Hey !

Comment allez- vous ? Belle vie, sordide ennuie, triste monotonie, tranquille dans son lit ?

Je m'excuse pour les incessants retards. Pas que je sois fainéant (Je le suis, n'ayez pas trop d'espoir pour ma pauvre carcasse !), mais je n'ai tout simplement pas le temps d'écrire. Je suis partie deux mois en vacances (Je sais, j'oublié de prévenir… Pardon …) mais surtout ma vie est dans une phase assez étrange et franchement très désagréable, pour ne pas dire horrible... Alors, le prochain chapitre risque de se faire attendre encore longtemps…

« Parfois, dans la vie, il y a des moments où tu as l'impression que tu n'arrêtes pas de perdre et, pourtant, tu es entrain de gagner »Citation de Armand Cabasson dans La reine des mots. (Roman que je conseille au passage !)

Pour les amateurs d'heroïc/fantasy avec une histoire yaoi, allez lire Nightrunnerde Lynn Flewelling… Il en vaut vraiment la peine !

Du même auteur,Le royaume de Tobin vaut également le détour. Les deux histoires se déroulent dans le même monde mais à des époques différentes. Il n'est absolument pas nécessaire d'en lire un pour lire l'autre …

Merci pour vos reviews. Elles sont ma raison de continuer à écrire cette fiction !

Dans le chapitre précédent :

- Est- ce que quelqu'un t'avait dit que le trophée était un portauloin ? Demanda Cédric à Evan.

- Non. Répondit Evan. Cela fait peut être parti de la tâche ?

- Je ne sais pas. Sortons nos baguettes.

La foule, accroché au spectacle qui s'étalait sur l'écran eut un soupir de peur, les deux garçons ne se rendaient pas compte qu'ils étaient tombés dans un piège…

- Comment tu le sais ? Demanda alors Evan.

- Je n'entends rien, moi. Surenchérit Cédric alors que la foule se demandaient pourquoi les deux champions parlaient tous seuls…

Sur l'écran, un homme encapuchonné s'avança, recourbé sur lui même, et transportant précieusement un quelque chose enveloppé dans un tissu noir ….Un bébé ?

- Tue les deux autres garçons…

La voix qui s'était élevé, rauque et maladive, déclencha des hurlements de terreur dans la foule …

Chapitre 54 :

Evan hurla en voyant l'homme sortir sa baguette mais celui-ci s'arrêta dans son mouvement…

- Maitre, il n'y a qu'un autre garçon.

- Non. Tue les deux autres garçons.

L'homme en noir qui semblait être le sous-fifre de la chose qu'il tenait dans ses bras resta les bras ballants, perplexe.

Au sol, invisible à leurs yeux, Maël se tenait le front, le visage tordu par la douleur mais sans qu'aucun sons ne franchissent la barrière de ses lèvres. Sa cicatrice le brûlait sans qu'il ne comprenne pourquoi. Et cela faisait mal. Plus mal que les coups de fouets de Stefen après un exercice raté, plus mal que les nuits où il avait l'impression que son corps mourrait sous le froid, mais moins mal, beaucoup moins mal que la vue du corps sans vie de Jonathan…

- Revelato … Reprit la voix, froide et maintenant aigüe.

- Revelato… Répéta le second homme en pointant sa baguette dans une direction plutôt vague.

Sous les regards horrifiés de Cédric et Evan, le corps de Maël se dessina au sol, apparemment, le jeune homme était trop affaibli pour se défendre, il se roulait à terre, comme s'il cherchait à éteindre un incendie intérieur que lui seul voyait …

Maël sentit son sort d'invisibilité tomber, et se désespéra en voyant celui concernant le son suivre … Sa première pensée fut que sa mère avait du faire une crise d'apoplexie, maladie moldue, en le voyant apparaitre à l'écran … Sa seconde alla au directeur qui devait rager de voir qu'il était encore une fois passé outre les sorts anti-tricheries.

Il entendit Evan hurlait un « Non » étranglé puis la voix du sous-fifre, perçante lança dans la nuit ces mots terribles :

- Avada Kedavra !

A travers ses paupières fermés, Mael distingua une lueur verte et entendit un bruit de chute à côté de lui. La douleur de sa cicatrice atteignit une telle intensité qu'il fut pris de nausées. Aussitôt, il se tendit s'attendant un un déferlement de coup pour lui faire ravaler sa faiblesse. Mais au contraire, la douleur s'en alla par vague, le faisant se courber au grès de ce mal… Il entrouvrit les yeux, sachant trop que la vision qui l'attendait resterait gravée à jamais dans sa mémoire…

Il vit en premier Evan qui sanglotait hystériquement, se balançant sur lui-même. En second, il aperçut, les bras en croix, Cédric étendu juste à côté de lui. Mort.

Il eut envi d'imiter Evan et de se laisser aller dans les larmes mais celles-ci ne vinrent pas. Il observa durant une seconde qui lui parut une éternité le visage de Cédric, ses yeux gris, grands ouverts, dénués d'expression, comme les fenêtres d'une maison abandonnée, ses lèvres entrouvertes qui exprimaient la surprise. Mais avant qu'il n'ait pu réagir, la voix reprit de nouveau, pointant la baguette sur lui :

- Avada Ke…

- Arrête …

- Maitre ?

- Occupe-toi des deux garçons.

Maël et Evan sentirent une main les saisir et les obliger à se lever.

Le petit homme encapuchonné avait posé son précieux fardeau. Sa baguette magique allumée, il traina ses deux prisonniers figés devant le corps du troisième jeune homme, jusqu'à une pierre tombale où il les accrocha par magie à l'aide d'une corde

Maël eut le temps d'apercevoir le nom sur la pierre tombale :

TOM JEDUSOR

Tom Jedusor… En deuxième année, Maël se souvenait très clairement du basilic, et que Jedusor était Voldemort … Cela n'annonçait vraiment rien de bon …

Il entendit Evan se débattre et le bruit familier d'un coup qui s'abat. Son voisin cessa de s'agiter semblant avoir repéré quelque chose :

- Vous ! S'écria Evan. Queudver… Le traitre. Celui qui a vendu mes parents !

- Enchanté. Je suis Maël Snape.

L'homme ne répondit ni aux cris outrés d'Evan, ni au salut décalé de Maël, se concentrant sur sa tâche…

L'homme, qui s'appelait donc Queudever tira de sa cape un morceau d'étoffe noir qu'il fourra dans la bouche d'Evan en guise de bâillon, puis il fit de même avec Maël ne tenant pas compte des paroles outrées du jeune Snape quant à la saleté du tissu qui allait lui salir la bouche … L'homme s'en alla sans un mot. Maël ne pouvait que voir droit devant lui, il était forcé à regarder le corps sans vie de Cédric, étendu à cinq ou six mètres de lui. Un peu plus loin, le trophée des Trois Sorciers scintillait à la lueur des étoiles… Cela aurait presque pu être romantique si Cédric n'avait été qu'endormi …Mais le tableau était plus macabre qu'autre chose… Les baguettes d'Evan et Maël étaient côté à côté sur le sol, à leurs pieds. Désarçonnés par la mort de Cédric, les deux jeunes hommes n'avaient pas pensé à garder leurs seuls armes en sécurité …

La robe de sorcier roulée en boule que Queudever avait transportée avec tant de soin se trouvait tout près de la tombe. A l'intérieur quelque chose semblait s'agiter et Maël sentit sa cicatrice lui faire de nouveau mal et un doute terrifiant s'empara de lui … Se pourrait-il que … Non… Ce n'était pas possible … Songea Maël, un frisson de peur s'insinuant tel une vipère maléfique en lui.

La peur… Quel étrange sentiment… Il avait eut beau tout faire pour s'en défaire, elle revenait, infaillible à sa tâche, telle une vieille amie, fidèle et discrète, qui veille dans l'ombre …telle un sombre présage constamment derrière lui …

Il y eut soudain un bruit à ses pieds… Un serpent. Enorme, imposant, et effrayant. Maël entendit derechef la respiration saccadée de Queudever. L'homme semblait trainer un objet lourd derrière lui. Il entra dans le champ de visions du jeune Snape qui observa médusé un chaudron d'une taille gigantesque comme il n'en existait que dans l'antre de son père, un chaudron dans lequel un homme pourrait facilement tenir. Maël entendait des clapotements, sûrement le chaudron était-il empli d'eau…

Le serpent s'éloigna alors que Queudever s'agitait autour du chaudron, baguette en main, et que la chose qu'enveloppait la robe roulée en boule s'agitait avec insistance, comme si elle essayait de se libérer.

Le liquide contenu dans le chaudron paraissait chauffer, il projetait des étincelles enflammées comme s'il prenait feu et laissait échapper une épaisse vapeur…

De nouveau, la voix qui avait ordonné la mort de Cédric et épargnait la sienne et celle d'Evan retentit :

- Dépêche-toi.

A présent, toute la surface du liquide projetait des étincelles, comme si elle était incrustée de diamants.

- C'est prêt, Maître. Répondit Queudever.

- Maintenant…

Queudever déplia alors la robe, révélant son contenu, et Maël entendu Evan laissait échapper un hurlement étouffé par le morceau de tissu qui le bâillonnait.

La chose qui s'exposait maintenant à leurs yeux avait la forme d'un enfant accroupi et pourtant, rien n'aurait pu être plus éloigné d'un enfant. C'était un être entièrement chauve, recouvert d'écailles grossières, d'un noir rougeâtre. Il avait des bras et des jambes frêles, graciles, et un visage plat, semblable à une tête de serpent, avec des yeux rouges et flambloyants …

La créature semblait tout juste capable de faire quelques gestes. Queudever, une expression de dégout peinte sur son visage, la transporta jusqu'au chaudron dans lequel il la laissa tomber. Maël entendit le corps heurtait avec un bruit sourd le fond du récipient.

Queudever reprit la parole, la voix effrayée et tremblante. Il leva sa baguette, ferma les yeux, puis prononça des paroles qui rompirent le silence de la nuit noire :

- Que les ossements du père, donnés en toute ignorance, fassent renaître son fils !

Aux pieds des deux jeunes hommes, la tombe grinça. Ils virent une volute de poussière s'élever dans les ais, puis obéissant à Queudever, tomber tout doucement dans le chaudron qui laissa échapper un long sifflement.

Poussant un faible gémissement, l'homme sortit un poignard de sa manche. Des sanglots brisèrent sa voix tandis qu'il prononçait ces paroles :

- Que la chair… du serviteur… donnée vo-volontairement fasse … revivre…ssson… maître.

Un long hurlement de douleur déchira la nuit alors que le serviteur se tranchait la main. Le bruit de la main tomba dans le chaudron retourna l'estomac d'Evan comme de Maël.

Evan, qui avait fermé les yeux, s'agita en se rendant compte que l'homme à qui il manquait désormais une main était face à lui…

- Que le s-sang de l'ennemi…pris par la force … ressuscite celui ….qui le combat.

Maël s'agita à son tour en voyant Queudever approchait le poignard ensanglanté près d'Evan. L'homme entailla profondément le bras d'Evan, recueillit le sang qui gouttait, et se tourna vers Maël, un air perplexe au milieu de son visage plein de larme et de douleur. Les yeux froids et vides de tous sentiments, Maël défia l'homme de le toucher.

Sans un mot, Queudever reprit le couteau et enfonça plus durement encore l'arme dans le bras de Maël et releva également le sang d'un rouge carmin…

Le serviteur alla verser le sang dans le chaudron… Le silence s'éternisa alors que Queudeve tombait au sol, en larme, tenant son moignon ensanglanté contre son corps…

Le chaudron bouillonnait, projetant des étincelles de tous côtés brillantes… Soudain, les étincelles s'éteignirent et un panache de vapeur s'éleva à la surface du liquide en formant un écran de fumée si épais que Maël ne pouvait plus rien voir d'autre.

Sa cicatrice le brula de nouveau alors qu'il apercevait la silhouette d'un homme grand et squelettique qui se relevait lentement du chaudron.

- Habille-moi. Dit la voix aiguë et glacée, celle qui donnait les ordres au serviteur depuis le début.

Queudever s'exécuta, tremblant de peur. L'homme squelettique sortit alors du chaudron. Il regarda les deux garçons accrochés à la tombe. Maël le détailla : Plus livide qu'une tête de mort, les yeux écarlates et grands ouverts, le nez plats, avec deux fentes en guise de narines, à la manière des serpents… C'était donc à ça que ressemblait Voldy …

A côté, horrifié, Evan songea qu'il venait de voir Lord Voldemort, alias Vous-savez-qui, renaître …

- Maître… Sanglota Queudever… Vous aviez promis … Vous aviez promis…

- Tends ton bras. Dit Voldemort d'un ton nonchalant.

- Oh, Maître… Merci, Maître …

Il tendit son moignon sanglant, mais Voldemort éclata de rire.

- L'autre bras, Queudever.

- Maître, s'il vous plait … s'il vous plait…

Voldemort se pencha et saisit Queudever par son autr bras et appuya sans ménagement sur la marque des Ténèbres qui ornait le bras de son serviteur sans prêter attetin aux sanglots incontrôlables de Queudever.

- Elle est de retour. Dit Voldemort à voix basse. Ils l'auront tous remarquée… Maintenant, nous allons voir… Nous allons voir … Combien auront le courage de revenir lorsqu'ils la sentiront ? Combien seront assez sots pour rester à l'écart ?

Ses yeux rouges brillaient de cruauté et il se mit à faire les cents pas devant Evan et Maël puis il se tourna enfin vers eux, un sourire féroce aux lèvres.

- Lequel de vous deux est Evan Potter ?

Tremblant Evan ne répondit pas, et Maël ne fit pas non plus le moindre geste

- Queudever. Lequel est Evan Potter ?

L'homme s'approcha, un infime soupçon de colère dans ses yeux, et désigna Evan du doigt, puis retomba au sol en sanglotant. Maël trouva le changement de personnalité de l'animagus plus qu'étrange. Il pleurait au sol se tordant de douleur, et un instant plus tard, il livrait Evan froidement sans plus trembler…. Peut être le choixpeau magique n'avait pas eu entièrement tort en l'envoyant à Gryffondor …

- Et toi, continua le Lord Noir, tu es Maël Snape. Le rejeton de Severus… Il est vrai que tu as les mêmes traits que lui, Severus est un homme magnifique, d'une beauté surnaturelle, je m'étonne toujours qu'il prenne un si grand plaisir à s'enlaidir pour terroriser ses élèves …Mais dis-moi, que fais-tu là ?

- Et bien, en réalité, c'est une triste histoire… Alors que le soleil brillait de mille feux, je me promenais tranquillement, cherchant quelqu'un pour me divertir, soudain, je tombais nez à nez avec un énorme labyrinthe sombre et malodorant. Je décidais aussitôt de m'en éloigner, mais tandis que je rebroussais chemin, j'entendis une jeune demoiselle poussait un hurlement déchirant…. N'hésitant pas un instant de plus, je m'élançais à son secours, pénétrant dans les tristes couleurs de la nuit … Quelle ne fut pas ma surprise en constatant que ma jeune demoiselle en détresse n'était autre que ce jeune homme à mes côtés ! N'étant pas difficile, je pris la décision de le sauver. Pendant que nous nous acharnions à vaincre monstres, hommes, peurs, énigmes, et autres désagréments, nous découvrîmes une coupe scintillant plus fort que le soleil lui-même ce qui parut réjouir mon damoiseau en détresse, mais à l'instant où nous nous en saisîmes surgit un troisième jeune homme qui s'accrocha à nous et nous disparûmes tous trois dans un bruit sonore …Nous atterrîmes dans ce cimetière guère plus accueillant et là, l'homme qui sanglote à vos pieds décida de tuer le troisième compère, et puis …

- Oserais-tu te moquer de moi, Maël Snape ? S'écria Voldemort d'une voix cruelle.

- Jamais, très cher monsieur.

- Tu ne manques pas de culot…

- Vous, je crains qu'en revanche vous manquiez cruellement de soin pour la peau. Sans vouloir vous vexer, votre teint est absolument ignoble, et je ne parle pas votre nez qui rivalise de mocheté avec celui de votre sous-fifre…

- Silence. Coupa Voldemort avant d'ajouter négligemment, Doloris !

Une douleur sourde se répandit dans son corps, allant de mal en pis. Maël avait l'impression que son corps brûlait tout entier, qu'il se consumait avec rage, qu'il se déchirait de part et d'autre, qu'il tombait en ruine …Mais il ne broncha pas. Alors que sa tête menaçait d'exploser, il se promit de ne pas céder à ce mage noir, de ne pas lui faire le plaisir d'exprimer la souffrance sans nom qui l'envahissait.

- Dis-moi, Maël Snape… Qui es-tu ?

- La réponse est dans votre question, sombre idiot.

Aussitôt, les mots eurent-ils franchis la barrière de ses lèvres que la douleur reprit possession de son corps, Maël se mordit la lèvre jusqu'au sang pour s'empêcher de crier. Il ne céderait pas. Jamais… Il continuerait à se battre comme le faisait son père, sa mère, sa sœur et ses frères… Il ne s'inclinerait plus jamais devant personne et certainement pas pour le bon plaisir d'un fou.

- Si tu ne veux pas répondre, je vais en informer ton voisin… Tu ne crois pas qu'il a le droit de savoir ?

- Non. Répondit Maël, se demandant ce que savait exactement Voldemort …

- Et bien, Evan Potter, j'ai le triste honneur de t'annoncer que tu n'es pas celui qui m'a soi disant défait il y a 14 ans de cela … Non, celui qui est réellement le Survivant comme vous vous plaisez à l'appeler, c'est Harry Potter. Cela te dit quelque chose ?

- Harold Potter est mon grand-père … Harry est son surnom … Bredouilla Evan et Maël dut admettre que l'héritier Potter n'était pas aussi poltron qu'il l'avait cru …

- Raté, jeune Potter, Harry James Potter est ton frère jumeau… Tes parents ne t'ont pas parlé de lui ? L'enfant qu'ils ont abandonné à ton profit ? Celui qui est mort seul dans une rue afin que, toi, tu ne meurs pas et que tu me détruises ?

- Mes parents n'auraient … Jamais… fait ça ! Répliqua Evan, furieux.

- C'est là que tu te trompes … Ils l'ont bien fait. Sauf que l'enfant n'est pas mort… Tu vois, tout vient d'une infime erreur. Je me suis renseigné dès que j'ai compris que je n'avais aucun lien avec toi, le prétendu Elu. Harry Potter a été déposé devant le 6 de Privet Drive au lieu du 4 où résidaient la sœur de ta mère et sa famille… Il serait sûrement mort si, ce jour là, n'était pas passé une famille au bon cœur qui l'a recueilli … Et cette famille, vois-tu, c'est les Snape.

Maël sentit un frisson de peur s'insinuait en lui… Ce secret, le mieux gardé de la famille Snape, celui pour lequel son père s'était battu afin de la cacher. Celui qui le mettait tant en colère et l'emplissait de tristesse par d'autres moments… Celui avec lequel il aurait du mourir… Maël vit rouge, la colère prit possession de son corps qui trembla de tous ses membres…

- Voldy de mes deux ! Comment oses-tu ! Tu détruis une première fois ma vie en essayant de me tuer, tu disparais pendant 14 ans, et là tu te pointes comme ça, et ruines tous mes efforts pour me reconstruire… TU N'ES QU'UN SALE PERVERS SADIQUE ECOEURANT QUI PUE !

- Crucio … Répliqua Voldemort et Maël se mit à se tordre de douleur mais autant à cause du sortilège que de sa propre colère. La tombe sur laquelle les deux frères étaient maintenue vibra, trembla, menaça de céder mais tint bon …

- Tu es calmé ? Bien, bien … Evan Potter, j'ai l'immense privilège de te présenter ton frère jumeau, Harry Potter, véritable Elu…

Maël se figea, comprenant ce qu'impliquaient les paroles de Voldemort, il était l'Elu ? Bien sûr, il connaissait son identité, il savait pertinemment être nait sous le nom d'Harry James Potter mais avait toujours était persuadé qu'Evan était le Survivant … Il ne pouvait en être autrement …Evan James Potter était l'Elu… Dumbledore ne pouvait s'être trompé… Impossible ! Maël avait beau ne pas porter le directeur de Poudlard dans son cœur, l'homme n'en demeurait pas moins un sorcier d'une puissance impressionnante. Malgré cela, le jeune Snape devait avouer que Voldemort ne pouvait, quant à lui, absolument pas se tromper. D'ailleurs, c'était lui qui avait eu mal quand il avait vu le Lord Noir, c'était sa cicatrice qui l'avait faire souffrir mille morts, alors qu'Evan ne ressentait presque rien… Il fallait regarder les événements en face, le Lord Noir ne pouvait avoir fait une erreur, les actions coïncidaient trop bien, il n'y avait plus de doute possible. Il était l'Elu. Mais qu'est-ce que cela impliquait au juste ? Parce qu'il ne se sentait pas vraiment différent, ni plus fort, ni plus puissant, ni plus courageux, ni plus malin, ni plus ambitieux, ni plus arrogant, ni plus rien d'autres ! Il avait juste gagné un ennemi mortellement dangereux… Tu parles d'une bonne nouvelle ! Songea-t-il, désabusé. A côté de lui, Maël sentit plus qu'il ne vit la stupéfaction d'Evan.

- Ce n'est pas vrai, hein Snape ? Il ment, n'est ce pas ? Bafouilla le frère biologique de Maël.

- Tu ne mentirais pas à ton frère, Harry ? Dis-lui la vérité… L'encouragea Voldemort d'un ton sadique.

- Salaud … Fut tout ce que trouva à répliquer Maël, encore furieux. Il n'avait pas assez souffert comme cela, voilà qu'on lui imposait maintenant un destin dont il n'avait aucune envie… Devenir un héros, un sauveur ? Très peu pour lui… Et puis qui voudrait d'un héros comme lui ? Cynique, ironique, moqueur, trop bavard, manipulateur,… Bon d'accord, il avait comme même plus de charme qu'Evan… Merci à Severus et Kathie pour le lien du sang !

- Que de vulgarité… Mais maintenant que les choses sont claires entre nous. Vous concéderais tous les deux qu'Evan ne m'est d'aucune utilité… n'est-ce pas Harry ?

- Je m'appelle Maël, et il est vrai qu'Evan n'a jamais été d'aucune utilité à personne…

- Je peux dont le tuer. Reprit le Lord Noir en élevant sa baguette mais il se fit interrompre par Maël :

- Cependant, nous sommes des jumeaux comme vous l'avez si brillamment démontré… Qui vous dit que si vous le tuez, vous ne me tuez pas également… Vous savez que les liens entre jumeaux sorciers sont très spéciaux …

- Votre lien semble être tout à fait inexistant ! Rit cruellement Vous-Savez-Qui.

- Vous avez mis le doigt sur le mot : Semble… Rien n'est sûr… Prendrez-vous le risque de m'achever ?

- Evidemment. Mon but final est de te tuer.

- Mais peut être mon sang vous serait-il encore utile … Pour retrouver votre physique antérieur que sais-je …

- Severus t'a vraiment bien éduqué, jeune Harry. Un véritable Serpentard…Soit, je vous laisse donc tous les deux en vie… Pour que vous assistiez au retour de ma famille et à la fin de votre petit monde …

S'élevant de partout, Maël entendit soudain des bruissements d'étoffe. Entre les tombes, dans chaque coin d'ombre, des sorciers vêtus de capes arrivaient en transplanant. Tous avaient le visage masque par des cagoules. Et un par un, ils s'avançaient lentement, précautionneusement, comme s'ils avaient du mal à en croire leurs yeux. Debout au milieu du cimetière, Voldemort les regardait venir à lui. Puis l'un des Mangemorts tomba à genoux, rampa vers Voldemort et embrassa l'ourlet de sa robe.

- Maître… Maître …. Murmura-t-il.

Chacun des Mangemorts firent de même et rejoignirent les autres qui formaient à présent un cercle autour de la tombe de Tom Jedusor, qui était le père de Voldemort, d'Evan et Maël ainsi que de Queudever qui n'était plus qu'un petit tas de chiffon secoué de sanglots.

Alors Voldemort se lança dans un discours à l'encontre de ses fidèles pas si fidèles que ça, citant des noms comme Malfoy, Nott, Grabbe, Goyle, Avery, Lestrange et bien d'autres … Mais jamais le nom de son père parvint aux oreilles du jeune Snape…

Après avoir lancé quelques doloris à des Mangemorts trop mielleux, leur Maître raconta comment, par quel miracle, il avait réussi à revenir la vie … (1)

Maël secoua la tête, navré que le Ministère de la Magie et Dumbledore aient pu être aussi négligent …

- Voyez, reprit le Seigneur des Ténèbres, nous avons l'honneur de la présence des jumeaux Potter …Evan et Harry… Contrairement aux rumeurs répandues, Evan n'est pas le Survivant, mais c'est son frère, Harry qui l'est … Quelle ironie de songer que le gosse en question a été abandonné parce que justement il n'était soi disant pas celui qui m'avait défait …

- Maître, vous voulez dire que Maël Snape est Harry Potter ?

- Effectivement, Nott. Comment connais-tu le jeune Harry ?

- Mon fils, Théodore, est un de ses amis…

- Je vois… Répondit le Lord Noir, une idée germant dans son esprit qui inquiéta Maël, si Voldy avait l'intention de faire du mal à Théo, il paierait …

- Maître, intervint un autre mangemort, mon fils m'a dit que les champions du Tournoi des Trois Sorciers avaient reçu un sort pour la dernière épreuve qui consiste à retransmettre en direct tous ceux qu'ils voient…

- Cela signifierait-il par hasard que toute la communauté sorcière est au courant de ma résurrection ?

- Oui, Maître.

- Oh … Crucio !

Alors que la Mangemort se tortillait à ses pieds, hurlant de douleur, Maël, médusé, songea ce que les paroles du Mangemort signifiait pour lui… Le monde sorcier était maintenant au courant de sa véritable identité… et il savait également qu'il avait encore triché …

Sans laissait le temps à Maël de se désespérer, Voldemort reprit :

- Il était insensé d'imaginer que ce garçon ne puisse jamais l'emporter sur moi. Que personne ne s'y trompe : seule la chance a permis à Harry Potter sous l'apparence de Maël Snape de m'échapper. Et je vais faire la démonstration de mon pouvoir sur lui en le tuant ici même sous vos yeux…

- Et mon sang, vous n'en voulez plus ? Tenta Maël.

Ignorant l'intervention, le Seigneur de Ténèbres reprit en lui adressant directement la parole :

- Tu auras quand même ta chance. Tu auras le droit de combattre et vous tous saurez alors lequel de nous deux est le plus fort ! De même, je te laisse ton frère pour aider, après tout, n'était-il pas celui qui a reçu une éducation de combattant ?

- Potter ? Se récria Maël.

- Ton frère, oui …

- Mais c'est un boulet !

- Comment ça, un boulet ! S'égosilla en retour Evan, vexé.

- Ce n'est guère le moment pour une dispute entre frères…

- Il n'est pas mon frère ! Hurla Maël, énervé.

- A présent, détache-les, Queudever, et rends-leur leurs baguettes magiques … Qu'ils combattent pour sauver leurs peaux ! Nous verrons bien lequel de vous deux n'hésitera pas à jeter son frère devant lui pour se protéger ! Rit cruellement Voldemort.

(1) Ce fameux miracle est raconté dans le tome 4 d'Harry Potter et je ne pense pas que vous le remettre ici soit d'une très grande utilité… Pour ceux qui le désirent, ils n'ont qu'à se saisir de leur exemplaire d'HP et lire le chapitre 33 les Mangemorts…