Bonjour à tous.
Je suis littéralement épuisée. Croulant sous les contraintes. Le moral dans les chaussettes. L'esprit vagabond. Je reste pourtant debout. Ce n'est pas comme si j'avais le choix.
J'aimerais parfois être un téléphone et de me mettre en mode messagerie. Réessayez plus tard.
Dites, vous me donneriez quel âge ? (propos tout à fait hors sujet mais j'attends les réponses avec impatience !)
Pour Olympe : Je n'aime pas répondre devant tous les lecteurs … Il est vraiment dommage qu'un si grand nombre de personnes n'aient pas de compte (mais bon, je vous aime quand même ^^). Pour en revenir à ta review, je n'ai pas compris ce que tu souhaitais exactement… Je trouve personnellement qu'il y a déjà pas mal de personnages, après cela a tendance à partir dans tous les sens… Sinon, qui voudrais-tu voir apparaître ? (questions qui s'adressent à tous ceux qui me lisent !)… Je ne veux pas te vexer, mais s'il te plait, tu pourrais être un peu plus aimable … Les, je cite, « a plus pour un désatsre » ou « enfin ne fait plus de gros plans » ou « sinon c'est nul » ne sont pas très sympathique …Et puis, juste, tu pourrais faire des phrases un peu plus claires car je ne comprends pas vraiment tes demandes …. Que veux dire « mael fait ce qu'ilveut d'accord mais alors tu mets des consécences a ces actes et les autresaussi d'ailleur » ?
Important : Navré pour le retard mais je crains que le prochain chapitre tarde encore plus … Je privilégie mon boulot ! Désolée !
Dans le chapitre précédent :
Il avait causé assez de soucis comme cela… Mais ce n'était pas pour autant qu'il comptait arrêter d'aider Evan Potter, une fois une tâche commencée, il avait la sale manie de la terminer coute que coute pour reprendre l'expression moldue. Ce fut donc tout naturellement qu'il demanda à Théo :
- Tu crois que les juges du tournoi des 3 sorciers auront installé des sortilèges anti-tricherie encore plus forts ou ils sont persuadés que je ne recommencerai plus et n'ont donc rien fait de plus en conséquence ?
Chapitre 52 :
Cédric s'assit à sa table, un sourire empli d'amertume sur les lèvres. Evidemment. Les Malfoy accueillaient Maël Snape,
Cédric avait bien vu le doux sourire qui avait ornait le visage de Draco, un sourire si rare et qui n''tait destiné qu'à sa famille, lui comme tous les précédents petits amis de Draco n'avait eu qu'au mieux un hochement de tête satisfait ou un sourire légèrement moqueur... Et le rejeton Snape obtenait ce fameux sourire alors qu'il criait sur tous les toits détester Draco. Mais Cédric n'était pas un idiot, il avait bien compris que le blond ne l'aimait pas. Il était évident pour le Poufsouffle que son petit ami était raide dingue du pire rejeton Snape, et pourtant Cédric était bien décidé à obtenir toute l'attention du prince des verts et argents… La meilleure solution pour cela était évidemment de se débarrasser de la gêne.
Cette fameuse gêne se mettait toute seule bien dans le pétrin en sortant avec un sombre idiot, en se mettant à dos la majorité des professeurs et le directeur, en manquant de se faire tuer, et en répondant insolemment à des personnes bien puis puissantes. Cette gêne, aussi connue sous le nom Maël Snape, avait néanmoins trimpher de toutes ces épreuves. Cette réussite était du, selon Cédric, au soutien de sa famille. La solution était donc évidente : il fallait éloigner Maël de cette famille à qui il tenait tant.
Cédric eu un sourire indigne de sa maison en songeant à l'ingéniosité de son plan... Mais déjà les portes de la grande salle s'ouvraient, laissant passer Evan et son troupeau d'admirateur qui discutaient avec virulence de l'histoire de tricherie qui était d'ailleurs le principal sujet de conversation de Poudlard.
D'après de que Cédric put en entendre, Evan persiflait à dire que Maël avait soudoyé un puissant sorcier, et apparemment l'Elu voulait ardemment connaitre l'identité des parents biologiques du jeune Snape ...
Evan se posa sans délicatesse sur le banc des Gryffondors et continua sa discussion avec Ron:
- Je vais demander à mes parents de chercher. Je me disais aussi que niveau caractère, Maël Snape était bien trop bavard pour être un véritable Snape.
- Mais César ... Essaya Hermione, assise aux côtés des deux garçons.
- Rien à voir. Répondit Evan en se justifiant par un discours pour le moins farfelue.
- Je trouve que tu n'es pas très honnête, p'tit pote Evan. Intervint Fred alors que son jumeau ouvrait les paris quant au fait de savoir si Evan découvrirait effectivement l'identité des parents biologiques de Maël ou pas.
- Et pourquoi ? Rétorqua le Survivant, peu heureux d'être contredit.
- Je pense, mais bien sûr, ce n'est qu'une pensée que la puissance magique de Snape n'est plus à refaire. Si tu étais honnête, tu avouerais que Maël est sorti du lac à l'aide d'une prouesse magique des plus captivantes. Qui plus est, nous parlons d'un Snape, c'est à dire qu'il a été élevé par Snape père ... Argumenta Georges.
- Mais le pire dans tout cela est surement que Kathie Snape lui tient lieu de mère... Finit dramatiquement Fred.
- Ah bon ? Et pourquoi ? Si tu veux mon avis. Elle a l'air bien passive. Tu te souviens que le premier jour, elle a fondu en larme pour un rien. Elle se laisse totalement menée par ses enfants et son sadique de mari. Contra Evan avec moquerie.
- C'est là son plus grand talent ! S'écria Georges en bondissant attirant tous les regards sur lui.
- Oui. Son immense talent ! Surenchérit Fred en montant sur la table à son tour, rejoignant son frère.
- Elle est …
- Fantastique.
- Merveilleuse.
- Intelligente.
- Splendide.
- Secrète.
- Amusante.
- Génialissime
- Et pourquoi ? Coupa Ron, énervé que ses frères puissent admirer qui que soit qui es un rapport avec le démon Maël Snape.
- Kathie Snape. Ce nom ne te dit peut être rien. Mais je suis sûr que si je te parle de Katherine d'Ambroisie, tu t'inclines avec ferveur !
La tête que fit Ron valait toutes les paroles. Plus pâle qu'un linge, il bredouilla :
- Kathie… Snape est … Kathe…rine d'Ambroi…sie ?
- Effectivement. Confirmèrent d'une unique voix les jumeaux Weasley.
- Par le caleçon de Merlin, qui est donc cette Katherine d'Ambroisie ? S'écria Hermione qui n'aimait pas être tenu à l'écart.
- Tu as surement entendu parler de Maraudeurs ? Demanda Evan lui aussi pâlot.
- Evidemment. Ton père en faisait parti ainsi que Remus, Sirius et Peter, celui qui a trahi.
- Oui. Et bien, à la même époque qu'eux, se trouvait la fameuse Katherine D'Ambroisie. C'était une Serdaigle brillante, admirée de tous, dont la beauté faisait chavirer les cœurs mais c'était aussi la « planeuse »
- Planeuse ? Comme les planeurs ? Interrogea Hermione, curieuse.
- Je ne sais pas ce qu'est un planeur, mais elle a reçu le surnom de planeuse pour deux raisons : Le première était qu'elle était constamment dans la lune et semblait planer dans son monde. La deuxième vient du fait qu'elle passer son temps à mettre au point des plans machiavélique qui échouait ou réussissait selon le moment. Informa Neville pendant que les jumeaux se rasseyaient.
- Et c'est elle qui a mis les Potter ensemble. Ainsi que les Malfoy. Les Longdubat. Les Rosier. Les Habbot. Les …
- En gros, beaucoup de couples. Interrompit Evan.
- Mais elle est surtout connue pour avoir réussi à créer une guerre entre les professeurs et Dumbledore. Personne ne sait vraiment pourquoi et comment, mais les enseignants de Poudlard ont un jour refusé de donner des cours tant que Katherine d'Ambroisie ne serait pas nommé préfète en chef. Elle le fut.
- Impressionnant. Mais … Euh … En réalité, Kathie Snape aurait plus eu sa place à Serpentard. D'après ce que vous m'en dites, elle usait de charme pour monter des plans complexes afin d'obtenir ce qu'elle désirait. C'est typiquement Serpentard.
- Mais c'est là qu'on se rend compte qu'elle est bien une Serdaigle. Car dans ta phrase, tu dis qu'elle faisait tout cela afin d'obtenir ce qu'elle désirait, alors qu'en fait, elle ne faisait tous ses plans que pour le bonheur des autres. Elle avait l'étrange don de deviner ce qui plairait aux gens, elle est extrêmement sensible. Certains ont même dit qu'elle avait le don d'empathie mais le plus important c'est qu'elle a incarné la volonté, l'espoir. Elle a été le symbole des élèves de Poudlard. La preuve qu'on peut être plus puissant que les enseignants sans jamais élever la voix ou faire des bêtises.
- Oh ! Si je me souviens avoir lu quelque chose sur elle dans l'Histoire de Poudlard, elle est décrite comme la leader de la première remise en cause de l'autorité directoriale !
- Exact. Katherine d'Ambroisie était une femme à la volonté de fer mais pourtant si douce. Une femme qui a fait évoluer les mentalités tout en restant souriante et aimable. Une femme qui a réussi à faire s'incliner devant elle le très célèbre directeur Dumbledore en chantonnant gaiement. Une femme de caractère comme l'on n'en voit plus assez. Acheva Fred, des étoiles dans les yeux.
- Mais comment diable en était-elle venue à épouser Snape ?
- Le cœur a ses raisons que la raison ignore… Enonça sagement Georges.
…HP/DM/HP…
Nicolas lisait. Pour changer. Et Ambre tourbillonnait autour de lui, chantant à tue-tête une chanson que Nicolas n'essayait même pas d'identifier. Il avait décidé qu'une fois son livre fini, il enverrait une lettre à César. Il avait envie de prendre des nouvelles de Nathaniel et Adam. Les deux amis de César… Nicolas les avait rencontrés alors qu'il voyageait dans le monde afin de trouver l'inspiration pour écrire son livre et c'est pour cela qu'il désirait savoir si les deux frères avaient finalement assassiné son propre frère. Sa complexe réflexion fut interrompue quand Ambe, ayant cessé de sautiller en tous sens, se posa sur ses genoux pour lui lancer joyeusement :
- Les vacances d'été sont dans un mois !
- Oui. La dernière épreuve du tournoi des trois sorciers a lieu dans 3 semaines si je ne m'abuse.
- Tu ne te trompes jamais. Sourit la jeune brune en lui déposant un baiser sur le nez, quelque peu triste de devoir quitter Poudlard en fin d'année afin de retourner faire ses études à Beauxbâtons. Les questions tourbillonnaient dans sa tête, et au lieu de se caser la tête à imaginer mille et une réponses possibles, Ambre préféra les poser à son petit ami qui tout en lui caressant les cheveux avait repris sa lecture, une moue pensive cependant inscrite sur son délicat visage.
- Pose les, tes satanées questions. La pressa Nicolas.
- J'allais le faire.
- Et bien fais-le. Rétorqua son petit ami.
Ambre secoua la tête devant le caractère « Snaperien » de Nicolas mais obéit tout de même à l'impatiente demande.
- Tu comptes rester à Poudlard, l'an prochain ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Je vais vivre ma vie. Il n'est pas dans mes intentions de rester chez mes parents jusqu'à que je devienne plus ridé que la mer elle-même.
- La mer est ridée ? S'étonna Ambre.
- Les vagues me font penser à des rides en réalité. Expliqua le génie Snape, les yeux étrangement absents.
- Et durant les grandes vacances, tu demeures dans le manoir Snape ? Enchaina sa petite amie sans tenir compte des étranges idées de Nicolas.
- Je ne sais trop. J'attends de voir comment se passeront les premières semaines de Maël chez les Malfoy, puis j'aviserai …
- Ah … Et où iras-tu, l'année prochaine, alors ?
- Je ne sais pas. J'ai dans l'idée de passer vérifier que César est bien mort, que Nathaniel et Adam vont bien, que le fiancé de Will s'est enfin décider à se suicider ne pouvant plus supporter mon idiot de frère, de visiter la Russie, de retourner à Los Angeles, de manger des sushis en Alaska, de faire découvrir Claude Gueux (1) dans certains Etats d'USA, d'assister à un rituel de fanatique égyptien, d'observer la survie des pingouins en Afrique du Sud, de …
- J'ai compris…. Et tu viendras me voir ?
Nicolas pencha la tête de côté, comme s'il réfléchissait à la question, alors qu'en réalité, il se demandait comment sa très chère Ambre faisait-elle pour poser des questions aussi intimes avec un tel détachement. Il ne connaissait personne qui soit capable de demander cela comme on demande un verre de jus de citrouille sans paraitre s'inquiéter outre mesure de la réponse…
- Surement.
Un froncement de sourcils lui répondit, et Nicolas du peaufiner sa réponse :
- Evidemment.
Le froncement de sourcils s'accentua, Nicolas ajouta prudemment pour ne pas risquer la colère de sa chère et tendre :
- Tu me manquerais trop. Les jours sans toi sont si fades. Les heures en ton absence semblent devenir des jours. Les jours des semaines. Les semaines des mois. Les mois des années. Les années des siècles. Les siècles des millénaires. Sans toi, mon monde s'écroule. Sans toi, je suis perdu. Sans toi, rien n'est plus. Sans toi, je n'existe plus …
- Tu pourrais résumer cela en trois mots.
- Théoriquement le « t' » n'est pas un mot, le « je » est plus un pronom personnel qu'un mot également… On pourrait alors dire, tu pourrais résumer cela en un pronom personnel sujet, un pronom personnel complément, et un mot …
- Ce qui donne ?
- Je t'aime.
Un sourire s'épanouit sur les petites et fines lèvres d'Ambre pour venir contaminer celles de Nicolas…
…HP/DM/HP…
Les jours défilaient sous les yeux étonnés de Maël, perplexe devant l'angoisse qui envahissait Evan à l'approche de la dernière épreuve.
Maël marchait seul dans un couloir, veillant à ne pas se faire remarquer par Rusard car il savait pertinemment que MacGo avait chargé le concierge de ramener l'élève récalcitrant qu'était Maël en cours. Maël soupira. Après tout, était-ce sa faute si les cours n'avaient rien à lui apporter… Finalement, il aurait peut être du aller à Serdaigle… Quoi que, le sérieux des élèves de cette maison était d'un ennui. La seule qui valait le détour était une troisième année, Luna Lovegood, plus connue sous le nom de Loufoca dont Théodore et lui s'étaient rapproché dernièrement. Maël songea à sa quatrième année et ne put retenir un soupir. Il poussa une porte et entra dans une salle vide. Il s'allongea sur un bureau et pensa.
Il pensa à Sirius Black à qui il ne parlait presque plus. Il pensa à Remus à qui il n'avait pas du accorder plus qu'un salut dans l'année. Il pensa à Tonks à qui il avait écrit quantité de lettres, c'est-à-dire deux dans l'année et qui avait fait naitre l'espoir en lui quand il avait entendu qu'elle se battait pour obtenir sa garde provisoire. Il pensa à son père avec lequel il discutait parfois le soir et qui le surprotéger, à sa mère dont les yeux brillaient dernièrement d'une lueur suspecte. Il pensa à la tristesse de sa famille devant la sentence des juges. Il pensa au souvenir douloureux du sentiment qu'il l'avait envahi quand le jugement était tombé sourdement, la tristesse. Il pensa à Théo avec qui il passait la majeure partie de son temps. Il pensa à Analissa qui était devenue autonome et gloussait tout le temps avec Pansy. Il pensa au fragile bonheur dans lequel semblait vivre Nicolas, loin de la réalité. Il pensa au mystérieux fiancé de Will. Il pensa à César et ses amis, à l'aveuglement des sentiments de son frère envers ces derniers. Il pensa à Alexander qui s'était fait bien discret cette année, poursuivant de ces assiduités une dénommée Cho Chang. Il pensa à Oscar qui avait maintenant 9 ans et restait toujours autant dans les jupes -enfin les jeans- de sa mère. Il pensa à Victor qui était devenu ami avec un Serdaigle et semblait enfin s'ouvrir au monde. Il pensa à Luna Lovegood, si loufoque dont il adorait le surnom que tout Poudlard semblait trouver humiliant et avec qui Théo et lui passait une grande partie de leur temps. Il pensa à Hermione Granger, cette fille qui lui avait semblait si forte mais qui était devenue amie avec le Survivant et son fidèle chien. Il pensa au dit chien et ne tarda pas à chasser cette infime mouche de son esprit. Il pensa à Evan Potter et au fait que le monde sorcier avait bien du souci à se faire si il comptait sur ce gamin pour le sauver. Il pensa à Lily Potter, sorcière à la réputation de tigresse mais qui semblait être entièrement contrôlée par son époux. Il pensa à cet époux aussi bête qu'arrogant. Il pensa au directeur et au ministre manipulé par le premier. Il pensa à communauté sorcière qui vivait bercer par les illusions venues du Ministère de la Magie. Et il eut une sacrée migraine….
Alors qu'il sortait de la salle déserte -D'ailleurs, c'était fou le nombre de classe vide dans cette école !- il se retrouva face à un jeune homme aux cheveux bruns clairs, aux yeux de la même teinte, un visage pas désagréable à regarder mais l'ensemble d'une beauté banale … Sur son uniforme, trônait fièrement l'insigne des Poufsouffles. L'ignorant, Maël s'apprêtait à le contourner quand une voix grave s'éleva, celle du jeune homme :
- Tu es Maël Snape ?
- Quel brillant esprit ! Se moqua Maël.
- Je suis Cédric Diggory. Se présenta le jeune homme, ne faisant pas attention au sarcasme de son interlocuteur.
- Me voilà le plus heureux des hommes. J'ai rencontré Cédric Diggory.
- Je suis le petit ami de Draco.
- Toutes mes félicitations. Ironisa le jeune Snape tout en essayant de se convaincre que la colère qui envahissait son cœur n'était du qu'au fait que cet énergumène lui faisait perdre de son précieux temps.
- Mais en réalité, Draco ne m'aime pas.
- J'en suis fort attristé. Je te conseille Ginny Weasley pour écouter tes peines de cœur. Elle fait de très jolis poèmes d'amour et doit surement être passée maitre dans le domaine des peines de cœur !
- Pour te dire la vérité, j'ai décidé d'éliminer l'obstacle à notre amour. Expliqua Cédric.
- Pauvre Malfoy.
- Pardon ? S'étonna Cédric.
- Et bien, d'après toutes tes paroles de pauvre petite chose blessé par le grand méchant homme. J'ai cru comprendre que le seul obstacle à ton amour avec Malfoy était… Malfoy.
- Non !
- Si. Il ne t'aime pas, ce qui est je pense, tout de même un infime obstacle à votre amour. Mais après tout, je peux me tromper. Rétorqua moqueusement Maël dans un accès d'humour noir.
- S'il ne m'aime pas, c'est parce que tu es là et …
- Ah. Navré d'exister.
- et, reprit Cédric, je vais donc te faire quitter cette école.
- Tu me fais réellement penser au méchant, dans les films, qui expose son plan diabolique au gentil. Pour ton information, le gentil finit toujours par gagner.
- Tu n'es pas gentil, Snape.
- Certainement pas. J'aurais plutôt le rôle de vieil oncle fou qui vit reclus dans une grotte se nourrissant uniquement de vers et courant la nuit avec les araignées !
Cédric l'ignora et claqua des doigts, trois colosses apparurent, des gourdins en main. On se croirait vraiment dans un film. Songea Maël en voyant le sourire cruel de Cédric, mais quand les brutes s'avancèrent, les souvenirs remontèrent à la surface de la mémoire de Maël qui se mit à trembler.
Les colosses qui s'avancent.
Grausam qui sourit sadiquement.
Jonathan qui s'envole.
Qui frappe le mur violement.
Qui ne bouge plus.
Le sang qui s'écoule.
La vie qui le fuit.
La terreur qui s'empare de lui.
Les larmes qu'il ne parvient pas à retenir.
Maël se figea, les souvenirs l'engourdissant, il ne réagit pas quand le bâton s'abattit froidement sur lui. Il ne fit pas à un mouvement quand les coups se succédèrent de plus en plus violemment. Il n'émit pas un son quand il eut l'impression d'être réduit en miette Il ne songea pas à se saisir de sa baguette. Les souvenirs lui éclaboussaient l'esprit par flash effrayants. Jonathan. Jonathan. Jonathan. Jonathan …
Lola l'accusant. Il était responsable. Il ne devait plus rien faire. Laisser les coups le punir. Il les méritait après tout. Il n'avait pas su protéger son petit frère. Il l'avait laissé mourir pour lui… Lola à qui il avait arraché sa raison de vivre. Et qui avait mis fin à ses jours par sa faute… Il méritait de mourir, mais pas de les rejoindre. Lui, il irait pourrir en enfer. Si l'enfer voulait bien de lui … L'enfer lui fit étrangement penser que peut être, il aurait plus tard le droit à la compagnie de Draco.
Soudain, un rugissement furieux retentit dans le couloir, les coups cessèrent. Maël se recroquevilla sur lui-même. Il garda les paupières fermement closes. Des hurlements de colères s'élevèrent dans tous les sens. La voix de Malfoy emplie d'une colère glacée. Celle d'Alexander qui partait dans les aigues. Celle choquée de MacGonagald. Et puis, le timbre de voix de Malfoy se tut pour se faire réentendre dans son oreille. Le souffle chaud du blond le chatouilla …
- Maël ? Maël ? Tu m'entends ?
- Vu que tu ….es à moins de 2 mini-mètres de mes tym…pans, il y avait de fortes… chances pour que la rép…onse soit po…siti…ve.
Draco sentit un sourire triste venir lui étirait les lèvres et il prit Maël dans ses bras à la manière d'une princesse, furieux que le sarcasme de Maël soit gâché par le fait que le pauvre Snape ne parvienne à respirer que de façon saccadée.
L'héritier Malfoy resserra sa prise sur son précieux fardeau puis se hâta dans la direction de l'infirmerie, ne parvenant même pas à savourer le plaisir du corps de Maël contre le sien, tant l'inquiétude et la colère l'envahissait.
Quand il poussa les portes des l'infirmerie, il vit Théodore assis à côté d'un lit vide.
- Malfoy. Le salua Théo au moment où Mme Pomfresh arrivait, son visage devenant livide devant le corps ensanglanté de Maël.
- Comment tu savais qu'il était blessé ?
- Luna me l'a dit. Répondit Théo, fixant Maël, mais indiquant de la main une jeune fille blonde, les yeux d'un bleu limpides.
Draco préféra garder pour lui ses interrogations et se concentra sur Maël qui tremblait étrangement…
- Qu'est ce qu'il a ? Pressa le blond.
- Il s'est fait tabassé, Monsieur Malfoy. Que voulez-vous qu'il ait ?
- Il n'a rien de grave, n'est ce pas ?
- Recelez, Monsieur Malfoy. Vous me gênez.
Aussitôt, Draco fit un bond en arrière, se retrouvant juste à côté de Théo dont les traits habituellement impassibles étaient tordus par l'angoisse et de Luna qui avait perdue son air tête en l'air pour un plus soucieux.
La scène était étonnante. Le réputé froid, glacial et arrogant Draco Malfoy se passait la main dans les cheveux dans un geste nerveux, l'inquiétude visible pour une personne attentive dans ses prunelles grises, à ses côtés, le dit génie psychopathe laissait sa peine se peindre sur son visage à la vue de la souffrance de son meilleur ami, et de l'autre côté, une jeune fille aux chveux blonds brillants, un collier de radis, des boucles d'oreilles dans un matériau non identifié, se tordant les mains d'anxiété.
- Jeunes gens. Pourriez-vous quitter les lieux. Cet enfant a besoin de quitter repos.
- Il va s'en sortit alors ?
- Evidemment. Et maintenant dehors que je ferme les portes avant que l'ensemble de la tribu ne débarque.
Théodore obéit tout en pressant la main de Maël avant de partir définitivement. Luna déposa un baiser sur la joue de Maël avant d'imiter son ami. Draco se pencha et chuchota un « pardon » à l'oreille du petit brun avant de l'embrasser sur le front.
Les imposantes portes de l'infirmerie se refermèrent derrière eux et Alexander se cogna dessus avant de frapper de rage les innocentes expulsant sa colère car les professeurs présents sur le lieu où s'était déroulé l'agression l'avait retenu avant qu'il ne frappe les agresseurs de son petit frère.
Quelques minutes plus tard, Draco, Alex, Luna et Théo étaient dans la bibliothèque. Ils avaient laissé Severus et Kathie hurlaient contre l'infirmière qui faisait sourde oreille.
- Par merlin, je te jute que ces sales…
- Pas de vulgarités… Coupa Théo.
- payeront !
- Cela ne fait aucun doute. Le soutint le jeune Malfoy, toujours dans une colère glaciale.
- Sans toi, Draco, nous n'aurions jamais su qu'il se faisait attaqué. Par Merlin, comment l-as-tu su ?
- Les sangs-purs sont les plus grands menteurs du monde. Lâcha Luna.
- Pardon ?
- Votre nomination est déjà mensonge. Votre sang-pur ne l'est pas. C'est pour cela que tu as pu trouvé Maël si facilement.
- Comment sais-tu cela, toi ?
- Je sais beaucoup de chose. Enonça Luna sans une once de vantardise.
- Harry est ton compagnon ? Interrogea Alex qui savait pour les origines veela de Draco.
- Exact.
- Explique. Ordonna Théo tout en tournant son ordre sous la forme d'une prière.
- Ma famille descend des veelas. Mais ce sang veela est si lointain qu'il ne coule dans mon sang plus que quelques infimes traces. J'ai un compagnon mais c'est entièrement du au hasard. J'aurais pu vivre ma vie sans le rencontrer que cela n'y aurait rien changé. Je me serais marié avec quelqu'un sans que cela ne me nuise.
- Ce qu'il veut dire, c'est qu'il aurait pu vivre sans son compagnon. Pas comme les veelas véritables qui en ont besoin pour survivre. Il est d'ailleurs extrêmement rare qu'un sorcier descendant des veelas trouve son compagnon. Il peut vivre à ses côté sans jamais se rendre compte qu'il est son compagnon. C'est un lien d'amour comme les humains, sorciers ou moldus, ont. L'unique différence vient du fait que les vestiges du lien fusionnel qui unit veela et compagnon ressortent parfois dans les situations graves … Compléta Alex.
- Je vois. Alors, Malfoy est un sorcier normal sauf que si besoin, il peut sentir que Maël est en danger.
- Pas tout le temps. Juste si Maël pense à lui.
- En résumé, le lien est quasiment inexistant.
- Oui …
Alex, Théo et Luna restèrent pensifs puis tournèrent dans un même mouvement leurs têtes vers l'endroit où aurait du se trouver Draco, étonné que celui-ci n'ait pas participé à la conversation et soupirèrent en voyant que le blond n'était plus là …
(1) Claude Gueux de Victor Hugo est un livre dans lequel V. Hugo dénonce la peine de mort.
