Titre: Hein ?

Auteur : Lord La Folle

Rating: T

Genre : Humour/Aventure et Romance plus tard …

Pairing: Harry/Draco (Dans un lointain futur ^^)

Disclamer: Je ne fais qu'emprunter les personnages de J.K. Rowling et son contexte.

Résumé : Dumbledore se trompe d'élu et désigne Evan à la place d'Harry, son jumeau ... Les Potter abandonnent Harry au Dursley mais celui-ci n'arrivera jamais jusqu'à eux ... Il croisera plutôt la route des Snape.

Note : Une fois encore, merci pour toutes vos reviews. Merci de votre patience. Définitivement un chapitre par mois. Navrée. La vie n'est pas juste … Ni pour vous, ni pour moi … Vos reviews sont ma raison de continuer à écrire !

Je vous donne encore une citation que j'aime bien : « Un mauvais professeur dit. Un bon professeur explique. Un professeur supérieur démontre. Un excellent professeur inspire. » De … (je vais chercher le papier, il était dans mon cookie chinois !) …bah, je n'ai pas retrouvé le papier, donc d'un gentil bonhomme !

J'ai décidé de prendre une bêta, comme vous allez le constater ^^ …. Merci Alcane ! Qui me propose d'ailleurs de mettre des guillemets dans les dialogues à la place des tirets, pour rendre le tout plus facile à comprendre. Je ne suis pas contre. Alors je vous demande si vous préférez les guillemets ou les tirets ?

La quatrième année n'est pas la plus joyeuse, mais la cinquième compensera ! Ombrage va souffrir … Niark ! (Comprendre un rire machiavélique)

Je ne peux que m'excuser pour les délais totalement aléatoires … Hélas, du temps, je n'en n'ai absolument pas. J'aime cette fiction, et je fais tout mon possible pour la continuer, car écrire un chapitre de « Hein ? » me détend … Mais le temps file inlassablement et ne me laisse pas le choix.

Dans le chapitre précédent :

« Quel est le problème, ? »

« Il est en manque d'amour » Répondit Maël.

César posa Maël à terre, et celui-ci, la douleur toujours bien trop présente dans sa tête, essaya d'avancer vers un lit pour s'asseoir mais ses jambes cédèrent et il s'effondra à terre, du sang s'écoulant de ses oreilles et de son nez. La dernière chose qu'il vit fut César et l'infirmière se précipiter vers lui, avant de sombrer dans l'inconscience. Encore.

Chapitre 57 :

Son bébé. Son petit garçon. Elle l'avait retrouvé. Enfin. Dumbledore s'était une fois de plus trompé. Harry n'était pas mort. Il était bien vivant et ne manquait pas de le faire savoir. Pourtant il semblait si insensible, lâchant des paroles blessantes et moqueuses. Son fils. Severus l'avait bien étrangement élevé. En effet, même s'il paraissait heureux, Harry restait quelque peu distant. Lily ne parvenait pas à mettre des mots sur le comportement de son fils. Parfois joyeux et farceur, fidèle et protecteur, d'autres fois glacial et moqueur, méprisant et arrogant. Ou était le juste milieu ?

Lily laissa échapper un soupir en se souvenant de toutes les disputes qu'elle avait eu avec Maël, sans savoir qu'il était en réalité son enfant. La rousse jeta un coup d'œil à Evan et un soupir encore plus désespéré lui échappa. Evan ne serait pas l'Elu ? Cela serait en réalité le rôle d'Harry ?

Son cœur se serra alors qu'elle se remémorait le terrible choix qu'elle avait du faire il y a de cela quatorze ans maintenant. Choisir entre ses deux anges. A cause de ce tyran qu'était devenu le Lord Noir. La panique qui avait suivi l'attaque les avait forcés, elle et James, à faire leur choix de manière irréfléchie et forcée. Manipulés. C'est ce qu'ils avaient été songea Lily en se jurant de ne plus jamais se laisser faire. Elle reconstruirait sa famille et ne referait pas les mêmes erreurs. Elle ne laisserait plus jamais un de ses enfants derrière. Foi de Lily !

Toute à ses nouvelles résolutions, la prétendue mère oublia de prendre en compte le fait que son Harry avait déjà une famille, une vraie…

HP/DM/HP…

Draco Malfoy faisait les cent pas. La cohue qui avait suivi le retour de Maël et Evan Potter ou plutôt d'Harry et Evan Potter, les jumeaux du couple d'Auror le plus célèbre de cette époque, avait été mémorable.

Draco se souvenait des cris retentissants de toute part, ceux de Monsieur Diggory, des cris de rage des Weasley en découvrant une trahison présumée, de la fureur masquée de Dumbledore en se rendant compte qu'un mangemort s'était infiltré dans Poudlard, des hurlements des parents Potter en voyant leur fils se faire torturer par Voldemort, de leurs airs figés par la stupéfaction quand le Seigneur des Ténèbres avait dévoilé la véritable identité de Maël, mais surtout, Draco se souvenait d'Harry recevant des Doloris plus violent les uns que les autres mais ne relâchant pas un seul cri de douleur. Il se rappelait le visage fatigué, souffrant le martyre du jeune homme qu'il aimait et il se remémorait combien il aurait tout donné pour être aux côtés de Maël afin de recevoir les sortilèges à sa place. Et il repensa à l'horrible sentiment d'impuissance qui l'avait alors envahi. D'autant plus quand il avait du assister au désarroi de sa famille.

Il arrêta de tourner en rond dans sa belle chambre de préfet et s'assit sur son lit. Il avait tellement envie de voir Maël. Par Merlin, il fallait qu'il aille voir son parrain et qu'il lui demande le lieu où se trouvait son Maël.

Alors qu'il se levait dans l'intention de mettre son projet en exécution, la porte de la chambre s'ouvrit brusquement et Blaise entra :

« Draco ! Tu ne devineras jamais ce qui est en train de se passer ! »

« Non. En effet, je ne peux deviner. C'est pour cela que tu vas tout de suite me le dire. » Ordonna le blond qui retint un soupir. Blaise avait beau être un de ses amis les plus proches, il était parfois plus qu'agaçant, même si Draco devait reconnaitre qu'il aimait bien la présence un peu exubérante du mulâtre surtout depuis que lui et Alexander étaient moins souvent ensemble. Draco préférait rester avec Blaise, tandis qu'Alex trainait avec des sixièmes années de Serdaigle, dans l'espoir de séduire la belle Cho Chang.

« Les professeurs Snape et Potter sont en train de se hurler dessus. Je crois bien qu'ils vont en venir aux mains si ça continue comme ça. » Lâcha enfin Blaise.

HP/DM/HP…

Severus avait cru que son monde allait s'effondrer. Non, il avait su que son monde allait s'effondrer quand Voldemort avait prononcé les paroles tant redoutées. Il était resté bouche-bé quand le Lord Noir avait annoncé l'erreur de Dumbledore. Son fils serait le véritable survivant ? Son fils ingérable, cynique, moqueur et bavard comme pas deux serait destiné à être le sauveur de ce monde ? C'était tout simplement inconcevable ! Quand il avait vu son enfant se faire torturer, il avait senti un immense sentiment de rage contre Voldemort et le fait d'avoir vu Maël s'obstiner à garder les lèvres fermement closes, essayant à tout prix de ne pas montrer sa douleur, lui avait donné envie de pleurer. N'importe qui se serait laissé aller. Mais lui, il s'était relevé et avait froidement ordonné à Dumbledore de lui ramener son gamin immédiatement, au lieu de regarder les Aurors courir dans tous les sens pour examiner le lieu où s'était trouvée la coupe de feu. Le vieux directeur avait répliqué qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir et Severus était retourné, rageur, vers sa femme et ses enfants, dont la peur se lisait clairement sur les visages, tout en prenant soin de ne pas jeter de coup d'œil aux Potter.

Ensuite il avait vu son fils se redresser, insulter le Seigneur de Ténèbres comme si l'homme n'était qu'un vulgaire gamin, et avec une détermination nouvelle dans les yeux, combattre le Lord Noir en protégeant la personne à cause de qui ses véritables parents l'avaient abandonné. A cet instant, malgré l'inquiétude, Severus avait ressenti une fierté titanesque envers son fils.

Alors quand Maël avait réussi à s'enfuir, emportant avec lui le rejeton Potter et le corps de Diggory et était réapparu le visage tordu par la douleur autant physique que mentale, Severus n'avait eu qu'une envie : Le serrer dans les bras et le réconforter. Puis une horde de personnes s'étaient précipitées vers Maël et Evan, les appelant les « jumeaux Potter », ainsi Severus avait observé avec rage son enfant devenir plus pâle, plus triste et l'air perdu sur le visage de Maël : Severus n'avait pas pu le supporter. Pourquoi son enfant, celui qu'il avait élevé du mieux que possible, n'avait-il pas le droit d'être heureux ? Et les Potter avaient crié, appelant Maël « Harry », voulant absolument lui parler. Alors Severus avait paniqué, et avait envoyé son fils au loin chez les seules personnes capables de remettre Maël sur pied : César et William. Maintenant que la situation semblait s'être un peu calmée, Severus se demandait s'il avait fait le bon choix. Envoyer son fils loin des Potter. Etait-ce vraiment une bonne idée ? Car loin des Potter signifiait également loin de lui.

Après le départ précipité de son fils et de Théodore qui avait été embarqué de force, bien que cela n'ai pas semblé le déranger plus que ça, Severus s'était préparé à faire face aux médias, aux Potter et à sa famille, sans oublier d'écrire une lettre à César pour mettre les choses au point.

Ensuite, pendant quelques heures, il avait tenté d'éviter les Potter. En vain. Au détour d'un couloir, alors qu'il se rendait dans ses appartements, sa famille à sa suite, James Potter l'interpella :

« Snape ! Tu vas arrêter de m'éviter, maintenant ! Je veux savoir ce que tu as fait de mon fils. »

« Hé bien, je pense qu'il doit être en ce moment même dans les jupes de sa mère, en train de pleurer toutes les larmes de son corps, parce que Monsieur a reçu un pauvre Doloris venant du Seigneur des Ténèbres. »

« Snape, je ne parle pas d'Evan mais d'Harry. » Grinça James en faisant de son mieux pour ne pas relever les insultes envers son fils.

« Je ne connais pas d'Harry Potter. Comme toutes les personnes présentes dans ce couloir. »

« Personne n'a jamais entendu parler de ce garçon. » Appuya durement Severus en continuant de marcher.

James, furieux des commentaires, attrapa le bras de son ancien ennemi et le força violement à se retourner :

« Quand je parle, tu m'écoutes, Servillus. »

Severus lança un regard glacial et méprisant sur James, qui fit frémir la foule qui s'était rassemblée autour d'eux, alertée par les cris de Potter père.

« Je ne suis pas certain qu'on puisse appeler « ça » parler. »

« Où as-tu envoyé Harry ? »

« Harry Potter est mort il y a quatorze ans de cela. Je suppose que tu es courant puisque tu en es le principal responsable. »

James allait répliquer, furieux, quand Lily s'approcha et posa une main délicate sur son avant-bras. Son époux lâcha un soupir puis se calma, laissant sa femme prendre la parole d'une voix douce et ternie par la tristesse.

« Severus »

« Ca sera Professeur Snape, pour vous. » L'interrompit le maître des potions.

Un éclat de douleur passa un instant dans les yeux de son ancienne amie, avant qu'elle ne relève fièrement la tête et reprenne :

« Professeur Snape, où avez-vous envoyé Maël, s'il vous plait ? »

« Cela ne vous regarde en rien »

« Si, Severus. Tu ne peux pas nier les faits quand cela t'arrange. Ton fils est aussi le mien. »

« Harry n'existe plus. Seul Maël demeure. »

« Où est-il ? » Insista Lily.

« Ne te mêle pas de mes affaires. » Répliqua froidement le professeur de potions.

« Severus, si tu ne me réponds pas, James et moi allons saisir la justice et tu seras accusé de kidnapping d'enfants. Nous sommes bien plus influents que toi. Je ne veux toutefois pas que l'on en arrive à de telles extrémités. S'il te plait, Sev. »

« Ne m'appelle pas Sev. Maël est dans un lieu calme, loin des médias et des harcèlements. »

« Où ? Réponds sale serpent ! » Coupa James.

« Ne m'insulte pas, sombre crétin ! » S'énerva Severus, fatigué. Les événements l'avaient épuisé. Il n'avait qu'une envie. Aller se coucher.

« Et pourquoi ne t'insulterais-je pas ? Tu n'es qu'un voleur d'enfants ! Un Mangemort de la plus basse condition ! Maël n'est pas ton fils, traître ! »

« Maël est mon fils. » Assena Severus, encore plus furieux, perdant peu à peu le contrôle.

« Il est de mon sang. Et je vais le récupérer. Maintenant dis-moi où il est ou j'en appelle au Ministre. Tu n'as aucune chance contre moi, Servillus. Fais ce que je te dis ou il t'en coutera bien plus que tout ce que tu as. »

« Hélas pour toi, Potter … Je fais ce que je veux. »

Et sur ces mots, le cauchemar des cachots, l'imperturbable professeur abattit froidement son poing sur le beau visage de James Potter qui retint un cri de douleur mais qui renvoya aussitôt son poing dans l'estomac de Severus.

Les deux hommes roulèrent à terre sous les regards tétanisés de l'assemblée. Les coups de poings, de pieds, de tête, fusaient de partes et d'autres. Personne n'osait les séparer.

Kathie regardait, son époux se battre comme un charogner, la haine défigurant ses traits aristocratiques.

« Maman, tu ne crois pas qu'on devrait les séparer ? » Interrogea Alexander.

« Laisse ton père se défouler un peu. »

« Mais, maman, papa peut être blessé. » Gémit Oscar, les larmes aux yeux.

« Severus ! » S'écria sa femme en se précipitant vers le combat mais Lily l'attrapa avant qu'elle ne se heurte au bouclier magique qui s'était formé autour des deux hommes et sur lequel s'acharnait le professeur Macgonagall ainsi que d'autres de ses collègues, l'inquiétude se mélangeant à la colère sur leurs visages.

« Lâchez-moi, sale bonne femme. »

« Calmez-vous, Kathie. »

« C'est Mme Snape pour vous. » Rétorqua férocement la mère de famille.

« Mme Snape, s'il vous plait… » Soupira Lily.

« Merlin, votre imbécile de mari est en train d'abimer Sev ! »

« Dites-nous où se trouve Maël, et James cessera, j'en suis sûre » Répondit la rousse, absolument pas convaincue par ses paroles, son mari semblait être bien trop heureux de frapper Severus.

« Pour que vous faisiez du mal à mon bébé ? Jamais ! »

« Ce n'est pas votre enfant mais le mien, je ne lui ferai aucun mal. »

« Pauvre gourde ! Maël est mon fils depuis le jour où toi et ton mari avaient pris la décision d'abandonner votre fils. Et il le restera jusqu'à la fin des temps. »

« N'importe quoi. Il est le fruit des mes entrailles. Mon enfant. » Cria Lily, rageuse.

« Foutaises ! Vous vivez à côté de lui depuis quatre ans sans avoir été fichu de le reconnaitre. »

« Car vous nous l'avez volé. Vous l'avez pourri avec votre sang. De quel droit avez-vous osé l'adopter par un lien du sang ! Immonde femme ! »

« Le sang qui coule dans les veines de Maël est celui qu'il a choisi ! Il ne veut pas de vous, ordure ! »

S'en fut trop pour Lily Potter qui se mit à frapper, forçant Kathie à répliquer. La directrice adjointe laissa échapper une exclamation de colère quand elle vit les deux femmes se griffant, se mordant, se frappant avec hargne et désespoir.

Draco arriva à ce moment-là, Blaise sur ces talons, et les deux jeunes hommes se figèrent en découvrant la scène.

« Que quelqu'un aille chercher Dumbledore ! » Lança le professeur Chourave qui s'acharnait toujours sur l'étrange bouclier qui les empêchait d'atteindre les deux couples.

Alors que deux élèves lui obéissaient, Evan apparut à son tour dans le couloir et pâlit en découvrant la situation, pour le moins inhabituelle de ses parents. Il darda un regard noir sur le reste de la fratrie Snape, à savoir Nicolas, Alexander, Analissa, Victor et Oscar, et s'écria :

« Qu'avez-vous encore fait, sales serpents infâmes ? »

« Vous n'aimez pas le spectacle ? Il est vrai qu'une scène d'une telle violence doit choquer les petits gryffondors dans ton genre. » Répliqua Alexander.

Evan, Ron, Seamus, Dean et les autres gryffondors se tournèrent vers eux, les yeux luisant de rages.

« Pensez-vous à la même chose que moi ? » Lança Nicolas en fermant son livre qu'il posa soigneusement sur le rebord d'une fenêtre.

« Non » Hurla la directrice des rouge et or quand elle vit les regards qu'échangèrent les rejetons Snape. Trop tard.

« Je n'abandonnerai jamais ! » Beugla Alexander en s'élançant vers les gryffondors, suivi de ses frères et de sa sœur.

« Bob le vengeur ! » S'écria Oscar en abattant férocement le nounours sur la tête de Seamus qui n'osait pas frapper un petit garçon.

Alors qu'Alexander, Analissa et Oscar se battaient avec force et courage contre leurs ennemis, Victor et Nicolas s'approchèrent des adversaires. Victor prit calmement la parole :

« Je ne frappe pas sans raison. Racine carré de deux cent trente quatre virgule trente quatre ? »

« Hein ? » S'exclama le garçon en face de lui.

Le coup de poing s'abattit et Victor entra dans la bagarre en déclarant :

« Je ne frappe que les idiots. Quatre mille trois cent quatre-vingt dix-huit multiplié par quarante ? PAF ! Si x = 45 et y = 34/45, combien fait 3 x (34y + 4876x) ? PAM ! Je suis entouré d'idiots … »

Nicolas observa ses jeunes frères et sa sœur puis reprit :

« Je suis pour la non-violence. Je vais donc me contenter d'avancer en levant les jambes bien hautes et en faisant des moulins avec mes bras, si l'un d'entre vous est blessé, cela sera entièrement de sa faute, je me retire de toute responsabilité dans cette affaire. »

Et Nicolas s'élança à son tour dans la bataille.

Les minutes filèrent, et les professeurs ne parvenant pas à venir à bout des boucliers, essayèrent de séparer les élèves et se retrouvèrent à hurler les uns sur les autres, reprochant à toute et à chacun d'être responsable de ce désastre.

Les derniers spectateurs finirent par prendre parti et se jetèrent dans la bataille. Seul Draco resta négligemment adossé contre le mur.

« Blaise, je crois que mon parrain est fait pour devenir un meneur d'hommes … Blaise ? »

Le blond tourna la tête vers l'emplacement où se trouvait le bellâtre, pour se rendre compte que son ami n'y était plus. Le métis était parti se battre au côté de la fratrie Snape.

Alors que Draco soupirait, Dumbledore apparut au bout de couloir. Il le vit se figer puis il lança un faible :

« Mais que se passe t-il ici ? »

HP/DM/HP…

« Combien de doigts voyez-vous ? »

« Par la saucisse de Fumseck ! Vous n'en avez pas marre de toujours me poser la même question ? Je sais compter merci. Mon père m'a bien appris qu'après deux, il y avait cinq. Je ne suis pas idiot tout de même. »

L'infirmière, qui n'avait jusque là jamais eu Maël comme patient, ne comprit hélas pas l'ironie habituelle du jeune homme et demanda :

« Quel est votre nom ? »

« Vous voulez aussi mon numéro de téléphone, ou bien mon numéro de sécurité sociale peut-être? Vous savez je suis libre demain soir si vous le souhaitez. Je vous donne rendez-vous à dix-huit heures ici même si vous insistez. »

« Monsieur Snape ! » S'offusqua l'infirmière.

« Pourquoi me demander mon nom si vous le connaissez déjà ? » Releva Maël en levant le sourcil gauche.

« Vous souvenez-vous comment vous êtes arrivé ici ? »

« Bien sûr. Je dirais… par la porte. Je rajouterais même que je suis arrivé dans les bras de l'amour de ma vie. César. D'ailleurs, vous feriez mieux de lui signaler que je suis réveillé, sinon il va croire que vous essayez de me garder loin de lui. »

« N'est-il pas votre frère ? »

« Le cœur à ses raisons que la raison ignore vous savez. »

« Vous entretenez une relation incestueuse avec votre frère ! »

« Que diable ! Vous m'apprenez quelque chose. Je me coucherai moins bête ce soir » Ironisa Maël.

« Monsieur Snape… »

« Je vous en prie, appelez-moi Tartempion »

« Hum, Tartempion, j'allais vous expliquer que j'avais envoyé un hibou à votre … frère et qu'il arrivait. »

« Comme je vous le disais, il doit sûrement penser que vous essayez de me garder pour vous. » Enchaina Maël avec un sourire en coin.

« Je ne vous ai pas kidnappé tout de même ! »

« Non certes. Mais d'où croyez-vous que vient le proverbe : « Il faut rendre à César ce qui est à César ? » Soupira Maël.

« Hé bien… » Hésita l'infirmière.

« Maël ! » S'écria à cet instant César en entrant dans l'infirmerie.

« Mon amour ! » Répondit Maël en lui sautant dans les bras et en tentant de l'embrasser.

César le repoussa aussitôt et ce dernier tomba à terre.

« Qu'est-ce qu'il a ? Il est devenu fou ? Enfin… plus que d'habitude, je veux dire. »

« Hélas, ma dame, mon amour n'est point réciproque. Je dois me satisfaire du seul fait de vivre à ses côtés, sans jamais pouvoir le toucher. Je ne peux que l'admirer de loin même si cela me brise le cœur. Je ne vous explique pas non plus le déchirement quand je le vois dans les bras d'une autre. Pour lui, j'ai renoncé à l'hétérosexualité, mais il demeure de marbre en ma présence. Je me sens donc dans l'obligation de vous apprendre, ma tendre mie, que toute romance est impossible entre nous. »

« Finalement, je crois qu'il va bien. » Soupira de soulagement César, sous les yeux éberlués de l'infirmière.

« Il faut qu'il prenne ces potions encore une semaine et qu'il ne fassent aucun effort particulier. » continua toutefois l'infirmière, remise de son choc.

« Parfait » répondit César en soulevant son frère et en l'installant dans ses bras. Puis il se dirigea avec vers la porte de l'infirmerie.

« Je suis si près de toi mon amour. J'aimerais tant que tu poses tes délicates lèvres contre les miennes. Mais cette amour est interdis. » Feint Maël.

« Tu as fini ta comédie ? »

« J'aime bien cette infirmière mais elle ne fait décidément pas le poids face à Mme Pomfresh. » Se moqua Maël.

« Ton petit numéro était grotesque. La pauvre femme va vraiment croire à tes inepties. »

« L'idée te déplait tant que ça ? » Répliqua Maël faussement vexé.

« Je n'ai aucune envie de devoir affronter Draco si ces rumeurs parvenaient jusqu'à lui. »

« Quel est le rapport avec Draco ? »

« Il te veut. D'ailleurs, tu l'as déjà embrassé, non ? » S'enquit César qui avait ralenti l'allure à l'approche de sa chambre.

« Il embrasse bien. Que puis-je faire pour me défaire de ce besoin naturel ? » S'écria Maël, exagérant encore ses paroles pour tenter d'éviter de répondre aux insinuations de son frère.

César finit par arriver dans sa chambre où il déposa doucement Maël sur son lit.

« Théo m'a expliqué la situation un dans laquelle vous étiez. Au fait, j'ai reçu une lettre de Nicolas. C'est la panique totale à Poudlard. Il y a eu une énorme bagarre entre les habitants du château. Même MacGo s'est déchainé. »

« Pourquoi est-ce que j'ai manqué cela ? C'est décidé, je vais tuer papa ! »

« A ce propos, papa veut que tu restes avec moi jusqu'à la fin de l'année scolaire. Théodore aussi peut aussi rester s'il en a envie. »

« Théo n'a jamais envie de rien. »

« Bien sûr que si. »

« Oh ! Tu es là depuis longtemps Théo ? »

« Plus longtemps que toi. Tu as dormi trois jours. » Répliqua Théodore.

« C'est vrai. Impressionnant n'est-ce pas ? »

« Hn … »

« Ce n'est pas tout mais je vais me doucher, moi. Je sors de l'entrainement, je suis épuisé. » Les interrompit César en s'enfuyant vers la salle de bain.

« Très bien. Bonne douche. Pense à moi ! » Lui envoya Maël en attrapant le journal posé sur la table de nuit à côté de lui. « Harry Potter. Le véritable Elu ? ». Il le laissa tomber par terre et en prit en autre. « Voldemort est de retour ». Il le jeta à son tour, baissa la tête et demanda :

« Théo »

« Hn ? » Seul un grognement lui répondit.

« Tous les journaux ne parlent que de ça, n'est-ce pas ? »

« Hn. »

Maël soupira alors que la porte de la chambre s'ouvrit, laissant entrer un jeune homme. Il devait, lui semblait-il, être âgé de seize, dix-sept ans.

« Où est César ? » demanda poliment le jeune homme sans prêter une réelle attention aux personnes présentes dans la pièce.

« Sous la douche. » L'informa Maël sans paraitre étonné ou gêné par le fait qu'un parfait inconnu soit entré dans la chambre de son frère.

L'inconnu se figea et demanda :

« Qui êtes-vous ? »

Théo qui avait sorti sa baguette et fixait le vide, tourna la tête vers lui puis répondit d'une voix rauque :

« Je suis ton père. »

« Hein ? » Fut tout ce que réussit à articuler le jeune homme. Bien sûr, tout le monde n'avait pas la chance d'avoir vu ce film. Surtout les sorciers.

« Ne l'écoute pas ! » S'écria Maël en bondissant. « Je suis Luke Skywalker et je vais te sauver ! » (1)

(1) Il s'agit évidemment d'une référence à Star Wars !