Bonjour,
Désolé pour le retard. Trop de boulots…
Ne pas lire ce qui suis si vous vous voulez garder une bonne impression de moi quoi que ce serait pire si je devais parler et montrer ma tête de déterrée, en faite je trouve que je me comporte très bien en comparaison avec d'autres fois (avec toutes les autres fois, faut croire que je suis de bonne humeur dans ma mauvaise humeur)… Enchantée de vous revoir… J'suis malade. Je n'aime pas mes vacances. J'ai mal au crâne… Et j'énerve mon entourage. J'suis une casse-pied quand j'suis malade. Encore plus qu'en temps normal je veux dire. Alors, c'est vrai que les gens ont tendance à m'éviter… Et pauvre de vous, vous héritez de ma mauvaise-humeur… Mais je vais me taire… Et personne ne me souhaite un bon rétablissement ou je l'étrangle par télépathie…
Dans le chapitre précédent :
- Et pour la deuxième évidence ?
- Ton histoire d'abstinence ?
- Oui.
- Et bien, c'est simple…
- Ah bon ?
- Bah oui… Vu que ta petite amie est à Poudlard en ce moment.
- Et qu'en sais-tu ?
- Tu sors avec Ambre Maxime, non ?
Et pour la première fois de sa vie, enfin l'une de ses premières fois pour être plus exacte mais donc ces mots n'avaient plus de sens, Nicolas resta bouche-bée…
- C'est vrai ? S'écria d'une voix d'adolescente la mère du concerné.
- Euh…
- Tout est dit, mes enfants, tout est dit… Termina Maël en commençant à entamer sa quiche à la citrouille
Chapitre 41
Blaise Zabini était assis avec Draco dans la salle commune des verts et argents, essayant en vain de le convaincre de lui révéler la personne à qui il semblait penser tout le temps. Car Blaise avait beau avoir deux ans de moins que le beau blond, ils étaient vite devenus très proche, Blaise venant se joindre au duo inébranlable que faisaient Draco Malfoy et Alexander Snape. Enfin assis était un bien grand mot pour décrire la position dans laquelle se trouvait Blaise… En effet, il était assis à même le sol à la manière des indiens se tordant le cou pour regarder Draco qui ne décrochait pas de son livre, semblant relire la même page depuis plus de 20 minutes. Draco siégeait dans son fauteuil. Celui dont personne n'osait s'approcher à moins de quatre mètres, certains faisant des détours pour ne pas le frôler, car tous connaissaient la possessivité sans limite du prince des Serpentards, et si un de ses petits amis avaient tenté d'y prendre place il s'était vu chasser avec froideur. Non, décidement, ce fauteuil était à Draco et personne n'esseyerait de prétendre que théoriquement il appartenait à tous vu qu'il était la propriété de Poudlard et que les élèves ici présents étaient également des élèves de cette prestigieuse école…
Mais en face des deux jeunes hommes, se trouvait Maël et son meilleur ami qui paraissaient ne jamais s'adresser la parole. Théodore Nott était une personne assez taciturne, mystérieuse, manipulatrice et ne semblait pas accorder à quiconque la moindre importance. Mis à part à Maël, Analissa et parfois Pansy, il ne décrochait pas un mot. Mais il faisait un peu peur aux autres élèves, après tout il fréquentait cette boule d'énergie qu'était Maël, cette idiote de Pansy, et cette si mignonne Analissa… Ce quatuor avait de quoi surprendre et le proverbe « Il ne faut pas se fier aux apparences » semblait avoir été créé pour eux.
Théodore était le meilleur ami de Maël et avait donc l'habitude que ce dernier lui attrape la main, lui ébouriffe les cheveux ou autre gestes affectifs. Car Théodore avait compris que le très froid Maël Snape était en réalité une personne très tactile, avide de contact mais seulement avec certaine personne.
Le silence était juste reposant si l'on excluait les bruits suspects provenant d'un coin de la pièce dû aux miaulements d'Ambre et Nicolas. Car aux yeux de tous, le couple miaulait, il n'y avait pas d'autre mot pour décrire les étranges sons provenant du sombre recoin où, pour reprendre les mots de Maël, « personne ne voulait s'aventurer de peur d'être choquer à vie ».
C'était en somme une journée calme, extrêmement calme, mais c'était dû à la fatigue de Maël. Car Maël Snape, le fléau qui semblait toujours être en forme, était malade. Le nez rouge, les joues de la même teinte, les yeux un peu vitreux, une grosse écharpe autour du cou et une boite de mouchoir en main, le garçon se défoulait sur le malheureux qui oserait lui adresser la parole, comme en avait souffert Evan, Ron, et même Théodore ce qui n'allait surement pas l'encourager à parler…
- Je ne sais pas comment tu fais… Soupira Analissa à l'encontre de Théo.
- Je n'aime pas être malade. Soupira Maël avec fatigue. Il faut que je guérisse toute de suite.
- Mais pour une fois ce n'est pas toi qui décide. Enfin une leçon de modestie, tu vas apprendre ce qu'est la vie, petit scarabée. Se moqua Théodore.
- tu pourrais me soutenir. Ton abandon me fend le cœur. Et moi qui te croyais mon ami, en fait tu n'es qu'un sale profiteur. Monstre sans cœur.
- Deux fois le mot cœur dans la même phrase. Le célibat te pèse. Constat Analissa en souriant. Elle adorait voir son jumeau malade, car il perdait une grande partie de son cynisme et redevenait un peu le frère avec qui elle jouait à la corde à sauter cachée dans des sombres recoins afin de ne pas nuire à la virilité du jeune enfant. Maël avait beau adorait sa jumelle, il n'était pas question pour autant de passer pour une fillette !
- Allez, viens Théo. Reprit Maël en ignorant sa sœur. On va traiter le mal par le mal.
- Comment ça ? Interrogea un Théo plus que retissant. Il adorait Maël mais le trouvait plus louche à chaque jour qui passait. Mais son meilleur ami ne l'écoutait déjà plus et sortait en éternuant de la salle commune sous le regard furieux de Draco, ce gosse qui n'en était plus vraiment un allait se tuer à sortir dans le froid sans veste alors qu'il était malade ! Ces réflexions montraient bien l'inquiétude du blond envers le jeune homme au nez rouge.
- Maël ! Reviens à l'intérieur tout de suite. S'écria Nicolas en se séparant d'Ambre pour essayer d'attraper son petit frère récidiviste.
- Remet ta langue là où elle était. Elle était plus utile. Répliqua Maël.
Draco qui se retenait aussi de se saisir de Maël, félicitait intérieurement la seule personne qui avait l'air sensé dans cette famille jusqu'à que Nicolas ajoute :
- Papa est dans le couloir. Si tu sors maintenant, je me vais gronder à ta place ...
- Quel talent, Sherlock !
Nicolas laissa sa tête retomber dans une expression de profonde lassitude.
- J'avais oublié ce que c'est que de vivre avec toi ... Soupira-t-il
- Oui… Moi aussi… Commenta Ambre.
- Parce que tu as déjà vécu avec lui ? Demanda Analissa.
- Par procuration. Les lettres de Nicolas, elles racontaient toutes les bêtises de ses frères. Mais Maël gagnait la palme du plus énervant !
- Il ne t'a jamais parlé de moi ? Questionna encore Analissa d'un ton timide et un peu vexée.
- Elle a un complexe là-dessus … Se moqua Maël.
- Ah … S'écria Ambre en se rapprochant d'Analissa. Si il m'a parlé de toi, peut être plus que tout autre personne. Ma petite sœur par ici, ma petite sœur par là… Pff… Je connais même ta manière d'embrasser les joues de très frère parce que « c'est vraiment trop mignon » !
Analissa rougit légèrement et s'apprêtait à répondre quand Maël éternua et lança :
- A bas, le père ! Je vais dehors, je vais guérir !
Un soupir collectif se fit entendre alors que Théo suivait son ami vers la tempête de neige qui faisait rage. Draco sans réfléchir se leva, écrasant la main de Blaise qui poussa un couinement de souris.
- Dray, arrête d'harceler mon frère…. Chuchota Alex quand le blond passa devant lui.
- Retient Blaise, je ne veux pas qu'il sache…
- Pourquoi ?
- Parce que c'est Blaise, et que j'aimerais éviter que tout Poudlard soit au courant !
- Rabat-joie… Se lamenta Alex qui voyait déjà la tête de Maël, peut être une expression autre que du mépris, de la moquerie ou de l'ennui s'afficherait sur son visage.
Derrière la porte, Maël et Théo montait une opération commando ou comment passer sans se faire repérer par Severus mais la réponse vint d'elle-même quand ils virent Draco arrivait.
- Mafloy. Appela Maël.
Le blond se retourna et vint se cacher à côté de son potentiel, mais presque sûr futur petit ami.
- Oui ?
- Tu veux servir à quelque chose pour une fois dans ta vie ? Interrogea Maël.
- Ce qu'il veut dire, c'est peux-tu nous aider ? Retranscrit Théo.
- D'accord.
- D'accord ? Répéta un peu bêtement Maël.
- D'accord. Confirma le blond très fière d'avoir quelque peu déstabilisé le beau brun.
- D'accord ? Redemanda Maël.
- Oui, il est d'accord, tu es d'accord, nous sommes d'accord, tout le monde est d'accord, alors allons-y, d'accord ? Se lassa Théo qui s'étonnait à chaque instant de l'étrange capacité qu'avait Maël à le faire parler ainsi que du caractère plus que changeant du dit jeune homme, capable d'avoir l'air humain un instant puis de sembler être un psychopathe deux minutes plus tard.
- Mon père ne parait pas vouloir quitter ce couloir, tu vas donc attirer son attention pendant que je traverse, et ensuite tu le distrairas alors que Théo m'enverra une corde et là tu emmèneras papa vers la corde et tu partiras discrètement, puis mon père va s'écraser par terre te là je prends les choses en main, ok ? Se reprit Maël.
- Bien sûr. Rien de plus simple. Se vanta Draco en quittant le coin où ils s'étaient cachés.
- Tu n'as pas une furieuse envie de l'étrangler ? Questionna Maël alors que le blond s'éloignait.
- …
- On se comprend… Répondit Maël à la très pertinente phrase de son meilleur ami.
- Professeur Snape ? Lança à ce moment Draco.
- Oui ? Répondit l'homme en se retournant.
- J'aurais une question concernant le cours de ce matin.
- Mais nous n'avons pas eu cours ensemble ce matin, vu que nous sommes dimanche, Draco… Répliqua suspicieusement Severus.
- Evidemment, je parlais de mon devoir de potion que j'ai commencé ce matin, tellement passionnant que j'avais l'impression d'être en cours. Se rattrapa gracieusement le prince des Serpentard.
- Evidemment. Commenta Severus, un peu rassuré, à force de fréquenter ses enfants, il avait oublié que certaine personne pouvaient être dénudé de mauvaises intentions…
Et pendant que Draco entamait un de ses monologues légendaires dont seule sa mère était en général témoin, Maël fit une roulade à la James Bond pour traverser le couloir, manquant de provoquer l'étranglement intérieur de Draco dont le cerveau imaginait bien d'autre façon de faire des galipettes …
Théodore envoya la corde vers Maël, enfin la corde était un bien grand mot pour désigner le fil blanc que Maël avait volé dans le dortoir des filles.
Voyant que tout était en place, Draco continua sa conversation en reculant vers le fil puis prit poliment congé sans la moindre once de culpabilité.
Severus sourit intérieurement, il aimait bien son filleul bien qu'il le trouva un peu arrogant et beaucoup trop distant. Le jeune homme semblait être indifférent à tout et il n'était pas rare qu'il se montre inutilement cruel avec les personnes qu'il n'aimait pas. C'est à ce moment de ses réflexions qu'il trébucha sur un fil et s'écrasa par terre en pensant : Maël !
Le jeune homme en question bondit de sa cachette, et à l'aide d'un pied de chaise qu'il avait dérobé dans une salle de classe il assomma son père sous les cris horrifiés d'Analissa et Pansy qui sortaient à cet instant de la salle commune, et sous les regards indifférents mais satisfaits de Théo et Draco.
Un éternuement retentit encore une fois et Maël sortit dehors accompagné par son meilleur ami et le beau blond, tout deux vêtu de coûteux caban bleu marine.
- Et maintenant, tu comptes faire quoi ?
Sans répondre, Maël s'allongea dans la neige.
- Non mais tu ne vas pas bien ? S'écria Ambre par une fenêtre.
- Je dors … Silence !
Théodore et Draco se regardèrent chacun ayant la même pensé : Mais il est fou ?
- C'est pas tout, mais j'ai froid moi. Je rentre … Dit alors Théo.
- A toute l'heure, Théo. Répondit Maël.
Draco quant à lui s'assit à côté du brun.
- Tu détestes tant que cela être malade ?
- Depuis quand tu me parles de manière civiliser ?
- Tu préférais que j'en revienne aux bonnes vieilles méthodes ?
- Je ne sais pas.
- Nous voilà bien avancés.
- Tu n'aides pas non plus.
- Snape, es-tu complètement idiot ?
- Je ne crois pas…. Je suis apparemment, un esprit de génie dans un corps de rêve. Le seul bémol étant mon éducation.
- Alors, tu l'es bien.
- Malfoy, pourquoi tu poses des questions si c'est pour y répondre tout seul ?
- Pour éviter que tu meures… J'ai lu quelque part que …
- Ah non, maintenant que Nicolas est de retour, je ne veux plus entendre parler de livres, de grâce !
Draco soupira puis après trois seconde de réflexions posa une question qui le hantait depuis qu'il avait pris connaissance de certaine rumeur ?
- Tu sors avec Théo ?
- Pardon ?
- Tu sors avec Théodore ?
- Non ! Rétorqua Maël comme si c'était une évidence sans paraître se rendre compte que la question de Draco n'était pas vraiment une question qui se posait entre ennemis.
- Tu couches avec lui alors ?
- Je ne crois pas.
- Tu ne crois pas ou tu es sûr ?
- Peut être que durant mon sommeil, je suis somnambule et donc …
Draco hésitait à l'instant entre la résignation devant le caractère de son Maël, la joie de savoir qu'il n'était avec personne et la colère que le jeune homme se fiche encore de lui.
Mais Maël n'était déjà plus à ça. Il s'élançait dans la neige essayant de ne pas s'écraser à terre ce qui nuirait à sa réputation.
- Snape, où vas-tu encore ?
- Ecoute… Tu n'entends rien ? Lança Maël oubliant par la même occasion qu'il parlait à son ennemi.
- Non. Je suis normal, moi. Pas comme certain…
- C'est Hagrid. Coupa le jeune brun.
- Le professeur de soin aux créatures magiques ?
- Si tu en connais un autre… Se moqua Maël.
- Explique-moi pourquoi on le suit.
- Je ne suis pas à tes ordres.
- Réponds. Dit Draco d'un ton arrogant.
- Et avec ça… Tu veux un macaron à la pistache ?
- Tu sais les faire ? Si oui, je veux bien. Répondit Draco, passant outre l'ironie de la phrase précédente.
Et ce fut au tour de Maël de soupirer mais sans oublier de continuer sa filature, une fois une idée dans sa tête, impossible de l'en déloger.
- Tais-toi et avance.
- Pour qui te prends-tu à me parler ainsi ? S'offusqua Draco en reprenant son ton aristocrate, pour Maël il tolérait de nombreuses choses mais par l'irrespect. Après tout, il était un Malfoy et un Malfoy n'obéissait à personne, ne s'inclinait devant personne.
- Maël Snape. Je ne pensais pas que tu étais si peu intelligent et avais si peu de mémoire jusqu'à oublier mon nom.
- Je connais ton nom. Se récria le beau blond. Si tu savais combien je le connais, combien de fois je l'ai scandé, j'ai fantasmé dessus, j'ai rêvé le susurrer… Ajouta-t-il intérieurement.
- C'est ça, Malfoy… Si cela peut te faire plaisir.
- Parce que tu veux me faire plaisir ? Nargua Draco qui aimait de plus en plus le Maël malade.
- …
- Oh Snape… Je suis si touchée ! Dit Draco en imitant une voix de jeune adolescente hystérique.
- Je savais que ça te ferait plaisir ! S'écria à son tour Maël sur le même ton, entrant dans le jeu de Draco et en arrêtant de suivre Hagrid.
- Oh tu es si gentil, et fort et beau et intelligent et… Continua Draco.
- Oh mon petit chou, tu me flattes… Reprit Maël, ses yeux s'illuminant un peu, prouvant qu'il prenait réellement plaisir à cette mascarade.
- Oh je ne vis que pour ça !
- Oh, et moi pour ton bonheur…
- Oh que je t'aime !
- Oh… Oh … Finit Draco ne trouvant plus de répartie après la phrase de Maël, il aurait tant aimé que son potentiel futur mais presque sûr petit ami soit sérieux.
Les deux garçons se regardèrent, un fin sourire sur les lèvres de Draco, les yeux de Maël pétillant très légèrement. Soudain, Maël éternua bruyamment rompant le moment de complicité.
- Tu n'as donc plus de répliques, petite cervelle ? Attaqua tout de suite Maël qui commençait à grelotter.
- Pas plus que toi. Tu as froid, tu frissonnes. Lâcha Draco.
La réplique aurait pu paraitre normale si elle avait été adressée à quelqu'un d'autre. Mais Maël s'écria à l'instant :
- Je n'ai pas froid, non.
- Mais si, tu trembles de froid.
- Non, puisque je te dis que je n'ai rien.
- Mais… Insista Draco
- NON ! JE N'AI PAS FROID. Hurla Maël en se mettant à trembler plus fort.
Draco fixa avec étonnement le jeune homme dont les yeux avaient perdu toute lueur.
Mais Maël n'était plus là, il revivait son entrainement avec Stefen, ou c'était le nom qu'avait donné Grausam à la torture que faisait subier Stefen à son « élève ».
Stefen regardait le jeune enfant tout nu dans la neige. Iblis avait les lèvres bleus, les yeux rougis d'avoir pleuré et ses yeux reflétaient son désespoir.
- Tu as froid, Iblis ?
- Oui…
- C'est une faiblesse.
- Mais c'est… nor…mal, no...n ? Bredouilla Maël.
- Non, ça ne l'est pas. Et puisque tu as froid, tu es faible. Tu n'auras rien à manger ce soir, et tu dormiras dehors. Lâcha avec un sourire cruel Stefen.
- Mais …
- Oui, je sais. Tu risques de mourir. C'est pour ça que je ne ferais rien quand Victoire viendra t'apporter des couvertures en croyant que personne ne la voit. Je la dénoncerais juste le lendemain à Grausam.
- Non…
- Si, Iblis, tu es faible. A cause de toi, Victoire sera punie. Parce que tu es faible. Faible, tu entends ?
- Oui…
Maël tremblait en revivant cet instant jusqu'à qu'il sente une chose douce et chaude se poser sur son dos, il sursauta et se retourna, reprenant bien dans la réalité, pour tomber nez à nez avec Draco qui le regardait, une lueur d'incompréhension dans le regard.
- D'accord, tu n'as pas froid. Dit alors Draco et Maël ne put retenir un sourire, le blond était vraiment amusant.
- Mais maintenant, c'est moi qui suis entrain de geler. Gronda Draco avec un regard accusateur pour le jeune brun à qui il avait donné son caban.
Maël eut un pauvre sourire et commença à enlever le caban du blond qui s'écria :
- Tu peux le garder. Comme nous sommes tous les deux sûrs que tu n'as pas froid.
- Je ne te savais pas si prévenant… Se moqua Maël.
- Il y a nombre de choses que tu ignores sur moi.
- Comme ? Le défia Maël.
- Couleur préféré ?
- Tu n'en as pas. Enfin c'est ce que tu dis, mais tu portes souvent du vert, du noir et du blanc.
- Père et mère ?
- Narcissa et Lucius Malfoy. Répliqua du tac au tac Maël, très fière d'avoir les réponses, et ne se rendant pas compte du sourire qui grandissait sur les lèvres d'ordinaire si pleine de mépris du prince des Serpentards.
- Pierre préférée ?
- L'Emeraude.
- Frère et sœur ?
- Aucun. Mise à part ton énorme arrogance qui pourrait tenir lieu de personne.
- Dessert favori ?
- Macarons à la pistache.
- Biscuit le plus aimé ?
- Spéculoos, trempé dans le café.
- Animal de compagnie ?
- Un grand duc. Qui a failli tuer la chouette d'Evan au passage, je la félicite.
- Ennemis ?
- Moi et Moi et Moi et Moi et …
- Amis ? Coupa Draco en souriant plus franchement.
- Alex et Blaise.
- Petit ami ?
- Cédric Diggory.
- Tu n'as pas pensé qu'en connaître autant sur moi peut paraître suspect ?
- « Connais ton ennemi, et connais-toi toi-même, et tu pourras livrer cent batailles sans essuyer un désastre » a fit le très respectable Sun tzu. Récita Maël.
- Je vois…
- Mais il est évident que toi tu ne peux pas tous les connaître, tu en as tellement. Se moqua encore Maël.
- Jacques Chancel a lui-même dit : « Se fabriquer des ennemis est une occupation d'aristocrate. » Tu comprends pourquoi j'en ai autant ? Sourit Malfoy.
- Evidemment mais … Commença Maël quand il entendit de gros sanglots retentirent.
- Encore un pleurnichard. Lâcha Draco avec mépris retrouvant son ton froid, distant et occuper à remettre son masque en place il ne vit pas la branche par terre, ou plutôt le tronc d'arbre vue sa taille.
Maël qui marchait à côté de lui pour trouver la provenance des pleurs, curieux par natureil se devait de découvrir le fin mot de l'histoire et il avouait qu'être si proche de Draco le rendait un peu mal à l'aise, il éternuait encore quand Draco attrapa soudain sa manche dans l'espoir de ne pas tomber, mais le destin voulut qu'il entraina plutôt Maël avec lui et tous deux se retrouvèrent à terre.
- Ma chemise blanche ! S'écria Draco.
- Sale brute, ne t'accroche pas à moi quant tu tombes !
Les deux jeunes hommes s'insultaient bruyamment et n'entendirent donc pas les sanglots se rapprocher jusqu'à qu'une voix qui venait de pleurer s'écrie :
- Mais que faites-vous ? Vous n'allez pas coucher ensemble dans la neige ?
- Pardon ? S'écrièrent d'une même voix les Maël et Draco.
Draco leva les yeux et se rendit compte qu'il était allongé dans la neige, Maël assit à califourchon sur lui, et qu'il tenait d'une poigne ferme la chemise sombre du jeune brun qui avait lui aussi appuyé ses mains sur le torse du blond sûrement pour le repousser, mais qui donnait plutôt l'impression de vouloir lui arracher. Les yeux de Maël brillaient de colère tout comme ceux de Draco resplendissaient d'arrogance, mais cela auraient pu passer pour des lueurs de plaisir… Draco en tenant la chemise de Maël dégageait une aura de dominance alors que sa position dans n'importe quel autre coupe aurait laissé croire le contraire, mais le beau brun n'était pas en reste, il laissait flotter autour de lui une impression de sensualité des plus attirantes…
Se rendant enfin compte de leur position plus que suspecte, les deux jeunes gens se relevèrent prestement mais ni l'un ni l'autre ne rougir ou ne laissèrent transparaitre la moindre once d'embarras et Draco alla jusqu'à chuchoter à l'oreille de Maël, ignorant la personne à qui appartenait la voix :
- Ceci me donne des idées, Snape… Surveille tes arrières, ton fessier est des plus attirants…
Et là, Maël rougit si légèrement que Draco ne l'aurait jamais vu s'il n'avait été aussi proche de Maël. Draco en profita pour laisser sa main s'aventurer sur l'objet de sa convoitise.
- Hum… Interrompit encore la voix provoquant un grognement de colère de la part de Draco qui venait de recevoir une tape sur la main.
- Quoi ? Demanda Maël en se retournant pour identifier l'individu.
- Euh…
- Evan. Soupira Maël évitant par la même occasion de réagir aux avances de Draco, si tu n'as rien à dire, fais silence, cela ne pourra que nous faire du bien.
- Tu parles comme un roi, Snape. Alors que tu n'es rien qu'un petit aristocrate de basse échéance. Nargua Draco regrettant de suite ses paroles, ce n'était peut être pas la meilleur façon de faire comprendre ses sentiments à Maël.
Mais l'ignorant, Maël lança à Evan :
- Pourquoi pleurais-tu ?
- Qui te dit que je pleurais ?
- Mes oreilles sont extrêmement bavardes depuis peu … Ironisa Maël.
- Si jeune et déjà si idiot. Lâcha avec mépris Draco en s'éloignant des anciens jumeaux Potter.
- Des dragons… Bafouilla Evan, Hagrid m'a montré la première épreuve du tournoi des 3 sorciers.
- Et bien, pauvre petit Potter, tu vas avoir bien du mal à survivre encore. Mr Le survivant a du souci à se faire. Se moqua Maël en s'éloignant, éternuant encore une fois.
