croyaient tout permis, puisqu'eux même n'y arrivaient pas …
Et toujours dans ce même silence royal, Analissa retourna s'asseoir à sa place.
- Dites-moi… Interrogea Maël, sarcastique. Y-a-t-il toujours eu autant de silence dans cette école ?
Les Gryffondors ne répondirent pas. Evan fusilla du regard son ennemi et Weasley l'imita … Mais Hermione ne put se retenir bien longtemps, une question restait une question, quel que soit le ton sur lequel elle était posée :
- Non, d'après l'Histoire de Poudlard, cette école est très accueillante, on y cohabite dans une ambiance sereine et amusante. Les rivalités entre les maisons ne sont que mineurs et ne font qu'ajouter un peu d'esprit de compétition dans ce milieu très sécurisé … Il est dit que la grande salle est la pièce la plus chaleureuse du bâtiments où se dressent 4 tables, une par maison, et qu'il n'est pas rare de voir des échanges moqueurs et drôle fusaient entre plusieurs tables, ce livre dit également que …
- Merci, Miss-Je-Sais-Tout, la coupa Ron d'un ton tranchant qui n'allait pas du tout avec sa tête de bon vivant.
- Oh … S'exclama la jeune fille, en baissant la tête, penaude. Désolé …
- Pourquoi t'excuses-tu ? Je trouvais cela très intéressant moi… Mentit Maël par pure esprit de contradiction. En vérité, il connaissait déjà cette histoire, et sa question était purement rhétorique.
Hermione lui adressa un sourire brillant et ses yeux s'illuminèrent. Maël lui retourna son sourire, bien qu'avec une touche un peu plus moqueuse …
Quand Maël eut finit de manger il se leva et attrapa Hermione sans plus de considération pour qu'elle lui fournisse le mot de passe de la salle commune des rouges et ors… Cette dernière s'exécuta sans rechigner, Maël était en effet de mauvaise humeur, et, elle ne l'avouerait jamais, il lui faisait un peu peur …
Après lui avoir montré son lit, dans le dortoir de Neville Longdubat, Seamus Finnigan, Dean Thomas, Ron Weasley, et… comme par hasard Evan Potter. Fallait s'en douter … Songea-t-il. Hermione partit réviser ses cours dans la salle commune, mais demanda tout de même à Maël :
- Tu veux venir avec moi ?
-Sans façon. Merci … Répondit le garçon d'un ton morne.
Il posa ses affaites, et commença à faire ses devoirs, quand il se souvint de sa retenue avec son nouveau professeur de Défense Contre les Forces Mal. Se levant précipitamment, toute excuse était bonne pour fuir ce dortoir au couleur un peu trop flash et sanglante, il prit la direction du bureau de Gilderoy Lockhart.
Son professeur le salua avec Bonne humeur :
- Maël Snape ! Je suis très heureux de votre présence ici ! J'ai plein de courrier de fan en retard… Vous n'avez qu'à écrire les enveloppes. Ajouta-t-il comme s'il lui faisait une exceptionnelle faveur. La première, c'est pour Gladys Gourdenièze, une de mes plus ferventes admiratrices.
Maël regarda la pile avec résignation, mais pourquoi le destin s'acharnait sur lui. D'un coup de baguette il inscrivit toutes les adresses, et se saisit d'un livre abandonné sur la table. Potions et Sortilège interdits… Un livre qui était surement dans la réserve, il sentit la joie l'envahir de nouveau, peut être cette heure ne serait-elle pas inutile.
Cela faisait bien une heure que le jeune garçon lisait pendant que Lockhart déversait sur lui un flot de paroles sur ses différents exploits, ses admiratrices et toutes autres futilités dans le genre. Maël ne prenait même pas la peine de répondre, ce qui ne semblait pas déranger plus que ça. Soudain, il entendit quelque chose qui n'avait rien à voir avec le bavardage incessant de son enseignant. Il tendit l'oreille, un chuchotement emplissait ses oreilles
- Viens … Viens à moi … que je te déchire … que je t'écorche … que je te tue …
- C'est ça … Et Voldy se ballade en string léopard …
- Qu'avez-vous dit ? S'offusque Lockhart. Je peux vous assurer que c'est vrai !
- Je ne vous cause pas vous !
- Je ne vous permets pas …
La phrase à ne pas dire. C'était vraiment trop simple. Pensa Maël.
- Et bien je me permets tout seul.
- Mais pour qui vous prenez-vous ?
- Maël Snape. Fils de Severus Snape et de Kathie Snape. 2ème année de Serpentard. Terreur de Poudlard. Insolent et cruel. Craint par Poudlard tout entier. Ce que vous semblez avoir oublié, professeur …
Le dit professeur resta figé, il avait bien entendu toutes les rumeurs, mais vu que le gamin semblait être sage dans son cours, il les croyait fausses … Erreur…
Maël de son côté ne se souciait pas de Lockhart qui se plaignait à tous les dieux d'être tombé dans l'horrible piège de Maël … Il écoutait, mais n'entendait pas un bruit. Avait-il rêvé ? Impossible. Il était surentrainé à entendre chaque bruit. Il ne pouvait pas avoir fait une erreur. Car ce n'était pas permis … Et toujours sans un mot il sortit et se dirigea vers la salle des rouges et ors. Il se planta devant la grosse dame, sa cravate au couleur de Serpentard clairement visible et lança :
- Patacitrouille et compagnie.
- Désolé, jeune homme. Le mot de passe n'est pas bon.
- Si.
- Navré, mais non. Qui plus est vous êtes un Serpentard…
- Mais Dumbledore ne vous a pas prévenu de ma venue temporaire dans votre charmante maison … Rétorqua Maël en insistant bien sur le charmant.
- Si, mais sans mot de passe, pas d'entrée …
- Mais il marchait il y a une heure à peine !
- Il a changé.
- Et comment je fais moi ! Bougonna Maël dans sa barbe inexistante.
- Je ne sais pas …
- Bien sûr que non, vous ne savez pas. Vous n'êtes qu'un tableau ! Ragea Maël en faisant demi-tour.
Il partit alors vers le bureau du directeur. Il en avait vraiment marre. Son frère se faisait attaquer. Il revivait des moments horribles de sa vie soi disant « pour son bien », mais cela lui faisait tout sauf du bien. Ensuite, il était puni parce qu'une vieille folle avait pété un plomb comme diraient les moldus. Il se retrouvait chez ces sauvages de Gryffondors. Allait en retenu avec un professeur complètement idiot. Entendait une voix qui disait vouloir le tuer. Et ne parvenait pas à rejoindre son dortoir car ce putain de mot de passe avait changé ! Et maintenant voilà qu'il disait des vulgarités, mais où allez le monde ? Lui, Maël Snape, froid, calculateur, moqueur et arrogant devenait une sorte de défouloir pour tous, un gamin qui perdait son sang-froid pour un rien ? C'était tout simplement impossible.
Maël réfléchissait au fait qu'il passait son temps à réfléchir en ce moment plus qu'à s'amuser, et d'un seul coup sur une impulsion il fit demi-tour et se dirigea d'un pas rapide vers l'appartement de ses parents, l'endroit où il régnait toujours un chaos indescriptible, bien que maintenant que tous les enfants faisaient des études et n'étaient plus à la maison, le calme semblait être revenu. Victor avait quitté l'infirmerie après un lot de recommandation de Madame Pomfresch, un bandage au bras, et Bob dans les mains, signe du soutien de William.
Comme à son habitude, Maël entra sans frapper, et eut juste le temps de faire un pas sur le côté pour éviter un avion en papier… Le tireur poussa un cri de déception quand il vit son arme rater sa cible, déjà il se saisissait d'une nouvelle munition quand Maël l'envoya trois mètres plus haut d'un léger Wigardium Leviosa.
Kathie fut attirer par les cris de son garçon, elle était entrain de changer le bandage de Victor quand elle entendit les hurlements très peu masculin du petit dernier.
- Oscar ? Mais par Merlin, que fais-tu là ?
- Bonjour Maman, La salua Maël.
- Ah … Répondit sa mère en faisant descendre Oscar. Je me disais bien aussi qu'il ne pouvait être suspendu dans les airs sans que tu y sois pour quelque chose…
- Innocent, tant que non prouvé ! Répliqua Maël avec un sourire moqueur.
- Et que me vaut l'honneur de ta présence ? Ironisa sa mère.
- Cette grâce t'est accordée car je ne trouve plus d'endroits où trouver gît et couverts.
- Qu'est ce qu'il dit, maman ? Questionna Oscar
- Pauvre inculte, si peu de mots te sont connus, te contenteras-tu de simplistes formulations jusqu'à que mort s'en suive ?
- Maman ! Se plaint Oscar, qui même s'il ne comprenait pas tout sentait évidemment le ton peu sincère de son ainé.
- Oscar. Tais-toi.
- Mais mam…
- Va voir Victor !
Le gamin s'en alla en ronchonnant de façon très peu discrète, ne remarquant pas le sourire amusé et plein d'amour que sa mère lui lança.
- A nous deux, Maël ! N'es-tu pas censé être chez les Gryffondors ?
- Bien hélas … La porte n'a point voulu s'ouvrir. Pourtant une gente demoiselle m'avait renseigné sur la nature du secret permettant de pénétrer dans le rougeoyant antre… Je partis donc m'acquitté de mon devoir en la compagnie de mon respecté tuteur , quand je revins et me présentais devant le tableau celle-ci refusa de m'accorder la permission d'entrer…
- Et en langage normale ? Lui sourit Kathie.
- On m'a refilé le mot de passe. Suis sorti faire ma colle. Suis revenu et la grosse dame m'a pas laissé entrer.
- Hum … Mauvaises blagues ?
- Je pense que oui … Mais après qui-suis-je ? Humble enf…
- Je t'arrête avant que tu me sortes un mensonge … Et tu peux dormir ici, prends la chambre de Nicolas.
- Merci maman !
- Au faite, Maël … Il me semblait que tu n'avais pas fini de nous raconter ta fugue…
- Elle a raison. La soutint Severus en entrant dans la pièce.
- Toi, tu arrives évidemment quand il faut, hein ?
- Alors, tu racontes. Continua son père en s'asseyant
- Tu n'y vas pas par quatre chemins, toi…
- Jamais… Un seul c'est plus court …
Maël secoua la tête d'un air résigné comme un parent qui en trop vu des bêtises de son enfant…
- Le tact, tu connais ?
- Maël, tu es mon fils, et je te connais, ne grimace pas pendant que je parle ! Je sais très bien que tu ne veux que de l'attention, tu te réserves, tu t'offusques, mais au fond, tu n'as qu'une envie … Nous dire tout ce que tu as vécu.
- Tu deviens psychomage ? Le nargua Maël, qui au fond de lui ne savait plus quoi penser, il était vrai que depuis peu, il avait envie de se débarrasser de ce récit, le donner à ses parents, peut être pour réussir à oublier. Mais il ne pensait pas être aussi lisible. Tout ça c'était la faute à son père comme d'habitude, il avait commencé à le faire parler et maintenant Maël n'arrivait plus à s'arrêter, il détestait laisser quelque chose d'inachevé, quel que soit le quelque chose en question…
- Maël … Sache qu'on trouve toujours plus fort que soi …
- Peut être … Répondit son fils en souriant, mais en tout cas, ce n'est pas toi !
- Tais-toi, sale garnement ! Lui envoya son père en lui ébouriffant les cheveux.
- Hé ! Pas touche… !
- Tu vas me dire que tu as mis une heure à les coiffer ?
- Je ne les ai pas coiffés !
- C'est bien ce que je pensais … Rit son père tandis que Kathie s'extasiait intérieurement sur la relation si positive entre le petit Maël rebelle, indomptable, et insolent et le redouté maître des potions glacial, sadique et manipulateur.
- Alors, je te raconte la suite ? C'est ton feuilleton quotidien, hein ? Lança Maël en souriant moqueusement, mais son père sentit la peur dans sa voix, sa réticence livrant bataille avec son envie de se débarrasser de ces événements qui feraient pourtant parti de lui à jamais.
- Effectivement …
Flash Back
Alors que la carrière de Mali et Jon prenaient une tournure insoupçonnée, qu'il envisageaient déjà de contenter les maisons de productions, ou bien d'entrer dans un cirque ou peut être même de fonder une école des arts, Grausam fit son apparition. Ce n'était ni un jour pluvieux, ni nuageux, au contraire le soleil brillait à n'en plus pouvoir, irradiant Mali et son violon d'une aura doré tel un esprit venu du ciel et suivant les bonds enthousiaste de Jon tel une petite fée de lumière.
Mali achevait la dernière note de son morceau, son violon tenant la dernière note jusqu'à bercer les anges disait-on dans la rue. Il salua son public qui l'acclamait chaleureusement tandis que Jon s'arrêtait dans un tourbillon devant ses pieds en souriant béatement, la vie ne lui avait jamais semblé aussi belle. Il était plus riche qu'avant, sa maman était plus heureuse, il n'avait plus aussi faim qu'auparavant, il s'était trouvé un frère et même un chien, et Mali le défendait toujours contre les jeunes de la rue ne lui laissant même plus l'occasion d'envoyer un coup de poing à ses adversaires…
- Malika-Iblis ? C'est toi ? Interrogea un jeune homme bruns aux yeux marrons, dont les yeux brillaient de cruauté et d'intérêt.
- Me semble que oui…
- Et ton jeune compagnon est Jonathan, le fils de Dolorès ?
- Ouaip ! Renvoya le concerné
- Je suis Grausam.
- Grausam ? Répéta Mali, drôle de nom.
- Quand on s'appelle comme tu t'appelles, je crois que tes commentaires sont mal placés …
- Peut être que oui, peut être que non … Et pourquoi es-tu ici ?
- Je te veux.
- Hein ?
- Tu vas venir jouer pour moi. Expliqua Grausam
- Désolé, je refuse.
- Mais tu n'as pas le choix.
- On a toujours le choix. Seulement tout acte à ses conséquences …
- Pas de philosophie. Il me faut un musicien, et tu es la nouveauté que tout le monde veut…
- Tout le monde ? Releva Mali.
- Tous les chefs…
- Les chefs de quoi ?
- De gang …
- Gang ? Tu fais parti d'un gang, des tueurs, des mafieux … S'inquiéta Mali en reculant, il avait l'habitude de se battre avec les jeunes des rues, contre des bandes et autre, mais les gangs, c'était la catégorie au dessus, et encore, mais deux ou trois catégories …
- J'en suis le dirigeant. Et en ce moment, c'est une sorte de guerre froide entre les gangs, à qui aura le plus de personnes de « talents ». Et il me faut un musicien. En l'occurrence toi.
- Pas question. Je ne veux rien à voir avec des criminels dans votre genre.
- Mais tu ne peux pas refuser.
- C'est non. S'énerva Mali en reculant, entrainant avec lui son « petit frère »
Alors, le visage de Grausam qui semblait ouvert et sympathique reprit son expression normale, le jeune homme d'une vingtaine d'année claqua des doigts et quatre colosses apparurent et se saisirent de Mali poussant Jon à terre. Ils trainèrent le garçon dans une rue plus isolé où personne ne passait et le clouèrent au mur avec des regards menaçant.
- Mon petit… Chuchota Grausam, quel âge as-tu ?
- 8ans et demi … Lança péniblement Mali.
- Tu fais plus vieux…
- …
- Donc maintenant, je te réexplique mon garçon, tu vas devenir mon musicien, tu joueras pour moi, dans la salle de réunion où s'organisent les différents négociations avec d'autres clans inférieurs.
- Pourquoi négocier avec eux, s'ils te sont inférieurs …
Un seul grognement rageur lui parvint.
- Ne joue pas le plus malin avec moi … Tu t'y perdrais…
- Je refuse ta proposition.
- Mon petit, ce n'est pas une proposition…
A l'instant où Grausam prononçait ces mots, Jon arriva en criant :
- MALI !
- Jon, va-t-en … Lui renvoya Mali d'un ton angoissé.
Mais avant que le petit n'est même pas eu le temps de protester, un des gros bras de Grausam s'empara du garçon par le cou, l'empêchant de fuir.
- Et ton petit frère… Enfin, d'après les rumeurs, tu serais apparu d'on ne sait où, et ce gentil enfant t'aurait recueilli chez lui… Que c'est touchant !
Mali regardait épouvanté le véritable caractère du chef de gang apparaître, il se disait aussi que ce n'était pas en souriant gentiment qu'il avait atteint son rang…
- Mali. Tu vas venir travailler pour moi. On y va.
Et Grausam fit demi-tour. Ses deux sous-fifres emmenant Mali … et Jon.
- Laissez Jonathan partir … Vous ne le voulez pas lui …
- En effet, il ne nous sert à rien.
- Alors, laissez-le. Implora Mali avec espoir.
- Faites pas de mal à Mali, se déchaina Jon, n'écoutant pas l'échange entre Grausam et son grand frère.
Un sourire cruel se dessina sur la face de Grausam…
- Première leçon. Ce qui est inutile, on s'en débarrasse.
Le regard inquiet de Mali se posa sur lui. Cela voulait-il dire qu'il laisser partir Jon ?
- Deuxième leçon. La pitié est une faiblesse. L'espoir inutile…
Et un des colosses aux cheveux rasés saisit le coup de Jon et l'envoya valser vers le mur où l'enfant de cinq ans se cogna brutalement. Mali hurla et se débattit, en mordant, griffant et utilisant ses pieds, ses points autant que sa tête et tout ce avec quoi il pouvait frapper… A tel point qu'il réussit à s'enfuir de l'emprise de l'homme et à courir vers Jon qui ne bougeait plus. Il posa délicatement ses doigts sur le cou de Jon, et ne trouva aucun pouls… Il se figea, mais sans lui laisser le temps de réagir, un des hommes l'empoigna à nouveau, il sentit un coup sur sa tête, puis le noir …
