Chapitre 19, métamorphose et passage secret.

Sirius arriva devant la porte du bureau directorial. Il cracha le mot de passe et claqua la porte derrière lui. Il demanda avec le plus de gentillesse dont il en était capable dans ces conditions à Minerva de quitter la pièce.

Elle sembla comprendre et parti sans demander son reste.

Sirius chercha des yeux la tableau de l'ancien directeur, et une fois qu'il le vit s'en approcha.

Le vieux professeur , lui jeta d'abord un grand sourire, puis quand il perçut sa mauvaise humeur, il déchanta rapidement.

"En plus de nous forcer à abandonner notre fils, de le confier au Dursley au lieu de le laisser à son papa, vous me cachez que mon frère adoré n'est pas décédé!" hurla Sirius.

"De profiter ainsi du malheur de Severus pour le convaincre de laisser son fils aux Dursley, qui vont au cours des années le traiter à peine mieux que Voldemort traite ses elfes de maisons. Vous savez comment ma famille compte pour moi, et pourtant vous m'avez laissé croire que Regulus, que mon Reg' était mort!"

Dumbledore grimaça devant les cris de Sirius.

"Je n'ai jamais prétendu être un philanthrope, ou même un homme empathique. J'ai fais pour le mieux, certes sans prendre en compte les sentiments des autres, mais les meilleures décisions sont souvent prises de cette façon, peu orthodoxe. Je continue à penser que Harry était mieux chez les Dursleys qu'avec Severus, chez son père, il se serrait certainement fait tuer. Et puis Regulus venait de trahir le Seigneur noir, il fallait le cacher à tout prix, et faire croire à sa mort était sans nul doute la meilleure chose à faire."

"Ha! Et une fois la guerre finit il ne vous est pas venu à l'idée de tout nous raconter, au lieu de laisser mes trois amours abandonnés, mon frère toujours seul? Mon fils, mon compagnon ? D'ailleurs je ne peux croire qu'il m'ait abandonné sans broncher, jamais Regulus aurait fait une chose pareille"

"Il est reclus sans aucune nouvelles de extérieure autre que les miennes, il fut pour moi très simple de lui faire croire à ta mort. Et comme il n'a jamais su que tu t'étais marié et que tu avais eu un fils, plus rien ne le rattachait à l'extérieur."

"Albus! Vous me dégouttez..." fit Sirius répugné.

Albus se contenta hocher la tête de compréhension.

Puis il dit à Sirius où trouver son frère.

Sirius était fortement tenté d'y courir sans attendre mais il devait des explications à son compagnon, et il devait également parler à son fils. Chaque chose en son temps, même si il avait hâte de délivrer son frère, aucun mal ne lui serait fait dans l'immédiat, et il ne l'attendait pas contrairement aux deux autres.

Il courut donc cette idée en tête, à travers les couloirs tantôt étroits, tantôt assez larges pour laisser passer une nuée d'élèves impatients de se rendre dans la grande salle.

Il allait d'abord aller aux appartements de Severus pour le rassurer puis irait voir Harry, peut être irait-il même avec Severus ?

Il ralenti en arrivant près de sa destination pour éviter de déraper au dernier moment et de se briser quoi que ce soit. Sirius avait mûri quoi qu'en dise Severus ou même ce cinglé d'Albus.

C'est ainsi qu'il se retrouva immobile face une scène qu'il ne s'attendait vraiment pas à voir.

Harry, sont fils ,se trouvait dans les bras de Severus, son compagnon, le père de son enfant. Harry pleurait doucement sur la robe sombre de son amour. Il s'en serrait peut-voulut d'interrompre une telle scène si il n'était pas Sirius Black,mais il n'était pas n'importe qui, et ce petit duo lui appartenait.

« Je suis invité ? » fit-il, alors.

Harry sursauta et se retourna, alors que Severus se contenta de lever le regard vers lui, son regard reflétait tant de tendresse, que Sirius senti son cœur se serrer d'amour, si c'était même possible, chaque jour que la terre lui avait offert de partager avec le grand homme sombre, il l'aimait davantage que le jour précédent, quand il pensait à la douleur qu'il avait du éprouvé à sa disparition, forcé également d'être loin de son propre fils, forcé à la mépriser publiquement, alors qu'il savait qu'il ne rêvait que d'une chose, Sirius le sentait, le ressentait de manière palpable, de le serrer dans ses bras, si fort, qu'il ne pourrait jamais s'échapper.

Sirius s'approcha du duo, et passa une main douce dans les cheveux sauvages de Harry et embrassa légèrement les lèvres de son compagnon.

« Pourquoi pleures-tu, mon cœur ?

Harry répondit en pleurant encore plus fort.

Cela ne pouvait qu'être une peine de cœur, or ils savaient que récemment leur fils s'était découvert un lien avec le dernier des Malfoy.

« Que t'a t-il fait ? Il t'a rejeté ? » demanda Sirius doucement.

Les sanglots du jeune homme prirent encore en intensité.

« Siri, on n,'obtiendra rien de lui, tant qu'il sera dans cet état. » fit Severus en continuant de serrer l'adolescent, presque adulte contre lui.

« Ramenons le à l'intérieur, alors. »

Quelque minutes plus tard, Harry semblait enfin vouloir se calmer, assis confortablement entre ses deux parents sur un canapé vert matelassé.

Quand se fut pleinement le cas, Harry prit le temps d'observer les appartements de son nouveau directeur de maison.

Son regard s'arrêta intrigué, sur une photo de lui posé sur la cheminée.

« Comment l'avez vous eu ? » demanda Harry.

« Je l'ai volé à Crivey. »

Cela fit presque rire Harry, malgré la douleur qui inondait son cœur.

Harry vit également au dessus de la porte d'entrée, deux banderoles.

Une de Serpentard, et une de Gryffondor.

Harry fut secoué d'un hoquet.

Un hoquet de rire.

« L'effrayante chauve souris des cachots, avec une banderole de ces cornichons de Gryffons ?! »

C'était vraiment trop drôle pour qu'il maîtrise plus longtemps son rire.

Severus se renfrogna vexé, et Sirius passa de son fils à son compagnon, puis de son compagnon à son fils.

« Sérieusement mon amour ? Chauve-souris ? Cornichons ? Effrayant ? Tu es tout sauf effrayant, mon amour, même dans tes pires jours. »

« C'était un rôle. » répliqua vertement l'elf vexé.

« A notre décharge tu étais diablement convaincant ! » répliqua Harry en riant.

Ne se rendant pas compte qu'il en était venu au tutoiement.

Sirius vit une lueur de joie éclairer les yeux d'obsidiennes de Severus, qui ne fit pas heureusement pas l'erreur de souligner ce fait.

« Tu me fera le plaisir de changer de comportement, Sev ! » gronda gentiment Sirius.

« Peut-être. » répliqua l'elf au longs cheveux noirs.

« Certainement ! Autrement... » les yeux de Sirius avait prit une lueur gourmande.

Harry hurla en se bouchant les oreilles.

« Ho ! Merlin sauve moi ! Je ne veux rien entendre de plus. »

Sirius rit fort, et Severus se contenta de sourire devant l'innocence de son fils, qui à cet instant semblait si … jeune. Leur faisant presque oublier qu'ils avaient loupé l'enfance de leur enfant unique.

« Au fait as-tu compris que tu auras des frères et sœurs ? »

Le sourire d'Harry s'agrandit.

« Oui ! Je crois qu'il s'agit de Emmaline et Josh. Ils vous ressembles de façon perturbante. »

En disant cela son regard s'assombrit.

« On m'a toujours dit, que je ressemblais à James Potter. »

« Parce que c'était le cas, tu es sous un sort d'apparence, et seul Sirius peut le retirer. Savais-tu que Sirius est le plus grand sorcier que la terre ait connu depuis de siècles dans le domaine des Sortilèges ?»

« Tu me flatte mon amour, toi tu es le plus grand potionniste qui ait jamais existé. »

« C'est bien vrai, cela. » affirma en souriant Severus.

« Et pour le sort ? »demanda Harry, pas le moins du monde démonté par ces marques flagrantes de tendresses.

Il avait toujours su que Rogue était plus qu'il ne le semblait, il ne se serait simplement jamais douté que la différence entre l'apparence qu'il se donnait et la réalité était si... énorme. Enfin, si il voulait être tout à fait honnête, il s'en était douté qu'à partir du moment ou il avait su qu'il était un espion, à présent il se demandait surtout pourquoi Albus lui avait laissé croire qu'il était en amour avec Lily Potter, puisqu'il était plus qu'évident que le couple Sirius/ Severus persistait depuis de nombreuses, très nombreuses années.

Mais dans ces circonstances cela paraissait vraiment indiscret d'en parler, de plus Lily Potter était décédée, c'eut été vraiment indélicat de sa part.

De plus, il se demandait à quoi il ressemblerait sous ce fameux charme. Il avait hâte de la savoir, d'enfin appartenir à quelque chose, à une unité, à une famille, cela était devenu indispensable pour lui avec les années. Les Weasley avaient joués pour lui le rôle d'une famille d'adoption, mais cela devait prendre fin un jour, il lui fallait une vraie famille, au sens propre. Des parents, des frères et sœurs, des enfants, un compagnon. Ce dernier fait, lui fit revenir les larmes au yeux.

Il secoua la tête pour se ressaisir, il devait arrêter de pleurer comme un enfant, et absolument penser à autre chose.

« Le sort ? » répéta en hâte le jeune homme.

Sirius sourit devant le grand courage dont faisait preuve son fils, devant une telle épreuve.

« Tu veux peut-être t'observer une dernière fois avant ? »

Harry grimaça.

« Je me connais déjà assez bien, ce n'est absolument pas nécessaire. »

Il aimait assez peu son physique malingre, dut à la malnutrition. Même ses yeux qu'on louait si souvent lui paraissaient incongrus dans son visage, ils paraissaient beaucoup trop gros. Ses cheveux étaient agaçants, incontrôlables même avec longueur plutôt impressionnante. Son héritage avait rendu les choses à peine mieux. Et puis ce physique ne le raccrochait à personne.

Alors que Sirius s'apprêtait à lancer le sort, des coups se firent entendre à la porte.

« Je crois que je n'ai jamais été aussi souvent sollicité en une seule journée. » soupira Severus.

« Je n'habite pas un diable de moulin. » poursuivit se dernier en grommelant.

Sirius se pencha à l'oreille de Harry.

« Il a toujours été d'une nature assez boudeuse. » ricana l'animagus canin.

« Sac à puces je t'ai entendu. » grogna le principale intéressé.

« Mais diable, que faites vous à nouveau ici ? »

« Hé bien, nous étions parti voir notre frère, mais nous avons croisé les jumeaux Weasley qui nous ont dit qu'ils avaient vu Harry courir vers ici, alors nous voilà, nous nous sommes dit qu'une réunion de famille ne ferait de mal à personne. »

« Et ma santé mentale, est-ce que quelqu'un y pense, de temps en temps ? »

« Qu'est-ce que tu crois, mon amour ? Que je t'aime pour ton esprit ? Moi il n'y a que ton corps qui m'intéresse. » s'amusa Sirius aux dépends du maître en potions.

Les deux jeunes gens du futur ricanèrent.

« Nous allions faire reprendre son apparence à Harry. » expliqua Sirius un sourire persistant aux lèvres.

« Magnifique » applaudit Emaline avec enthousiasme.

« Saches que tes yeux ne seront certainement plus verts, le sort à bloqué en partie ton héritage. Tu as trop de sang Sylvain dans tes vaines pour que ce genre de caractéristique différents apparaissent. Il seront argentés, violet, bleu céruléen, ou même obsidienne, eut égard à Severus. » fit Sirius.

Lui même avaient des yeux bleu vifs.

Harry se tourna vers les deux voyageurs du futur, qui se contentèrent de secouer la tête.

« Tu verra bien. Juste une chose tu sera magnifique. »

Sirius sourit, il avait hâte de savoir à quoi ressemblerait son fils.

Josh possédait les yeux yeux bleu de son père, de même pour sa sœur. Ils avaient tout deux les cheveux noirs comme l'ébenne.

Severus ferma les yeux, alors que son compagnon lançait le sort sur leur fils.

Quand, il les rouvrit, il crut avoir une hallucination.

Le jeune homme devant lui n'avait plus rien de Harry Potter, il était bel et bien Harry Black.

Harry avait gardés paupières clauses, et quand il les rouvrit, Sirius prit une brève respiration.

« Par Merlin ! Severus tu as vu ? » s'exclama ce dernier.

Harry ne comprenait pas le cris de son père, était-il devenu horrible en fin de compte ?

Une larme dévala les joues de l'animagus.

Harry paniqua pour de vrai.

Il se tourna vers Emmaline et Josh, qui lui sourirent simplement, et chuchotèrent.

« Tu es le portrait craché de Severus à ton âge. A peu près l'âge auquel, ils se sont accouplé, mais aussi peu de temps avant que Sirius soit envoyé pour de longues années en prison. »

Harry comprit. Emmaline lui tendit un miroir.

Il vit alors, qu'il avait les yeux d'obsidienne de son père, son nez en trompette, ses longs cheveux sombres, sa peau d'opaline.

Il avait un charme non négligeable. Il heureux de ressembler à son père. Ces yeux de la même couleur que la nuit la plus sombre avaient un attrait qu'on ne pouvait ignorer, il les préférait à ses yeux émeraude, qui lui faisait trop penser à l'avada Kedavra.

« Quand tu es excité, tes yeux prennent des reflets marin. » précisa Emmaline.

Harry croisa les bras.

« Avec tes compagnons vous passez votre temps à flirter devant tout le monde, je n'ai jamais vu un couple si peu pudique. »

Harry fronça les sourcils.

« Mes compagnons ? » il ne comprenait plus rien.

Le fait même d'avoir un seul compagnon lui paraissait compromis alors plusieurs ?

« Bien sûr, tu ne pensais comme même pas avoir porté sept enfants ? »

Harry écarquilla les yeux.

« Sept ? Mais aux dernières nouvelles ils n'étaient que cinq. » murmura Harry.

« Cinq ? » Emaline se frappa le front.

« Ho, par Merlin ! Tu n'a pas parlé à tes enfants c'est cela ? Ils devaient tout te raconter. »

« Ils ont menti seulement pour préserver votre intimité. » ajouta Josh.

Harry ne comprenait plus rien.

« Je sais juste que Draco m'a trahit ! » s'indigna Harry. « Il n'est même pas question d'un seul compagnon, alors peut m'importe cinq ou sept, ou mille enfants ! » hurla Harry.

Josh grimaça.

« Merlin ! » grogna Emaline.

« Tu as vu Draco et Théodore se bécoter, c'est cela ? »

Harry hocha la tête, il était vraiment perdu, pourquoi son frère et sa sœur semblaient trouver cela normal ?

« Théodore est incontrôlable ! Je l'ai toujours affirmé n'en déplaise à Taliane qui a toujours vénéré son père. »

« Taliane ? Mais Taliane est...mon fils. »

« Bien sur qu'il est ton fils, tout comme il est le fils de Draco et de Théodore. »

Harry tomba dans les pommes.

« Trop pour lui. » soupira Josh.

« Il faut qu'on parle aux Black-Malfoy-Nott » poursuivit sa sœur.

Ils observèrent leurs parents s'embrasser, grimacèrent puis s'enfuirent de la pièce.

« Comment cela, tout est de notre faute ? » cria Taliane.

« Hé bien oui, Harry a le cœur brisé, par votre faute, il a bien faillit repousser définitivement Draco, et il était dans son droit, au vu de ce à quoi il a assisté. » répliqua vertement Josh.

« Joshy... Tu sais bien que c'est faux, certes nous aurions pu, nous aurions du gérer mieux la situation, mais rien n'est irréparable. Loin de là.»

« Et puis au moins Harry, pourra expérimenter le charme des Serpentards. »

« Dois-je te rappeler qu'il est à Serpentard maintenant ? »

« Nouvellement assumé. » fit Josh en faisant un mouvement de main. « De plus, il a passé trop de temps avec les Gryffondor pour de pas en avoir acquit la fibre directrice. »

Taliane fixa son ami et accessoirement oncle, bien qu'ils aient le même âge.

« Est-ce que je t'entend critiquer les Gryffondors, ou est-ce mon imagination ? » s'amusa Taliane aux dépends du fils du célèbre potionniste.

Josh grogna.

« Ce n'est pas la question ! La question est que nous sommes passé très près de la catastrophe ! Harry aurait bien pu repousser Draco et tuer ses deux compagnon par là. »

Taliane éclata de rire. Alors que Josh le regardait comme s'il était fou. Que Josh se pose de telles questions su sa santé mentale, prolongea encore le rire du jeune homme.

« C'est toi qui es cinglé Josh ! Ne t'es il pas venu à l'esprit que même si Harry n'avait pas encore prit conscience de l'identité, ou même de la l'existence de son deuxième compagnon, il n'aurait pu rejeter Draco ? Bien sur que tu n'y a pas pensé ! Tu es venu immédiatement me crier dessus ! L'elfe en lui l'aurait empêcher de faire quelque chose d'aussi définitif. » Taliane secoua la tête devant l'ai étonné de Josh.

« Cela ne m'étonne même pas que mon compagnon me traite comme une chose fragile, si tout le monde croit que je suis timide et sensible. Alors que je n'attend qu'une chose, qu'il me saute réellement dessus. » grommela Taliane en quittant la pièce. Tout ce qu'il attendait c'était que Adam lui court après à chaque fois qu'il le fuyait, qu'il l'embrasse à chaque fois qu'il lui montrait les crocs. Certes au début l'approche agressive d'Adam l'avait effrayé, mais maintenant il voulait de lui. Les paroles du frère de ce dernier avait sut éclaircit dans son esprit, il avait quitter Sabine quelques minutes plus tard, il avait été injuste envers son compagnon.

De plus, contrairement à ce qu'il avait toujours prétendu, son vampire n'avait jamais posé problème, il n'était pas si dominant que cela et il appréciait grandement le loup, puisqu'il respectait la force, la puissance.

Il avait simplement eu peur, il n'avait pas honte de le dire, l'engagement dont les loups-garou font preuve est effrayant en puissance. Tellement fort, inflexible, inaliénable. Taliane n'avait que 17 ans, et il n'était pas certain de vouloir cela. Il voulait de la légèreté. Même si il avait toujours été amoureux de Adam. Mais maintenant il c'était fait à l'idée, et il ne voyait plus de raison de laisser le loup souffrir plus longtemps La prochaine fois, qu'il l'aborderait, si ce dernier ne se jeta pas sur lui, pour l'embrasser ou le morde pour le faire sien, alors ce serait lui qui le ferait.

Fort de cette décision, Taliane rejoint son dortoir, les épaules droite et le menton relevé. Il était un Malfoy. Pas une petite chose fragile.

21 ans dans le futur.

« Tu sais que dans quelques jours, je vais être propulsé dans le passé ? » souffla Draco, en posant une main douce sur son ventre.

« Ce n'est pas idéal. » grimaça Théodore, en superposant sa main à celle de son amant, ami, amour, mari.

« On aurait peut-être du en parler avant à Dante. »

Draco secoua la tête.

« On a voulut jouer aux plus malins, on pensait que laisser les choses se faire était pour le mieux, mais j'avais oublié que le Draco du Futur était enceint d'à peine plus de deux mois au moment de son voyage dans le passé, donc que le bébé était en danger. Peut-être avait-il perdu l'enfant sur le trajet du retour ? Je ne veux pas perdre mon Bébé Théodore... » gémit Draco.

« Les adolescents que nous étions n'avaient jamais été au courant de cette information, peu de temps avant les grossesses étaient extrêmement rares est dangereuses. Seul Severus l'aurait put, mais il na jamais sut que tu était enceint depuis si peu de temps. »

« Severus est un tel savant. » soupira Draco. « Il a inventé cette potion, pour pouvoir donner des enfants à son compagnon tout en lui promettant de ne pas en mourir. »

Draco secoua la tête.

« Dante aura besoin de moi, lui aussi sera en danger sur le trajet de retour. »

« Je suis encore étonné qu'il me réclame plutôt qu'Harry. » gémit Draco

Théodore sourit.

« Tu l'a porté, voyons Draco. »

« Oui, mais malgré cela, il a toujours été plus proche de Harry, c'est son modèle en tout point. »

Harry ricana en sortant de la douche, une simple serviette autour des hanches.

« C'est ce que Dante à voulut te faire croire, tout comme Taliane fait croire à tout le monde que seul Théodore lui importe vraiment. Ce sont de vrais Malfoy, absurdes et nigauds. »

Draco siffla sous l'insulte.

Harry haussa les sourcils.

« Ne viens-tu pas de mettre mes capacités en doute, en pensant que tu perdra ton enfant par ma faute ? Contrairement à vous, j'ai pris cette donnée en compte, car je savais très bien de combien de mois tu étais enceint. Heureusement que je suis là. Théo, je sais depuis un moment que Draco l'est, mais c'était tellement drôle de vous voir vous dépatouiller dans vos émotions contradictoires, toi avec ton instinct protecteur et Draco avec sa faim de sang inexplicable. »

Les deux autres froncèrent les sourcils.

Théodore n'aimait pas le ton de son amant, mais alors pas du tout.

Il s'approcha à vitesse vampirique et accrocha son index à la serviette, afin de la faire tomber au sol.

Il souffla en mordant l'oreille de l'elfe. « Que t'ai-je déjà dit ? »

Harry fronça les sourcils, en tentant de se dégager de l'étreinte dominatrice.

Voyant que son amant rebelle, ne répondrait pas, Théodore se tourna vers Draco.

« Draco ? »

Draco sourit largement, dévoilant ses crocs.

« Jamais de serviette. » ricana t-il.

Il s'approcha à son tour du couple enlacé, et se plaça dans le dos d'Harry.

Il mordit également le lobe d'oreille du plus petit.

Harry gémit autant de ce mordillement sensuel, que de la véritable morsure que lui fit subir Théodore dans la nuque. Draco fit de même de l'autre côté, visant tout deux évitant les artères afin de ne pas le vider de son sang.

Harry gémit encore et encore.

Les morsures d'amour étaient les plus excitantes de toutes, elles menaient souvent à la jouissance. Les mains de ses deux amants ne restèrent pourtant pas passives, tantôt elles malaxaient ses fesses nues et encore humides de la douche qu'il venait de prendre, tantôt elles venaient se promener sur son torse, caressant ses tétons, les pinçant, chatouillant parfois ses abdominaux. Les doigts de Draco finirent par descendre encore davantage sur le corps du petit brun, cependant elles ne firent qu'effleurer son membre turgescent, allant plutôt se saisirent de ses bourses. Harry gémissait de façon proprement indécente, il n'en pouvait plus, il était à peu de chose de la jouissance, il ne lui manquait qu'un frôlement, une autre caresse experte et il exploserait. Semblant comprendre implicitement son état, Draco se saisit enfin de son érection humide de liquide pré-éjaculatoire et en parfaite synchronisation avec le geste du Blond, le vampire ,lui, enfonça son indexe dans son antre palpitante allant directement chercher sa prostate. Harry se tordit, s'arqua dans l'étreinte de ses deux compagnons.

Il hurla.

Les deux autres s'écartèrent légèrement afin de retenir Harry avant qu'il ne s'écroule.

Quand Harry reprit ses esprits, il avait la tête sur les genoux de Théodore et les jambes sur Draco, ils se parlaient doucement, plutôt que d'essayer de suivre leur discrète conversation Harry se concentra plutôt sur le bruit de métronome qu'il percevait à peine.

Tic Tac, Tic Tac...

il secoua la tête, et enfuit son visage contre le ventre de son amour.

Ce n'était pas cela, maintenant, il l'entendait mieux, cela faisait plutôt.

Boum Boum, Boum Boum...

Il reconnaîtrait ce son parmi tous, il ne parvenait juste pas à y croire.

Cela ne pouvait être cela.

Il utilisa sa magie pour percevoir les aura, il y avait évidemment Draco et Théodore, mais il y avait aussi une petite chose dans le ventre du blond, dont le cœur ne battait pas encore, par contre il y avait aussi autre chose... Son souffle se coupa, puis il sourit largement, dénuda le ventre de Théo, et l'embrassa tendrement, le chatouillant légèrement du bout de la langue.

Le prince vampire rit doucement.

« Que fais-tu mon amour ? » fit-il, en passant une main tendre sur la nuque du brun, puis glissant ses doigts dans les longs cheveux aussi noirs que l'ancre au passage.

« Ne nous avais-tu pas dis, que depuis quelques temps, tu avais constamment la migraine, que quelque chose battait dans tes tempes ? »

Cela attira l'attention du vampire.

« Tu as trouvé une solution, ou même explication ? »

« Une explication oui, une solution ? Attendre au maximum six mois. »

Théodore ne comprenait visiblement pas.

Harry se décida à lui éclaircir la mémoire.

« Tu te souviens de la fois où... »

Trois mois plus tôt.

« Tu pari quoi, que tu as raison ? » demanda Draco.

Théodore rit, devant l'air buté du blond.

« Mais j'ai raison, ton père a déjà son héritier pour le trône des elfes. Jamais il n'acceptera d'avoir un autre enfant. Il a seulement accepté, parce qu'il lui fallait un héritier depuis que tu as abdiqué de ta position. »

« Tu oublie le fais qu'il aime Valentine ? Ne le fais pas plus froid qu'il n'est » souligna Draco.

« Et puis à vingt années d'écart ? » fit Théo dubitatif.

« Tu oublie que Léo a 19 ans d'écart avec moi, que Harry a vingt-six ans de plus que sa sœur ? Chez les surnaturels il n'est pas rare qu'il existe de tels différences d'âges entre enfants . » insista Draco

« Tu ne me convaincra pas que j'ai tors, pour moi Lucius de voudra pas d'enfant de plus, il est trop occupé. »

« Je t'en pris, il s'apprête à céder sa place à Léo. » soupira Draco.

Devant l'ai déterminé de son compagnon, il baissa les bras.

« Allons demander, à ta belle mère. » réclama Théo.

« Je reprend ma question, que pari-tu ? »

Théo plissa les yeux.

« Tu m'énerve à la fin, Draco ! Ce que tu veux, je paris ce que tu veux, que j'ai raison »

Les yeux du blond, pétillèrent.

« Très bien. »

« Quoi, alors ? » fit-il, un peu inquiet tout de même.

« Tu verra quand on saura. »

Quelques jours plus tard.

« Pourquoi me demande-tu cela, Draco ? Tu le sais depuis des mois. » Draco haussa les épaules.

« Théo ne me croyait pas. »

Valentine fixa le brun de ses grands yeux pâles.

« C'est le cas, Théo. Je suis enceinte. »

Théo se tourna vers Draco.

« Tu ne me l'a pas exposé comme cela, Drake ! Tu le sais depuis des mois, tu m'a volontairement induit en erreur. »

« Bien sur. » fit l'ancien Serpentard, en les faisant transplaner chez eux, sur leur lit, où Harry était couché lisant une livre.

« Cela fais des années que je te le demande, et tu dis toujours non. » soupira.

« Autrement, je n'aurais pas agit ainsi, mais c'était la seule façon. »

« De quoi tu parles, mon dragon. Je te donne tout ce que tu désire. »

Harry posa son livre et embrassa la nuque du brun en colère d'avoir été manipulé par son compagnon.

« Presque tout ! » précisa Harry.

Le vampire tourna sa tête vers son deuxième compagnon.

« Tu savais ? »

« Depuis que vous vous êtes ligué, à Poudlard contre moi, je ne rechigne à aucune expérience de ce genre. » se contenta de répondre le brun.

« Combien de fois, nous faudra t-il te le répéter, nous ne nous sommes pas ligué contre toi, mais pour ton bien, pour que tu nous appartienne. » s'agaça Théodore.

« Hé bien, là c'est pareil. Nous te voulons. »

Théodore fronça les sourcils, laissant le brun le tirer vers lui, le faire asseoir sur ses genoux, il aimait le contact chaud de son elfe dans son dos.

« Je ne comprend pas... Vous m'avez. »

Draco secoua la tête.

« Pas comme cela, nous voulons te posséder. » souffla Harry, en pressant son bassin contre les fesses du prince vampire.

Théo cessa de respirer.

« Ce sont les termes du pari ? » souffla Théo.

« Oui « souffla à son tour Draco, en lui sautant dessus.

Trois mois et quelques jours plus tard.

« … et tu as aimé cela. » finit Harry.

Théo ne nia pas, même si depuis ils n'avaient pas recommencé, cela n'était pas dans sa nature, il n'en avait pas moins aimé. Mais il ne comprenait toujours pas le rapport avec sa migraine, en quoi cela avait-il quelque chose à voir avec, quelque chose qui c'était passé il y a des mois. Il repensa à la solution dont lui avait parlé Harry. « … six mois. »

Six mois... trois mois...

Et là, il comprit.

« Non... » souffla Théodore.

Draco qui avait également compris rit à gorge déployé.

« Vlad va tellement se moquer. »

Harry secoua la tête.

« Il aura bien d'autre choses dont se préoccuper que de la grossesse inopiné de son ami et héritier. Comme les grossesses cumulés de ses deux compagnons, sachant que Dante est parti. »

Harry tomba en arrière sur le lit.

« Saviez-vous que le Dante de notre passé à nous, avant de revenir dans le futur avait jeté un sort d'oubliette sur ses compagnons, pour qu'ils oublient qu'il était enceint. Pour que dans l'avenir, ils le laisse partir malgré tout ? »

« Non, je ne savais pas, mais cela ne m'étonne pas, il connaît bien la possessivité de ses compagnon. » rit Draco

« L'inconvénient c'est qu'il va se retrouver seul, dans le passé en découvrant cet état de fait. »

« Pas pour longtemps, mon amour. » souffla Harry à l'oreille du blond.

« Ai donc davantage confiance en mes talents. » poursuivit Harry en riant.

« Quand tu sera parti prendre soin de notre fils, je prendrais soin de mon côté de Théo. »

Théodore grogna, puis gémit en se pliant sur lui même.

Draco et Harry éclatèrent de rire, se remémorant des souvenirs d'il y a plusieurs années.

« Tu portes un elfe, Théo. Je te conseil de faire une croix sur la violence, tu te souviens de la fois ou Draco à voulut s'en prendre à ce beau blond qui tentait de me séduire ? » demanda Harry.

« Il a finit en pleure recroquevillé sur le sol. Je vais prendre bien soin de toi, mon amour » poursuivit Harry, avec un sourire à la fois tendre et machiavélique.

Théo pleura presque d'apitoiement.

« Je vais être a honte de toute la royauté vampire qui me suis battu pour paraître féroce, sanguinaire, indomptable...Enceint. Je suis perdu... »

Harry caressa les cheveux de son homme.

« Tu verra se serra vite oublié, de toute façon Vlad n'est n'est ni près d'abdiquer, ni près de mourir, donc... »

« Et ma réputation, une telle chose ne pourra jamais être effacé. » gémit toujours Théo.

Draco gronda, alors que Harry souriait toujours en cajolant le brun.

« Es-ce cet enfant qui te rend malheureux ? Ou le fait qu'on comprenne que tu aimes tellement tes compagnons que tu as accepté de te soumettre, toi le prince Vampire ? Tu veux te débarrasser de ton enfant à naître ? Tu ne voudra plus jamais nous laisser prendre soin de toi, parce que cela signifierait que tu es faible ? »

Fit Draco au comble de la colère, il se tenait à présent debout devant le couple assis, les mains sur ses hanches fines. Harry quant à lui était toujours nu, aux côtés de Théo, qui avait lui les épaules basses.

Les joues du Blond étaient rougit par la colère, ses sourcils si clairs étaient délicatement froncés, et ses fines lèvres pincés.

Harry s'écroula en arrière à la fin du discours si farouche. Prit d'un fou rire incontrôlable.

« Parfois j'oublie à quel point je vous aimes, et c'est dans ce genre de moment que je me le rappelle. Rien ne tient de la routine avec vous, tout me surprend toujours. Théo tu es si mignon dans ton état actuel, que j'ai une envie irrépressible de te faire plein de cochonneries. »

Il fixa le brun dans les yeux, son regard débordant de luxure et d'amour.

« Et toi Draco, quand tu es en colère tu es si sexy... » fit-il en croisant les iris d'un bleu électrique du blond.

Draco se rapprocha alors et souleva Harry du lit, pour engager un baiser à pleine bouche. Le brun crocheta ses bras autour du cou du blond, et s'accrocha des ses jambes aux hanches de Draco, obligeant le blond à se saisir de ses fesses pour le rapprocher de lui, pour le rapprocher à hauteur de lèvres, il en profita au passage pour les malaxer sous les gémissements appréciateurs du plus petit. Bientôt, Théo le ronchon se joint à eux, mais non sans avoir soufflé tout contre l'oreille de l'elfe soumis ces quelques paroles.

« Tu ne parviendra pas toujours à interrompre une dispute par le sexe »

Harry parvint à répondre .

« J'y parviens bien pourtant depuis plus de vingt ans. »

Mais bientôt plus aucunes paroles ne fut échangée, la pièce résonnant uniquement de gémissements, de grondements, et de cris de jouissance.

Il était tard quand les jumeaux Weasley rentèrent enfin dans leur dortoir. Étant donné leur âge, ils n'étaient pas soumis au couvre feu.

Il ne se remettaient toujours pas de leurs péripéties de la journée, ils étaient encore profondément choqués. Regulus avait été porté disparut au jeune âge de 18 ans, alors qu'il n'avait même pas encore bouclé sa dernière année à Poudlard, tout comme eux.

« Déjà une chose que nous avons en commun comme c'est délicieux. » fit Fred.

« Parce que tu penses sérieusement que Regulus à 37 ans va venir faire sa dernière année ici ? » répliqua son frère en haussant les sourcils.

« Moi je pense que nous avons vingt ans et que nous nous le faisons. » poursuivit Fred imperturbable.

« Cela n'a rien à voir, ce serait tout simplement ridicule, il est trop vieux pour cela, cela fait bien trop longtemps qu'il a prit des cours. » contra George.

« Tu sous entendrais que notre compagnon est vieux ? » ricana Fred.

« Par Merlin, Fred ! Il a 17 ans de plus que nous, mais c'est un elfe, physiquement il ne les fait pas. Je parle pour son confort. »

« De plus nous ne savons pas comment il a passé tout ce temps enfermé. Après tout, il a résisté de peu à la mort, peut être a t-il passé la majeur partie de ce temps dans un coma magique. » avança Fred.

Malgré leurs abords légers et toujours farceurs, ils étaient plus profonds, de plus ils ont toujours été très doués en potions, et pas seulement créatives.

George soupira.

« Écoutes, on verra bien, quand Sirius ira le chercher. »

Fred hocha la têtes aux paroles de son frère. Fred tira son frère jusqu'à un canapé de la salle commune des Gryffondors, et s'affala dans ce dernier la tête sur l'épaule de l'autre roux.

« Dis, c'est quand même fou, que l'on finissent notre vie avec un Serpentard. »

Fred secoua la tête, frottant son nez contre la robe aux couleurs des Gryffons.

« Je ne pense pas non... Il nous fallait au moins cela. »

George rit à la remarque de son frère.

« Moi,je nous voyait bien avec des jumelles. »

« Tu pensais à qui ? Non ! Quand même pas les sœurs Patil ? » se moqua Fred.

« Je m'étonne surtout qu'un Homme de la trempe des Black s'intéresse à nous... »

« Cette génération est moins pourrit que la précédente, regardes Sirius et Regulus, ils sont bons. La génération suivante sera encore meilleure. »

« Moins pure, mais c'est une bonne chose. »

Les jumeaux sursautèrent, en entendant une voix, elle venait d'une zone sombre de la pièce, non éclairé par le feu de cheminée.

« Qui est-ce ? » marmonna George, surprit d'avoir été écouté.

« Janvier. »

Leur fils donc, Fred s'étonnait de ne pas avoir reconnu sa voix.

« Mais que fais-tu encore là ? Comment es-tu venu sans passer par la porte ? » l'interrogea George impitoyable.

Le jeune hommes rit doucement.

« Par un passage secret. »

Les jumeaux se regardèrent interdit, ils avaient toujours vénérés les maraudeurs et leurs passages secrets et farces, y aurait t-il encore des passages non découverts ?

« Sérieusement ? » demandèrent tout de même les jumeaux.

« Très sérieusement. Il existe un tel passage entre la salle commune des gryffons et celle des Serpy. » se contenta d'affirmer le jeune garçon sans pour autant donner davantage d'explications.

« Mais pourquoi donc ? Que feraient des Sepy ici, ou même un lion dans la fosse aux serpents ? » demanda Fred, en plaisantant à moitié.

« Avez-vous entendu des rumeurs à propos de la relation entre Godric et Salazar ? »

« Bien sur, ils étaient ennemis. » répliqua George en secouant la tête, il ne s'agissait même pas d'une rumeur, c'était communément accepté par la communauté sorcière, que ces deux vénérables sorciers avaient bien trop de points de divergence pour avoir été capable un jour de s'entendre.

« C'est la version officielle, en vérité ils étaient amants. »affirma très sérieusement Janvier.

« Impossible, ils étaient mariés aux deux autres fondateurs. »

Janvier secoua la tête.

« Des mariages d'apparences, en vérité Helga était amoureuse d'un Moldue et Rowena d'une très belle nymphe. »

George rit, si ce n'était pas vrai en tout cas c'était un très joli conte.

« Comment peut-tu en être si sûr ? » demanda par contre Fred, pas sur de croire le jeune homme, sans la moindre preuve en ce sens.

« J'ai discuté avec leurs tableaux. Et j'ai su me montrer convaincant. »

« Tu les a soudoyé ? » demanda Fred, les yeux brillant d'admiration, il avait déjà essayé de les amadouer, mais rien n'y faisait.

« Quelque chose comme cela. » fit vaguement Janvier, et cette réponse était loin de contenté la curiosité maladive de Fred.

« Rho ! Dis m'en plus. » réclama t-il donc, en faisant la moue.

« Ok ! Ben... vous savez que les tableaux des quatre fondateurs sont dans des pièces différentes, je leur ai proposer de les réunir. Ils étaient très heureux. Et je me suis attiré immédiatement la sympathie de Salazar qui a promit de m'apprendre des sorts si je trouvais le moyen de les réunir lui et Godric. Et ayant hérité de la curiosité insatiable de papa, je l'ai interrogé sur cette demande, voyant sa chance il m'a tout expliqué. » raconta Janvier avec une joie visible.

« Et tu a trouvé comment les réunir dans le même tableau ? »

« Bien sûr c'était un jeu d'enfant. Et Godric se pense éternellement redevable envers moi, malgré mes protestations, alors il a partagé avec moi certains des secrets du château. C'est comme cela que j'ai appris l'existence de ce passage secret. »

« En vérité tu voulais pouvoir passer d'une salle à l'autre à ta guise...Qui ? » demanda George, pas dupe.

Janvier rougit devant le regard inquisiteur de son père.

« Peut importe, aujourd'hui c'est vous que je suis venu voir. »

Les jumeaux ne se sentirent pas le courage d' aujourd'hui, du moins.

« Que veux-tu alors ? »

« Répondre à votre curiosité maladive. » répliqua le plus jeune.

« Pourquoi ? » demanda plutôt George.

« Parce que j'en ai envie, et puis c'est plutôt amusant. » fit ce denier avec un immense sourire.

« Bien ! Alors avec qui ont finit tout nos frères et sœurs ? » le questionna Fred.

Janvier passa une de ses mèches rousses derrière son oreille.

« Je savais que tu me demanderais cela, papa. »

« Pourquoi ? » fit Fred.

« Je te connais bien et puis c'est grâce à toi, que la plupart des couples se sont formés. »

« La réincarnation d'Emma l'entremetteuse ! » cria George en riant aux éclats.

Janvier haussa une sourcil.

« Jane Austen ? Par Merlin, je ne te savais pas adepte de ce genre de lecture ! » s'amusa son fils.

« Je suis très ouvert. » répliqua George en rougissant.

Fred poursuivit imperturbable.

« Il aime beaucoup lire des trucs fleur bleu. »

A ce stade de la conversation George n'était même plus rouge, il était écarlate.

« Bon revenons en à ta question. Alors dans l'ordre... William est resté avec Fleur, rien de très étonnant. Charlie... alors là, vous allez rire est en couple avec... Viktor depuis treize ans. »

« Krum?! Notre frère a attrapé le célèbre joueur de Quiddich? Je suis fier de lui. » fit Fred en sautillant sur le canapé, tenant avec peine sur place.

« Revenons-en, à ce que je disais. Bon Percy est avec Luna. »

« Loufoca ? » répliqua par automatisme Fred, avant de grimacer.

« Lovegood ! Mais maintenant Weasley. » répondit Janvier, agacé d'être encore interrompu.

« Puis il y a vous, avec Regulus Black, contrairement aux trois autres vous avez perdu votre nom de famille aux profit de celui des Black. Je suis Janvier Black, juste Black. Puis il y a... Ron avec... »

« Allez laisses-moi rire Lavande ? Padma ? Millicent ? Non ? Je donne ma langue au chat. Pour le moment je n'ai que du mépris pour mon cher frère. » se reprit vivement Fred.

« Tu ne devrais pas. C'est pour très bonne raison, le pense t-il en tout cas, qu'il n'est pas venu et qu'il a été assez méchant envers ses amis. »

« Ha oui ? Et quelle est telle ? »

« Il a reçut un sort lors de la bataille final. Ma foi un sort plutôt inoffensif, puisque que c'est un sort raté. »

« Et quelle sort pourrait lui donner ce caractère... vindicatif ? »

« Il est devenu un Veela. »

« Je ne comprend pas... » souffla Fred.

« Il avait peur, il sait qu'il va être accouplé à un Homme étant donné qu'il est un veela soumis. Il voulait à tout prix éviter Poudlard, pour cela, il ne veut pas y rencontrer son compagnon. Il a du se montrer convaincant et repousser tout le monde pour cela. »

Janvier souriait à belle dents.

« Il n'est pas ici, n'est-ce pas ? son compagnon ? »

« Oui, tu a raison, il n'est pas ne vous inquiétez pas, ils vont bientôt rappliquer. » s'amusa Janvier.

« Qui donc ? Ron et son compagnon ? Arrêtes donc, de nous faire saliver. Qui est-ce ? »

« Un Serpentard, un vrai Serpentard, un ancien Mangemort. »

Fred cria cette fois, en sautillant.

« Génial ! Absolument fantastique. Dis-moi de qui il s'agit ! »

« Flint. »

« Poursuiveur de Serpentard... Laisse moi réfléchir. Il doit avoir quelque chose comme cinq ans de plus que notre frère. Le même âge que ce délicieux Dubois. »

« En Parlant de Dubois... »

« Oui ! »

« C'est le mari de Ginny. »

« Non ! »

« Si ! »

« Non ! »

« Puisque je vous dis que si. » répliqua vertement Janvier qui ne connaissait que trop bien le comportement puéril de ces deux pères, voulut couper rapidement cour au jeu.

« C'est dingue, incroyable. » cria Fred

« Mais dis-moi quelque chose ? » fit George

« Oui? » fit Janvier en levant les yeux vers lui.

« Qui va donner le premier petit-enfant à maman ? »

« Celui de la famille qui fera cela, subira milles maux. »poursuivit son frère.

« Tu ne crois pas si bien dire. »

« Je suppose qu'il s'agit de Bill, Fleur n'a t-elle pas prit de ventre récemment ? » fit Fred.

« Tu rêve éveillé Fred. » s'amusa George.

« Tu sais bien que les veela doivent attendre leur trente ans pour pouvoir avoir des enfants, cela ne peut être elle. »

« Effectivement, Rose est à Beauxbatons en deuxième année. »

« Mais qui alors ?Cela ne peut être nous puisque tu as 17 Cassandra elle, elle a au moins 20 ans, il me semble. Mais je ne sais pas la fille de qui elle est, je sais uniquement que c'est une Weasley et qu'elle a les cheveux roux. »

« Oui c'est une Weasley la fille aîné de Percy en fait. Mais elle n'est pas la plus vieille. En fait le plus vieux est...Timothy... Black. »

« Quoi ? Mais je croyais que nous n'avions eu que toi et ta sœur ? »s'étonna George.

« Hé bien, non. Tim a vingt et un ans et est allé à Gryffondor. »

« Un autre Black chez les rouges. » s'esclaffa George.

« Cela fait combien de petits enfants ?» poursuivit Fred sans preter attention à la remarque de son frère.

« Hé bien...10. »

« Pas mal ! Donc trois pour nous, un pour Bill, une pour Percy. »

« Trois en fait »

« Donc Trois pour Percy, Ron ? »

« Une fille. »

« Une pour Ron, Charlie et Viktor ? »

« Un garçon. »

« Un pour Charlie, ce qui laisse, un enfant pour Ginny ? J'ai raison ?»

« Absolument. Il y a Baptiste Krum en première année à Serpentard, Lucinda Journey et Cassandra pour Percy, Lucinda et Journey sont des jumelles et ont été réparti à Serdaigle. Autrement Jimmy Dubois a 14 ans et est à Poufsouffle... »

« HaHa HA ! » se moqua Fred. Janvier secoua la tête.

« Et il reste Rose qui comme je vous l'ai déjà dit est à Beauxbatons et Tina Flint qui n'a que 9 ans. »

« Magnifique. » admit Fred.

« Alors maintenant, soit tu rejoins ton dortoir, soit tu rejoins celui de ton ami de Gryffondor. »

Janvier haussa les sourcils et au lieu de reprendre le passage secret en sens inverse, monta les escalier menant aux dortoirs des garçons de septièmes années de Gryffondors. Les dortoirs réservés aux voyageurs du futur, bien sûr.