Et si je ne disais pas bonjour, que feriez-vous ?

Merci pour toutes vos reviews, à tous ceux qui me mettent en alerte ou m'ajoutent à leurs favoris …

Depuis que j'écris une fiction, j'avoue laisser beaucoup plus de reviews aux auteurs… Oh, je savais très bien auparavant que recevoir une review faisait très plaisir à l'auteur, mais étant surement très égoïste je ne culpabilisais pas plus que cela de ne pas en laisser, mais maintenant je ne peux même pas mettre une histoire en alerte sans laisser une review car je sais combien c'est décevant de voir quelqu'un vous ajouter en alerte mais ne trouver aucune review …

Il m'arrive de lire puis d'ajouter une fiction dans mes alerts et de partir en lire une autre, de la reviewer puis de passer cinq minutes à rechercher la première fiction que j'avais lu sans la reviewer pour lui laisser enfin sa review bien méritée … Le fait de savoir que mon pseudo apparait sans êter accompagné d'une review me met étrangement mal à l'aise …. Suis-je si anormale ?

Dans le chapitre précédent :

- Et, peut-on savoir qui sont les autres candidats ? Interrogera Andromeda Tonks.

- Je crains que non, madame. Répondit l'homme en faisant demi-tour pour retourner à ses occupations, n'accordant pas plus d'attention aux deux femmes.

- Espèce de malpoli ! S'écria en retour Nymph', ses cheveux devenant rouge foncé.

- Chut, ma chérie. La réprimanda sa mère.

Un unique grognement lui répondit, mais les deux femmes quittèrent les lieux, espérant de tout cœur qu'elles obtiendraient la garde de Maël, et en même temps, se demandant qui d'autres pourraient bien la réclamer … Après tout, la réputation de Maël Snape, grâce à cette très chère Rita Steeker, venait de franchir les barrières de Poudlard…

Chapitre 50

César se reposait dans sa chambre, il était particulièrement fier de lui, bien sûr il n'avait qu'à peine 19 ans, époque où la plupart des jeunes faisaient encore leurs études, mais il était déjà en phase de devenir connu … Son équipe avait encore remporté un match, contre les Canons de Chudley, match auquel il avait participé, le batteur ayant reçu un cognard particulièrement douloureux en pleine figure.

César s'accordait donc un repos bien mérité. Allongé sur son lit, il rêvait à sa gloire future quand un jeune homme fit irruption dans la pièce, il était de petite taille avec des yeux marrons pétillants et une chevelure toute aussi brune qui faisait étrangement penser à un hérisson :

- César ! S'écria le gamin

- Pitié, Nathaniel, dis-moi que tu n'es pas vraiment là.

- Méchant … Répliqua puérilement le jeune homme qui avait en vérité 17 ans.

- Pourquoi ton frère t'a ramené ?

- J'avais envie de te voir … Répliqua Nathaniel avec une moue attendrissante.

- Oui, il n'a pas arrêté de me harceler. Confirma un autre jeune homme en entrant dans la pièce. Il avait les mêmes cheveux en brosse que Nathaniel, des yeux plus foncés, et un visage plus âgé.

- Hey, capitaine, tu ne dois pas céder aux pressions de ton petit frère ! Se moqua César.

- Silence, sombre idiot … Tu ne connais pas son côté machiavélique … Se plaignit le dit capitaine.

- César. Intervint Nathaniel. Il y a une espèce d'immense aigle qui est entrain d'essayer de défoncer ta fenêtre.

- Mince, Sylvestre ! Cria César en attrapant l'imposant oiseau.

- Sylvestre, c'est le nom de ton hibou ? Interrogea le capitaine en souriant largement.

- Non, Sylvestre est le messager de notre famille. Précisa César prouvant par là qu'il n'était nullement responsable du nom de l'animal.

- J'aimerai vraiment la rencontrer, ta famille … Piailla Nathaniel.

- Tais-toi, Nat … Il n'y a aucune raison pour que tu rencontres la famille de César…

- Mais Adam … César est ton meilleur ami ! Opposa Nathaniel.

- Oui, il est mon meilleur ami … Donc aucun rapport avec toi. Contre le capitaine, alias le grand frère de Nathaniel, alias Adam.

- Mais, Adam, je suis ton petit frère …

- Désespérant …

Pendant que les deux frères se chamaillaient, César avait récupéré le message que lui apportait Sylvestre.

- Ils en ont mis du temps à te répondre… Tu leur as envoyé une lettre il y a de ça … quoi ? 2 mois ? Demanda Adam à César en s'allongeant à côté de lui alors que Nathaniel sautait à son tour sur le lit pour venir se caser entre les deux amis

- Oui. Je trouve donc que la réponse est plutôt rapide… Oh, ils ont retrouvé Nicolas !

- Par ce qu'il avait disparu ? S'étonna Nathaniel.

- Je ne sais pas trop … Il voyageait dans le monde pour écrire je ne sais trop quoi. Par merlin, tout puissant, il a une petite amie dénommée Ambre. Une fille qui vient de Beauxbâtons. Très sympathique à ce qu'il parait.

- Nicolas a une copine ? Répéta Adam, surpris, d'après les descriptions que César lui avait fait de son frère « un génie raté », « solitaire taciturne », ou « dangereux évadé d'asile de fous », il ne s'attendant pas à ce que celui-ci est une petite amie.

- J'en suis le premier étonné. Rétorqua César.

- D'autres nouvelles ? Analissa va bien ?

- Oui. Elle se porte comme un cœur. Elle a failli mourir mais le meilleur ami d'Alex, Draco Malfoy, lui a sauvé la vie de peu … Alexander a arrête de sortir avec des femmes mariés… Victor a refait la déco de la table des Serpentards à force de graver des formules scientifiques étranges dessus mais ses résultats sont très satisfaisants. Oscar se comporte comme un idiot fini et est retardé mentalement … Je me demande qui a écrit cette partie là, je parierais que c'est Maël, papa a surement oublié de relire la lettre ou Maël l'aura encore embobiné. Oh … Maël est accusé de tricherie dans le tournoi de trois sorciers et passe devant le tribunal des sorciers. Ils m'enverront une lettre pour me dire la sentence qu'il a reçue …

- Merlin tout puissant, il a réussi à tricher ? Mais les sortilèges de protection de ce tournoi sont extrêmement durs à briser, pour ne pas dire impossible !

- C'est Maël … Répliqua César comme s'il s'agissait là d'une réponse tout à fait normal et évidente.

- Tout de même, je crois bien que c'est la première fois qu'une personne réussi à tricher durant ce tournoi … Il doit être dans le journal. S'écria Adam

- Accio Gazette des Sorciers. Lança Nathaniel qui attrapa le journal et l'ouvrit pour le lire pendant qu'Adam et César se penchait au dessus de son épaule pour l'imiter.

- Et bien dis-donc… Il ne fait pas les choses à moitié, ton frère ! Se moqua Adam

- Nat', montre la page où ils parlent de la famille Snape. Je veux voir ce qu'ils disent de moi … Demanda César.

- César Snape, actuellement 19 ans, remplaçant batteur dans l'équipe des balais fringants. Bruns aux yeux verts-noisettes, porte des lunettes, environ 1m80. Jeune homme insolent, rebelle, brutal, colérique, fort, et avec un sens de l'humour très spécial. Premier élève à avoir remis en cause la décision du choixpeau magique et à l'avoir insulté … Lut à haute voix Nathaniel.

- Très flatteur … Sourit Adam.

- Brutal ? Je ne suis pas brutal ! S'égosilla César en se relevant d'un bond.

- Colérique en revanche …

- Je ne suis pas colérique, pauvre idiot !

- Pas du tout … Ironisa Adam.

- pff … Bouda César.

- Tiens, ils parlent de l'héritier Malfoy. Il a beaucoup de prénom dis-donc !

- Hum ? Releva César. Il s'agit de Draco ?

- Oui.

- Que disent-ils de lui ?

- Je te lis :

Draco Lucius… Malfoy, 16 ans, prince de glace.

Le physique d'un ange, mais un cœur de démon.

Draco Malfoy, le regard gris bleuté aussi froid que la glace, des cheveux blonds plus pâles que la rosée du matin, un visage aussi fin et digne des plus grandes familles aristocrates est le bourreau des cœurs de ses demoiselles…

L'héritier de la noble et très riche famille Malfoy règne en maitre sur Poudlard, à son passage ses camarades s'écartent pour lui faire place, quiconque l'offense est sévèrement réprimé. Son regard méprisant décourage toute tentative d'amitié. Draco Malfoy n'appartient pas au même monde que nous autres simples sorciers. Il est le fier représentant de la communauté sang-purs et n'hésite pas à écraser tous ceux qui le gênent.

Si par sa prestance et son attitude, il impose le respect et assure son autorité, il contrôle également ses professeurs par sa fortune et son simple nom.

Personne n'ose s'opposer à lui.

Ses rares amis ne décrochent pas un mot à son sujet et il est totalement impossible de savoir s'il se comporte tout le temps de manière si froide…

Chacune de ses paroles sont contrôlés, et tous ses mots pesés. Rien n'est laissé au hasard et on ne peut être qu'impressionné par la maitrise de soi et le sang-froid dont il fait preuve.

Mais ressent-il vraiment des émotions ou n'est-il qu'une personne sans cœur aussi froide et méprisante qu'il ne le laisse paraitre ?

La réponse nous ait donnée une fois de plus par Maël Snape, seul personnage capable de briser la parfaite réputation du sang-pur. Le jeune Snape est en effet la seule personne à ce jour à avoir réussi à énerver Draco Malfoy.

Et …

- C'est bon, on a compris je crois … L'interrompit Adam.

- En tout cas, il fait froid dans le dos ce Malfoy. Si même Rita Steeker n'a rien réussi à tirer de lui … Brr…Je préfère rester loin de lui… L'avoir comme ennemi ne doit vraiment pas être de tout repos.

- Draco n'a pas d'ennemi. Enfin, à part Maël avec le soutient discret d'Analissa.

- Ah bon ? Je croyais qu'une personne aussi puissante que lui aurait plein d'ennemis… S'étonna Nathaniel.

- Il n'a pas d'ennemi car il les a tous éliminés. Il a fait en sorte que personne ne puisse plus s'opposer à lui. Répondit César.

- Et Maël ?

- Je ne sais pas trop pourquoi mon satané frère a échappé à la règle. Alex le sait me se refuse à me le dire.

- Qu'est ce que ta lettre dit d'autre ? Interrogea Adam qui adorait entendre parlait des frasques des frères de César.

- Maman me somme de lui révéler l'identité du fiancé de ce cher William.

- Je vais lui répondre que c'est à Will de lui dire et non à moi.

- Bon choix. Approuva Nathaniel.

- Je tiens à ma vie …

- Parfois, j'en doute. Vu les figures que tu nous faits sur ton balais, on se demande si tu n'es pas un peu suicidaire … Contra Adam.

- Et, je suis toujours en vie ! C'est grâce à mon …

Soudainement, la porte s'ouvrit faisant trembler toute la pièce quand elle cogna brutalement le mur et interrompant César dans sa tirade.

- César … C'est une catastrophe catastrophique !

- William … Le saluèrent Adam et Nathaniel.

- Ah bon ? Demanda plutôt César.

- Ils ont retiré la garde de Maël à papa et maman.

- Quoi ?

- Ils ont retiré la garde de Maël à papa et maman. Répéta William

- J'avais compris, idiot !

- Mais tu m'as demandé de répété …

- Non, j'ai dit « quoi »

- Et bien, cela veut dire que tu n'as pas compris, non ?

- Non !

- Oh, et puis, tu n'as qu'à t'exprimer plus clairement.

- Ce n'est pas le moment … Tenta Adam

Deux grognements lui répondirent… William et César préféraient se disputer plutôt que d'affronter la réalité. Et puis, il fallait avouer que l'un et l'autre trouvait son adversaire particulièrement idiot.

- Comment cela est-il arrivé ? Demanda alors Nat

- Les juges ont décidé que Maman et Papa étaient responsables de Maël et qu'ils avaient failli dans la tâche de le surveiller et de l'éduquer correctement …

- Mais c'est n'importe quoi ! Beugla César

- Je me demande si cet argument est valable … Ironisa Will

- Ne te moques pas de moi, toi !

- C'est définitif ?

- Non, provisoire. Jusqu'à la fin de sa scolarité, Maël passera ses vacances scolaires à Poudlard sauf évidemment celles des grandes vacances où il sera dont envoyé dans cette famille d'accueil...

- Et papa les laisse faire ?

- Ce n'est pas comme s'il avait le choix … Maël a été trop loin cette fois.

HP/DM/HP….

Maël était en colère. Etrange sentiment qu'il n'avait plus ressenti depuis trop longtemps. Il n'était pas seulement en colère, il était furieux, outragé, hors de lui … triste.

Pour qui se prenaient-ils, ces juges ? A oser l'enlever de sa famille, famille qui l'avait adopté sans rien savoir de lui, toujours soutenu et aimé même en apprenant sa véritable identité. D'accord, il y avait des disputes, et pas des moindres d'ailleurs, d'accord sa famille était très ouverte d'esprit, d'accord l'éducation qu'il avait reçu était unique, mais Maël savait que lui seul était responsable de ses actes.

Peut être que son père l'avait un peu fait chanté alors qu'il était lui-même sous le chantage de sa femme mais Maël aurait très bien pu refuser car il avait eu le choix, on a toujours le choix, la vie est faite de choix mais chaque choix a ses conséquences et cela Maël l'avait durement compris.

Donnant un grand coup de pied dans une insigne doré qu'il devait nettoyer, il chuchota d'une voix sourde :

- Ils vont voir ce qu'ils vont voir ces imbéciles. Un Snape est un Snape quoi qu'il arrive… Ces juges auraient mieux fait de lire la devise familiale avant d'oser abattre cette sentence,

Alors, il éclata d'un rire aussi froid que dément et quelques mètres plus loin, le concierge Rusard et sa chatte Miss Teigne n'osèrent pas pénétrer dans la salle des trophées. « Pourquoi est-ce toujours moi qui hérite de ce gosse à moitié fou ? »Pensa sinistrement le concierge …

Une fois sa première heure de travaux d'intérêt général accomplie, Maël retourna dans le -dortoir des verts et argents.

Quant il poussa la porte, un silence s'abattit sur la salle commune, apparemment, les élèves avaient été informé de la punition de Maël et se doutaient que cela n'allait pas être favorable à l'humeur déjà plus qu'étrange de l'héritier des Serpentards. Déjà que Théo s'était défoulé sur un pauvre garçon de Beauxbâtonts dénommé Côme, que Draco Malfoy méprisait encore plus ses camarades, que Victor avait arrêté de graver sur la table ravagé de la grande salle, qu'Alexander n'avait plus son éternel sourire en coin, que Nicolas avait lâché ses livres, et qu'Oscar ne quittait plus sa mère d'un pouce, l'ambiance à Poudlard n'était pas très joyeuse.

Les élèves craignaient presque autant de croiser Severus Snape que Draco Malfoy. Les deux personnages abattaient leurs fureurs sur toutes personnes osant les regarder de travers. De son côté, la douce et sympathique Kathie Snape balayait d'un regard empli de tristesse toute personne s'adressant à elle, mais si chez certains les regards tristes étaient symboles de dépressions, les personnes croisant celui de la mère de Maël étaient tous d'accord pour dire que le sien reflétait une farouche détermination.

Alors que Maël se dirigeait d'un pas rageur vers son dortoir, il fut intercepté par Draco, le blond lui saisi le bras avec force et le traina dans son dortoir. Maël s'assit dans un fauteuil et soupira :

- Que me veux-tu ?

- Pourquoi as-tu fait cela, Snape ? Questionna Draco.

- Cela te regarde ?

- C'est à moi d'en décider.

- Non, c'est à moi. Riposta Maël.

- Pourquoi ? Demanda derechef le prince de glace, ignorant la répartie de son ennemi.

- Parce qu'il doit en être ainsi.

- Mais encore ?

- J'ai le droit de faire mes propres erreurs. Je suis responsable de mes actes. J'assume toutes les débilités que je commets. Alors Pourquoi, oui Malfoy, Pourquoi par Merlin mes parents sont-ils punis à ma place ? Finit par crier Maël.

- Oui. Mais pourquoi as-tu triché ? Continua le blond, têtu.

- Parce que j'en avais envie.

- Ne mens pas. Qui aurait envie de plonger dans un lac sombre, froid et malodorant ? Surement pas toi qui est plus frileux que n'importe qui ! S'énerva à son tour Draco.

- Et dis-moi pourquoi je devrais te le dire ? Riposta Maël.

- Car je te le demande

- Et qui es-tu pour moi ? Tu crois que je raconte ma vie au premier venu ?

- Parfois, il est plus simple de raconter un événement à une personne qui n'est au courant de rien. Cela permet de voir les choses d'un autre point de vue…

- Et pourquoi toi ? S'obstina Maël, mais Draco vit qu'il commençait à céder, alors au lieu de lui hurler dessus un charmant « Par Merlin, qu'es tu borné ! », il opta pour une approche plus diplomatique

- Parce que je suis là et que je veux bien t'écouter.

- …

- Snape, tu souffres. Cela se voit comme le bec d'un hypogriffe !

- Et en quoi cela t'importe-t-il ?

- Je te retourne la question. Mes motifs n'ont que très peu d'importance, non ? Dit doucement Draco.

- Je ne pouvais pas le laisser mourir. Chuchota finalement le petit Snape après un court silence

- Evan Potter ?

- Oui.

- Et pourquoi ?

- Si je te disais pour la fierté de l'école ?

- Je n'y crois pas, tu passes ton temps à la remettre en cause ! Sourit Draco.

Maël se figea, Draco Malfoy lui avait souri gentiment, pas de rictus méprisant ou moqueur, non les lèvres du blond s'étaient étirés doucement pour lui adresser un véritable sourire. C'était stupéfiant et … magnifique. Les yeux gris bleus de Draco avaient durant un instant pétillaient de gentillesse, chose si rare pour ne pas dire inexistante en temps normal.

- Tu veux entendre une histoire, Malfoy ?

- Pardon ? S'étonna le blond en levant un unique sourcil.

- Excuses acceptés. Répliqua Maël avant d'ajouter, faussement penaud, un « désolé, c'est un réflexe »

- Je veux bien l'entendre ton histoire… Répondit enfin Draco, clairement suspicieux.

- Il était une fois… Commença Maël, recevant une grimace mécontente de la part de l'unique personne composant son auditoire.

- Ne fais pas attention à mes expressions. Réflexes. Se moqua l'héritier Malfoy.

Maël reprit donc, un infime sourire sur les lèvres :

- Il était une fois une jolie demoiselle, appelons la Marie, volontaire et énergique, intelligente et têtue qui étudiait dans une célèbre école de magie. Dans cette même école vivait un autre élève, appelons le John, populaire et prétentieux, malin et farceur. Pour d'évidentes raisons, ces deux personnes se détestèrent tout de suite. Tout du long de leur scolarité, ils n'eurent de cesse de se disputer avec hargne. Mais alors qu'ils entraient dans leur sixième année, les sentiments de John à l'égard de Marie changèrent… Et par un obscur concours de circonstances, ils finirent par tomber amoureux l'un de l'autre. Une fois leurs études terminaient, et avec de nombreux diplômes en poche, ils s'installèrent dans un joli petit manoir et se marièrent. La fête fut somptueuse et la nouvelle de leur mariage fit le tour du monde, car John descendait d'une illustre famille de sorciers au service de la lumière, combattant avec acharnement le mal. Bientôt, Marie fut enceinte à la grande joie de John qui ne tarda pas à appeler ses amis pour leur faire partager son bonheur. L'enfant s'appellerait Harry, et son destin se promettait heureux et plein d'amour. Cependant, les jeunes parents eurent une surprise de taille quand Marie accoucha de non pas un, mais deux enfants. Prenant la surprise comme un cadeau de Merlin, ils nommèrent le second bébé Tartempion et firent aussitôt gravait le nom des petits sur les deux berceaux afin que personne ne fit l'erreur de les confondre. L'heureuse famille rentra chez elle une semaine après l'accouchement, Marie étant de forte constitution. Les parents choisirent les parrains des enfants parmi leurs amis les plus proches, et il ne tarda pas à régner une ambiance festive dans le petit manoir.

Maël reprit son souffle, observant Draco qui s'était allongé sur son lit et écoutait l'histoire avec attention, essayant de faire correspondre la réalité avec les propos du brun. Maël eut un sourire amusé et continua son récit :

- Malheureusement, un soir l'ennemi noir, un monstre sans cœur que combattaient tous les jours Marie et John fit irruption dans leur vie paisible. Alors que les deux bébés étaient tranquillement dans leurs berceaux, ce mage noir pénétra dans leur demeure et essaya de tuer John et Marie. Ces derniers combattirent férocement, désirant protéger leurs enfants. Se rendant compte de ce fait, le Seigneur des Ténèbres comme il en avait reçu le surnom, décida de torturer cruellement les parents en les gardant en vie afin qu'ils assistent à la mort des êtres qui étaient les plus chers à leurs yeux : Harry et Tartempion. Mais, alors qu'il essayait de tuer l'un des enfants, Tartempion d'après de qu'en dire ensuite les journaux, son sortilège de mort lui fut retourné et le mage noir, terreur du monde sorcier, fut détruit. Mais au lieu de mourir simplement, le corps de ce Seigneur Noir disparut cependant, l'heure n'était pas aux questionnements mais plutôt à la joie. Le monstre cruel avait été anéanti par un bébé ! Le directeur de l'école où Marie et John avaient grandi vint alors, car il était le plus puissant sorcier de l'époque, et désigna Tartempion comme l'Elu, le Survivant, l'unique personne au monde à avoir résisté au sortilège de la mort. L'enfant était un héros. Un Sauveur, mais il devait suivre un entrainement spécial, car il ne faisait aucun doute que les conséquences de cet acte seraient immenses. Alors, pour la sécurité de Tartempion, Marie, John, et le directeur décidèrent d'envoyer le petit Harry loin de Tartempion afin que ce dernier grandisse sans être gêné ou jalousé par son frère. Alors que Marie et John se pâmaient d'amour et d'adoration devant Tartempion, Harry fut envoyé chez la sœur de Marie, une moldue haïssant les sorciers mais l'envoyé du directeur, trop pressé de retourner au chevet de l'Elu, se trompa de porte et déposa le jeune Harry non pas au 6 Privet Drive, mais au 4, une vieille masure inhabitée. L'enfant ne pleurait pas. Il dormait sagement, inconscient de sa mort future dans le froid de la nuit. Mais, le hasard ou la chance fit qu'un couple sortant tout juste de la maternité, aperçut le nourrisson et décida de le prendre avec eux, de l'adopter, de l'aimer comme leur propre enfant et de pratiquer le rituel des liens du sang alors même qu'ils ignoraient l'identité de l'enfant … Le jeune Harry, fils de Marie et John, fut déclaré mort aux yeux du monde, il fut surement pleuré par ses parents mais cela est une autre histoire …. Ce que devint l'enfant adopté par le gentil couple est une autre histoire encore.

Draco observait Maël assez étrangement, puis il se décida à briser l'agréable silence qui régnait dans le dortoir.

- Pourquoi m'as-tu raconté cette histoire ?

- Parce que Marie, John, Tartempion et Harry ont existé.

- Je m'en doute. Qui sont-ils ?

- Tu ne devines pas ? Ironisa Maël

- Tu es Harry. L'enfant adopté par le « gentil couple ». Je n'aurais d'ailleurs pas cru que Kathie et Severus auraient pu être classés dans la catégorie de « gentil couple », mais bon … Marie et John sont Lily et James Potter, et Tartempion, Evan, non ?

- Pourquoi poser la question ? Demanda alors Maël.

- Parce que je voulais que tu me répondes. Est-ce une histoire vraie ?

- Qui sait … Qui sait ... Répondit pensivement le Snape.

- Imaginons que l'histoire soit vraie, déclara Draco, alors tu ne peux supporter qu'Evan meure car il est ton frère biologique, et quelque part tu l'aimes, non ?

- Ne penses-tu pas que le jeune Harry serait haineux envers ce frère qui lui a volé leurs parents ? Interrogea Maël.

- Pas si ce jeune Harry et toi êtes une seule et même personne.

- Et pourquoi ?

- Car tu traines un passé lourd. Lui expliqua Draco tout en songeant qu'il n'était pas vraiment facile de tenir une conversation avec Maël, et que celle qu'ils avaient à l'instant était des plus complexes car il ne savait pas vraiment à qui, et de qui, il parlait.

Maël haussa les sourcils, l'interrogation clairement inscrite sur son visage.

- Tu te demandes comment je connais ton fameux passé ? Répliqua le blond, se demandant où était passé le babillage incessant du Maël Snape de d'habitude.

- Effectivement.

- J'étais là quand tu as disparu, au côté d'Alex et du reste de ta famille, j'étais là quand Kathie sanglotait hystériquement devant les journaux, j'étais là quand une Analissa d'à peine 8 ans se rongeait les ongles jusqu'au sang, j'étais là quand Nicolas lâchait ses bouquins dès que retentissais la sonnette pour se précipiter vers la porte, j'étais là quand Victor et Oscar demandaient à Will où tu étais et que, les larmes aux yeux, il répondait qu'il ne savait pas, j'étais là quand César t'insultait à plein poumon dans sa chambre et finissait par terre dans les bras de William, tous deux pleurant et implorant le ciel de te ramener, j'étais là quand Alexander se murait dans un silence angoissant et ne décrochait plus le moindre sourire, j'étais aussi là quand des larmes d'impuissance et de tristesse roulaient sur les joues de Severus …

- Ah … Fut tout ce que Maël trouva à répondre.

- Et si tu te souviens, j'étais toujours là quand tu es rentré pendant les vacances de Noël, tremblant de tous tes membres, en guenilles, et les yeux atrocement vides. Alors, quand tu as raconté ta fugue à ta famille, on me l'a retransmis. Et ne vas pas t'imaginer qu'il s'agit d'une trahison ou que…

- Je sais. Coupa Maël.

- Ah… Rétorqua Draco, étonné de se faire interrompre avant même d'avoir commencé un discours grandiloquent.

- Je leur dois tellement. Je sais que j'ai été un ingrat et j'en ai vraiment honte. Ils sont dans leurs droits et je le respecte totalement. Je ne pensais pas qu'ils te l'auraient dit à toi.

Draco inclina la tête et revint au premier sujet :

- Tu es le fils biologique de Lily et James Potter.

- Je suis le fils de Kathie et Severus Snape.

- Tu n'as pas nié. Dit encore Draco, las de voir Maël éviter ses questions.

- Non. Mais je n'ai pas confirmé non plus. Je t'ai raconté une histoire, c'est tout. Il y a des choses qu'il vaut mieux garder enfouis.

Le blond hocha la tête et il s'apprêtait à demander un dernier détail quand la porte s'ouvrit sans douceur pour laisser apparaitre Blaise :

- C'est l'heure de dîner ! Au fait, tes profs sont très mécontents que tu aies manqué les cours, Dray. Et Maël, que fais-tu là ? Tout le monde te cherche, Analissa a même forcé l'entrée du dortoir des garçons ! Le ministre te somme de venir, il y a du nouveau dans ton histoire de tricherie. Je crois qu'ils t'ont trouvé une famille d'accueil pour les grandes vacances ou un truc dans le genre … J'ai pas tout compris. Au fait vous vous êtes restés ensembles plus de 5 minutes sans qu'il y ait de mort, bravissimo ! Et …

Soudain, le mulâtre s'arrêta dans sa tirade et soupira bruyamment en constatant que les deux jeunes hommes avaient déjà quittés la chambre…