Guten tag !
Rien à dire… Je m'ennuie. Je suis en colère contre quelqu'un. Les enfants doivent le respect aux adultes… Mais est-ce une raison pour qu'ils s'inclinent devant eux, qu'ils ne puissent pas exprimer leurs opinions ?
Dès que l'on franchit un cap, on se retrouve un bas de l'échelle, on travaille comme des malades pour arriver en haut et passer au niveau supérieur, et une fois de ce niveau franchi, on arrive dans une nouvelle cours où l'on une fois de plus tout bas. Et parce que trop souvent, ceux d'en haut prennent de haut avec une certaine arrogance les petits nouveaux, ceux-ci reproduisent leurs comportements quand ils arrivent en haut… C'est un cercle sans fin …
Je remarque avec une certaine dérision que je passe de plus en plus de temps à philosopher sur le monde, la société et autre … Je suis trop jeune pour me prendre la tête, j'aurais bien le temps plus tard !
Je me tais, et ne parlerais plus que de ma fiction ! Pis Na
En espérant que Ferz est survécu …
Question : Une review m'a proposé l'idée de mettre une confrontation entre Maël et Grausam et/ou Stephen et/ou Victoire (et d'autres mais je m'intéresse principalement à ces trois là !), alors je vous le demande : Que penseriez vous de voir Victoire revenir dans l'histoire ?(avec par là l'arrivée de Grausam et des nouvelles de Stephen !)
Dans le chapitre précédent :
- Vous avez des pains au chocolat, alors ?
- …
- Vous en avez ?
- …
- …
- Maintenant, tu recommences à écrire où je t'enfonce ta plume dans le cerveau. Rugit Maugrey, à bout de nerf.
Maël jeta un coup d'œil à sa plume, puis remarqua qu'il était entrain d'écrire avec un stylo Bic, une riche invention moldu. Il sourit et déclara :
- Vous avez des pains au chocolat ?
Puis il montra son Bic au professeur qui se saisit du garçon et le mit à la porte sans plus de façon…
- 6 minutes et 7 secondes… Je m'améliore. Lâcha Maël en retournant vers son dortoir.
Chapitre 44 :
Dumbledore faisait, comme à l'accoutumé, les cents dans son bureau. Il traversait de long en large et de haut en bas l'imposante pièce qui lui tenait office de bureau. Et maladroitement assis sur deux fauteuils d'allure confortables, James et Lily observaient leur cher directeur s'acharner à réduire sa moquette à poussière.
- Vos doutes, bien que compréhensifs, sont entièrement injustifiés. Déclara enfin le directeur.
- Mais Albus, il a les yeux de Lily, et on retrouve clairement ma coupe dans la sienne. Objecta James
- On ne se fie pas à deux insignifiants détails comme ceux-ci pour reconnaitre l'enfant que vous avez abandonné, il y a de ça au moins 14 ans. Contra Albus
- Justement, il a le bon âge ! S'écria Lily
- Tous les élèves de quatrième année ont le bon âge.
- Et sa cicatrice est identique à celle d'Harry ! Protesta Lily.
- Il n'est pas étonnant qu'un enfant comme Maël ait une cicatrice tout fait banal !
- En forme d'éclair, Albus. Il a une cicatrice en forme d'éclair, c'est loin d'être banal ! S'écria Lily.
- Vos souvenirs sont sûrement flous. Vous êtes aveuglés par vos sentiments. Vous avez perdu un enfant…
- Oui, et peut être pouvons-nous encore le retrouver…
- Et si c'est le cas, Lily … Intervint James qui était resté songeur.
- Quoi ?
- Que ferions-nous ? Le gosse, Maël, adore sa famille, et ce n'est clairement pas le plus compréhensif … Et puis as-tu pensé à Evan ? Comment va-t-il réagir ? Il ne faut qu'il soit déstabilisé, il est le Survivant, ma chérie…
- Des suppositions… Tout cela n'est pas sûr. Maël ne vous ressemble pas du tout, son caractère est à l'opposé du votre. En plus, il est à Serpentard.
Le doute prit alors possession des parents Potter, regardant le directeur qui à l'instant songé que bien que totalement impossible, les hypothèses des Potter étaient des plus dérangeantes…
- Je vous rassure. Il y a un élément purement logique qui empêche votre supposition. Les Snape vivaient à Liverpool. Ils n'avaient strictement aucune raison d'aller à Privet Drive. De plus, Kathie Snape accouchait d'Analissa il y a peu, et Severus et elle avaient déjà de nombreux enfants. Vous remarquerez qu'il est rare qu'une famille nombreuse avec un nourrisson et des enfants en bas âge ne courent pas dans toute l'Angleterre…
Rassuré, les Potter écoutèrent avec satisfaction les élucubrations de Dumbledore. L'honorable directeur, l'ancien sage, le vainqueur d'un puissant mage noir, le mentor d'Evan, ne pouvait avoir tort… Il était trop bon et bienveillant pour mentir, de plus il en était sûrement incapable…
Lily et James retournèrent donc voir leur unique fils avec plaisir, leurs doutes profondément enfouis, et riant de leurs suppositions totalement irréelles …
…HP/DM/HP…
Maël discutait tranquillement avec Théodore sans plus se soucier de leur enseignant, M. Potter qui essayait tant bien que mal de faire son cours portant aujourd'hui sur l'histoire des duels dans le monde, un cours théorique qui en ennuyait plus d'un.
- Tu ne crois pas qu'il faudrait écouter... Soupira Théodore.
- Pourquoi ? Interrogea Maël d'un ton vraiment curieux qu'il n'adoptait qu'en présence de son meilleur ami, qui lui s'étonnait tous les jours que sa bouche puisse autant parler.
- Par respect pour le prof ? Tenta Théo qui se ravisa en voyant le regard de son voisin.
- Théo... Commença à se moquer Maël quand il fut interrompu par Alexander:
- Parce que l'an prochain vous passez vos BUSES, et que vue des notes actuellement, petit génie, tu ne ressortiras pas vivant de cette épreuve. Papa et maman y veilleront, sale cancre.
Maël regarda son frère comme s'il n'était qu'une tache sur le sol.
- Alors, rien à répondre ? S'écria d'un ton fier Alexander.
- Alex, tu n'es pas dans la bonne classe. Retourne dans la tienne ...
- Pour une fois, ce jeune homme a raison. Intervint le professeur. Que faites-vous ici, Alexander ?
Si ce M. Potter appelait Alexander par son prénom, c'était parce que trop souvent, les Snape s'ils étaient désignés par leur nom de famille s'amusaient à répondre les uns à la place des autres. La seule solution trouvée par le corps enseignant avait été d'utiliser les prénoms des rejetons Snape ...
Au même moment une voix s'écria :
- Je t'ai enfin retrouvé ! La prof de divination m'avait bien dit que tu étais "quelque part dans Poudlard ou son parc"
Alexander se retourna pour observer le jeune homme de son âge qui le fixait avec impatience.
- Tu viens, on doit retourner en cours ! S'exclama encore le sixième année.
- Euh ... Tu es qui ? Lâcha peu diplomatiquement Alex.
- Alexander, ce que tu dis est très vexant... Regarde, le pauvre homme a l'air fort attristé. Le reprit Maël en imitant la voix d'Analissa.
- Mr Alexander Snape suivait votre camarade et quittait ma salle de cours. Trancha James Potter.
- Cela ne semblait pas vous déranger auparavant.
Le professeur se retourna et jeta un coup d'œil dédaigneux au grand frère de Maël, il n'aurait pas avoué pour tout l'or des Malfoy qu'en réalité s'il avait laissé Alex dans sa classe, c'était car ce dernier semblait contrôler quelque peu son petit frère bien trop turbulent.
- Retournez dans votre classe, maintenant. Je suis sûr que votre enseignante aimerait continuer son cours avec la présence de tous ses élèves.
Alexander se leva, observa un instant Mr. Potter qui lui rendit bien, puis le Serpent se leva, déposa un baiser sur la joue de Maël qui grogna pour la forme, fit de même avec Analisa qui était assise juste devant, observa derechef le professeur de duel, et finit son numéro en un salut militaire moldu, tournant les talons avec diligence.
Le professeur souffla avec lenteur et déclara :
-20 points en moins pour Serpentard et une retenue pour Alexander Snape.
- Lâche… Dit très distinctement Maël provoquant un soupir fatigué de la part de Théodore qui louchait sur son ami avec désespoir.
- Qu'avez-vous dit ? Questionna très froidement James.
- Je viens de vous traiter de lâche, mais il me semble que je devrais également ajouter la surdité à la liste de vos problèmes.
- Mr. Snape, retenue ce soir avec …
- Oui ? Interrogea d'un ton faussement polie Maël.
James hésita un instant, il savait pertinemment qu'aucun de ses collègues ne voulait plus avoir Maël Snape en colle.
- Pourquoi pas avec vous vu que c'est vous que j'ai offensé ? Proposa malicieusement le jeune Maël.
- J'ai autre chose à faire. Se défila Mr. Potter.
- Et quoi donc ?
- 10 points en moins pour Serpentard pour insolence. Vous ne devez pas vous faire que des amis, Mr. Snape, en faisant perdre autant de points à votre maison … Constata James.
- Je n'ai nul besoin d'amis. Répliqua Maël, un peu sèchement.
- Aurais-je touché un point sensible ? Nargua le professeur.
- Monsieur Potter, ce que vous dites est extrêmement déplacé. Un enseignant se doit d'être toujours là pour encourager ses élèves, et non le contraire. Intervint Analissa d'une voix docte en voyant son frère s'énerver quelque peu.
- Professeur, pas Monsieur. La reprit obligeamment le nommé par réflexe. Et Test surpris sur ce que je viens d'expliquer. Une copie tout de suite !
Les élèves grimacèrent mais obtempèrent pendant que James réfléchissait. Il ne savait plus quoi faire, à l'exemple de son directeur, pour punir Maël, rien ne semblait l'atteindre, il ne pouvait être renvoyé, et la torture était interdite…
Le cours se termina, et les copies furent rendues avec des grimaces désappointées redonnant un peu de joie à un James de bien mauvaise humeur.
Les élèves rangeaient leurs affaires pendant que le professeur lisait les premières copies, sa soudaine joie s'en fut beaucoup plus vivement qu'elle n'était apparue.
- Maël Snape… Articula-t-il lentement.
- Oui ?
Le ton du jeune homme frisait l'insolence, ce que ne manqua pas de remarquer le père du Survivant mais il laissa couler, à quoi bon commencer une nouvelle polémique qu'il n'était que peu sûr de remporter 5 secondes avant la fin du cours ? Il avait déjà à faire avec le test du jeune Serpentard qui méritait à lui seul une heure de serment.
- Il ne me semble pas avoir dit durant ce cours de théorie que Dumbledore avait fait un striptease à Grindelwald, et que ce dernier avait fait une crise cardiaque devant tant d'horreur. Je ne me rappelle pas non plus avoir désigné notre directeur actuel par les termes de « vieux fou plein d'énergie au lit ». Je n'ai jamais insinué non plus que Dumebledore avait eu le cœur brisé que de devoir tuer son second amant et qu'il était allé se consoler dans les bras de ses élèves.
- Ah bon ? S'étonna faussement Maël.
- Oui. Répondit d'un ton réfrigérant l'homme.
- Quel mauvais élève je suis… Se moqua Maël.
- Effectivement. Je contais passer outre votre retenue vu votre tenue suite à vos fâcheuses paroles, mais je me vois dans l'obligation de vous l'appliquée.
- Vous m'envoyez navré. Singea le jeune brun, ses yeux émeraudes luisant d'amusement pour d'attentifs observateurs.
- En colle ce soir avec … hum… Hésita James.
- Oui ?
- Le professeur Snape ! S'exclama fièrement le père de l'élu.
…HP/DM/HP…
Severus Snape regardait son 5ème fils avec découragement. Si ses confrères en venaient à lui renvoyer son propre enfant faute de mieux, c'étaient qu'ils étaient tous clairement à bout... Mais avaient-ils pensés à lui, s'ils étaient découragés après avoir passé seulement 4 années en la charmante compagnie de Maël, quand était-il de lui, Severus Snape, qui supportait son infernal mioche depuis près de 14 ans ? Soupirant intérieurement, le maitre de potions rappela à l'ordre son fils qui était entrain d'essayer de trouver un moyen de percer un trou dans tous les chaudrons sans que quiconque ne s'en aperçoive.
- Maël, mais tu as quel âge ?
- 14 ans. Répondit distraitement Maël qui avait renoncé à la discrétion. Il était accroupi devant un chaudron et percer à l'aide de sa baguette un discret trou.
- Alors comporte-toi comme tel.
- Nombre de personne pense le contraire…
- Comment ça ? Insista Severus.
- Papa… Soupira faussement Maël, Je suis comme les héros… J'ai deux vies. Une le jour et une la nuit …
- Tu sauves le monde durant tes nuits ? Ironisa sèchement Severus.
- Non, mais je touche les cœurs… Et d'autres choses… Sous-entendit Maël.
Severus grogna en comprenant où voulait en venir son fils, et lui tapa sur la tête.
- Je corrige des copies. Et toi, tu essaies de faire une potion…
- Laquelle ?
Severus réfléchit, une potion inoffensive, que Maël ne puisse pas utiliser pour torturer encore Poudlard, mais qui soit assez complexe pour qu'il se casse la tête en se taise enfin …
- Oui ? Répéta Maël qui commençait à trouver les adultes bien ennuyants.
- Hum… Tu pourrais me faire une promesse ? Questionna soudainement son père, une idée germant peu à peu dans sa tête.
- Cela dépend de laquelle…
- Pas Serpentard pour rien … Maugréa le directeur de la vile maison.
- Sois fière de tes enfants, papa !
- Tu promets d'aider Evan Potter dans sa tâche, et je t'apprends à réaliser la potion de ton choix. Proposa alors le maitre des potions.
- Pardon ? Je crois avoir mal entendu …
- Tu as bien entendu… Confirma le directeur des verts et argents.
- Il est vrai que j'ai hérité de ta phénoménal ouïe qui t'a voulu une si sombre réputation… Se moqua Maël.
- Alors qu'en dis-tu ?
- Je dis que je ne crois pas que passer un marché avec un élève soit autorisé dans le règlement de la noble école de Poudlard…
- Bien sûr que non… Mais il n'a jamais été interdit de réaliser un échange de bons procédés avec son fils.
Maël et son père se sourirent sadiquement. Severus sentit une bouffé de fierté l'envahir en voyant son fils qui lui était si semblable… Mais la réalité lui revint à l'esprit quand il vit que son fils, sensé être un tombeur très mature, recommencer à percer des trous dans les chaudrons…
- Tu crois que je ne te vois pas ? Soupira Severus.
- Peut être…
- Très drôle, Maël, ne te fatigue pas plus, je réparerais les trous.
- Parle-moi du marché… Ordonna Maël d'une voix faussement détaché tout en se déplaçant vers un autre chaudron.
- Je croyais avoir été assez clair… Tu aides notre cher Survivant et en échange je t'apprends à réaliser la potion de ton choix.
- Mais… Qu'est-ce qu'il te pousse à faire ça ? Questionna Maël, perdant toute son attitude enfantine et joyeuse pour faire preuve d'un sérieux des plus adultes et effrayants.
- Raisons personnelles ? Tenta Severus.
- Mais encore…
Severus soupira pour la énième fois, si quelqu'un avait dit que Severus serait un jour embarrassé, entrain d'essayer de se justifier devant son enfant, il aurait été envoyé dans à Sainte Mangouste dans une ambulance roulant à la vitesse de la lumière…
- Tu n'as pas à le savoir. Se reprit-il.
- Alors, c'est non…
C'est encore un soupir de désespoir qui s'échappa des lèves du réputé imperturbable maitre des potions. Severus Snape ne pensait pas avoir jamais autant soupiré de toute sa vie, à part peut être le jour où Maël, accompagné de Will, Alex et César, avait décidé de voir si ils pouvaient parler sans arrêt durant toute une journée…
- Je pense… Hésita Severus.
Mais comment s'était-il donc trouvé dans cette situation ? Ah oui, la faute de Kathie, en bonne mère, elle réussissait à s'inquiéter des sentiments de tous ses enfants, et bien sûr, elle se faisait plus de souci pour Maël qui semblait s'être créer une autre personnalité, ne laissant jamais entrevoir ses peurs, doutes ou questionnements. Et Kathie, sur conseil de son unique fille, avait décidé de percer cette coquille, Severus la soutenait évidemment, il tenait lui aussi à ce que son cher fils soit véritablement heureux, mais il savait mieux que personne à quel point, la tâche qu'ils s'étaient fixés était dur et demandait une patience d'ange, ce que n'avait clairement aucun des hommes Snape, enfin, mis à part Nicolas et Victor, mais eux, c'étaient plus car ils semblaient ne pas se préoccuper de ce qu'ils les entouraient…
L'idée des femmes Snape était donc de recréer des liens entre Maël et sa famille biologique, le refus total et la cruauté dont faisait preuve le jeune Serpentard envers cette famille qui l'avait abandonné était justifié mais un peu exagéré… Il était vrai que Maël accordait une grande importance aux liens familiaux et qu'il avait tendance à tout faire dans la démesure mais tout de même…
L'idée était bonne, mais la manière de la mettre en place encore trop floue… Et puis, il y avait aussi une autre raison secondaire, le fait qu'Evan était le filleul de Remus, et que le fameux survivant ne survivrait pas longtemps dans ce tournoi mortel. Ses parents aveuglés par le succès de leur fils, était prêt à risquer sa vie pour prouver au monde la puissance de leur enfant… Et bien que Severus n'aima pas trop les Potter, pour ne dire détester, il ne laisserait jamais mourir un innocent, qui plus est un enfant aussi bête que ses pieds.
- Alors ?
La voix un peu énervé de Maël ramena le père à la réalité, il sourit en songeant que pour ça, son garçon n'avait pas changé il n'aimait toujours pas être ignoré…
- Je ne me justifierai pas devant toi. C'est oui ou c'est non. Trancha Severus.
Maël observa son père et ne tarda pas à se rendre compte que son père ne flancherait pas, l'autorité parentale tant contesté chez les Snape était bel et bien présente, et même si elle n'était pas mise en avant, elle était inflexible… Maël hocha la tête.
- J'accepte.
- Pourquoi ? Demanda tout de suite le maitre des potions.
Un sourire sadique fleurit sur les lèvres de Maël provoquant encore un soupir, le fait de soupirer fit soupirer encore le père Snape qui se sentit d'un seul coup bien idiot…
…HP/DM/HP…
Draco était dans une phase de doutes des plus indignes de la famille Malfoy. Cela faisait une ou deux semaines qu'il avait cru pouvoir enfin se rapprocher de l'élu de son cœur, et que Merlin le sauve, il virait dangereusement Poufsoufle... Mais depuis, il n'avait pas une seule fois réussi à attirer l'attention de son Maël qui semblait avoir repris le cours de sa vie sans plus se soucier du prince de sa maison, et cela mettait Draco dans une rage folle intérieure évidemment et le rendait extrêmement mélancolique, il ne venait pas de penser cela, si ?
Draco se mit une claque intérieure tout en songeant qu'il n'était pas entièrement normal d'avoir une autre vie à l'intérieur de soi même ... Pestant contre ses pensées disconvenus, il décida de d'aller surveiller son aimé en se giflant intérieurement pour cette appellation ridicule... Tout de même, réfléchit le beau blond, si je me faisais vraiment ce que je me fais intérieurement, je serais bon pour le service de maltraitance sur mineur de Sainte Mangouste.
Le prince des verts et argents se releva avec un énervement surprenant Blaise qui était assis dans la chambre de son ami alors qu'Alexander faisait la cour à sa petite amie qui n'était pas au courant de l'être…
- Que se passe-t-il encore ? Soupira d'un ton faussement désespéré Blaise qui en réalité adorait essayé de percer la carapace de son ami.
- Rien. Rendors-toi le mioche… Lâcha un peu sèchement Daco, vexant Blaise qui n'aimait pas que Draco lui rappelle qu'ils avaient deux ans de différences.
- T'es de mauvaise humeur ? Continua néanmoins le plus jeune.
- Non. Et je ne te parle pas tant que tu te prends pour une commère…. J'ai autre chose à faire que de te supporter, tu n'es qu'un gosse immature. Dégage…. Enchaina d'un ton toujours aussi sec le blond.
Blaise soupira. Il savait bien que Draco ne pensait pas ces mots et qu'ils n'étaient dû qu'à la colère trop bien maîtrisée de son ami… Parfois, le jeune mulâtre aurait aimé voir Draco fondre en larme, pousser un cri de désespoir, frapper dans un mur de rage, ou se confier à lui ou même à Alexander.
- Draco… Tu sais que je ne répéterais pas ce que tu me diras. Tu es mon meilleur ami avec Alexander.
Draco le regarda de manière si distante que Blaise eut beau se creuser la tête, il ne parvint pas à déchiffrer les émotions du Prince des Serpentards, chose pourtant qu'il était l'un des rares élus à pouvoir faire…
Le dit prince était pour l'instant entrain de sourire intérieurement, tout en songeant s'il était capable de vraiment décrocher plus qu'un micro sourire, il connaissait bien Blaise, le métis était clairement gay et ne considérait sûrement pas Alex comme son meilleur ami, non l'héritier des Zabini envisageait une toute autre approche…
- C'est cela … Se moqua avec mépris Draco.
- Tu ne me considères pas comme un de tes meilleurs amis ? S'offusqua Blaise qui connaissait par cœur la réponse qui ne tarda pas à lui parvenir.
- Je n'ai pas de meilleur ami ! Je n'ai besoin de personne….
- Pas même de la personne qui te fait perdre ton sang-froid ? Le nargua son ami qui n'était pas censé l'être.
- Personne ne me fait perdre ma maîtrise.
- C'est cela … Imita Blaise sur le même ton que Draco auparavant.
- Oui. Un Malfoy contrôle tout le temps ses émotions.
- Oui… La mauvaise foi des Malfoy, cela te dis quelque chose aussi ?
- Blaise Zabini, il vaudrait mieux pour toi que tu te taises si tu ne veux pas qu'Alexander entende parler de tes penchants …
- Il sait que je suis gay.
- Oui, et il sait aussi pour qui tout cœur ou une autre partie de ton corps se tend ….
- Que d'insinuations, … Sourit Blaise mais Draco put aisément apercevoir la lueur d'inquiétude qui s'empara de ses yeux provoquant un micro sourire du jeune Malfoy, il aimait beaucoup Blaise et le considérer sans hésiter comme l'un de ses meilleurs et véritables amis qui d'ailleurs ne s'élevait qu'à l'infime nombre de 2. Et à cette pensée, il ne put s'empêcher de pensée à la personne qui semblait avoir décidé d'occuper constamment les dites pensées, Maël Snape qui malgré son caractère de cochon, ses moqueries, réparties cyniques et sarcastique, son ironie coutumière, et ses insolences démesurées, était un des élèves les plus populaire de Poudlard.
Les élèves semblaient un peu l'idolâtrer et il était traité avec sympathie, il était vrai que Maël était en général généreux bien que très secret et parfois cruel, ses ennemis le craignait car il ne leur laissait aucune pitié, mais il n'aimait pas faire réellement du mal aux gens et entretenait une bonne relation avec la plupart des élèves, enfin bonne relation rimait dans son cas avec dérision, dans le sens où il pouvait se moquer ou ridiculiser ses camarades sans plus de honte ou de regret…
Maël était une personne complexe qui semblait avoir une peur incroyable de rester seul mais aussi celle d'être blessé par son entourage. Et tout ça, le jeune homme ne paraissait pas s'en rendre compte, et seul son entourage proche le remarquait…
Draco était fière et triste d'avoir réussi à dresser une image si réelle de Maël, mais également très professionnelle sans vraiment mettre de sentiments, car il n'était pas assez proche du beau Serpentard…
Pendant qu'il réfléchissait, Blaise l'observait, remarquant la lueur de tristesse et de douceur à peine perceptible dans le regard de son ami, et quand Draco revint à la réalité se fut pour se rendre compte que le jeune Zabini s'était installé une jambe sur chacun des accoudoirs du fauteuil où était assis Draco de manière a être en parfait équilibre, le nez à quelques millimètres à peine de celui de son ainé. Là où n'importe qui aurait poussait un cri ou sursautait, Draco se contenta de cligner des yeux, faisant un saut périlleux intérieur.
Au même instant, Alexander franchit les portes de la chambre dans laquelle les deux garçons se regardaient nez contre nez.
- Désolé d'interrompre ce que je supposais être une futur torride partie de jambes en l'air, messieurs mais j'ai une grande nouvelle à vous annoncer !
Le cœur de Blaise se serra nerveusement, Alex aurait-il réussi à sortir avec sa soit disant promise ? Draco ressentant le mouvement inquiet de son ami ne put s'empêcher de se lever faisant tomber son ami et cachant ainsi la gêne et le désespoir qui s'inscrivait sur le visage du mulâtre et qui aurait fait naître des doutes dans l'esprit d'Alex. Il savait pour en faire durement l'expérience, que si l'on décidait révéler ses sentiments, il fallait mieux que ce soit de son plein gré par envie et besoin, et non pas par un malheureux concours de circonstances… Ah, qu'il était dur d'être au cœur d'un triangle amoureux sans en faire partie, d'observer ses deux meilleurs amis sans savoir quel partie prendre… De voir Blaise se lamenter devant un amour non avoué, et de voir Alex enfin heureux dans sa conquête de sa belle demoiselle, révéler un secret entrainerait peut être la fin de leur trio, ne pas le dire laisserait une tension planer… Dans tous les cas, le résultat serait malheureux… Draco soupira intérieurement une fois de plus… Quelle idée d'avoir des amis aussi ? On s'en sent responsable, on ne veut pas qu'ils soient blessés, mais eux font réagissent à l'identique pour vous… N'a-t-on pas l'air idiot à tous vouloir se sacrifier pour le bonheur de l'autre ?
Blaise comprit la réaction de Draco et pour évacuer son stress se jeta sur lui armé de la première chose qui lui était tombé sous la main, en l'occurrence le coussin qui était tombé avec lui. Draco évita habilement, mais le combat ne tarda pas à faire rage, Draco souriant franchement, il était extrêmement rare qu'il se lâche ainsi… Même Alex en semblait surpris, et Blaise remerciait intérieurement celui dont il prenait les mauvaises habitudes, en l'occasion de tout faire à intérieurement, de jouer le jeu pour cacher son instant de stupeur.
- Alors la nouvelle ? Reprit Draco en se recoiffant avec dignité comme s'il venait de prendre le thé avec le ministre d'Angleterre et non de se livrer à une éreintante bataille de polochons en soie s'il vous plait …
- Maël sort avec un gars de Beaubâtons… Annonça d'un ton hésitant Alex, observant avec inquiétude Draco.
Lequel sentit sa mâchoire se décrocher et tout son masque sombrer…
