Désolé pour toute cette attente mais je vous resserve de chapitres pour la peine.

Désolé pour les fautes d'orthographes, je n'ai toujours pas beta.

Bonne lecture!

Chapitre 20,

Luna était assise au bord du lac, dans lequel se reflétait la douce lumière de la lune. Elle aimait le calme des nuits d'été. Il ne faisait pas assez froid, pour que rester dehors devienne vite désagréable et il faisait juste assez beau pour que la chaleur ne la dérange pas. L'heure du couvre feu était largement dépassé, même pour elle, qui avait le privilège étant en huitième année, de se le voir décaler.

Mais ce soir, elle n'avait pas envie de dormir, en vérité, elle était malheureuse.

Neville venait de rompre avec elle, en apprenant qu'il serait en couple avec une autre, qu'elle ne serait pas la compagne devant l'éternité que le destin lui avait réservé. Tout ce qu'il lui avait accordé était un baiser sur le front.

Elle n'était pas certaine, de déjà l'aimer, mais cela n'en était pas moins douloureux.

Avec tout ce qu'ils avaient traversés, elle ne pensait pas que cela se déroulerait comme cela. Non... elle n'avait pas songer à l'avenir comme tournant d'une telle façon.

Avant la bataille finale, il avait été un des seuls à comme elle voir ces cheveux qui tiraient les calèches menant au château. Les sombrals.

Elle leur trouvait une certaine beauté, une beauté certes singulière, mais beauté tout de même. Malgré leurs yeux blanc cassés sans pupilles, malgré leurs ailes à l'allure de celles des chauves souris, malgré leurs corps décharnés et leurs poils ras, parfois clairsemés.

Ils avaient tout l'air d'être des animaux maltraités, alors qu'il n'en était rien. Une légende urbaine racontait, qu'ils étaient en fait , à l'origine des licornes auxquels on avaient volé les cornes, étant des créatures immortelles, elles ne pouvaient en mourir, mais n'étaient jamais plus ce qu'elles étaient. Elle ne savait pas, si elle devait y croire, mais croyant aux nargoles et aux roncheruines, elle ne se voyait pas médire les théories d'autres.

Tout comme cela l'avait rapproché de Harry, cela avait été aussi le cas pour Neville. Chacun ayant vu la mort d'une façon ou d'une autre.

Neville avait été très patient avec elle, quand elle se laissait aller à ses fantaisies. Peut-être même trop patient et gentil.

Ainsi, elle n'avait pas changé de comportement. Elle savait qu'elle était étrange, que le surnom de Loufoca avait fait le tour du château, mais elle acceptait cela. Elle aimait être originale, tout comme elle aimait ses vêtements bariolés et ses boucles d'oreilles maison.

Pourtant, elle aimait aussi avoir l'air belle. Parfois, qu'on l'a perçoive encore comme l'enfant traumatisé par la mort de sa mère ou comme une fille à moitié folle, l'agaçait. Elle n'était pas comme cela.

Elle était une jeune femme de bonne famille, une sorcière intelligente, talentueuse et puissante. Et cela faisait quelque mois, qu'elle s'était rendu compte que même le si sympathique Neville la percevait ainsi, comme une chose si fragile physiquement et psychologiquement, qu'il osait à peine la toucher.

Alors, qu'un contact, un baiser ne l'aurait pas détruite.

Leur couple n'était pas destiné à durer, mais c'était la première relation, un temps soit peu amoureuse qu'elle avait eu. Et c'était forcement douloureux d'y mettre fin.

Neville ne lui avait pas dit, avec qui il serait dans l'avenir. Comment le savait -il, d'ailleurs ? Elle ne croyait pas avoir entendu parler d'un enfant Longdubas dans la nouvelle génération. Mais cela ne voulait pas dire qu'il n'aurait pas d'enfant, peut-être étaient ils simplement scolarisés autre part. En Amérique peut-être, de nombreuses écoles y rayonnaient à l'international. D'ailleurs sa future femme était peut- être Américaine ? Et ce serait simplement d'autres enfants qui lui en aurait parlé...

Elle espérait tout simplement qu'elle ne finirait pas seule, puisque même la compagnie des chats s'insupportait. Elle aimerait avoir des enfants, surtout des garçons en fait. Et puis elle n'était pas difficile, elle adorerait ses enfants qu'ils soient moldus, asiatiques, métisses, blond, roux, qu'ils aient les yeux marron, bleu ou même vairons, lui importait peu. Son père lui avait apprit à être très ouverte d'esprit.

Elle se voyait bien dans l'avenir professeur à Poudlard, elle y enseignerait alors le soin aux créatures magique. Mais tout ce qui avait trait aux animaux lui irait très bien.

Elle devait absolument penser à interroger les enfants à propos de son avenir.

Harry fut réveillé par un de ses nouveaux camarades de Serpentard, après s'être remit du choc, il avait quitté l'appartement de ses nouveaux parents pour rejoindre le sien, et ainsi leur laisser plus d'intimité.

Les nouveaux dortoirs avaient été préparés pour eux. La plupart des nouveaux Serpentards étaient comme eux des anciens Gryffondors, mais il y avait également quelques Serdaigles. Par contre aucun Serpentard n'avait quitté sa maison, ce qui faisait qu'aucun nouveau ne se retrouvait à partager sa chambre avec ces derniers. Ce n'était pas plus mal, car il aurait pu se retrouver avec des amis de Draco, ou même pire avec son deuxième compagnon. Et là, il aurait été dans de sales draps, il avait échappé à cela la première nuit, mais maintenant, il avait bel et bien aménagé chez les serpents.

Boris, celui qui l'avait réveillé, le poussa vers la salle de bain, en soulignant qu'ils étaient déjà en retard pour le déjeuner.

Boris était toujours d'humeur calme, et il s'était à peine étonné du nouveau changement d'apparence du héro national. Après tout, entre la fin de l'année précédente et le début de celle-ci, il avait déjà pas mal changé, à cause de son héritage. Mais maintenant, il n'avait plus rien à voir avec son ancien lui.

Aujourd'hui, serait donc le premier jour de cours, pile deux jours après la répartition. Et il ne savait rien de ce qu'il allait lui arriver. Même si officiellement il était en huitième année comme là majeur partie de ses amis, en fait il intégraient la septième année, simplement pour des raisons quantitatives, la plupart de leurs cours ne seraient pas couplés à d'autres maisons. Les gryffondors resteraient entre eux, etc.

Ils commençaient par deux heures de potions, et il ne savait pas trop quoi en penser.

A la table des Serpentards, il rejoignit une Hermione qui avait une sale mine.

« Mal dormit, 'Mione ? » demanda t-il pour la forme.

« On peut dire cela, j'ai un poids sur la conscience. »

« Pourquoi donc, à ma connaissance, tu n'as pas quoi que ce soit à te reprocher. »

« En fait si, j'ai mauvaise conscience, d'avoir évité sciemment mes enfants. » Harry soupira devant l'air coupable de son amie, elle semblait tellement préoccupé que son changement d'apparence passa même inaperçue.

« Ne te fais pas tant de soucis, 'Mione. J'en ai fait tout autant et ces derniers ne semblent pas m'en tenir rigueur, ils attendent que je m'habitue. Les tiens en feront certainement autant. »

Hermione gémit.

« Tu a bien de la chance, mon aîné me regarde comme si j'avais commis le sacrilège, et dés que la plus jeune croise mon regard des larmes débordent de ses yeux. » Harry grimaça, en se rendant compte qu'effectivement la situation de sa meilleure amie étaient autrement bien plus compliqué que la sienne.

« C'est peut être parce que tu es leur mère, moi je ne suis qu'un de leurs trois pères. Je suppose que c'est différent. »

Hermione hocha la tête, puis écarquilla les yeux.

« Trois ? » Soudain, elle le regarda vraiment et vit à son tour sa nouvelle apparence, elle ne commenta pas, mais parut approbatrice.

Harry toussa en rougissant.

« J'ai surpris Draco entrain d'embrasser un autre Serpentard hier soir, j'étais vraiment mal et puis on m'a fait comprendre que pour qu'il ait eu un tel comportement, il fallait que l'autre soit également son compagnon. »

« Waou ! Tu ne fais vraiment jamais dans la simplicité. Que compte-tu faire ? »

« Je suis un peu perdu, je suppose que j'attends simplement qu'ils viennent me voir. »

« Tu sais bien que rien n'est si simple avec les Serpentards. »

Harry haussa les épaules.

Non qu'Hermione ne prenne pas l'histoire de Harry au sérieux, mais elle était également très perturbé par sa propre histoire, elle reprit donc.

« Tu penses que je devrais me rapprocher d'eux ? »

Harry secoua la tête.

« Au vue du portrait que tu me fais de la situation, je dirais que ce n'est pas la solution. Tu devrais plutôt te rapprocher de leur mère en fait. »

Hermione semblait avoir avalé un insecte.

« Je sais que je suis mal placé pour te dire cela, mais... »

« Ta remarque est pertinente, mais je ne sais pas si... »

« Tu ne te sens pas prête, je comprend cela. » Harry frissonna. Hermione plissa les yeux.

« Tu les sens aussi n'est-ce pas ? »

« Quoi ? Leurs regards... bien sûr, j'ai l'impression qu'ils s'imprègnent dans ma peau, s'est brûlant. »

« Leurs ? Pour ma part je ne sens que celui de Pansy... »

« Je te rappelle que j'ai deux compagnons. »

« Par Merlin ! C'est vrai » elle n'était vraiment pas concentré.

« un autre surnat en plus. » ajouta Harry pour la forme.

« Ho... un elf ? » demanda t-elle.

« Si seulement ! Non, un vampire. » grogna Harry.

« Nott? »demanda Hermione, après avoir réfléchit un instant.

Harry acquiesça, Théodore était beau, royal, ténébreux, charismatique. En gros, tout à fait charmant, si on exceptait le fait que c'était un Serpentard pur et dur.

Mais honnêtement, ils auraient pu se contrôler, au lieu de se jeter ainsi l'un sur l'autre. Lui avait bien su se contrôler, pourquoi pas eux ? Ils lui auraient ainsi éviter une terrible douleur.

Il fut bientôt l'heure d'aller au premier cour de l'année...avec les serpentards, mais comme c'était un cour de potion avancé, alors seul ceux ayant reçut un O aux épreuves de quatrième année, pouvait y assister, par conséquent, il n'y avait pas que des Serpentards mais également quelques Serdaigles et Gryffondors.

Quand ils quittèrent la salle, trois regards les fixaient toujours avec intensité.

Hermione et Harry furent les premiers à arriver devant la salle de potions, et virent peu à peu les gens arriver, dont leurs compagnons respectifs.

Harry tentait de se faire froid pour exprimer l'étendu de la colère qu'il éprouvait, quand Severus ouvrit la porte pour les faire entrer.

Il s'assit à côté de son amie, comme à son habitude. Mais se ne fut qu'une fois que tous furent assis que Severus prit la parole... pour reformer à sa guise les groupes de travail. Severus était même très fier de son plan de table, qu'il avait composé avec son compagnon et de quelques enfants du futur, dont il tairait les noms.

« Vous allez tous changer de place. Alors commençons, Ange Greyback avec Beatrice Parkinson, Théodore Nott avec Alexei Greyback. »

» ... Adam traversées Greyback avec Black-Malfoy-Nott. »

Se fit un silence religieux dans la salle, tous fixaient Harry, Draco et Théodore. Harry secoua la tête devant le sourire de son père et les enfants Black-Malfoy-Nott présent étaient étonnés que leur grand-père ait fait cette révélation.

Taliane était content, il fallait absolument, qu'il parle au jeune homme.

« ...Hermione Granger avec... Pansy Parkinson. » Severus s'amusait vraiment beaucoup.

« Janvier Black avec Fred Weasley. » Fred était un peu déçu de ne pas être avec son frère, mais son fils était une très bonne alternative.

« Harry Black avec ...Draco Malfoy » il refusait obstinément d'appeler encore son fils Potter.

Harry grimaça mais il avait bien comprit le système de son père et s'y était attendu.

Il avait commencé à apprécier la présence de Draco, mais à présent la donne avait changé, et il était assez fâché de son nouveau binôme.

Bien qu'au début de l'année il ne lui avait pas adressé la parole, en vérité la seule chose qu'il attendait alors c'était qu'il vienne lui même le voir, afin qu'ils discutent apprennent à se connaître, mais maintenant il allait devoir batailler pour cela, de même pour Théodore. Certes Harry n'était pas vraiment malheureux ou même en colère, il était simplement vexé et Merlin seul savait à quel point l'ego peut faire des ravages, donc il ne leur facilitera certaine ment pas la tache.

« Ginny Weasley avec Boris Svarev, Josh Black avec Jonathan Dornan... »

Severus poursuivit ainsi sa liste et alla ensuite ouvrir la porte menant directement à ses appartements pour faire entrer quelqu'un.

Et ce quelqu'un était en fait Dante.

« Je vous présente Dante Black-Malfoy-Nott. »

« En fait Dante Roscovar. » le corrigea gentiment le jeune homme.

« Bien sur, Dante va être mon assistant, mais pas uniquement il sera également assistant dans deux autres disciplines, la Défense et la métamorphose dans lesquels il excelle dit-on. Sachant cela il ne suivra que les cours de dernière année de Serpentard. De plus, je tiens à souligner que si vous n'appréciez pas le plan de classe... » il ft une légère pause pour le suspense.

« Vous n'y pouvez rien, car avec les autres professeurs nous nous sommes concertés et pour ceux qui sont sont à cette heure -ci en binôme de même maison vos places seront sauvegardés, pour les autres cela sera réglé par les autres professeurs. »

Harry soupira il allait devoir supporter Draco dans toutes les classes qu'ils avaient, quelle idée il avait eut de changer de maison ?

Depuis qu'ils étaient installés, Harry n'avait même pas jeté un regard à son voisin, dont il sentait pourtant le regard le brûler, de plus devant eux se trouvait Théodore Nott aux côtés d'un des fils de Remus. Et malgré toute la rancune qu'il avait en lui, il ne pouvait empêcher son regard de s'attarder sur son derrière rond et infiniment attirant.

« Tu sais que je ne t'ai pas trahis ?. »

Harry soupira, il avait vraiment espéré que Draco n'ouvre pas la bouche de l'heure, mais il rêvait éveillé apparemment.

« C'est une question de point de vue. » Lui répondit plutôt sèchement Harry sans même le regarder.

« Théodore est notre compagnon. » murmura Draco, à son intention.

« Je le sais aujourd'hui, et j'aurais aimé également le savoir hier soir. » répliqua durement le brun.

Draco semblait comprendre que le jeune homme n'était guère ouvert à la discussion, pourtant il s'acharna.

« Ne veux-tu pas au moins me regarder ? » demanda t-il.

Harry secoua la tête.

« Tu sais qu'à un moment ou un autre tu devras le faire ? »

Harry haussa les épaules.

« A un moment ou à un autre. »

« Et pourquoi pas maintenant ? »

Harry soupira, Draco semblait s'obstiner à le harceler. Il se résigna donc à se tourner, même si il savait que ce n'était pas la meilleure décision pour lui, à prendre.

Quand il fut face au blond, il se rendit compte, que l'autre était beaucoup trop prêt, et pour preuve, ses yeux se trouvèrent en face de sa poitrine, sa taille en cause. Il recula d'un pas et leva la tête pour fixer ses yeux dans ceux du bleu de la glace du jeune Malfoy.

« Satisfait ? » souffla t-il, en tentant de ne pas se perdre dans les profondeurs de son regard bleu.

Draco leva le bras dans le but de le toucher.

« Presque... » Mais quand ses doigts furent sur le point d'atteindre ses lèvres, Harry détourna la tête, brisant le contact visuel.

Draco laissa retomber son bras avec un soupir fataliste.

« Tu as conscience du fait, qu'on ne va pas s'arrêter à cela. »

Harry leva un sourcil avec un petit sourire.

" ''Sur ? « » »

Les lèvres du blond esquissèrent un sourire, sourire qui dévoilait l'éclat de ses dents blanche.

« Théodore et moi bien sûr. »

De son côté Théodore observait dans l'expectative son voisin grommeler. Il avait eu vent de rumeurs parlant de ce jeune homme, il était selon tous d'une humeur égale et rien ne pouvait le perturber, certains le qualifiait même de glacial. Pourtant à cet instant, il n'était rien de tel.

Il remuait sur place inconfortablement, grommelait des mots incohérents même pour son oreille particulièrement sensible, ne cessait de se passer nerveusement les mains dans les cheveux.

« Y a t-il quelque chose chez moi qui te dérange ? » finit-par demander le jeune homme intrigué.

« A part le fait que tu es un vampire ? » grogna l'autre pour seule réponse.

Théodore fronça les sourcils à ce mensonge éhonté.

« Que dis-tu ? Il me semble que tu t'entend bien avec un de mes gamins, un demi-vampire... Taliane, il me semble ? »

« Comment... ? » commença le jeune loup.

« Est-ce que je sais qu'il est un demi-vampire ? Ou alors comment puis-je savoir qu'il est mon fils ? » se moqua Théodore, poursuivant dans la foulée :

« Je sais reconnaître mes semblables, et pour le reste j'ai simplement interrogé Théo. »

Au nom de son fils , le jeune lycanthrope tressaillit. Théodore ne savait pas trop comment interpréter cette réaction, alors il se contenta de la prendre en note.

« Une question reste, pourquoi ma présence te rend-elle mal à l'aise ? » reprit le vampire.

Alexei haussa les épaules.

« Je ne sais pas trop, et le fait que vous êtes un vampire me perturbe ce n'était pas un mensonge, mon loup n'aime pas cela. Et Taliane ne perturbe pas mon loup, puisque qu'il y a très peu de vampire en lui, et qu'en plus il est également un elfe soumis, mon loup a plutôt tendance à vouloir le protéger que de se méfier de lui. »

« Ce vouvoiement me dérange de la part de quelqu'un du même âge que moi. »

« Vous n'avez pas le même âge que moi, vous avez 26 ans de plus que moi et vous êtes un prince. Et même si vous êtes le père de quelque uns de mes meilleurs amis, vous êtes d'humeur trop changeante pour qu'on ne parle pas de vous et avec vous avec précaution. »

A mesure que le jeune parlait, les sourcils de Théodore se levaient, il finit par froncer le nez.

« Je comprend, mais ici je ne suis qu'un élève, cela ne se fait pas, et puis je ne puis être aussi irascible dans l'avenir. »

« Je ne dirais pas cela, mais vous … tu as ton caractère. Certainement le vampire en v... en toi. »

« Mon vampire est contrôlable. » répliqua Théodore avec humeur.

« La plupart du temps. » répliqua le loup-garou avec un léger sourire aux lèvres. Assez poli pour ne pas provoquer de colère mais assez irrévérencieux pour plaire au vampire.

Théodore haussa les épaules en ricanant.

« J'ai eu le meilleur maître en cela. »

« Vladimir ? » questionna Alexei pour la forme.

« Lui même. Nos vampires sont trop puissants pour être totalement contrôlables. » se rétracta t-il, il savait avouer quand il avait eut tort. Son vampire était tous sauf contrôlable, heureusement que Théodore faisait preuve d'une volonté et d'une maîtrise à toutes épreuves.

« Je comprend cela. Je n'ai jamais prit mal votre... ton comportement. Je sais ce que c'est que de porter une bête en son sein. »

Théodore décida comme cela qu'il appréciait bien ce loup. Sa franchise était admirable.

Entre eux le silence se fit, pas un silence gênant, juste du calme.

Il prêta donc attention à la conversation entre ses deux compagnons derrière lui.

« Théodore et moi bien sûr. » entendit-il.

Un petit sourire fleurit sur ses lèvres, il aimait entendre ses compagnons parler de lui, car franchement, il n'apprécierait pas être mit de côté.

Alors qu'Hermione installait ses affaires à sa place, elle se mordilla la lèvre inférieure, il fallait qu'elle pense au conseil de son meilleur ami. Mais avant cela et pour cela, il fallait d'abord qu'elle démarre la discussion.

«Hum ... Pansy?

« Mmhm. » se contenta d'émettre sa voisine.

« Pansy ! » répéta la brunette, presque dans un gémissement.

« Cela fait mal, n'est-ce pas la danse, le processus d'accouplement ? » fit Pansy sans la moindre pitié dans la voix.

« Jusque là, je te l'avais éparnié, pensant d'abord que tu avais été inconsciente de ton geste, tu avais certainement versé le premier sang involontairement, étant une étrangère, je ne pouvais te le reprocher, et même quand j'ai appris qui tu étais en réalité je t'ai encore éparnié, souhaitant simplement te laisser du temps. Mais j'ai laisser durant quelques jours le temps passer. Pourtant j'ai vu, que tu n'approchais même pas les enfants, qui n'y étaient pour rien, des êtres innocents. Alors, j'en ai conclu qu'il fallait laisser la nature faire son œuvre. Je te laisse subir ce que ta nature t'inflige. »

Hermione écouta bien sa compagne parler. Elle savait qu'elle avait eut tord, certes elle n'aimait pas Pansy, mais leurs enfants n'y étaient pour rien.

Elle lui était reconnaissante de plusieurs choses. D'une de lui avoir éparnié la douleur, qu'elle ressentait à présent, jusque là. De deux de lui avoir asséné la vérité sur son comportement envers leurs enfants.

La douleur était à présent sourde mais elle sut de source sûr, qu'une fois éloigné de l'autre jeune femme, il en serait autrement.

Que Pansy ait prit pour elle la douleur du lien, lui faisait plaisir, enfin faisait plaisir à son côté Nymphe.

Quand Hermione observa Pansy, sa nymphe pensa qu'elle était d'une beauté incroyable. Et en effet, si Hermione elle même y regardait à deux fois, elle pouvait voir ce qui faisait de la jeune sorcière une proie de choix, pour tout prédateur. Elle devait être femme à attirer le regard des hommes, et certainement aurait-elle eut plusieurs petits-amis, si elle n'assumait pas depuis si longtemps son homosexualité.

Pourtant sa beauté était plutôt discrète, ses cheveux n'étaient ni du blond d'un rayon de soleil, ni d'un roux éclatant, mais plutôt ébène, de plus ils n'étaient plus coupés en carré comme durant son adolescence, mais pendaient loin derrière son dos. Sa silhouette était fine et élancé, ses jambes étaient terriblement longues. Ses yeux n'étaient ni de l'azur du ciel, ni vert d'eau, ils étaient plutôt marron, mais la magie débordait de ses prunelles, ainsi ces derniers étaient-ils bordés de vert, son nez était aquilin et ses lèvres... celle du bas était plus enflée que celle du haut, elles étaient délicatement pulpeuse. C'est arrivé à ce point de son observation que Hermione se rendit compte qu'elle était proche, de l'autre jeune femme, dangereusement proche. Si proche qu'elle pouvait compter les cils d'un noir profond de Pansy, si proche qu'elle pouvait compter les petites ridules qui composaient les lèvres, si proche qu'elle pouvait sentir le souffle chaud de l'autre sorcière contre sa peau, contre ses lèvres, si proche qu'elle aurait put l'embrasser. Arrivé à cette conclusion, Hermione sursauta brusquement, s'éloignant rapidement de la nymphe, qui l'avait si facilement ensorcelé.

Les pupilles d'Hermione étaient dilatés, sa respiration hachée faisait gonfler sa poitrine par à-coups.

Elle serra les poings et finit au bout de quelques secondes par relever la tête, qu'elle avait abaissé au moment où elle s'était esquivé.

Les yeux de sa compagne pétillaient, et en baissant légèrement les yeux Hermione pu voir, qu'un léger sourire courbait également ses lèvres.

« Au moins je sais à présent que je ne te suis pas indifférente. » fit-elle, en se départant toujours pas de son sourire.

Sourire qu'Hermione trouva presque communicatif, si bien qu'elle du faire preuve de beaucoup de concentration pour s'empêcher de l'imiter.

Au lieu de cela, elle répliqua.

« Quand ai-je prétendu l'être ? Indifférente » précisa t-elle.

Pansy haussa les épaules.

« Tu ne t'es jamais targué de ne pas l'être en tout cas. »

Poursuivit Pansy en entrant dans son jeu.

« Simplement certaines choses méritent d'être dites, d'autres doivent simplement être démontré. » s'amusa Hermione.

Pansy haussa les soucils.

« Est-ce un défi ? »

« A toi de voir... toi tu sais donc ce que je pense de toi, mais moi... à ce que j'en sais, je peux toujours avoir selon toi l'apparence d'un castor. Jusque là tout ce que tu m'a dis, c'est me mépriser. »

Hermione n'avait pas dit cela avec amertume ou dans le but de rendre Pansy coupable de quoi que ce soit. Simplement elle voulait attirer l'attention de la jeune Serpentarde et de ce qu'elle en savait, rien ne motivait plus ces petits serpents qu'un bon gros défi. Ainsi, en attirant l'attention de Pansy sur ce sujet, elle demandait à être courtisé. Courtisé à la Serpentarde évidemment.

Ainsi, elle faisait d'une pierre deux coups. De un, elle se rapprochait de sa compagne et de deux elle n'avait plus rien à faire. Ainsi, elle avait fait le premier pas vers Pansy et elle confiait le reste aux beaux soins de sa future compagne.

Hermione n'avait plus de doutes, elle avait prit la bonne décision, et comme pour valider son impression, en tournant le dos à la reine des nymphes, elle croisa le regard approbateur de sa propre fille.

Ho oui, elle avait prit la bonne décision. Et elle était revenu semblait-il, dans les bonnes grâces de son aînée.

Ron souffrait d'avoir été si méprisant envers ses meilleurs amis, mais il n'avait pas le Médecin lui avait certifié que le sort qu'il avait reçu dans le dos durant la bataille était irréversible. Et pour lui , retourner à Poudlard était hors de question, il ne pouvait prendre un tel risque. Et il savait qu'il ne pouvait pas simplement annoncer à ses deux meilleurs amis qu'il ne souhaitait pas aller une dernière fois à Poudlard, ils auraient trouvés soit le moyen de lui tirer les vers du nez, soit l'auraient convaincu d'y aller tout de même. Or il n'avait pu s'exposer à un tel risque, et pour cette raison et uniquement pour cette raison il avait du couper les ponts.

Il n'était pas Homophobe ou quoi que ce soit de ce genre, d'ailleurs son frère Charlie était gay, et il n'avait aucun problème avec cela. Pourtant, il avait toujours crut être Hétérosexuel, et apprendre comme cela qu'il finirait sa vie avec un homme mais qu'en plus de cela il serait le dominé dans cette relation, lui avait mit un coup au Plexus.

Ne pouvoir aller avec ses amis à Poudlard était un autre coup dur pour lui. Mais pour lui c'était la bonne décision à prendre, aucune autre n'avait été envisageable pour lui. Prendre le risque de rencontrer son compagnon ? Impossible il devait éviter cela à tout prix, il imaginait sans peine la honte que cela aurait été pour lui d'avoir un compagnon plus jeune que lui, d'une autre maison Poufsoufle ? Il en serait mort. Il avait beau détester les Serpentards, ils n'en étaient pas moins puissants... les seuls à lutter et parfois gagner contre les gryffondors qu'ils étaient.

Il soupira douloureusement.

Il était maintenant résigné à passer le reste de sa vie seul, c'était mieux ainsi. Mais cette résolution n'en était pas moins douloureuse.

Un Veela, il était devenu un veela, grâce à un quelconque sort loupé.

Un veela soumis.

Celui qui porterait les enfants, qui serait dominé par son compagnon. Rien que l'idée le faisait grimacer, il n'avait désirer un seul homme de sa vie.

Il se résonna.

Cela ne serait jamais le cas.

Le veela en lui souffrait énormément de cette résolution.

N'étant pas de façon héréditaire un veela, le pauvre sorcier subissait des sursauts de magie. Aucun sorts ne tournaient comme il fallait. Les seuls choses qui émanait de sa baguettes étaient des fleurs en tout genre, des confétits, une fois il avait même réussit à faire sortir des flocons de neige en voulant simplement lancer un Alohomora.

C'était pire que d'être un Cracmol, car il avait la magie en lui, simplement elle ne lui servait rien.

Et il fallait bien cela pour rompre son serment de ne voir personne, il lui fallait de l'aide au moins pour cela de l'aide.

C'est ainsi qu'il fit appel à une boîte sorcière qui gérait ce genre de problèmes de contrôle de la magie.

Au pire, s'était-il dit, il enverrait une oubliette à son professeur une fois qu'il l'aurait aidé, ainsi personne n'en saurait jamais rien.