Salut encore ! Bah oui, faut bien que je vous dise Bonjour (on Bonsoir) et c'est justement pour éviter d'écrire bonjour ou bonsoir que je me contente de Salut qui convient aux deux autres salutations, mais en fait j'ai pas du tout gagner de place vu que j'ai écrit deux fois Bonjour ou Bonsoir (et maintenant trois) et aussi deux fois Salut (et maintenant trois) Bon en résumé : Salut ! ( et de quatre !)

Je continue sur le passé de Maël, et je pense, enfin 'j'espère clore avec ce chapitre cette partie de l'histoire pour revenir dans le présent, mais je ne suis pas sûre, ça vous montre à quel point j'improvise (Honte à moi !)

Voilà. Et puis, que pensez-vous de Victoire ? C'est trop beau comme prénom je trouve ! Elle est le seule personnage aussi franche et sympa, sans multiple personnalités que je vais créer… Enfin, elle sera comme même un peu complexe, car il n'existe personne qui soit tout à fait comme il le montre, surtout avec un frère comme Fabien/Grausam.

Alors, vous vous demandez tous comment le petit prodige/Iblis/Mali/Maël/Harry devient Le Faucheur, hein ? Secret ! =p

Une question que l'on m'a souvent posée : Pourquoi Iblis n'utilise pas la magie ?

La réponse est toute simple … Car il n'a pas de baguette, et il ne sait pas faire de la magie sans baguette. Désolé pour ceux qui le croyaient surdoué à ce point, mais non. Il a reçu un entrainement spécial par son père qui lui a donc acheté sa baguette prématurément et qui a reçu une autorisation spéciale du ministère de la magie (grâce aux Malfoy). Mais Severus Snape n'étant pas fou (ou alors que très peu) il ne laissait pas les baguettes de ses enfants à proximité des dits-enfants sans qu'il soit là. Maël a dont fugué sans baguette vu qu'elle était en sécurité sous un grand nombre de sortilège très puissants.

Je me tais et commence à écrire. Mais quand vous le lirez à votre tour, et bah ce sera tout écrit, alors je me demande pourquoi je dis que je commence à écrire, si quand vous le lirez cela sera tout fini … D'accord, je vais me cacher …

Dans le chapitre précédent.

- Aie ! Grogna le petit garçon.

- Même dans le noir, garde espoir ! Continua Victoire sans se soucier des plaintes d'Iblis.

- Très touchant. Intervint la voix du gardien, mais plus besoin de rester dans le noir, vous êtes libre… Victoire et le petit prodige vont quitter leur prison. ! Les nargua-t-il.

- Merci. Renvoya poliment Victoire, Combien de temps sommes-nous resté ici ?

- Deux jours à peine.

- Et moi qui me disait avoir pris des kilos en trop, je les ais surement perdu. Chouette ! S'exclama Victoire en prenant la main d'Iblis pour le sortir de la geôle.

- Stop ! Vous deux ! Cria le colosse en les suivant. Le petit prodige vient avec moi, le chef a eu une idée te concernant. Il veut te causer.

- Encore ? S'exclama Victoire à la place du dit petit prodige qui songeait déjà que cette conversation n'allait rien lui apportait de bon. Mais c'est qu'il est accro à toi, le Fabien !

Chapitre 27

Son gardien l'emmena dans la même salle qu'hier où cette fois Grausam discutait avec ceux qui devaient être ses lieutenants en quelque sorte. Ce n'étaient pas de gros costauds, au contraire, ils semblaient plutôt maigre, des cerveaux conclut Iblis.

A son entrée, Grausama releva la tête et congédia du même geste les bonhommes maigrichons qui s'empressèrent de quitter les lieux. Il prit la parole avec la même cruauté que lors de sa dernière rencontre avec Iblis :

- Petit prodige. J'ai eu une idée. Le jour tu joueras de la musique pour moi et durant les rencontres avec d'autres clans. Pour leur montrer combien ils sont ennuyants, a quel point j'ai besoin de distraction durant ses longues conversations… N'est ce pas génialissime ?

Iblis acquiesça même si il savait pertinemment que la question du jeune homme était totalement rhétorique, bien qu'il n'était pas certain que le concerné connaisse ce mot. Le sourire de Grausam s'étendit et il reprit :

- Mais la nuit. Tu seras mon tueur personnel. Pas toute les nuits, mais dès que quelqu'un d'un autre clan s'opposera à moi. Tu iras le tuer. Toi, un gamin de 8 ans à peine. Tu seras un peu l'arme secrète. Avec ton apparence et ton attitude. Les cheveux noirs, et ses yeux horribles qui brillent dans le noir. C'est parfait. Innocent le jour. Tueur la nuit. Petit prodige le jour et tueur sans pitié la nuit… Splendide ! S'auto-félicita Grausam.

Iblis était quant à lui complètement figé. Ce monstre était-il bien entrain de lui ordonner de tuer des gens ? Son caractère brûle tout sur mon passage et tant pis pour les dégâts prit le dessus et il s'écria :

- Hors de question ! Je ne tue personne.

- Oh, un petit problème. Tu fais trop innocent. Hum… Sembla réfléchir le chef des Dark Juges. Tu vas recevoir un entrainement. Jusque la moindre parcelle de gentillesse quitte ton corps.

- Je ne vais tuer personne. Reprit très froidement Iblis.

- Voilà qui est mieux, mais tu as encore besoin de t'améliorer. STEPHEN ! Cria Grausam.

Un homme frisant la quarantaine, des cheveux bruns foncés en coupe brosse, des yeux en fentes n'inspirant pas confiance, une bouche tout aussi fine, un front légèrement en avant, et de petites cicatrices couvrant son visage, s'approcha de son jeune chef et s'inclina respectueusement, -Il est mon meilleur tueur. Il va t'enseigner. Mais il me semble que tu ne sais pas te battre, petit prodige. Cela facilite les choses. Stephen. Aucune pitié, suis-je assez clair ?

- Oui, chef. Répondit Stephen en s'inclinant derechef.

Le tableau était assez spécial. Un homme qui aurait pu avoir l'âge d'être le père de Grausam s'inclinait devant le jeune homme arrogant. Et le pire c'est que cela semblait tout à fait normal. Stephen avait une sorte d'aura noir autour de lui. Il se déplaçait en toute finesse, des mouvements fluides et discrets. Au contraire La présence de Grausam écrasait tout. Les muscles du jeune homme se voyaient clairement sous le débardeur noir qui laissait aussi apparaître le tatouage du gang sur le torse du chef, mais aussi d'autres blessures sur tous ses bras. Un portrait inquiétant.

Stephen fit demi-tour en attrapant Iblis par le col et en le trainant sans ménagement. Ils arrivèrent dans la salle d'entrainement où Iblis passerait ses 3 prochains mois.

- Alors, petit prodige. A nous deux. Dit Stephen avec un sourire rivalisant avec le rictus de son chef.

Et l'entrainement commença, douleur, rage, haine, passion, froideur, indifférence, douleur encore, tortures et encore douleur… Trois mois où chaque jour, Iblis crut mourir, il vit des choses que personne n'aurait souhaité voire, il vit des hommes mourir de la main de son tuteur dans un sourire de joie, il fut torturer pour avoir refusé de tuer lui aussi. Le soir il s'effondrait sur une lamentable paillasse, ne pouvant plus bouger un muscle, les jambes ou les bras souvent en sang, le ventre criant famine. Tout seul dans le noir, il revoyait Jon souriant, Jon riant, Jon embrassant sa mère, Jon jouant avec Batman, Jon s'écrasant à sol, Jon ne bougeant plus, Jon mourant sous ses yeux. Et les larmes coulaient toutes seules. Il voyait Dolores cherchant son petit garçon, s'écorchant les genoux sur le sol, frappant jusqu'au sang le porte du repère des Dark Juges, puis recevant le corps en putréfaction de son petit ange. Il la voyait le maudire, le haïr. Il craquait, il sombrait dans le désespoir sous les rires de Stephan et ses acolytes. Mais toujours il se refusait à tuer. Et recevait des coups encore et toujours.

Un soir, alors qu'il était étendu à terre, respirant avec difficulté, des larmes ruisselant sur ses joues, ses yeux verts autrefois brillants de joie et de détermination sans plus aucun signe de vie, il sentit une main se posait sur son bras, il ne réagit pas, surement que c'était l'heure de recommencer à apprendre à tuer, ou à torturer, ou à inspirer la crainte, le seul exercice où il semblait bien réussir.

Une douce voix s'éleva alors :

- Iblis ?

Le concerné releva la tête, personne ne l'appelait ainsi, il était juste le petit prodige. Ses yeux rencontrèrent alors ceux à moitié japonais de Victoire, car à force de vivre dans le noir, il avait appris à voir dans l'obscurité, à sentir tout mouvement, à entendre le moindre bruit, une véritable machine sans faille à part celle de refuser d'enlever une vie.

- Que t-ont-ils faits ? Se lamenta la jeune fille de 24 ans.

- Je ne sais pas. Répondit Iblis.

- Mon pauvre ange. Murmura-t-elle en lui tendant du pain frais, et quelques bonbons qu'il accueillit avec joie.

- Que t-ont-ils faits ? Répéta-t-elle.

Iblis s'engouffrait de pain, n'écoutant pas Victoire qui le regardait avec peine et compassion.

- Es-tu autorisé à être là ? La questionna-t-il

- Oui … Je dois venir te charger. Grausam veut que tu joues pour lui lors d'une réunion. La première depuis que les rumeurs comme quoi il serait le propriétaire d'un petit prodige. Tous les chefs sont réunis, à la base, pour former une alliance contre un autre gang qui prend trop d'importance, mais en faite de nombreux sont seulement présents pour exposer leurs richesses, qui sera le mieux vêtu, qui aura les meilleurs garde du corps, et aussi ils veulent tous voir le petit prodige… Je suis chargée de te remettre « à neuf », j'ai un costard pour toi, un Brooks Brother, mon gars !

- Cool. Répondit Iblis bien qu'il ignora ce qu'était la marque Brooks Brother. Il adorait les beaux vêtements, mais les marques qu'il côtoyait le plus était Marc Jacob, Levis, et à la limite peut être quelques articles Mac Douglas…

- Dis-moi, Iblis, tu n'as pas oublié qui tu étais ? Tu n'as tué personne, torturé personne ?

- Non…. Et c'est pourquoi je peux à peine bouger le petit doigt. Grogna Iblis.

- Ah, je suis si désolé pour toi. J'ai essayé de trouver un moyen de t'aider à t'enfuir, mais Fabien ne me laisse plus rien faire, c'est la première fois que je suis autorisé à sortir de mes appartements, à cause de mon bon goûts ! S'écria la jeune fille, offusquée.

Voyant qu'Iblis était plus en train de s'endormir que de pester avec elle contre son frère, elle le prit dans ses bras, le garçon était finement musclé, mais un peu trop maigre. Elle le transporta jusqu'à sa chambre où elle lui prodigua tous les soins nécessaires avec tendresse.

Deux jours plus tard, il était sur pied, en fait il était littéralement entrain de sauter à pied joint sur le grand lit de Victoire tandis que cette dernière essayait diverses tenues sur un mannequin de la taille de Iblis.

- Tu ne pourrais pas arrêter deux secondes ? Se fâcha Victoire.

Mais elle n'était plus en face d'Iblis, du petit prodige, elle se trouvait en la compagnie de Maël Snape, gamin gâté et insolent. Et le garçon faisait des pirouettes en chantonnant, il profitait de l'instant présent. En effet, Victoire lui avait promit de l'aider à rejoindre sa famille et il ne pouvait qu'être immensément heureux ce qu'il montrait clairement à sa nouvelle amie qui était sur le point d'exploser…

Elle soupira mais intérieurement elle souriait à s'en tordre le visage. Alors, c'était cela un célèbre Snape. Et il y en avait 8 comme cela ! Le garçon avait bien l'air d'avoir 8 ans trois quarts.

Mais ces quelques jours ne durèrent pas. Un matin comme tous les autres, où Iblis dormait blotti contre Victoire et que celle-ci ronflait sans aucune classe, en position étoile de mer, avec Iblis justement cramponné à un de ses flans, lui plutôt en mode koala. Stephen débarqua et jeta sans plus de cérémonie un seau d'eau sur les endormis qui se réveillèrent en crachotant, Iblis adoptant automatiquement une expression froide et sans sentiments, alors que Victoire se mettait à hurler comme une possédée, se relevait furieusement et faisait un tourbillon sur elle-même en criant un sonore : « BANZAIIIII ! » et en essayant d'envoyer son pieds sur Stephen qui fit un pas sur le côté, évitant le coup tandis que Victoire finissait dans le mur en pestant contre ces satanés bonhommes surentrainés. Ne se souciant pas plus de la sœur de son chef qui criait sur lui à s'en casser les cordes vocales, il enjoignit le petit prodige à le suivre et ce dernier s'exécuta froidement, le regard glacial.

Le garçon et le petit prodige avançaient très froidement vers la salle. Tous les deux dans des costumes qui respiraient la classe, ils inspiraient le respect, l'arrogance suintait par tous les porcs de leur peau. Les seules différences étaient que l'un était grand et âgé, l'autre petit et trop jeune pour son apparence. Le premier puait la cruauté, alors que le second semblait plutôt indifférent au monde.

Les portes s'ouvrirent, dévoilant une grande table où des hommes tatoués dans tous les styles étaient assis, avec des costumes, de grosses lunettes, des cigares, les chefs de gang avaient une allure de mafieux, et au milieu de tous ces sombres costumes noirs, se démarquaient Grausam, pantalon et chemise blanche, le plus jeune de tous d'au mois une dizaine d'année.

- Ah ! S'exclama l'homme en blanc. Petit prodige. Joue-moi donc quelque chose.

Et sans un mot, le garçon a l'apparence si froide joua un morceau sans émotions. De la beauté à l'état pure, mais sans sentiments. Une musique sans résonnance. Qui enchanta tout de même les dirigeants qui n'y connaissaient rien en musique. Pour eux, les gestes vifs et précis, les yeux émeraude qui fixaient sans sentiment les truands, les battements de cils à chaque note un peu plus haute voulaient tout dire. Le petit prodige portait bien son nom.

Et la réunion se termina sans une interruption, quelques désaccords et autres prises de têtes, mais il n'y eu à décompter aucun mort et blessés graves. Une première. Il est vrai que les gros colosses armés jusqu'aux dents postés derrière chaque chef pouvaient être un élément aidant à ne pas sauter sur le premier à dire un mot de travers…

Iblis et Grausam étaient dans la salle où semblait se prendre les décisions du clan. Des prunelles émeraude avec une lueur insolente perdue au milieu d'un vide sans fin contre des yeux marron cruels et intelligents. La scène aurait pu être commune, si des répliques n'avaient pas fusées dans tous sens :

- Tais-toi. S'énerva le chef.

- Ma maman m'a toujours dit d'être polie. Je dirais donc : Vous d'abord !

- Très drôle.

- J'ai toujours eu un sens de l'humour grandiose.

- Mais tu vas te la fermer ! Et maintenant écoute-moi, dans mon génie, mon immense intelligente, mon splendide cerveau, ma très grande…

Grausam s'arrêta pour observer le petit prodige qui lui tendait une aiguille sortit d'on ne sait où.

- Qu'est- ce que c'est ? Questionna-t-il.

-Une aiguille.

- Je sais, imbécile, mais qu'est ce que tu veux que j'en fasse ?

- Pourrais-tu, s'il te plait, l'utilisait pour te dégonfler la tête. Je ne vois pas les loques qui te servent de sous-fifres se trainaient à tes pieds …

Un seul cri de rage lui répondit et c'est d'une voix maîtrisé mais où perçait encore la colère que Grausam rétorqua :

- Toi… Stephen te conduira …Ce soir … Tu commences, petit prodige, tu es Mon petit tueur.

Et c'est sur ces mots que débuta la carrière de tueur d'Iblis… enfin que aurait du commencer sa carrière.

/….Iblis/Malika …./

Deux ombres fendaient la nuit, telles des créatures nocturnes ne faisant plus qu'un avec l'obscurité. Impossible de distinguer l'un de l'autre, deux percevoir des hommes ou des bêtes, des êtres vivants ou de simple cauchemars…

Iblis et Stephen. Le démon et le couronné (1). Un même souffle pour deux, un même rythme, un même regard. Une haine entre deux personnes si semblables. Ils avaient beau se frôler, s'effleurer, jamais ils ne se touchaient, ils semblaient qu'un contact aurait été le signal d'un combat à mort entre les deux personnages. Mais pour l'instant, il ne faisait qu'un. Quelqu'un aurait distingué une unique personne. Un homme. Personne ne voyait le petit garçon à peine plus grand que trois pommes qui se fondaient en l'homme semblant en même temps essayait de s'en éloigner le plus possible.

Aucune parole ne furetait. Stephen s'arrêta devant un immeuble.

- C'est là. Dit-il et sa voix résonna dans la nuit comme l'appel d'un loup solitaire.

- Ok. Fut la réponse qu'il reçut sur un ton trainant.

- Ne me parle pas comme ça, petit prodige. T'es toujours qu'un moins que rien. Et par rapport à moi, que au mieux une tâche de sang sur un flac de sang…

Iblis lui sourit moqueusement, il avait senti la peur dans la voix de « maître », il se souvenait encore de leur dernière entrainement, et pour lui, c'était l'honorable maitre à terre et lui au-dessus. L'honorable maitre avec la lèvre en sang, et lui sans une égratignure. L'honorable maitre crachotant du sang le regard furieux, lui se relevant en souriant moqueusement.

Stephen ne répondit pas plus au sourire du petit prodige et se contenta de faire demi-tour, il préféra pousser la porte car pour rien au monde, il n'aurait avoué que son élève lui faisait peur, il irradiait du jeune garçon une impression d'assurance, un peu une aura aurait-il pu penser s'il croyait à toutes ses foutaises.

- Une tache de sang dans une flac de sang ? Alors, je ne suis pas seul.

- Tais-toi et avance. Rétorque sèchement Stephen.

Il poussa la porte du vieux bâtiment, et monta jusqu'au troisième étage. D'un coup de pied, il défonça la porte avec grâce qu'Iblis attrapa avant qu'elle ne touche le sol dans un bruit qui aurait sans doute alerté les voisins.

Mais le simple son du coup de Stephen avait éveillé la propriétaire des lieux, une vieille dame en apparence chétive. Elle était en fait la mère du chef d'un gang ennemi. Et Iblis avait pour ordre de la tuer. Elle n'avait commis aucun crime si ce n'est de mettre au monde en fils qui choisirait comme profession : chef de gang…

Stephen se glissa dans un recoin sombre, de tel façon qu'il était impossible pour les faibles yeux de la personne âgée de ne serais-ce qu'imaginer sa présence. Il était là pour surveiller, il ne devait en aucun cas intervenir.

- Bonjour madame, salua Iblis avec douceur, mais ses yeux sans expression.

La vieille femme semblait perdue, le petit garçon était seul dans son appartement. S'était-il perdu ? Mais comment serait-il rentré ? Il était peut être terrifié, mais les yeux de l'enfant la dissuader de cette option. Il ne semblait n'avoir aucun sentiment. Juste une politesse extrême, une froideur distante.

- Que fais-tu là ? Interrogea-t-elle suspicieusement

- Je dois vous tuer. Répondit calmement Iblis.

La vielle femme eut un mouvement de recul, que se passait-il donc ? N'y comprenant plus rien, mais voyant encore le vide dans ces prunelles émeraudes, elle recula d'un pas en murmurant :

- Toi ? Tu n'es qu'un enfant …

- Merci de me l'apprendre, je ne m'en étais pas rendu compte.

- Mais … Bredouilla la grand-mère en reculant encore, alors qu'Iblis n'amorçait pas le moindre mouvement.

- Oui ? L'encouragea Iblis.

- Pourquoi ? Lâcha-t-elle.

- Parce qu'on m'a dit de le faire.

- Mais c'est injuste. Pourquoi toi, un petit garçon ?

- La vie est injuste, on ne vous l'a jamais dit ?

La discussion s'éternisait, et Iblis ne faisait pas le moindre geste. Les paroles fusaient, et la victime tremblait de plus en plus. Le gamin était effrayant. Ses yeux vides, où la seule chose que l'on pouvait distinguer était une mince ligne de douleur, d'un enfant qui a vu bien pire que la plupart des adultes sur cette terre. Mais il ne bougeait pas. Et les minutes s'écoulaient.

Alors, d'un coup sec, Stephen rompit le cou de sa cible en jetant un regard furieux à son élève. La dame s'effondra au sol sans vie. Et Iblis ne réagit pas. Il en avait vu d''autres. Des plus innocents, d'autres beaucoup moins. Les morts, il les côtoyait chaque jour, autant que les tortures, les ambiances macabres, les non-dits, les faux-semblants, les cruautés. Il vivait avec la mort, constamment autour de lui, mais pas celle rapide, non plutôt les longues agonies. Et n'importe qui saint d'esprit vous dira que ce n'est pas un contexte pour un enfant.

Stephen et Iblis rentraient à leur foyer. Iblis allait être puni, il le savait, mais bizarrement ne le craignait plus. Il avait appris à ranger ses sentiments, classés ses envies, ses besoins par ordre de priorité, à ne plus sentir la douleur. Juste une machine.

Iblis se coucha dans la chambre de Victoire où il dormait maintenant. Et attendit.

/…Iblis/Malika…/

Un mois plus tard, Iblis n'avait toujours tué personne. Mais son corps était couvert de cicatrices. Et il n'était plus le petit prodige, mais le Faucheur. Car Stephen l'avait puni, mais n'avait rien dit à Grausam. Et à chaque mission, c'était Stephen qui l'achevait.

Et les jours avaient passés, dans le plus grande secret, Stephen avait tué, et Iblis rêvé. Un rêve éphemère, Analissa riant aux éclats. César et Nicolas se disputant. Oscar suçant son pouce sur un fauteuil, avec Victor qui écrivait des notes sur un bout de mur, Alexander et William interprétant à leur façon une chanson nommé « Monsieur l'Ours ». Son père effondré sur son bureau, un sourire aux lèvres. Sa mère, regardant pour la première fois la télévision avec un air de béatitude des plus convaincants. Lui et Analissa cherchant le trésor du manoir sans se rendre compte que William les faisaient désherber le jardin des mauvaises herbes par cette étrange quête … Et Iblis n'en put plus. Iblis renonça à être Iblis. Ilblis redevint Maël. Car Maël restait Maël quoi qu'il advienne. Un Maël plus sombre. Un Maël plus dur. Un Maël encore plus insolent. Mais Maël comme même. Alors, il commença à élaborer un plan pour s'enfuir. Et reçu sans tarder l'aide de Victoire. Quand tout fut prêt, Maël sourit pour la première fois depuis de longs mois. Victoire et lui étaient allongé sur le grande lit, la jeune fille avait un sourire béat accroché sur le visage, et regardait le plafond comme s'il s'agissait de la plus belle merveille du monde.

- Alors, tu viens avec moi ? Interrogea Maël

- Non.

- Non ?

- Maël, c'est ma vie ici. Peut être est-elle minable. Mais c'est la mienne.

- Je te ferais une place dans la mienne ! Protesta l'enfant oubliant le monde sorcier qui n'ouvrirait jamais ses portes à une simple modlu issue des gangs les plus durs d'Angleterre.

- Non, mon chou. Je reste ici, autant pour aider les victimes de Fabien. Pour aider Fabien lui-même. Car où que tu ailles il y a toujours de l'espoir.

- Mais je veux que tu viennes avec moi.

- Hélas on n'a pas toujours ce que l'on veut.

- S'il te plait. Insista Maël.

- Je ne pense pas que j'aurais jamais ma place dans ton monde. Ne me lance pas ce regard perplexe, mon chou. Je sais que tu m'en caches plus que tu m'en dis. Les expressions « Par Merlin », ou « espèce de veracasse dégénéré du cerveau » ou encore les « C'est ça et Voldy à refait sa lingerie en dentelles chez Victoria's Secret » ne me sont pas familières. Je suis peut être tête en l'aire, mais je ne suis pas idiote, mon bonhomme.

Maël baissa la tête, il ne pensait pas que qui que ce soit l'ait entendu, ou alors peut être un gros bras de Grausam, mais dans ce cas, l'homme l'aurait juste pris pour un fou. Il y en aviat tellement dans cet endroit.

- Mon bonhomme, reprit Victoire, je reste ici, et cela ne sert à rien d'insister, si je cédais, j'aurais tôt fait de regretter ma décision, et ne serait pas heureuse. Il y a trop de gens que je peux encore aider.

- Mais tu n'es pas leur ange gardien !

- Non. Mais j'essaie. Parce que pour moi, toute vie à son importance. Et j'aide le plus de personne possible, car tous n'ont pas la chance que j'ai.

- Toi, de la chance ?

- Oui. J'ai un toit, de la nourriture, des hommes qui m'obéissent. Bien sur, c'est dans un monde de violence, de cruauté, ou la loi de la jungle règne. Mais c'est juste ma vie, et pour rien au monde je ne l'échangerais. Fabien est l'un de plus cruel homme sur terre. Mais c'est mon frère. Comme toi et ta tribu. Sourit la jeune fille en embrassant le front de Maël. Retournes chez les tiens, et moi chez les miens. Sois heureux. Même si je sais que tu ne seras plus jamais le monde, car je sais ce qu'ils t'ont fait, mais sache que je suis très fière de toi. Car n'oublie jamais cela… Tu n'es pas un meurtrier.

Et ce furent les derniers mots que dit Victoire à Maël. Ce soir là, Maël s'enfuit dans le plus grand silence, ne frôlant rien, pas une herbe ne bougeait. C'était une nuit paisible qui aboutit sur un jour où la colère de Grausam fut des plus terrifiantes, et où Victoire passa deux semaines dans la pièce noire après avoir été roué de coups par son frère, et à partir de ce jour là, Stephen songea que l'élève avait dépassé le maître, et que jamais plus il ne créerait une arme comme Maël, trop dangereuse. Hors de contrôle, elle était un danger pour tous. Ce qu'il ne savait pas c'est que Maël avait dépassé le maître car il n'était pas une arme, au contraire de son mentor…

Il est un autre détail que Maël apprit sur le chemin du retour, en croisant des connaissances dans la rue qui le croyait mort. C'est que Lola quand elle avait reçu le corps de Jon avait pleuré, et au milieu de ses larmes avait réclamé son autre fils, Mali. Et que ses poings avait bien frappé jusqu'au sang les portes de la demeure des Dark Juges, mais pas contre Maël, pour lui. Et que la brave femme n'avait mis fin à ses jours que quand le gang lui avait renvoyé un corps carbonisé en disant que c'était Mali …

Fin du Flash Back

- Bon, ce n'est pas tout, mais je peux aller me coucher, moi ? Termina Maël.

(1)Stephen vient du grec « couronné »