Salut !
Je publie bizarrement, environ un chapitre par semaine… Mais jamais le même jour, je ne sais comment font les auteurs pour publier toujours le même jour, tous les jeudis, ou alors un mardi par mois … Moi j'oublie tout le temps le jour où j'ai posté le chapitre précédent, et suis bien incapable de respecter des délais. Même si j'essaie (en vain…) !
D'accord, je parle pour ne rien dire, mais ça gêne personne … On s'en fiche de ce que je dis, si je le fais c'est juste pour m'échauffer les doigts, sinon je tape de travers … =p
Précision pour le titre du chapitre précédent : Très drôle. C'était de l'ironie … Enfin j'avoue que ça se voit pas dans la phrase écrite … (honte sur moi !)
J'ai lu Orgueil et Préjugés de Jane Austen… Splendide ! Vraiment un classique comme on en fait plus !
Alors, je précise que Maël a beaucoup de nom… Récapitulatif :
Harry Potter. Maël Snape. Malika-Iblis. Mali. Iblis. Faut vraiment que j'arrête de lui changer son nom tout le temps !
Ah oui, et pour ceux qui n'aime pas trop la musique classique, ce chapitre comporte pourtant un passage important sur Maël et son violon.
Personnellement, j'aime beaucoup la musique classique, regarder jouer un virtuose. Je joue moi-même, mais chaque fois que je vois des doigts courir sur un Piano, dansait sur un Violon, virevoltait sur une Harpe, s'épanouir sur une flûte traversière, dévorait une trompette, je pourrais en faire beaucoup comme ça ! J'ai le cœur qui se serre devant tant de beauté… Wow ! Cela fait tellement cliché !
Ah, je précise que le chapitre précédent continuera sur le passé de Maël comme ça après c'est finit, et on revient au présent. Et pis … Plus de secret !
Bon, je me tais et je passe à l'histoire !
Dans le chapitre précédent :
- Première leçon. Ce qui est inutile, on s'en débarrasse.
Le regard inquiet de Mali se posa sur lui. Cela voulait-il dire qu'il laisser partir Jon ?
- Deuxième leçon. La pitié est une faiblesse. L'espoir inutile…
Et un des colosses aux cheveux rasés saisit le coup de Jon et l'envoya valser vers le mur où l'enfant de cinq ans se cogna brutalement. Mali hurla et se débattit, en mordant, griffant et utilisant ses pieds, ses points autant que sa tête et tout ce avec quoi il pouvait frapper… A tel point qu'il réussit à s'enfuir de l'emprise de l'homme et à courir vers Jon qui ne bougeait plus. Il posa délicatement ses doigts sur le cou de Jon, et ne trouva aucun pouls… Il se figea, mais sans lui laisser le temps de réagir, un des hommes l'empoigna à nouveau, il sentit un coup sur sa tête, puis le noir …
Chapitre 26
Mali se réveilla et se mit sur ses pieds dans une pièce sombre et délabrée, sa première pensée fut : on se croirait dans un film. Et d'un coup tout ses souvenirs lui revinrent, le faisant vaciller encore et encore, et il tomba au sol, sans un mot, il frappa le sol avec rage en silence, frappant sans fin, ses poings étaient en sang, ses joues inondés de larmes et ses yeux le piquaient, il avait mal au crâne, mal au cœur… Il revit le corps de son Jon et ne put que se vomir dessus sans aucune dignité. Et alors, essoufflé et ruisselants de larmes et de vomis, il hurla, hurla tellement fort à n'en plus pouvoir, hurla au milieu de ses larmes le faisant hoqueter et s'étouffer. Quand sa voix chevrota et s'éteint, ses larmes refusèrent de se tarir. Mali avait 8 ans et demi, presque 9 ans, et venait de causer pour la première fois de sa vie la mort. Jonathan n'avait que 5 ans, et toute la vie devant lui, il resplendissait d'innocence avec ses yeux bleus clairs, ses cheveux blonds lui tombant sur les yeux, ses fossettes et son petit nez retroussé… Et Mali pleurait sans parvenir à s'arrêter. Tout seul dans le noir, il ne faisait pas un geste. Juste des larmes silencieuses ruisselants sur son visage. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir une minuscule vague d'espoir, peut être s'était-il trompé et Jon était-il seulement assommé, il avait eu tellement peu de temps pour prendre le pouls… Epuisé, le garçon se rendormit sans même sans rendre compte.
Il fut réveillé plus brutalement que précédemment par un garçon qui ne devait pas avoir plus de 15ans, il portait un bandana autour d'un œil d'où dépassait une grande cicatrice, un portrait un peu cliché mais qui inspirait facilement la peur. Le voyou secoua Mali en lui envoyant :
- Le chef veut te causer. Ramène-toi.
Mali se leva, il était courbaturé de partout. Dormir à même le sol n'était pas le meilleur pour son dos… Apparemment, il n'était pas assez rapide pour son gardien qui le poussa sans ménagement hors de la pièce, le faisant trébucher sur les imperfections du sol. Ne se souciant pas du couinement de douleur qui s'échappa de la bouche de Mali, l'adolescent accéléra le pas, trainant derrière lui l'enfant…
Ils arrivèrent enfin dans une grande pièce devant laquelle trônait des gros costauds. Mali fut poussé dans la salle et tomba face à un spectacle peu commun. Une jeune fille était à terre, et un jeune homme la frappait sans ménagement. Les cheveux noirs foncés de la fille étaient rougie par le sang, mais l'homme, que Mali ne tarda pas à reconnaître comme étant Grausam, s'acharnait.
- Fabien …
- NE M'APPELLE PAS AINSI ! Rugit Grausam.
- Mais c'est toi …
- Jamais.
Grausam ponctua sa victime de coup encore plus fort en assenant ce mot avec une dureté qui fui trembler quelques uns de ses sous-fifres.
Alors que la jeune fille semblait sombrer dans l'inconscience, Grausam se releva et déclara en regardant la fille comme si elle n'était qu'une tâche sur son sol :
- Ma petite Victoire… Je ne suis pas Fabien. Fabien est mort à l'instant où notre père a envoyé le coup qui tua notre mère.
- Mais, Fabien …
- Chut, ma très chère sœur. Endors-toi.
- Fabien… Tu m'as toujours protégé, même après…
- Foutaise. Je me protégeais et en l'occasion il se trouvait que cela t'aidait également…
- Fab…
Le poing de Grausam s'abattit sur sa sœur sans un mot la faisant sombrer dans un sommeil peu agréable. Le jeune homme se releva et contempla Mali qui avait observé la scène choqué, et s'était rendu compte que les yeux de Grausam était plissé, son visage plus tendu, à la façon des Asiatiques. Il ne semblait pas être entièrement anglais. Le chef des Dark Juges enchaina :
- Malika-Iblis. Maintenant tu es à moi. Tu ne fais rien sans me consulter. Toute rébellion sera synonyme de punitions. Mais pourquoi te liguer contre moi ? Je suis bon. Toi pas. C'est à cause de toi que ton « petit frère » est mort. Sans toi, il aurait été plus heureux. Et tu sais que la mère, Dolores, n'est ce pas ? Cette femme est venue pleurer devant chez moi pour qu'on libère son petit garçon. Et nous lui avons gentiment balancé le corps en décomposition de son fils. Elle a demandé ensuite où tu étais … Si tu étais vivant. Quand elle eut constaté que oui, elle t'a traité de Démon, de tueur d'enfant, de lâche, et j'en passe… Elle a juré qu'elle aurait ta mort pour lui avoir enlevé son trésor… Alors, tu rends compte que tu n'es qu'un tueur, Malika ?
- Je ne suis pas Malika, je suis Iblis. Répondit Mali, maintenant connu sous le nom d'Iblis. Ses sentiments étaient piétinés. Après tout, il était un tueur. Qui se préoccupe de ce que ressentent les tueurs ?
- Bien, bien … Sourit Grausam. Le changement d'identité est un bon début, mon petit. Et maintenant pourrais-tu me jouer un morceau de violon ?
- Non.
- Non ? Répéta en souriant de façon peu rassurante Grausam.
- Tu croyais m'avoir comme ça ? Je suis un tueur, tu l'as oublié, Grausam ?
- Oui. Tu es Mon Tueur …
- Je ne suis à personne. Salaud.
- C'est vrai tu n'es à personne. Tu as débarqué dans les rues comme ça. Un gamin perdu dans ce vaste monde. Abandonné de tous …
- Je n'ai pas été abandonné ! Rugit Iblis. Mais il courba tout de suite après son corps entier en songeant que si, il avait bien était abandonné par ses parents… Au tout début …
- Tu vois, Iblis, tu ne peux nier la vérité ! Grausam semblait s'amuser follement.
Iblis ne répondit rien, se contentant de laisser les sentiments l'envahir. Les regrets en majeur partie, il s'en voulait d'être partie de chez les Snape. Il s'en voulait d'avoir laissé Jon mourir. A tel point qu'il lui semblait que son cœur allait exploser. Trop de douleur. Il voulait juste rentré chez lui, dans les bras de sa maman. Sa vraie maman, son vrai papa, ses vrais frères, sa vraie sœur. Les Snape. A l'instant il n'était pas Malika-Iblis, le prodige des rues, l'enfant surgit de nul-part. Non il était Maël Snape, le gosse capricieux, quémandeur d'affection. Un enfant de 8 et demi. Pas une brute sans cœur. Maël Snape 8 ans et demi. Et c'est tout. Pas un tueur. Juste lui … Un sorcier ! Maël avait enfin trouvé ce qu'il cherchait. Mais trop tard songea-t-il en relevant la tête. Il allait se battre pour montrer à ses gamins qui se croyaient forts qu'il n'était pas un Snape pour rien ! Mais en attendant sa revanche, pour s'en sortir, il serait Iblis, le tueur…
- Alors, reprit Grausam, prend ce violon et joue !
Iblis s'approcha de son instrument qu'un gars lui tendait tout veillant à ne pas trop s'approcher. Son archer glissa entre ses doigts. De la haute qualité. Pas un vieux violon trouvait dans une poubelle. Non, le sien était un Stradivari par Merlin ! Le plus cher du monde. Le plus beau du monde. Le meilleur. The best of the best comme aurait dit César. Alors lentement il fit monter son violon jusqu'à son menton où l'instrument trouva tout naturellement sa place. Sa main gauche vint se posait avec délicatesse sur le haut du manche, frôlant les cordes avec tact tandis que la droite se levait tout en douceur jusqu'à que l'archet vienne se posait que les cordes au niveau de la caisse de résonnance. Il jeta un coup d'œil à son public et ferma les yeux pendant que son cerveau choisissait un morceau et son choix se porta sur la Sonate numéro 2 en la mineur de Back. Et d'un seul mouvement très gracieux il entama son rêve, car il n'y avait d'autres mots pour décrire le phénomène qu'il se déroula à l'instant devant les yeux du gang des Dark juges. Iblis jonglait entre les accords. Partant d'un Grave, enchainant un Fugue, repartant dans un Andante, virevoltant en Allegro. Iblis était dans son monde, ne faisant qu'un avec l'instrument. Les doutes étaient toujours présents, mais le peu de clarté qu'il venait d'y mettre l'emplissait de joie, et cela ne pouvait que s'entendre dans sa musique. Son archer se tendait, glissait, soupirait, chantait au rythme de ses soupirs, puis abandonnait son possesseur pour atteindre des sommets, plonger dans des lacs, refaire surface dans de grands mouvements, chuchotait et hurlait sa douleur et son incompréhension d'un monde si dur. Iblis n'ouvrait pas un œil, et ne pouvait donc pas voir un gang où la violence régnait en maître se figer devant la beauté du son qui provenait de son instrument. Il continuait à pincer, mordre, caresser, embrassait son violon d'où une musique des plus rares et splendides s'échappaient, on aurait parfois dit que son propriétaire essayait de la rattraper. Un accord suspendu. Tout le monde retenait son souffle. Et la note tombait faisait soupirait de bonheur … Mais la dernière mesure s'acheva et Iblis ouvrit des yeux humide vers la salle qui semblait figer dans le temps en l'attente de quelque chose qu'eux même ne savaient pas…
- Bien … Dit Grausam, rompant le silence, et faisant repartir par la même occasion ses sous-fifres à leurs travails.
Iblis leva des yeux interrogateurs vers lui.
- Je vais te donner une chambre. Reprit le chef. Attends-toi à un traitement de faveur. Tu es mon musicien. Car les gangs les plus puissants vivent dans la richesse, avec les meilleurs artistes pour les divertir. T'avoir toi, le petit prodige, c'est montrer au reste du monde ma puissance. Sois-en heureux !
- Pourquoi tes quartiers sont-ils si sales dans ce cas ? Interrogea Iblis avec insolence
A sa grande surprise, Grausam éclata de rire. Il prit un pan de son costume en main et s'écria en souriant :
- Cette chemise à couter 200 euros à elle seule, et c'est la pièce la moins chère de ma tenue ! Croyais-tu vraiment que cet endroit était mon quartier général ? C'est le bâtiment des enfers comme se plaisent à l'appeler les dark juges, le lieu où se retrouvent ceux qui sont tombés en disgrâce…
- Comme ta propre sœur, cette Victoire ? Continua peu prudemment le garçonnet.
- Et comme toi si tu continues ainsi, petit prodige… Souffla Grausam, mais pour l'instant tu as une chambre dans ma demeure de ce moment.
- J'en suis très honoré. Mieux traité que sa propre sœur… Fabien.
- JE T'INTERDIS DE ME NOMMER AINSI ! Rugit Grausam. Mettez le dans la cellule de Victoire, pour qu'il comprenne le respect qu'il me doit. Comment finisse ceux qui s'opposent à moi …
Deux colosses se saisit immédiatement du petit garçon et le trainèrent jusqu'à une pièce froide, vide, humide, sans fenêtre, où ne perçait aucune lumière.
- Bienvenue en enfer ! Rit un de ses geôliers en croquant dans une miche de pain. Tu vas voir ce que ça fait que de rester dans un trou noir sans savoir ni quel heure il est, ni quel jour, ni même quel mois… Et pense à moi entrain de déguster ce pain quand tu en viendras à manger des vêtements dans l'espoir de faire passer cette faim !
Et dans un grand éclat de rire sinistre il claqua la porte.
Deux jours passèrent durant lesquels Iblis restait assis dans le noir à songer à sa vie, à se demander si cela faisait des mois ou des années qu'il était dans ce trou noir… Et, Iblis s'effondra au seul en pleurant de nouveau. Il ne savait même pas pourquoi il pleurait, de rage, de dépit, de honte, de regret. Tout motif était bon. Alors qu'il sanglotait à n'en plus pouvoir, une douce main vint se poser sur son épaule. Il leva les yeux mais ne vit rien de plus que le noir. Alors il hurla en songeant que la mort venait le prendre car même la mort haït les meurtriers. Et de toutes ses forces d'enfant de 8 ans et demi, il repoussa cette maléfique emprise. Un gargouillement s'échappa de la bouche du fantôme de la mort et Iblis hurla à s'en déchirer les cordes vocales. Le gargouillement continua jusqu'à que Iblis parvienne à discerner un phrase :
- … pas… peur.
Se redressant, il essaya de voir qui parlait, mais ses yeux refusaient ostensiblement de s'habituer à cette nuit éternelle. Le personne toussa et reprit d'une voix plus claire :
- Je suis Victoire. Ne t'inquiète pas.
Alors Iblis se souvint de la sœur de Grausam, cette dénommée Victoire qui s'était fait battre par son frère. Alors, un vieille habitude le poussa à dire :
- Comment vas-tu ? Tes blessures ? Tu veux que je t'aide ?
Un soupir lui répondit et Victoire reprit :
- Tu es si gentil. Je n'ose y croire. Tu as quel âge ?
- 8 ans et demi. Répondit doucement Iblis.
- Et tu t'appelles Iblis ? Pourquoi un nom pareil ?
- Tu sais ce qu'il veut dire ? Questionna vraiment surpris Iblis. Personne jusque là n'avait fait le lien.
- Bien sûr. Démon en hébreux. Pourquoi ? Reprit-elle.
- A la base, j'étais Malika-Iblis.
- Ange-Démon. Souffla la jeune fille
- Mais les anges ne tuent personne… Alors, je ne pouvais garder un nom tel. Cela aurait été une insulte.
- Tu as tué quelqu'un, toi ? Interrogea Victoire et la surprise perçait très clairement dans son ton.
- Mon frère est mort à cause de moi.
- C'est donc toi le petit prodige, alors ! S'exclama Victoire en soupirant. Tu n'es pour rien dans la mort du fils de Dolores, il était condamné. Dolores faisait parti des Dark Juges. Quand elle s'est aperçue qu'elle était enceinte, elle l'a quitté. Une erreur qu'on ne pardonne pas…
- Mais à cause de moi Jon est mort … Commença Iblis, mais voyant que Victoire allait lui sortir un discours sur comment il était innocent il enchaina :
- Et toi, pourquoi es-tu là ?
- Je suis Victoire Tsukushi Bagneto. J'avais un frère appelé Fabien Jun Bagneto. Une mère aimante et souriante, Sakura Bagneto, autrefois appelée Sakura Eiki, d'origine japonaise, et un père buveur et joueur, Peter. Ne me demande pas pourquoi ils étaient ensembles, pourquoi ma mère restait avec un gars pareil, je ne le sais pas. Mon papa frappait ma maman. A tel point qu'un soir, alors que j'avais 12 ans, et Fabien 9 ans, elle est morte. Alors, mon père a commencé à me frapper à la place, mais à chaque fois, Fabien s'interposait. Un jour, mon paternel a failli me violer et Fabien du haut de ses 14 ans à l'époque l'a tué. Son premier crime. Mais de voir tant de haine, de douleur, de cruauté ne l'a pas encouragé à se liguer contre des hommes pareils au contraire de moi. Il a plutôt préféré croire que le seul moyen de survivre était de devenir plus fort et sans pitié. Et il a réussi. Il a prit la tête du gang des Dark Juges à 16 ans en se rebaptisant Grausam qui veut dire Cruel en allemand. Pas très original, n'est ce pas ? Il en a maintenant 21 et jamais ce gang n'a eu autant de renommé. Et moi j'ai 24 ans, et j'essaie de sauver ces victimes, ce qui n'est pas pour lui plaire. Nous étions frère et sœur, nous sommes ennemis. Fabien n'est que méchanceté et cruauté. Il n'éprouve plus rien. Cela me fait mal de l'admettre, mais il a perdu tout ce que maman nous a transmis pour devenir bien pire que ce père qui a tué sa femme et battu ses enfants. Voici l'histoire de Victoire Bagneto, 24 ans, enfant de la rue, aujourd'hui entrain de moisir dans un cachot où elle fut jetée par son frère.
- Ah … Se fut tout ce que trouva à répondre Iblis. Il ne s'attendait pas à cette réponse là.
- Et si je suis là en ce moment précis, c'est parce que j'ai aidée une jeune fille à s'enfuir. Comme je l'ai fait pour Dolores bien qu'elle soit mon ainée. J'étais plus gradée. Je reste sa sœur quoi qu'il advienne, et il ne permet à personne de me toucher. Mais je ne cherche pas à lui trouver des excuses. Je ne l'aime plus. Ne ressens plus rien pour lui, ou alors peut être de la pitié ! Lança d'un rire faux Victoire, et Iblis pouvait sentir les cheveux de la jeune fille cascadée autour d'elle.
- Dis-moi. Reprit-elle, ne semblant pas vouloir faire silence, quel est ton véritable nom ?
- Je suis Maël Kieran Snape.
- Snape ? Comme Severus Snape ?
- Ouais. C'est mon père.
- Oh mon Dieu. Tu es ami avec les Malfoy ?
- Ami est un bien grand mot. Personnellement, je ne les aime pas. Mais mon frère et mon père si…
- Comment es-tu arrivé ici, Maël ?
- Pourrais-tu m'appeler Iblis ici, je ne tiens pas à ce que cela se sache. Merci. Répliqua assez froidement Iblis avec un ton tout à fait aristocrate.
- D'accord… Et ? L'encouragea-t-elle.
- J'ai fugué. Rencontré Dolores et Jon. Joué de la musique pour gagner des sous. Un peu trop bien, il semble…
- Et pourquoi as-tu fugué ?
- Car papa et maman m'ont dit qu'ils avaient enfreint la loi et m'avait adopté sans autorisation. Ils ne sont pas mes parents. J'ai voulu trouver qui était mes parents. J'ai bêtement cru que mes parents biologiques me cherchaient encore. En fait, ils m'ont abandonné, les Snape m'ont trouvé dans la rue, mais je ne voulais pas y croire. Au départ, je pensais juste passer un jour ou deux dans la rue, chercher un peu mes parents, et revenir vers les Snape. Mais j'ai fait la connaissance de Jon, et alors je n'ai pu me résoudre à le quitter… Et j'ai causé sa mort … Je suis minable.
Iblis avait failli lui dire pour le lien du sang, mais il s'était rappelé à temps que les moldus ne connaissaient pas cela. Ils avaient entendu parler des Malfoy, et de leur ami les Snape. Tout le monde connaissait ces deux familles, autant que les Potter, les Zabini ou autre famille de sang pur riche.
- Tu sais, Iblis. Le démon. Je crois que tu es un… imbécile !
- Quoi !
- Baka ! Baka !
- Baka ? Répéta Iblis sans rien y comprendre.
- Ma mère était japonaise, et quand elle s'énervait contre nous, elle nous traité de baka, d'idiots, si tu préfères.
- Et, mais je ne suis pas idiot ! S'insurgea Iblis.
- Tu sais ce que veut dire le prénom Tsukushi ? Mauvaise herbe. On n'a beau les chasser, les arracher, elles reviennent toujours. Increvable. Comme moi. Et Victoire, c'est un synonyme de gagnante. Je suis une mauvaise herbe qui gagne. Je te le dis quand tu persévères, tu as beaucoup plus de chance d'obtenir ce que tu veux. Ma méthode à moi, c'est cogner, énerver le plus de monde possible jusqu'à que quelqu'un réagisse. Et ça marche. Je ne suis pas de ceux qui passent pas 4 chemins. Un seul c'est plus court. Ce qui ne veut pas dire que je cris mes opinions sur tous les toits, mais quand quelque chose me déplait, je le dis.
- Et tu as vu où ça t'a mené … Remarqua Iblis.
- Mouais... C'est peut être pas la meilleur méthode, mais en tout cas, c'est la mienne. Et je la garde !
- Et pourquoi tu me dis tout ça ?
- Pour que tu comprennes que une personne comme toi, toute innocente qui croit ne plus l'être, Sali par la vie mais qui me dit sans sourciller : Je suis minable. Je ne peux que la remettre en place. Car pour moi, depuis qu'on s'est rencontré. Et je ne sais pas si cela fait des jours, des semaines ou des mois… Pour moi, tu es un ange perdu dans les ténèbres. Et je ne veux plus jamais t'entendre dire que tu es un minable, un tueur, ou un démon. Tu es Maël Kieran Snape. Ne l'oublie pas même si plus personne ne t'appelle ainsi. Autant que je suis Victoire Tsukushi Bagneto. La fille de Sakura Eiki, japonaise d'origine. Et même si mon père était un beau salaud. Je suis qui je décide d'être, tu entends ? Et toi, tu es juste toi, et c'est amplement suffisant. Peut importe ton nom. Peut importe tes parents biologiques. Peut importe ceux qui te diront le contraire !
- Wow … Se contenta de répondre Iblis en souriant.
- J'avoue être très fière de ce discours. Tu dois fuir, tu es trop jeune et innocent pour être perverti par ces saletés. Je vais essayer de t'aider.
- Oui ! Renchérit Iblis en reprenant courage, il fallait qu'il retourne vers sa famille qui le protégerait et devait être morte d'inquiétude. Il devait fuir loin de ce monde horrible et retourner dans ses appartements d'ors et d'argent, même s'il savait qu'après ça il ne serait plus jamais le même, il avait été impliqué dans la mort d'un petit bout de chou qu'il avait considéré comme son frère…
- Alors, tu écouteras mes conseils, petit prodige ? S'écria Victoire en levant les bras au ciel, geste que n'aurait pas vu Iblis s'il ne s'était pas pris le poing de sa nouvelle amie dans la tête.
- Aie ! Grogna le petit garçon.
- Même dans le noir, garde espoir ! Continua Victoire sans se soucier des plaintes d'Iblis.
- Très touchant. Intervint la voix du gardien, mais plus besoin de rester dans le noir, vous êtes libre… Victoire et le petit prodige vont quitter leur prison. ! Les nargua-t-il.
- Merci. Renvoya poliment Victoire, Combien de temps sommes-nous resté ici ?
- Deux jours à peine.
- Et moi qui me disait avoir pris des kilos en trop, je les ais surement perdu. Chouette ! S'exclama Victoire en prenant la main d'Iblis pour le sortir de la geôle.
- Stop ! Vous deux ! Cria le colosse en les suivant. Le petit prodige vient avec moi, le chef a eu une idée te concernant. Il veut te causer.
- Encore ? S'exclama Victoire à la place du dit petit prodige qui songeait déjà que cette conversation n'allait rien lui apportait de bon. Mais c'est qu'il est accro à toi, le Fabien !
