Salut !
Merci pour les reviews … Je trouve cela vraiment super encourageant, dès que j'en lis une je recommence à écrire un petit bout du prochain chapitre… Il faut qu'elle avance, non ?
Le duel aura lieu dans ce chapitre, ainsi que la découverte du Fourchelangue de Maël et des suspicions à son égard. Il va vite devenir l'héritier, le tueur… Je pense que tout va s'enclencher dans ce chapitre-ci…
Eh Eh … Il y a aussi une grande surprise … Toute en musique … Mais je n'en dis pas plus (comment ça, j'en ai déjà trop dit ?)
Si vous avez des questions, ou des demandes n'hésitez-pas… Un passage que vous aimeriez bien voir apparaître, ou autre… Bien que je ne garantisse pas qu'il entre tel quel, j'en tiendrais compte comme même !
Ah oui, et il n'y a pas de raisons précises à la peur de Maël des plantes. C'est comme Ron qui n'aime pas les araignées. Et les gens qui ont peur des insectes, ou des serpents, c'est une peur qui est un peu comme ça ! Il n'en a pas vraiment peur. Il sait trés bien qu'elles ne pourront rien lui faire, mais ils préfèrent les éviter. Je dis ça car j'ai une peur de style envers les pigeons... Allez savoir pourquoi... Brr... Je fais toujours un détour quand j'en vois. J'évite de passer en plein milieu d'un groupe de pigeons ... Le pire c'est que je ne sais même pas pourquoi ... :)
Dans le chapitre précédent :
Durant les semaines qui suivirent cette annonce, un autre corps fut retrouvé pétrifié, et malgré les tentatives pour qu'aucune information ne filtre, toute l'école ne parlait plus que de la chambre des secrets, et tous les regards se pointaient vers Maël, surnommé depuis sa rentrée à Poudlard l'Héritier. Bien que rien ne soit certain, les murmures sur sont passages enflaient, et les coups d'œil qui se voulaient discrets affluaient…
Et le 26 Novembre arriva… Maël qui s'était inscrit sur la liste, et avait réussi à convaincre Analissa d'en faire de même, se présenta à la porte de la grande salle, et repéra dans la même seconde, le beau blond qui s'avançait vers la salle, la foule s'écartant sur son passage…
- Bienvenue à tous ! S'exclama le professeur de DCFM en ouvrant les portes de la grande salle.
Chapitre 30
Draco passa devant son enseignant sans lui adresser un regard et s'assit sur une chaise alors qu'Alexander se posait à côté de lui, que Crabbe et Goyle chassait les indésirables et se positionnaient en mode vigiles, que la petite cours de Draco s'asseyait dans ses environs selon leur importance.
Maël jeta un regard méprisant sur Draco et sa clique bien se dirigea à l'opposé de la salle sous le regard amusé de Sirius, fatigué de Rémus, et suspicieux de James.
Le reste des élèves se dispersèrent un peu partout dans la salle, et James s'apprêtait à parler quand un sonore « Excusez-moi » retentit sur un ton pas du tout désolé.
James leva un regard furieux sur l'interrupteur, qui se trouvait être Maël qui ne se souciant pas plus de l'homme qui semblait avoir décidé de assassiner du regard lança :
- Ce n'était pas l'anniversaire d'Evan, il y a une ou deux semaine ?
- Bien sur que non ! S'étonna James. Il est né en juillet…
- Oh … Quel coïncidence ! Moi aussi …
- Euh. D'accord. Mais pourquoi pensais-tu qu'il était né en Novembre ?
- Hum… Parce que Novembre est le seul mois dit Malsain de l'année … Alors, évidemment j'ai pensé qu'Evan ne pouvait qu'être né dans ce mois …
- Et tu n'as évidemment pas lu que Evan Potter, le survivant était né le 31 juillet ? S'énerva Potter père sans s'offusquer de l'autre insulte.
- Oh… Quel coïncidence ! Moi aussi... S'écria de nouveau Maël, alors que Sirius et Rémus tout deux au courant de la véritable identité du garçon fronçaient les sourcils.
- Que fait-il par merlin ? Chuchota Sirius à son compagnon.
- Je ne sais pas… Répondit Rémus sur le même ton, avant de développer d'un ton docte, je pense qu'il s'agit d'une réaction tout à fait normal pour un enfant de 12 ans, tu te souviens comment il avait réagi en apprenant son identité, et comme je te le dis ce n'est qu'un gosse qui sans savoir ce qu'il veut, cherche à tester les limites, je pense qu'il sait ce qu'il fait, qu'il considère les Snape comme sa vraie famille, mais en même temps il veut connaître la réaction de ses parents biologiques, et peut être même que …
- Ok … Le coupa Sirius qui voyait pointait le mal de tête. Mais euh … Tu ne crois pas qu'il faudrait intervenir ?
Levant la tête, les professeurs Lupin et Black dévisagèrent, comme chaque personne présente dans la pièce, le père du Survivant et le démon de Poudlard qui se faisaient face les yeux brillants de rage. Les insultes fusaient en tout sens, alors sans réfléchir plus que ça, Sirius intervint :
- Et bien, Snape numéro 4 ou 5, tu voudrais bien commencer un duel ?
- Puisque c'est demandé si gentiment. Répondit Maël en faisant une révérence purement ironique.
- Et prenons un Gyrffondor comme adversaire ! S'exclama Gilderoy Lockhart…
- Ah non ! S'exclama Sirius, c'est toujours comme ça qu'on fait, ce n'est pas marrant ! Et puis, ce n'est pas bon pour l'entente des maisons ! Ajouta l'homme d'un ton faussement sérieux.
- Je soutiens mon confrère ajouta Remus. Je trouve sa théorie sur l'unification, bien qu'un peu faussé par un langage sur un ton trop désinvolte, dans l'ensemble …
- On est tous d'accord ! La coupa de nouveau Sirius en souriant. Serpentard contre Serpentard ! Et je ne vois pas de meilleur choix que … Draco Malfoy ! Le prince contre l'héritier !
- Tu sais que ce sont des synonymes ? Lança narquoisement Maël depuis l'estrade où il était censé patienter.
Mais toute à son plaisir de voir enfin les deux garçons s'affrontaient, après tout il n'avait pas eu le droit de les voir la fois dernière, Sirius n'écouta pas le fils de son ami, et sautillant comme une puce les pressa de se mettre en place.
Draco toujours dans une lenteur majestueuse se mit en position devant Maël, ses cheveux blonds balançant sur sa nuque, et des mèches blondes lui tombant devant les yeux, il avait renoncé au gel après que sa mère lui ait discrètement soufflé à l'oreille que malgré ce qu'en dise son père, il était bien mieux sans … Et Draco était maintenant un des garçons les plus convoités de Poudlard, avec les Snape fils, Zabini, Nott, mais aussi Dean Thomas des Gryffondors dans un style plus revêche, et le petit Colin Crivey avait de l'avenir si l'on en croyait les rumeurs.
Maël en réponse au léger mouvement de son adversaire fit un pas sur le côté, ses cheveux noirs corbeaux en bataille voltant en tout sens…
On aurait dit deux anges, de la vie et de la mort, mais chacun savait pertinemment qu'il se trouvait plutôt devant deux démons…
- Des dieux … Souffla quelqu'un.
La grande salle était figée, les deux garçons se faisaient face ignorant les regards, et James lança, les yeux fixaient sur les Serpentards, :
- 3, 2, 1 … Go !
Et deux sorts fusèrent simultanément. Deux informulés qui se heurtèrent sans le moindre bruit… Vert et Gris… Les couleurs des Serpentards, mais aussi celle des yeux des deux garçons… Puis le fil se relâcha, et bougeant comme dans une danse qui n'appartenait qu'à eux, les verts et argents voltigeaient, évitant les sorts en envoyant d'autres… Des sauts, des pas sur le côté, des regards ne se lâchaient plus, chacun essayant de prévoir l'attaque de l'autre… La puissance de Maël compensait la pratique de Draco… Leurs connaissances étaient égales, Maël ayant veillé à toujours en savoir plus que les autres en DFCM…
Les informulés laissèrent place à des cris sauvages… 5 minutes que les éclairs fusaient d'un côté de l'autre, Draco fut éjecté à l'autre bout de l'estrade et se releva dans un grognement de colère et douleur, encore plus furieux, Maël ne tarda pas suivre son exemple mais roula gracieusement en boule et se releva d'une galipette sous les yeux ébahis des personnes présentes dans la grande salle.
C'est à ce moment là que William entra dans la pièce attiré par les cris d'épouvante, de douleur, de rage, de mépris, de… Euh … envoyé par Mme Pomfresh pour surveiller cet événement « complétement fou, qui allait encore remplir l'infirmerie de gamins pleurant toutes les larmes de leur corps » pour reprendre ces mots, enfin les mots qu'il avait cru comprendre parmi les hurlements de l'infermière.
- Oh ! Une baston ! S'écria-t-il.
- Chut … Se fit-il attaquer.
Il opta pour un recul stratégique et baissa la tête, penaud, tout en sans plus être gêner par la présence de la moitié de l'école, commençant à sucer son pouce.
Il ne fit pas attention aux regards suspects qu'il reçut et s'assit en tailleur à même le sol pour admirer l'étrange combat des deux jeunes garçons.
Draco qui commençait à fatiguer lança dans un accès de fureur en retentissant :
- Serpensortia !
Et un serpent sortit de sa baguette pour aller onduler sur l'estrade. Plus aucun bruit ne parvint, c'était le silence le plus complet que la grande salle est connue depuis très longtemps, enfin mis à part, celui lors de l'arrivée de Severus Snape, terreur des cachots de Poudlard, de sa femme, et de leur huit enfants !
L'animal se faufila jusqu'à Maël, puis au dernier instant dévia sa course vers un élève de 1er année qui se figea retenant son souffle…
- Ne craignais rien jeune homme, je vais le tuer... S'écria Gilderoy, mais son sort ne faisant qu'énerver plus la bête, il recula en bredouillant des explications confuses.
Alors que le garçon s'apprêtait à hurler, pétrifié sur place, une voix résonna :
- Laisse-le …
Toutes les têtes se retournèrent vers Maël qui fixant le serpent se pencha à côté de lui et lui sifflait des mots.
- Cela suffit !
L'ordre avait claqué, glacial, distant et sans sentiment. Severus Snape dans tout son art s'avançait à travers la grande salle, ses robes tournoyant de façon très théâtrale autour de lui.
Il fit disparaître le serpent.
Et au même moment, Evan entra en courant dans la pièce et vint se jeter dans les bras de son père en pleurant que sa chouette était morte. Un silence tendu s'accrocha dans l'ambiance déjà suffocante de la salle.
- Ce n'est pas grave, je t'en achèterais une autre, mon petit. Ne pleure pas…
Et le père essaya de consoler son fils avec tellement de douceur. Il n'y avait plus de survivant, d'auror d'élite. Juste une famille. Un garçon de son âge, pleurant pour une chose de son âge, et un père désolé de voir son enfant si triste. Une famille normale. Et le regard de Maël se porta sur une famille aimante et commune. Pas un bonheur parfait. Juste un bonheur. Et dans la plus grande surprise il hurla :
- Je suis né le 31 juillet … LE 31 JUILLET, IMBECILE !
Et pour la première fois de leur vie, et surement la dernière, les élèves présents virent Severus Snape courir vers son fils le serrer dans ses bras à n'en plus pouvoir, et une larme roula sur les joues de l'enfant, bientôt suivi par des centaines d'autres, et alors que Severus serrait son fils à s'en étouffer, ce dernier pleurait encore et encore sans que personne d'autre que les Snape, Sirius et Remus, n'en comprennent le motif…
…HP/DM/HP…
Deux heures plus tard, Draco était étendu sur son lit, Alexander à côté de lui … Cela ne faisait pas longtemps qu'ils avaient dû quitter la grande salle dans une confusion mal à l'aise, laissant Severus Snape serrer son fils pleurant dans ses bras, mais à peine sortit, l'école ne parlait plus que du fourchelangue de Maël.
- Ces rumeurs sont idiotes… Dit Alex.
- Je confirme…
- Si Maël était l'héritier, il est plus qu'évident que les victimes seraient mortes, et non pas pétrifiées.
- Pas sûr que ça marche comme un argument en sa faveur ça … Sourit Draco.
- Pff…
- Tu l'as dit.
- Et s'il était cet homme, il est plus qu'évident qu'il ne se serait pas dévoilé si facilement…
- Tu oublies qu'il ne savait pas qu'il pouvait parler fourchelangue Souligna le blond.
- Raison de plus… L'héritier le savait forcément puisqu'il se savait être l'héritier.
- Entièrement d'accord.
- Et puis tu vois Maël en démon sadique ? Interrogea Alex sur un ton évident.
- Je ne répondrais peut être pas à cette question…
- Mais, les gens sont tous complètements idiots ! S'énerva Alex en se relevant.
- Hum …
- Mais ce n'est pas possible d'être si bêtes !
- Il faut croire que si…
- Personnellement, il y a un truc qui me taraude dans l'esprit…
- Hum … Répondit encore Draco qui commençait sérieusement à s'endormir, car cela faisait plus d'une heure que les deux garçons étaient ici, et qu'Alex pestait contre le monde entier en faveur de son innocent petit frère …
Alexander faisait maintenant de grands pas dans la chambre, puis se rassit et interrogea sur un ton plus inquiet …
- Tu sais que c'est la première fois que Maël pleure depuis qu'il est rentré ?
- Oui. Répondit Draco mais d'un ton plus intéressé cette fois. Il ne savait pas pourquoi son Maël s'était énervé en criant qu'il était né le 31 juillet…
- Je suis tellement triste pour lui …
- Et en même temps, on ne sait pas quoi faire pour l'idée… Dit William.
Draco et Alex sursautèrent, mais le blond se reprit très vite, alors qu'Alex faisait semblant de mourir à petit feu sur le sol, une main sur le cœur…
- Que fais-tu là, toi ? Interrogea très froidement Draco.
- Dis donc. Comment tu arrives à changer de ton si facilement ? Je suis impressionné… Du passe d'un ton humain et craquant, à un froid glacial… Je te suis si horrible que ça ?
- Entièrement. Que fais-tu là ?
- Cela ne se voit pas ? J'écoutais votre conversation !
Il reçut un regard noir qui le fit reculer prudemment d'un pas. Le Malofy était un peu trop effrayant à son gout… Comme quand Maël s'énervait…. Même si cela faisait bien longtemps que personne ne l'avait vu s'énerver…
- Pff… J'en ai vu d'autre Lâcha-t-il bravement…
- Tu aurais été à Gryffondor, toi … Souffla Draco d'un ton méprisant.
- N'en sois pas si sûr … Remarqua Alex qui s'était relevé en voyant que personne ne s'occupait du fait qu'il soit entrain de mourir sur la moquette.
- Pourquoi ?
- Pff… Après avoir vécu plusieurs jours avec lui, tu verras une étrange ressemblance entre son caractère et celui d'Analissa
William reçut un regard méfiant, et s'assit sans plus se gêner sur le lit de son petit frère, il était peut être téméraire mais pas fou pour essayer de se poser sur celui du prince des verts et argents…
- Et tu n'as personne à soigner ? S'offusqua Alex. C'était son lit qui était pris d'assaut sans aucune délicatesse.
- Si…Mais je n'y arrive pas…
Il reçut un regard curieux. Will, malgré son attitude désinvolte s'impliquait énormément dans sa passion pour la médicomagie… Il prenait une joie incompréhensible pour sa famille à soigner des blessés. Et le sourire qu'il affichait quand il voyait un patient sortit en souriant après qu'il l'ait soigné était pour ses parents une source de fierté inimaginable. Le garçon un peu farfelu qui faisait parfois fuir des patients se donnait à fond dans son futur métier…
- La psychologie … Expliqua William.
- Comment ça ?
- Cela fait parti du programme de mon stage, il faut pouvoir gérer les sentiments du patient, il ne suffit pas de soigner ses blessures physiques, ou physiologiques… Et Mme Pomfresh veut que je soigne un blessé du cœur comme elle dit… En fait je pense qu'elle me dit de faire ça, car elle n'y arrive pas elle-même, et je suis censé mieux le connaître... A vrai dire, plus personne ne sait quoi faire.
- Qui est le petit malade du cœur ?
- Maël …
- Ah … Soupira Alex, mais il est impossible pour toi d'y faire quelque chose.
- Je sais, mais il faudrait déjà qu'au moins j'arrive à le faire arrêter…
- Arrêter ?
- Oui…
- Mais arrêter de quoi ?
- De jouer…
- Hein ?
… HP/DM/HP…
Maël tenait son archer avec une force étonnante. Et l'archer glissait avec une douceur choquante… Et les larmes dégoulinaient sans fin sur les joues du petit garçon. Et un sourire doux et sincère s'épanouissait sur son visage.
Quand Severus avait lâché son fils, il n'y avait plus personne dans la grande salle, Sirius et Remus ayant pris les devants en faisant évacuer la pièce dans un silence pesant. Si le symbole des rebelles s'effondrait. Qui tiendrait tête au monde des adultes ?
Mais quand le père avait voulu dire un mot, le petit garçon s'était enfui un courant. Et alors que Severus ne savait plus quoi faire, il était revenu en serrant contre lui son violon. Et tout doucement, en pleurant il avait commené à jouer. Et à sourire en même temps. Et son père avait compris le message. Maël oubliait son passé… Toutes les douleurs, les crises, les horreurs, s'en allaient à travers la musique. A travers l'instrument qu'il avait tant détesté tous le quittaient. Et il revivait tout pour ne plus en souffrir. Mais diable que cela faisait-il mal…
Et la grande salle recommençait à se remplir, attirés par la mélodie des curieux, comme des affamés regardaient le jeune garçon, et écoutait cette musique si douloureuse, mais si belle. William avait vu la scène puis ne sachant que faire, étant le seul des enfants Snape au courant du passé de son petit frère, malgré que les parents désirent en informer toute la famille …
Alors, il avait été chercher ses frères et sœurs, et leur avait tout raconté. Il ne restait plus qu'Alex, mais il ne pensait pas que Draco eut le droit de savoir. Après tout, Maël et lui étaient des ennemis et ne s'aimaient vraiment pas…
Alex, Draco et Will entrèrent de nouveau dans la grande salle, et furent tous trois subjugués par la beauté de l'enfant qui jouait encore et encore. Autour de lui les Snape se tenaient dans un parfait ensemble, Analissa pleurait doucement, et serrant Oscar dans ses bras. César regardait son frère d'un air désolé, Victor fixait le vide.
Et Maël, inlassablement, continuait à jouer.
- Je crois que … qu'il se guérit tout seul, non ? Chuchota Alex à son frère ainé.
Sans un mot, Draco s'éloigne des deux frères, comme s'il savait que cela ne le concernait pas… Et William s'étonna de la finesse du blond, ce qu'il ne savait pas, c'est que le blond ne faisait pas du tout ça pour laisser de l'intimité familial aux deux frères, mais juste pour avoir une meilleur vue sur le petit garçon dont les cheveux noirs jais semblaient décider à cacher les perles émeraudes, où l'on ne pouvait plus que discerné de la douleur.
Des heures s'écoulèrent, des sonneries retentirent, des élèves s'installèrent dans la grande salle, des professeurs observèrent l'enfant. Un repas apparut à chaque table, des enfants dinèrent, mais la famille Snape entourait le jeune garçon qui continuait à jouer…
Des murmures se propageaient… Des rumeurs naissaient :
- Il parait qu'il joue car il ne sait plus quoi faire…
- Mais non …
- Il parait qu'il joue pour insulter Potter
- En quoi ça l'insulte ? Evan est allergique au violon ?
- Il parait qu'il joue pour créer une diversion
- Possible… C'est un Serpent.
- Il parait qu'il joue pour qu'on oublie qu'il est l'héritier.
- Il est l'héritier ?
- Il parait qu'il joue pour qu'on le plaigne ?
- Parce qu'il en a envie ?
Et Maël, impassible, continuait de jouer… Les nuances de son morceau étaient étonnantes, parfois douces et tristes, parfois violentes, parfois brutales, et parfois pleine d'amour…
Le corps enseignant, face à l'étonnant gamin, ne savait que faire, et quand Lockhart avait essayé d'arrêter le garçon, il n'avait même pas pu l'atteindre, Analissa sans plus de cérémonie lui avait balancé un coup de poing en chuchotant :
- De la part de Maël, avec l'accord de toute l'école !
Soudain, quand la grande salle attaquait le dessert, Maël s'arrêta sur une note résonnante d'espoir… Le silence se fit… Maël observa toutes ces personnes qui lui rendaient bien.
- Wow… J'ai mal aux mains moi ! S'exclama-t-il…Et dans un souffle commun, la grande salle émit un rire nerveux.
…HP/DM/HP…
Evan était allongé sur son lit. Il ne pipait mot, à sa gauche, il y avait le lit de Ron, à sa droite Neville, puis à la droite du lit Neville, ceux de Dean et Seamus… Le détail qui faisait que tous les Gryffondors étaient bien silencieux était le sixième lit à la gauche de celui de Ron. Un lit sur lequel était assis Maël entrain de lire un livre… Le silence mal à l'aise ne semblait nullement le gêner… Mais il lâcha tout de même, pour faire bonne impression :
- Les vieux … Vous êtes trop séniles pour parler ou quoi ?
- Je ne te permets pas ! S'emporta tout de suite Evan.
- Autant pour moi … Je me permets tout seul !
- Non mais tu te prends pour qui ? Hurla à son tour Ron.
- Maël Snape. 12 ans, au dernière nouvel en tout cas …
- Et puis tu lis quoi, parasite ?
- Pourquoi tu veux le lire ?
Un froncement de sourcil lui répondit, Maël serait-il devenu poli ?
- Oh pardon, j'oubliais que tu ne savais pas lire…
- Sale …
- 52 Méthodes rapides pour savoir si ton copain se brosse les dents…
- Quoi ?
- C'est le titre de mon livre …
Le silence se fit, pesant et indésirable.
- Punaise, je cause pas aux pédés moi …
- Alors, tu ne te parles pas à toi-même, tapette ?
- Comment tu le sais ? S'étonna Ron.
- Pff… Mais vous êtes vraiment trop bêtes…
- T'es pédé ? S'exclama Evan
- Pourquoi, ça te dérange ? S'énerva son meilleur ami.
Et Maël recommença à lire sans plus se soucier des Gryffondors en colère. La fin de semaine s'annonçait lourde.
..HP/DM/HP…
Des mois passèrent, d'autres mois passèrent… Et l'on finit par arriver en Juin… Les rumeurs les plus folles courraient encore sur Maël. Car les victimes pétrifiées étaient de plus en plus nombreuse.
Mais ce fut l'école entière qui fut choquée d'apprendre qu'Hermione Granger était la dernière victime en date …Et que Maël s'apprêtait à aller lui rendre visite à l'infirmerie !
