Salut à tous !
Désolé pour le retard qui n'en ai pas vraiment un... Aussi je regardais une série en même temps... Brothers and Sisters ... Trés bonne série d'ailleurs !
Merci pour vos reviews… Je ne sais plus pourquoi mais en ce moment je ne blablate plus beaucoup. En faite, j'ai des problèmes familiaux, alors plus le courage de plaisanter. Mais écrire me détend, alors je me lâche dedans.
Et pour tout avouer, ma fiction dépend beaucoup de ce que je vis. Même si on ne dirait pas comme ça, il n'est pas rare que certaines répliques de Maël soient des répliques que j'ai moi-même dites, ou entendues.
Voilà, donc, je continue avec un chapitre sur « the big combat final » avec le basilic. Et si j'arrive à terminer l'aventure dans ce chapitre-ci, la troisième année sera le prochain chapitre, et dans le suivant débutera la quatrième année, et qui dit quatrième année dit romance !
Précision : Italique = fourchelangue
En espérant que ma fiction vous plaise encore.
Dans le chapitre précédent :
Alors, Maël retrouvant sa froideur légendaire, son visage reprenant un masque de parfaite indifférence se positionna devant le lavabo. Ses doigts caressèrent la gravure en forme de serpents, et les Gryffondors autant que leur professeur frissonnèrent.
- Ouvre-toi
Le robinet se mit à briller d'une lueur blanche. Et il disparut laissant place à un gouffre dont on ne percevait pas la fin. Et avant que quiconque est pu faire un geste, Maël poussa Lockhart qui s'était penché pour voir et s'en attendre que les Gryffondors réagissent, se laissa tomber dans le trou en envoyant un sonore :
- Je passe en premier ! Enfin, en second si vous comptez Lockhart
Chapitre 32
Quand Maël toucha le sol, il ne put retenir un grognement de douleur. Il commençait vraiment à rouiller. Mais à peine eut-il le temps de se relever que déjà Ron, suivi de peu par Evan, atterir dans des couinements de douleur sur le sol. Le professeur et ses élèves se relevèrent et commencèrent à marcher dans les boyaux sombres qui composaient l'accès à la fameuse chambre des secrets.
- On est sous le lac, non ? Constata Ron en observant les parois couvertes de vases.
- Bien joué, Sherlock ! Se moqua Maël.
- Sherlock ?
- Inculte… Marmonna dans sa barbe Maël
- Fait tout noir… Lança Evan.
- La magie nous permet par un moyen quelconque mais que Nicolas pourrait surement vous expliquer de créer de la lumière à l'aide d'une formule dite magique. Alors si par hasard quelqu'un désirait ne pas marcher dans le noir, il lui suffirait de prononcer, si évidemment il était doté d'un minimum de puissance sorcière, la formule Lumos.
- Ou comment parler pour ne rien dire… Ironisa Evan en lançant toute de même la formule.
- Je vous préviens. Le monstre de cette chambre est un basilic. Si vous le regardez dans les yeux, vous mourrez. Compris ?
- Mais on ne va pas se balader les yeux fermés ! Contra Ron.
- Idiot. Au moindre mouvement vous fermez les yeux. C'est simple, non ?
- 5/5 chef ! S'écria Ron.
- Ah ! Un être qui a une parcelle de culture. Le félicita Maël.
Ils continuèrent à avancer, sans se rendre compte que Lockhart fulminait et observait Ron qui tenait sa baguette cassée de façon assez détendue…
- Il y a quelque chose la bas ! Paniqua Evan.
Tous les regards se tournèrent dans un même mouvement vers la direction indiquée par le jeune Potter.
- C'est sa peau. Enonça Maël
- Sa peau ? S'étonna Ron
- Mais oui, imbécile, tous les serpents muent. C'est évident.
- Avez-vous vu la taille de ce truc ? Frissonna Evan
- Tout comme toi, il me semble. Répliqua Maël
Mais avant que le garçon est pu prononcer un mot, Lockhart se jeta sur le rouquin et se saisit de la baguette en piteuse état qu'il pointa vers les enfants.
- L'aventure se termine ici, les amis, s'exclama-t-il. Je vais prendre un morceau de cette peau et le rapporter à l'école. Je leur dirai qu'il était tard pour sauver la fille et que vous avez tragiquement perdu l'esprit à la vue de son corps mutilé. Vous pouvez dire adieu à vos souvenirs.
Et alors que les deux Gryffondors paniquaient et bredouillaient des explications sans queue ni tête, Maël déclara :
- Adieu… Vous allez me manquer petits souvenirs.
Et c'est avec une mine perplexe mais décidée que l'honorable plus si honorable professeur de défense contre les forces du mal lança :
- Oubliettes !
C'est alors que la baguette explosa avec la force d'une petite bombe. Maël, en parfait Serpentard ne chercha pas à aider ses camarades, mais opta plutôt pour une fuite, il dérapa sur la peau de serpent, tout en se couvrant le visage pour échapper aux énormes morceaux de roc qui se détachaient du plafond et s'écrasaient sur le sol dans un bruit de tonnerre. Bientôt, il se retrouva seul face à un mur de d'éboulis.
- Hum… Les Gryffons ? Lockhart ? Lança-t-il
- On est là ! Répondit la voix étouffée de Ron, derrière l'amas de rocs.
- Ron… L'autre idiot … Il divague… Coupa Evan.
- Bon, je crois que vous n'êtes pas du bon côté du mur. Alors, Ron la vie de ta sœur est entre mes mains. Stressant, non ?
- Ramène-la moi s'il te plait… Supplia le rouquin depuis l'autre côté de la porte.
- Cio les amis ! Envoya Maël d'un ton sarcastique en s'enfonçant plus profondément dans un boyau tout en se chuchotant :
- Tous les chemins mènent à Rome…
Continuant sa route, il ne tarda pas à se retrouver face à face avec une porte orné de deux majestueux serpents.
- C'est le moment ou jamais de faire preuve d'un peu de courage. Tout ça pour ces maudits Gryffondors… Mais qu'est ce que je fais là ? Je sauve une vie. Parce que je ne suis pas comme Stephen ou Grausam. Non, j'apporte la lumière là où sont les ténèbres… Plus le temps passe, plus je me rends compte que les phrases de Victoire sont ridicules… Se parla-t-il à lui-même pour se donner du courage.
Il frotta ses mains l'une contre l'autre et susurra d'une voix rauque qui aurait charmé Draco :
- Ouvrez.
Les deux serpents se séparèrent aussitôt : les deux pans de mur sur lesquels ils étaient gravés venaient de s'écarter en silence. Quelques instants plus tard, ils avaient entièrement disparu, laissant la voie libre.
Maël s'avança en songeant que la protection de cette célèbre chambre des secrets n'était pas vraiment impressionnante.
Il se trouva face à une salle blanche, avec au centre une sculpture des plus grandiloquentes.
- Et bien dit donc, le Salazar, il ne fait pas les choses à moitié !
- Effectivement. Vint confirmer une voix douce.
Maël se retourna pour tomber nez à nez avec un jeune homme dans les seize ans, de grande taille, les cheveux noirs. Ses contours étaient étrangement flous comme si Maël l'avait regardé à travers une fenêtre aux vitres givrées.
- Enchanté. Maël Snape. Se présenta poliment Maël.
- Tom Jedusor. Renvoya le jeune homme.
- Ah ! J'ai entendu parler de vous et votre brillant passage à Poudlard… Mais pas que tout ceci ne m'intéresse pas mais n'auriez-vous pas vu une jeune rouquine de 10/11 ans ?
Un sourire se dessina sur les lèvres parfaites de Tom et d'un geste gracieux il désigna un corps recouvert de l'uniforme de Poudlard.
- Elle est morte ? Questionna Maël sans faire le moindre mouvement vers la jeune fille, car il n'était pas idiot. Si ce Tom était là en ayant l'air si jeune, ce n'était pas par hasard. Et s'il n'était pas entrain d'essayer de réanimer la petite fille, c'était qu'il n'était pas là en chevalier sauveur. Pour Maël, il était plus qu'évident que l'apparition n'était pas vivante et encore moins gentil.
- Non. Elle est encore vivante… mais tout juste.
- Vous êtes un fantôme ? Demanda alors Maël.
- Disons plutôt un souvenir. Répondit Jedusor d'une voix paisible. Conservé pendant cinquante ans dans un journal intime.
Il pointa l'index vers les orteils géants de la statue. Un petit livre noir était ouvert sur le sol.
- Magie noir, n'est ce pas ?
- Tu es intelligent. Mais un détail m'échappe, ce n'est pas toi que je voulais faire venir ici. J'ai parler avec Evan Potter à travers ce journal. Je pensais qu'il viendrait.
- Alors vous aviez tort. Répliqua Maël. Et maintenant, si vous permettez je vais prendre congé.
Sur ces derniers mots, Maël se dirigea vers la jeune fille qu'il s'efforça de soulever, n'y arrivant pas il voulut poser son épée à terre pour avoir de meilleurs prises mais les entrainements de Stephen refirent surface et il se souvint à temps de ne jamais lâché son arme. Cependant Stephen était un moldu. Et c'est la baguette de Maël qui se retrouva à terre sans qu'il s'en aperçoive. Il réussit à faire glisser Ginny sur son dos et se releva pour quitter la chambre en ignorant le souvenir. Mais il se trouva face à Jedusor tenant deux baguettes en main dont la sienne.
Maël comprit trop tard les intentions de Jedusor quand il entendit l'homme sifflait en fourchelangue :
- Viens à moi
Et c'est sous les yeux paniqués de Maël qui avait honte de s'être fait avoir comme un débutant que l'énorme basilic sortit de la sculpture. Mais le monstre ne fit pas un geste.
- Dans ma grande bonté, et même si j'ignore qui tu es, je t'expliquais comment et pourquoi tu vas mourir.
- C'est trop gentil… Je vous assure qu'il ne faut pas. Lança sarcastiquement Maël oubliant temporairement sa position.
- Tu dois de demander si Ginny est l'héritier des Serpentards ? En faite, je le suis. Et Ginny n'est qu'un intermédiaire. Depuis que je suis petit j'ai toujours eu le temps de séduire les gens dont j'avais besoin.
- Autant pour toi …
- Tout a commencé par le journal intime que tu vois là bas. Continua Tom en ignorant les sarcasmes de Maël. Ginny y a écrit toutes ses confessions et je n'ai eu aucun mal à manipuler cette pauvre enfant. Je lui ai fait tuer les coqs. Ecrire avec leur sang les menaces. Et quand elle a commencé à s'en rendre compte, il était trop tard. Elle a voulu en parler à ses frères. Mais je l'ai capturée et amenée ici…
- Hum…
- Et si tu meurs aujourd'hui, c'est à cause de cette idiote sans cervelle.
- Ravie de mourir pour une femme…
- Quel Don Juan tu fais… pour un gamin.
- En même temps, je me contente des deux côtés. Répliqua Maël tout en cherchant intérieurement une solution pour s'enfuir d'ici.
Il reçut un regard surpris de Tom qui rit et lança :
- Petit gosse… Mon nom est TOM ELVIS JEDUSOR.
- Et ? Nargua Maël
- JE SUIS VOLDEMORT.
- Wow… La classe, Voldy, quel jeu de mot. A mon tour : Mon nom est MAEL KEIRAN SNAPE.
- Et ? Le nargua à son tour le redouté Lord Voldemort.
- Rien…
- Rien ?
- Pff… Tu crois que c'est facile de trouver une phrase en utilisant toutes les lettres de mon nom ? Je parie que tu as inventé ton surnom qu'on ne doit pas dire en fonction de ton nom, rien que pour faire ce petit effet !
Lord Voldemort regardait Maël avec étonnement et moquerie. Ce gamin n'était pas ordinaire, et il aurait fait un très bon mangemort s'il n'était pas dans le camp adversaire.
- Tu n'as pas peur du mage noir redouté ?
- Nan. Répondit Maël, alors qu'il tremblait intérieurement. Puisque vous ne l'êtes pas. Vous n'êtes qu'un souvenir. Vous ne pouvez rien me faire. Ce que je dois craindre, c'est le basilic, pas vous !
Alors, dans un rictus cruel, Vous-Savez-Qui siffla au monstrueux serpent :
- Tue le garçon.
Alors l'énorme bête s'avança silencieusement vers Maël qui avec la panique d'un enfant de son âge lâcha Ginny et fit demi-tour. Mais au moment où Jedusor allait lancer un rire froid et inhumain une musique se fit entendre. Il regarda autour de lui : la chambre était déserte. La musique s'intensifia. C'était une mélodie étrange, effrayante, qui provoquait des frissons le long de l'échine.
La musique ne tarda pas à atteindre une telle intensité que Maël la sentait vibrer dans sa poitrine. Des flammes surgirent alors de nulle part et un oiseau écarlate, de la taille d'un cygne, apparut. La musique était sienne, c'était son chant. Les plumes de sa queue, aussi longues que celles d'un paon, brillaient d'une lueur dorée.
- Un oiseau ? S'exclama Jedusor. C'est ainsi que le grand Dumbledore protège ses élèves ?
- Je crois qu'il ne m'aime vraiment pas, alors… Répondit Maël.
- Ce vieux sénile est ridicule !
- Entièrement d'accord avec vous, mais avouez que l'oiseau est joli.
- C'est un phénix. Dit Jedusor en se mettant à fixer l'oiseau dans les yeux.
- Oui. C'est Fumseck. L'oiseau de Dumbledore.
Maël l'avait rencontré l'an passé quand il s'était introduit dans le bureau de Dumby pour y emprunter quelques libres interdis.
- Et bien Revenons à nos affaires.
- Nos affaires ?
- Ta mort si tu préfères, comme c'est triste pour un héros, un Gryffondor, qui a voulu sauver la vie de cette pauvre idiote !
- Je suis un Serpentard ! Se récrira Maël, car quitte à mourir, il préférait ne pas être pris pour l'un de ces imbéciles.
- Je me disais aussi que tu étais un peu trop malin pour être un rouge et or. Ton sens de la répartie. Ta maîtrise de toi-même. Tout cela était trop parfait pour que tu sois l'un des leurs. Alors, dis-moi, petit Serpentard. Pourquoi veux-tu sauver la vie de cette fillette ? C'est ton amour secret ?
- Autant pour moi. Je préfère les personnes plus murs !
Jedusor songea alors qu'il était triste de devoir tuer un garçon à l'avenir, mais enjoignit le basilic à éliminer cet élément perturbateur. Une fois débarrassé de l'enfant, il l'enverrait à la surface, ce qui pousserait l'élu à venir chercher la petite rousse.
L'oiseau s'envola alors, et Maël eut un pincement au cœur. La présence d'un animal ne cherchant pas à lui enlever la vie le rassurer, mais il était peu probable qu'un phénix ait la moindre chance face au Roi des Serpents.
Maël recula. Le basilic s'avançait vers lui. Le jeune garçon ferma les yeux. Il entendait le corps de la bête ramper sur le sol poussiéreux. Les paupières toujours closes. Maël courut à l'aveuglette en suivant le mur, les mains tendus devant lui. Il entendit un éclat de rire froid. Jedusor s'amusait de son malheur.
Il y eut alors un sifflement sonore au dessus la tête du jeune garçon qui crut alors que sa dernière heure arrivait.
Maël, remerciant le ciel que personne ne puisse le voir, avança en trébuchant, essayant de s'éloigner du basilic. Mais, il était bien trop lent et ne voyant rien perdait de son efficacité. Il avait été entrainé à combattre dans le noir. Et c'est en tenant bien fermement son épée dans sa main qu'il fit face à l'énorme monstre tout en songeant qu'il était dommage de mourir si jeune, il y avait plein de choses qu'il aurait aimé pouvoir faire. Brandissant sa lame devant lui, il sentit le serpent reculer. Il entrouvrit très légèrement les paupières et vit Fumseck voletant autour de la tête du basilic qui essayait de l'attraper, claquant ses mâchoires hérissées de longs crochets fins et tranchants comme des sabres.
Soudain, le phénix plongea, son long bec d'or disparut et une cascade sang noir déversa sur le sol. La queue du serpent s'agita furieusement, manquant Maël de peu, et avant que celui-ci ait eu le temps de fermer les yeux, la créature se retourna verse lui. Maël se retrouva à fixer les deux yeux globuleux. Crevés. Fumseck avait crevés les yeux du monstre ! Maël ne put s'en empêcher et sauta sur place à la manière de William en chantonnant comme César :
- C'est qui le meilleur ? C'est qui le meilleur ?
Le basilic, les yeux ruisselants de sang, laissa échapper un long sifflement de douleur, et essaya de mordre le phénix.
- Non ! Hurla Jedusor. Laisse l'oiseau ! Laisse l'oiseau ! Le garçon est derrière toi ! Sens son odeur ! Tue-le !
Le serpent aveugle, vacilla, désorienté mais toujours mortel. Et soudain, la grande gueule s'ouvrit au dessus de Maël. La créature plongea à l'aveuglette. Maël fit un bond sur le côté tenant son épée plus fermement. Le basilic repartit à l'assaut, ne laissant pas le temps au jeune garçon de reprendre son souffle. Et cette fois, il visa juste. Maël enfonça sa lame dans l'immense gueule hérissé de crochets luisants, aussi effilés que son épée, des crochets mortels, prêt à le transpercer…. Maël poussa sa lame jusqu'à la garde, transperçant le palais du monstre, c'est alors qu'il sentit une douleur fulgurante lui traversait le bras, juste au dessus du coude. Un des longes crocs venimeux de l'animal était profondément enfoncé dans sa chair. Le basilic s'effondra au sol laissant Maël avec un de ses crochets dans le bras.
Maël se laissa tomber au sol. Il empoigna le crochet, et d'un coup sec le retira de son bras, tout en sachant pertinemment qu'il était trop tard. Une douleur brûlante se diffusait dans son corps.
Un éclat rouge l'aveugla un instant, puis il reconnut Fumseck à qui il murmura :
- Au moins, le vieux fou aura servit à quelque chose….
Il se releva, tenant son épée dans une main, et le crochet dans l'autre. Et sans raison particulière, il enfonça sauvagement le croc dans le journal intime. C'était un geste vengeur, car Maël savait qu'il allait mourir à cause de ce maudit journal. Il fut très surpris quand un long hurlement perçant, un hurlement terrifiant se fit entendre et qu'un flot d'encre jaillit du livre à gros bouillons et ruissela sur ses mains. Jedusor se tordait de douleur devant ses yeux, agitant vainement les bras, criant de toutes ses dernières forces puis disparu. La baguette de Maël que l'homme tenait dans ses mains tomba au sol, l'unique bruit qui se fit entendre dans la pièce avant que l'enfant ne s'effondre au sol.
Alors que Maël se sentait si fatigué et s'abandonnait dans l'inconscience, une voix fluette retentit :
- Maël Snape ?
- Ouais… Répondit-il faiblement.
- Je suis Ginny…
La voix était secouée de sanglots, mais soudain elle sembla voir quelque chose car elle s'écria :
- Tu as tué le basilic… Je voulais prévenir Evan, c'est le Survivant, l'élu… Mais je n'ai pas pu… Je ne pouvais pas … Comment as-tu fait pour tuer cette chose ? Mais tout ça c'est à cause du journal… C'est ma faute… Merlin tout puissant, je vais être renvoyée… Mais, Maël tu vas bien ?
Le garçon sentit alors une petite main entourer son bras. Et il répondit bravement :
- Ouais…Ginny. Calme-toi. Sors de la chambre. Tu trouveras Ron, Evan et Lockhart. Dis-leur de s'accrocher au phénix. Il vous emmènera hors de la chambre.
- Et … toi ? Bredouilla-t-elle.
- Moi ? Sourit Maël en se relevant. Je reste ici encore un peu. Je veux visiter.
Lui lançant un regard inquiet, Ginny s'apprêta à négocier quand elle reçut un regard noir et glacial de la part de Maël. Made in Snape. Elle frissonna et courut hors de la salle, et n'aperçut pas Maël qui s'effondrait au sol de nouveau.
La rouquine courut dans les boyaux et finit par entendre des voix.
- Ron ? Evan ? Professeur ? Lança-t-elle d'une voix remplie de sanglots.
- Ginny ! S'écrièrent deux voix.
La petite fille tomba en larme dans les bras de son frère, lui racontant tout. Quand elle eut finit, Evan demanda :
- Et Maël ?
- Il a dit qu'il restait …
- Hein ?
- Il voulait … euh … visiter.
- Visiter ? Ce gars est fou.
- Ron, tu sais je crois qu'il était blessé. Protesta Ginny.
- Je vais le chercher ! S'écria alors Evan.
Maël était étendu sur le sol, songeant à tout ce qu'il allait manquer quand il sentit la tête de Fumseck se posait sur sa blessure. Il percevait de l'eau sur son bras quand il entendit un voix s'élevait :
- Maël ?
- Cet animal est trop bête, il n'a pas suivi la fille. Chuchota Maël avec ses dernières forces.
- Maël ! S'exclama Evan en apercevant le garçon qui ne bougeait plus que les lèves.
- Evan… J'aurais préféré mourir dans les bras d'une belle femme… ou d'un beau gosse au moins… A la limite de Ron, pourquoi toi ?
- Tu es sur que tu vas mourir ? Parce que pour des derniers mots, c'est du gaspillage ! Et tu sembles plutôt en forme.
- C'est vrai ça ! S'exclama Maël en se relevant, puis il regarda autour de lui et vit le phénix.
- Les larmes de phénix ! S'écria de nouveau Maël. Elles guérissent tous les venins.
- Tant mieux ! S'écria Evan, intérieurement fou de joie que l'autre garçon ne meure pas. Même s'il ne l'aimait pas, il n'aurait souhaité sa mort pour rien au monde.
Mais déjà, Maël s'avançait hors de la chambre, Evan sur ses pas. Ils arrivèrent là où les Weasley et Lockhart attendait. L'homme semblait complètement ailleurs.
- Il a perdu la mémoire. Expliqua Ron. Le sortilège d'Amnésie a marché à l'envers. Il ne sait plus du tout qui il est, ni où il est, ni qui nous sommes.
- Bonjour. Le coupa Lockhart. Drôle d'endroit, n'est ce pas ? C'est ici que vous habitez ?
- Non. Pas vraiment. En revanche, peut être que ce sera votre future maison si vous n'arrêtez pas de sourire ! Répliqua Maël.
- Comment on remonte ? Interrogea Evan.
- Le phénix va encore nous aider. Cet animal a une force phénoménale. Il nous suffit de nous accrocher à sa queue, et il nous remontera. Lança Ron qui avait écoutait Hermione en parler.
- Ok. Bon, je vous préviens, les Gryffons. Tout ce qu'il s'est passé ici avec vous reste ici.
Et sans laisser le temps de répondre, il agrippa la main queue de Fumseck d'une main et se saisit de la main de Lockhart de l'autre. Lockhart qui tenait Ginny semblant essayer de la consoler. Alors, comprenant ses intentions, Ginny prit la main de Ron qui tenait lui-même celle d'Evan. Et le phénix s'envola emportant avec lui tous les enfants.
Ils atterrirent plus ou moins gracieusement dans les toilettes de Mimi Geignarde. Et Evan une fois remit sur pied questionna nerveusement :
- Où on va maintenant ?
Ron jetait des regards inquiets à sa sœur toujours en larme et répondit :
- Chez McGonagall puisque le directeur n'est pas là.
Les Gryffondors, trainant le professeur de DCFM derrière eux se dirigèrent vers le bureau quand Lockhart demanda :
- Où est passé ce joli garçon aux yeux verts ?
