Salut !
Je ne cause pas trop, je remercie les reviewers, et ceux qui m'ajoutent en favori… Je remercie les reviewers (et Zou encore une fois !) et ceux qui me mettent en story alerte… Je remercie les reviewers (Ok je me tais…) et ceux qui me lisent !
Dans le chapitre précédent :
- Ouais… Tout plein d'excuses … Que c'est touchant ! Ironisa Maël sans s'excuser. Je ne vois pas de quoi je devrais me faire pardonner. Je suis Maël Snape et je ne fais jamais d'erreur, dont pas besoin d'excuses pour moi !
A la fin de sa tirade, un sourire fleurit sur toutes les lèvres. Leur famille ne serait plus jamais ce qu'elle avait été mais elle n'en restait pas moins une belle famille.
- Je crois que le déjeuner refroidit… Hésita Sirius.
- Alors, à table ! Chantonna César en recommençant à manger.
- Au fait papa … Commença Alex, je voudrais bien un éclair de feu… pour te faire pardonner !
Chapitre 36
- Vous allez être en retard ! Il est 10h45, par Merlin, le train par à 11h …
- Oscar, tu as finis ta valise ?
- César, range cette batte de baseball, ce n'est pas l'heure.
- Où est passé Maël ?
- Victor, arrête d'écrire sur ton mur !
- Attache des cheveux, Analissa.
- Par pitié, Alex, arrête de chanter !
- Mais où est Maël ?
- Vos valises, les enfants !
Sirius, Remus et Severus étaient débordés… Le Poudlardexpress partait dans 15 minutes, et personne ne semblait prêt… Paniquant un peu, les trois hommes essayaient de réunir les bagages à envoyer avant le départ.
- J'ai trouvé la malle de Maël ! S'écria Alex tout en continuant à chantonner.
- Amène là, s'il te plait. Demanda Remus.
- Et je l'ai déjà trouvée, faut pas exagérer non plus !
- Alex, ramène la malle et tes fesses tout de suite ! Beugla Sirius.
- Même pas en rêve, je reste dans ce délicieux fauteuil
- Accio Alexander. Accio Malle de Maël. Lança Severus qui courait après Oscar, ce dernier ayant décidé de lui voler son shampoing
- Merci ! Répondit Sirius, soulagé.
Analissa, habillée d'un slim, et d'une large chemise appartenant à son père, était assise sur une valise, essayant de rivaliser avec la vitesse à résoudre un sudoku de Victor qui grisonnait plus vite que la lumière sous les yeux ébahis de Sirius. Alexander maugréait contre son père tortionnaire et indigne mais en restant sagement à l'endroit où le dit père l'avait déposé. César s'entrainait avec une batte de baseball qui remplaçait sa véritable batte de batteur confisquée après qu'Oscar est failli mourir dans d'atroces souffrances …
Remus quant à lui cherchait Maël, un affreux doute germant dans son esprit. Le gamin ne dormirait-il pas encore ? Le loup-garou accéléra, déjà 10h50… Il frappa à la porte de la chambre de Maël, n'obtenant pas de réponse il entra et se figea. Le jeune homme était bien là. Il flottait dans le vide avec juste un bas de pyjama, il était roulait en boule et semblait tenir quelque chose dans ses bras…
- Par merlin, ses meubles invisibles vont me tuer… Maugréa Lupin. En s'approchant prudemment de l'endroit où Maël flottait qui semblait être son lit. Il heurta au passage nombre d'objets non identifié en espérant n'avoir rien abimé, il secoua Maël qui bougonna en se tourna disparaissant à moitié sous une couette invisible.
- En retard. Tu es en retard, Maël.
Le jeune homme daigna enfin s'éveiller en ronchonnant, et Remus ne put s'empêcher de s'extasier sur la beauté du jeune homme. Ses cheveux encore plus en bataille d'un noir si profond ressemblant tant à ceux de James, les deux prunelles émeraudes si semblables à celles de Lily, mais ce visage si fin caractéristique de Severus, ses longues mains appartenant à Kathie… Cet enfant semblait avoir quatre parents.
- Je suis beau, n'est ce pas ? Lança Maël.
- Et modeste… Se moqua Remus qui se figea encore les yeux sur le front de Maël.
- Qu'il a-t-il, ma beauté d'éblouit ?
- Maël… Chuchota Remus d'une voix angoissée. Qu'est ce que c'est ?
- Cela ? C'est une cicatrice, c'est le seul détail qui n'ait jamais parti depuis ma transformation, alors je lance un sort dessus chaque matin en me levant, car ce n'est franchement pas beau…
Remus hésitait … Devait-il faire part de ses doutes au garçon au risque de recevoir sa fureur, ou se contenter de se taire ne remémorant pas ainsi l'abandon des Potter.
- Pose la ta question, idiot. Se moqua Maël.
- Tu lis dans les pensées ? Mais je me suis entrainé avec ton père en occlumencie !
- Ce dit père est le mien et je suis entrainé ainsi depuis que je sais que les chaussettes ne sont pas mangeables… C'est-à-dire il y a très longtemps ! Mais, ayant été élevé par ma mère, je ne me suis pas permis de regarder dans ton esprit. Tout ça pour en venir, mis à part au fait que je suis un génie, à ton visage qui te dévoile entièrement.
- Ah.
- Tout est dit. Continua Maël… Ou vas-tu te décider à la poser cette maudite question que tu sembles avoir oublié…
- Ta cicatrice… Elle date de… Hum… Bredouilla Remus, géné.
- De mon début de vie. Quand je m'appelais Harry James Potter et que mon frère était Evan James Potter et navré de l'imbécilité de Lily et James dans le choix des deuxièmes prénoms de leurs enfants … Un grand méchant a attaqué cette petite demeure. Et pendant qu'Evan réduisait à poussière le Lord Noir, je me prenais un morceau de plafond sur la tête. En tout cas, d'après Sirius.
- Et il ne me l'a pas dit, le sale mioche ! Chuchota Remus.
- Ouais… Quel sale mioche. Renchérit Maël en s'enfouissant sous ses couettes invisibles.
- Je me demande … c'est étonnant qu'elle soit en forme d'éclair non ? Celle d'Evan est juste une sorte de griffure sur le cœur.
- Tu as déjà vu le torse d'Evan.
- Je suis son parrain. Répondit obligeamment Remus.
- Pauvre chou… Ironisa Maël.
- Moque-toi… Je t'y verrais bien toi, à ma place ! Rit Remus.
- Juste pour te signaler, il n'y a plus de bruit dans la maison, alors je me questionnais sur la normalité de ce silence…
- Mince… S'écria Remus en se précipitant hors de la chambre, dévalant les marches pour trouver le salon vide, sans le partauloin qui été censé les emmener à la gare et l'horloge indiquant 11h05.
- Tu l'as dit. Confirma la cause du retard en descendant les marches lentement, une tartine dans la main, encore vêtu de son simple bas de pyjama.
- On peut encore l'avoir ! S'écria Remus. Il ne doit pas être bien loin. Tu s'est volé ?
- Je ne suis pas un oiseau… Peut être que je connais une formule pour voler, mais pas sûr que j'arrive à nous faire décoller tous les deux…
- Mais non, sur un balai !
- Ah… Oui. Un peu.
Alors, Remis courut dans la remise chercher les deux balais. Des nimbus 2001. Il grimpa sur l'un alors que Maël l'imitait et ils décollèrent alors que le jeune homme finissait de mâcher sa tartine.
- Invisibilitus. S'exclama Remus sur lui-même et Maël.
- Brillante idée. Mais je suis sûr que Dumby aurait tolérer votre retard, après tout vous êtes professeur. Et personnellement, je me fiche bien des réprimandes, des heures des colles et autres subtilités que pourrait me trouver notre cher directeur dans l'espoir de réussir à me faire entrer dans la cervelle que lui obéir est la meilleur alternative qui se présente à moi.
- Oui… Mais concentre-toi sur ton chemin, s'il te plait… S'inquiéta Remus qui voyait le balai de Maël tanguer en fonction de ses humeurs, prenant des positions assez dangereuses.
- J'ai froid.
- Tu es en bas de pyjama …
- Merci de m'en informer. Je n'aurais jamais deviné tout seul.
- Très drôle. Tiens. Continua Remus en tendant sa veste au filleul de son compagnon tout en songeant que ce jeune homme était vraiment splendide, les cheveux dans le vent, le torse finement musclé et ses yeux si étranges…
…HP/DM/HP…
15 minutes plus tôt, dans la demeure des Malfoy, plus grande, plus froide, et plus luxueuse que celle des Snape, le jeune héritier était assis en face de son portauloin lisant un livre calmement. Ses cheveux blonds pâles lui tombaient dans le bas du cou, et en longues mèches devant son visage. Une face aristocratique extrêmement fine, la grâce perlait dans chacun de ses mouvements. Ses délicates jambes étaient croisées avec soin, et son corps entièrement détendu sans pour autant être avachi. Un rayon de soleil l'entourant d'un halo doré et des roses rouges sangs auraient presque pu être là que cela aurait semblait normal.
Un elfe de maison apparut :
- Jeune maître, il va être l'heure de vous préparer.
- Bien, amène-moi mon manteau, Sklave.
- Oui, jeune maître.
- Draco ! S'exclama une voix aigue qui fit grimacer le concerné.
- Mère.
- Oh mon poussin… Plus je te vois, plus je me dis que tu es magnifique. Ton avant dernière année à Poudlard, c'est si émouvant.
- Tu m'as déjà dit cela l'an dernier, mère.
- Mon canard en sucre ! S'écria la belle blonde en serrant si fort le dit canard en sucre qu'il suffoqua.
- Tu as de la chance que ce garçon soit gay et qu'il soit ton fils, sinon j'aurais été jaloux. Se moqua Lucius en entrant à ce moment dans la pièce.
- Père. Salua Draco en essayant de sedérober des bras de sa mère.
- Lâche-le chérie, tu ne vois pas que c'est un grand garçon.
- Oui, Luc' … Mais…
- Narcissa…
- Mère, Père, je vais y aller, je crois…
- Passe une bonne année, mon doudou.
- Mère ! S'écria Draco
- Allez, et ramène-nous un petit copain, cette fois. Pourquoi ne nous les présentes-tu jamais ?
- Je vous le présenterais si je l'aimais.
- Mais alors pourquoi sors-tu avec ces gens ?
- Mère, dois-je vraiment vous expliquer ?
- Non, mais je trouve ça cruel.
- Non. Je ne suis pas cruel… Je les aime bien, et essaie de ne pas trop leur faire de la peine, et puis peut être un jour tomberais-je amoureux…
- Peut être, en tout cas, nous te le souhaitons… Finit son père alors que Draco attrapait le livre qui lui servait de portauloin.
- Père. Mère… S'inclina Draco.
- Au revoir, mon lapin !
Draco disparut dans un soupir las. Il arriva à la gare de Londres, franchit la voix 9/4 et se dirigea vers son wagon de préfet, toujours en avance, il s'installa alors que le PoudlardExpress était encore désert et observa tous les élèves arrivaient. Il ne fut pas surpris alors que tous les enfants s'installaient d'entendre des grands cris, des grands bruits… Les Snape débarquaient. Mais il fut plus étonné de n'entendre aucun sarcasme. Il pencha la tête hors de son wagon et manqua de se faire la faire fauchée par Oscar qui par on se trop quel miracle s'était retrouvé pendu par le pied à un immense hibou qui semblait trouver que la seule façon de paniquer était de s'envoler de parte et d'autre du quai, transportant avec lui le pauvre garçon qui heurtait tous les malheureux qui n'avaient pas le réflexe de se jeter à terre.
- Draco ! S'écria Alexander en sautant pour essayer de rattraper son petit frère.
- Alexander. Salua Draco tout en cherchant Maël du regard.
- Il n'est pas là ! Précisa Alex devinant les pensées de son meilleur ami. Et soudain il décolla en beuglant sans plus de cérémonie :
- Mais c'est un hibou ou un dinosaure ce maudit oiseau ?
- Un hibou. C'est un hibou… Commenta Victor.
- César. Fais quelque chose que tes muscles servent enfin !
- Je ne te permets pas…
- S'il n'était pas entrain d'essayer de rester en vie, il te répondrait surement qu'il se permet tout seul, mais comme il est occupé je répondrais à sa place … Continua Analissa.
- Et si Maël était là, il nous sortirait sûrement un commentaire moqueur mais comme nous l'avons malencontreusement oublié à la maison, nous devons donc écouter le silence… Ajouta Victor.
Draco rentra la tête dans son wagon en songeant qu'il ne se ferait jamais à cette famille… Et comment avaient-ils pu son Maël… C'était impossible vu qu'il rappelait constamment sa présence par des remarques bien senties…
Mais déjà le train s'ébranlait et les Snape sautaient dedans alors que Severus délivrait son plus jeune fils des serres de l'animal et se dépêchait de partir vers le compartiment des professeurs avec le petit garçon pleurant toutes les larmes de son corps.
Le voyage se déroula tranquillement jusqu'à Poudlard, Draco, préfet des Serpentards discutant avec ses confrères des détails administratifs alors que le préfet des Gryffondors essayaient de calmer César qui s'époumonait contre une lettre provenant de Nicolas trouvant que défoncer la porte de son compartiment était un bon défouloir.
Quand Draco arriva à Poudlard en compagnie d'Alexander qui s'était immiscé dans le compartiment des préfets, il se demandait à quoi ressemblait Maël qui d'après Alex était devenu encore plus beau durant les vacances…
Tous deux s'assirent alors que le choixpeau commençait sa traditionnelle chanson de bienvenue très vieillotte :
- Comment avez-vous pu l'oublier ? S'insurgea Draco
- Il dormait… On ne l'a pas oublié, il ne s'est juste pas réveiller à temps… Et puis il y a Remus avec lui alors il trouvera bien un moyen de venir ! Et puis, ce n'est plus un enfant, il a 14 ans !
- Oui, ce n'est plus un enfant !
- Dray … Par pitié, c'est mon frère. Abstiens-toi des détails !
- Tu n'auras jamais de détail. Maël est à moi pas à toi…
- C'est comme même mon frère.
- Encore heureux.
- Hein ?
- Laisse tomber…
Mais déjà MacGonagall appelait un élève qui s'approcha du chapeau en tremblant. Mais au même moment, un grand cri retentit
- Freine, mais par merlin tout puissant, freine !
- J'essaie…
Toutes les têtes se tournèrent vers les bruits mais ils paraissaient provenir de l'extérieur, c'est alors qu'une fenêtre éclata laissant apparaître Maël sur un balai qui tanguait de façon dangereuse suivi de près par Remus, baguette en main, qui essayait vainement de rétablir une trajectoire correcte à ce maudit gamin.
Maël, sur son balai récidiviste, fonça directement sur la table des professeurs qui se jetèrent d'un même mouvement à terre mais il parvint à dévier son balai qui vint plutôt s'écraser sur la table des Gryffondors, projetant de la nourriture de parte et d'autre, et faisant hurler fille comme garçon alors que certains Serpentards se mordaient les lèvres pour ne pas exploser de rire.
C'est dans un silence pesant que Remus atterrit plus calmement alors que Maël se relevait mettant un pied dans un pain surprise aux couleurs peu ragoutantes. Lorgnant sur son pied nu avec répugnance, Maël le leva et le secoua sans plus de cérémonie, aspergeant sans gêne Evan et Ron qui rougissaient déjà de fureur.
- Mais qu'est ce que c'est encore que ça ? S'écria MacGonagall.
- Bonjour professeur.
La première chose que remarqua alors Draco fut le torse dénudé de son Maël, un sentiment de jalousie vint lui chatouiller le ventre, et il ne dut son salut qu'à Severus qui jeta sa cape noir sur son fils.
- Maël, tu n'as plus 10 ans ! Il serait temps que t'en rendes compte…
- Mais je m'en rends compte, papa… Soupira faussement Maël en attrapant le menton d'une Gryffondor, Parvati Patil, et en lui soufflant un baiser.
- Snape. Grogna Draco, ne pouvant plus se retenir. Je sais qu'à 14 ans, tes hormones n'en font qu'à leurs têtes, mais par pitié, nous sommes entrain de manger.
- Malfoy ! Répliqua de suite Maël trop heureux d'entrer dans son jeu. Serais-tu jaloux ?
- Mais oui, Snape…. Te voir faire les yeux doux à cette face de veracasse me sert le cœur… Tu es si beau pour un autre que moi et je me désespère de te voir si loin de moi… Se reprit Draco ne voulant pas passer pour l'imbécile de service qui se fait toujours avoir par le démon aux yeux verts qu'était Maël.
Mais il ne s'attendait pas à ce que le jeune homme descende de la table des gryffons en prenant bien soin d'écraser Eva, et s'approche sensuellement de sa table en continuant :
- Oh Malfoy… Tout ce temps loin de toi m'a brisé le cœur à moi aussi…
Mais Maël n'eut pas le temps de finir son discours car le plafond vibra d'éclair et gronda dangereusement, et alors que les élèves poussaient des cris, un gros homme sale et mal vêtu baragouina un sort et tout redevint normal.
- Alastor ! S'écria le directeur de Poudlard en donnant une accolade à l'homme malodorant.
- Albus. Saleté de plafond.
- Oui… Maël, va t'asseoir. Non, Alastor, tu ne veux pas savoir ce que fais un garçon dans un horrible bas de pyjama avec la cape du professeur Snape sur les épaules, et les pieds plein de nourriture au milieu de la grande salle…
- Eh ! Il est n'est pas horrible mon pyjama…Fut tout ce que Maël trouva à répondre.
- Mr Snape allait vous asseoir.
- Il a le même nom que Snape ? Interrogea Maugrey en buvant goulument une gorgée d'une substance non identifié dans une gourde peu propre.
- Vous allez attraper des bactéries à boire dans un truc si sale… Commenta Maël tout en allant prendre place à côté de Blaise et Théodore.
- Oui. C'est un fils de Snape. Répondit Dumbledore.
- Un fils Snape ?
- Je t'expliquerais plus tard.
- Il n'y a rien à expliquer ! Dit Maël en s'incrustant dans la conversation privée du directeur.
- Maël, occupe-toi de tes affaires.
- Mais ceux sont mes affaires. Mr. Maugray, tu sais que quand un homme aime une femme, enfin même quand il ne l'aime pas, il s'en suit parfois des relations, des attouchements …
- Maël ! S'énerva Dumbldedore sans réussir à faire taire le jeune homme.
- Et je te saute un passage, mais cela donne des enfants. Enfin, peut être voudrais-tu que je revienne sur ce passage ?
- De quel droit tu tutoies ton futur professeur ? S'exclama Dumbledore.
- Je suis un Snape.
- Maël. Lança calmement le Snape père.
- Papa ?
- Tais-toi !
- Comment oses-tu ? Déjà tu m'abandonnes, puis tu me grondes ? Mais quel père indigne !
- Severus, contrôle ton fils ! S'écria à son tour Lily Potter.
- Silence. Mes enfants se contrôlent très bien tous seuls, contrairement au tien qui ne semble pas savoir manger tout seul …
- Merci ! Souffla Dumbledore alors que les deux protagonistes arrêtaient de se disputer. Je voudrais vous présenter votre nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal, le professeur Alastor Maugrey.
- Ravi. Lâcha Maël.
- Je préciserais aussi que cette année, Poudlard accueillera le tournoi des trois sorciers.
S'en suivirent alors des explications sur ce tournoi et sur les limitations d'âge prescrites par le ministère de la magie.
Une fois les précisions faites, les élèves furent autorisé à aller se coucher. Et Maël découvrit le petit ami de Draco, Cédric Diggory, un Pousouffle au physique assez avantageux… S'approchant du garçon, Maël se pressa contre lui et chuchota :
- Cédric, tu es un homme fidèle ?
- Hum… Oui…
- Tu es un bon Pousouffle loyal ?
- Hum… Oui… Répondit de nouveau le garçon alors que Maël continuait son opération de séduction.
Mais Draco ne laissa pas faire plus longtemps.
- Snape recule-toi !
- Jaloux, Malfoy ? Ironisa Maël qui avait réussi son but premier, celui d'énerver Draco.
- Non ! Répliqua avec une mauvaise foi Malfoyenne l'héritier de cette famille.
Il était jaloux, mais pas de Maël, non de Cédric. Il voulait être à la place de son petit ami…
- Possessif, alors ? Continua Maël sans que Cédric réagisse.
- Oui… Dit froidement Draco en détachant les deux jeunes hommes avec fureur, et en se retenant de justesse de serrer Maël contre son torse.
Le blond n'aimait pas voir son Maël dans les bras d'un autre… Mais vraiment pas… Il voulait l'éloigner de Cédric tout en ayant l'impression de faire le contraire de ce qu'il était censé faire…
- Malfoy… Bonne nuit. Lâcha Maël en regardant bizarrement le blond qui tenait Cédric par le bras dans une attitude plus agressive que possessive.
Draco soupira en souhaitant bonne nuit à son véritable petit ami tout en songeant que l'année s'annonçait difficile…
…HP/DM/HP…
Severus faisait les cents pas dans son bureau. Il avait toujours été fier de réussir à ne pas mélanger vie privée et vie professionnelle, pour ça il avait éduqué ses enfants chez lui avec l'aide de précepteurs, et personne à Poudlard n'aurait osé imaginer qu'il eut pu avoir une femme et encore moins des enfants. Mais son monde parfait avait volé en éclat quand les attaques de mangemorts avaient recommencé et que l'idée du retour du Lord Noir avait germé dans les esprits. Il ne pouvait plus être heureux dans sa famille, il se devait de la protéger et avait donc pris les mesures nécessaires. Bien sûr il avait craint la réaction des gens mais n'en avait rien montré et il était évident que si qui que ce soit s'était permis de faire un commentaire désobligeant, Severus l'aurait immédiatement remis à sa place. Mais le problème n'était pas là. Si le maître des potions se tracassait à l'instant, c'était une fois de plus en rapport avec sa famille, il savait ses enfants très ébranlés, notamment les plus jeunes qui ne s'étaient doutés de rien au contraire de ses ainés qui avaient vu les événements arrivés tout en espérant s'être trompés. Il s'inquiétait pour Oscar qui laissait bien entrevoir son désespoir, pour Victor qui faisait semblant de ne pas s'en préoccuper, pour Analissa qui s'enterrait encore plus dans son travail scolaire pour ne plus avoir à penser aux derniers événements, pour Maël qui se réfugiait dans l'ironie une fois de plus et qui avait peut être le sentiment d'être encore abandonné, pour Alexander qui avait tout claqué dans les femmes mariées pour crier sa révolte de façon détourner, pour César qui s'enfermait dans son monde de rebelle, pour Nicolas qui semblait avoir disparu de la circulation et ne répondait plus aux lettres, et pour William qui le harcelait de lettre en lui décrivant tous les détails de ses aventures et ne cessait de lui répéter de se trouver une petite amie…
Oui, Severus Snape était inquiet pour ses enfants une fois plus qui n'avaient pas eu de nouvelles de leur mère depuis la fin de l'année passée. Et l'arrivée du tournoi des trois sorciers n'annonçait rien de bon, connaissant ses enfants, Severus s'était retenu de sauter de choix en écoutant les limites d'âges fixés par le ministère… mais les doutes subsistaient, ses satanés gosses allaient bien trouver un moyen de lui rendre la vie impossible, mais par merlin il ne les aurait échangés pour rien au monde !
