Bonjour !
Merci aux Revieweurs anonymes :
gran'ny (mille merci pour ton soutien très encourageant ! Tu me pousses vraiment à écrire !) geoffroy guichard (la suite est la !) Fan de Hein (très heureuse de réussir à te faire rire !), girl (contente que cela te plaise) Hp77(cela me fait toujours autant plaisir de recevoir un gentil mot comme le tien !), potter-malfoy (Dans les chapitres suivants, il y aura un rapprochement important entre Maël et Draco... Et la suite est là!), une grande fan(merci pour ton mot, et les raisons de la dégradation de la relation entre Maël et Analissa apparaitront bientôt), orihime (tu n'en étais qu'au chapitre 8 lors de ta review, mais j'espère que ma fiction continue a te plaire!), kimel (ravie que cela te plaise et que tu lises même mes notes ! Yeah ! Ok je sors..!), Sonic (pardon, chère gogole pour le retard ! J'adore l'enthousiasme de ta review !), Lightning974(très heureuse que ma fiction te plaise !) fanfanfan de fictions( mon but etant de faire rire, ta review me comble !) lolita88(merci !) yachiru-chan (de rien, c'est un plaisir. Littéralement.) luciieee (ravie, merci de ta patience!) JTFLAM (Merci pour ta review et surtout pour ta fidélité ^^) Framboise (Merci pour ta review !) Chachou (Très heureuse que tu aies aimé la bagarre, c'était l'un de mes doutes les plus fort dans le précédent chapitre ^^) alice( Merci à toi aussi !) Lilylune (Merci de ton soutien, la suite est enfin là. Pardon ^^)
Merci a tous pour vos reviews et vos encouragements, je m'excuse du retard et des délais un peu farfelus...
A la demande de Framboise, je vais faire un peu de pub pour des fictions dans le même style que la mienne (plus pour quelques autres car je les adooore ^^)
- Hysteria by P'tit Pingouin. Cette fiction est une véritable perle, surement l'un des HP/LV que je préfère avec L'héritier des Black by Arianeth Callisto Malfoy et Darkest Hour by Cassis Black. Ces trois fictions sont de purs délices, troublant de réalisme et tout simplement captivante. Sublime, vraiment. Toutes les autres fictions de ces trois auteurs sont aussi lire !
- Golden Cage by Nekogami-sama et Blood and Chocolate by Sucubei. Ah mes trésors en HP/DM, de véritables perles … Egalement ici, je conseille toutes les fictions des ces auteurs de talents !
- A la recherché du Bonheur by French Pixie, une fiction dans le même style que la mienne avec un Harry des plus attachants qui va devenir … Henry Dumbledore-Rogue ! Tadam ! Rien que ça !
- It all started with a visit to gringotts by celenia, une superbe traduction d'une fiction où Harry est trahi par Dumbledore and co, doublée d'un HP/SS !
Juste, pour Lord Celestin, tu as désactivé la fonction Private Message et je ne peux donc pas répondre à ta gentille review… Je ne sais pas si c'est volontaire ou non, mais je te remercie donc ici !
Information IMPORTANTE : Je n'ai plus de bêta. Alcane s'est mystérieusement évaporée... Si tu lis ce chapitre, fais-moi signe pour me dire si tu es encore d'accord pour être ma bêta. Sinon, je devrais en prendre une autre (pour la survie de l'espèce humaine ^^) ... Ceci est la cause du prolongement de mon retard (comprendre, j'étais en retard, évidemment, mais j'ai finalement envoyé mon chapitre à Alcane. Point de réponse. Le temps se fait long, alors je publie avec les fautes... En espérant que cela ne vous dérangera pas trop ...)
Petit Rappel : Dans cette fiction, tous les sorciers (ou presque) sont bisexuels. L'homosexualité est très fréquente (30% de la population) et les couples gays peuvent avoir des enfants grâce à une potion.
Dans le précédent chapitre :
Maël laissa échapper un soupir au moment où la porte de la chambre de César s'ouvrait dévoilement un jeune homme de 16 ou 17 ans …
- César ?
- Sous la douche. L'informa Maël sans paraitre étonné ou gêné qu'un parfait inconnu entre dans la chambre de son frère.
Le dit parfait inconnu se figea et demanda :
- Euh … Qui êtes-vous ?
Théo qui avait sorti sa baguette et fixait le vide sans régir tourna la tête vers lui puis répondit d'une voix rauque :
- Je suis ton père …
- Hein ? Fut tout ce que réussit à articuler le jeune homme.
- Ne l'écoute pas ! S'écria Maël en bondissant. Je suis Luke Skywalker et je vais te sauver !
Chapitre 58
Quand César se décida enfin à sortir de la douche, il ne fut qu'à peine étonné de voir le frère de son meilleur ami, Nathaniel, debout face à Maël et Théodore, la mine perplexe et très légèrement effrayé.
- Hey, Nat' ! Salua César en l'éloignant de la figure de marbre de Théo sur lequel un Maël bien guéri était accroché à la manière d'un koala.
- Qui sont ces gens ? Interrogea poliment Nathaniel sous le regard satisfait de Maël et soulagé de César.
- Mon frère et son meilleur ami.
- Je ne savais pas que tu avais un frère qui s'appelait Luke … S'étonna Nat.
- Luke ? Qui s'appelle Luke ?
- Pff… Il sait peut être mieux parler français que cet Adam, mais niveau culture, c'est le néant … Se moqua Maël.
César haussa les épaules ne cherchant même plus à essayer de comprendre la blague surement idiote qu'avait du faire son frère, il était en revanche un peu plus surpris de voir que Théo y avait participé.
- Oublie tout ce qu'ils ont pu te dire. Voici Maël, mon frère, et Théodore Nott, son asocial meilleur ami.
- Enchanté, jeune apprenti. Lâcha Maël.
- Euh … Ouais… Ravi également. Sourit timidement Nathaniel en découvrant le « fléau ambulant sur deux pattes diaboliquement intelligent » que lui avait décrit César. Il resta un instant figé devant la beauté surréaliste du jeune homme. Pas très grand, mais élancé, Maël dégageait une aura impressionnante, ses yeux verts émeraudes semblaient vous transpercer, ses cheveux noirs débrayés contrastaient avec ses traits très aristocratiques et tout dans sa posture transpirait une classe naturelle presque oppressante.
Le charme fut rompu quand Adam poussa la porte qui alla se cogner fortement contre le mur laissant une belle trace noire, et hurla :
- Nathaniel, mon canard en sucre, ne pars pas sans me prévenir !
- Pardon ? S'étrangla le dit Nathaniel qui commençait sérieusement à se demander si son frère, César, Maël et Théodore n'avait pas été victime d'un sort de confusion …
- Adam. Parle normalement. Ton gage est temporairement levé. Intervint un César moqueur.
Maël observa son frère avec une méfiance nouvelle, depuis quand ce dernier était-il devenu aussi sadique … ?
Quelques minutes passèrent dans un silence mal à l'aise, mais celui-ci finit par être rompu par une question assez brutale ….
- Et vous avez l'intention de rester chez moi jusqu'à quand exactement ? Tenta César, une moue grognonne fermement accrochée à son visage.
- Cache ta joie, mon frère ! Se moqua Maël, plus que ravi que sa présence gêne son ainée et oubliant totalement la présence d'Adam et Nathaniel.
- Pitié ... Ne me dites pas qu'il est de venu croyant ! Soupira encore César.
- Bien sûr que non. Tu me vois croire en une entité dont aucune preuve ne démontre son existence ? Et puis « mon frère » n'a pas forcément un sens religieux, idiot !
- Cela se nomme la foi... S'offusqua Adam qui venait d'une famille très pratiquante.
- Pardon ? Releva César.
- Le fait de croire en une entité dont personne n'a la preuve de son existence. Cela se nomme la foi.
- Et bien, moi je te le dis, si ton Dieu existe, il doit être vraiment sadique ... Affirma Maël.
- Dieu nous aime tous, nous sommes Ses enfants.
- Je vois... Alors pourquoi laisse-t-il crever ses enfants à cause de conflits qui ne les concernent pas ? Pourquoi n'intervint-il pas quand ses enfants s'entretuent ? Quel bon père nous avons là ! Rendez-vous à l'évidence, on ne peut croire qu'en soi-même ...
- Tu as fait ce choix, je le respecte mais ne critique pas mon propre choix. Pour moi, Dieu nous aime mais tu ne peux le savoir... La foi est une des plus belles choses au monde. Se remettre entièrement entre les mains de Notre Père, c'est ...
- Être aussi idiot que ridicule. Coupa Maël.
- ... Une confiance qui témoigne de Son immense amour ... Termina Adam.
- Laisse tomber, interrompit César, tu ne le convaincras pas. Maman a déjà essayé... Il est plus buté que papa !
Adam secoua la tête en soupirant à la manière d'un père déçu par son enfant mais Maël n'était pas décidé à en rester là et enchaina :
- Ton Dieu, si tant soit peu qu'il existe, est un idiot. Il offre son amour, et pardonne toutes leurs fautes à ses fameux enfants...
- Car Il est grand, Il est bon.
- Et il est drôlement discret... Ironisa encore Maël.
- Il nous a envoyé son fils et les prophètes répandent sa parole ...
- Son fils ? Celui-là aussi, il l'a laissé crever...
- Le Christ s'est sacrifié pour nous ! S'écria Adam, ne comprenant pas l'étrange obstination du petit frère de Maël.
- Et bien, le résultat n'est pas très concluent ...
- Cela suffit. Range tes griffes et va dormir, sombre crétin. Lâcha César en chopant son petit frère pour le forcer à s'allonger sur son lit.
- Tu es un idiot. Dit d'un ton désintéressé Théodore à César.
- Pourquoi ?
- Maël t'a entièrement manipulé ...
- Je ne vois pas en quoi. Se récria le grand frère.
- Au final, il n'a pas répondu à ta question ... Clôtura Théo avant de s'effondrer comme une masse à côté du dit manipulateur.
- Je me disais aussi... Défendre ainsi une cause en exposant des arguments plus ou moins sensés ne lui ressemblait pas. Se plaignit César, déjà fatigué des jours qu'il devrait passer avec son redoutable frère.
- Ah bon ? S'étonna Adam qui avait trouvé que le Maël cynique paraissait assez bien correspondre à la description que lui en avait faite César...
- Comment ais-je pu me laisser berner si facilement ... Se désola encore César avant de pousser un énième soupir et de partir se doucher, oubliant par la même occasion qu'il y a deux minutes à peine, il avait déjà pris une douche…
Nathaniel lança à son tour un doux sourire à Adam et lui chuchota :
- Tes arguments auraient ravis papa…
La moue de dégout qui se peint sur le visage d'Adam montra ce que ce dernier pensait du compliment… Nathaniel éclata d'un rire frais et s'en alla de la chambre de César, laissant un Adam furieux mais résigné.
…HP/DM/HP…
Mais au final, le mois en compagnie de César passa avec une vitesse étonnante entre disputes, hurlements de rires ou d'autres choses, jeux plus ou moins matures et discussions relativement sérieuses autour du sujet "Harry Potter" ...
Maël, même s'il adorait être ici en compagnie de César, Théo (qui ne semblait plus vouloir décrocher un mot) ainsi que des frères Adam et Nathaniel, aurait parfois tout donné pour pouvoir partir voir ses parents et le reste de ses frères et sœur au lieu de se contenter de simples échanges de lettres, et, au passage, en profiter pour dire leurs quatre vérités à ces foutus journalistes qui semblaient s'être décidé à exhiber toute sa vie aux yeux avides de la population sorcière. En effet, depuis la dernière épreuve du Tournoi des 3 sorciers dont le trophée avait finalement été remis à Evan, les journaux ne parlaient plus que des jumeaux Potter, et de ce qu'ils avaient nommé : « L'affaire Survivant ». Il ne faisait plus aucun doute, à cause de Voldemort, que Maël était bien Harry Potter et il était plus que probable qu'il fut le Survivant. Le ministre de la Magie, appuyé par Dumbledore et les Potter avait d'ailleurs expressément demandé à Maël de revenir sur le sol anglais afin de procéder à quelques tests pour vérifier son identité ...
L'affaire Survivant n'avait pas non plus épargné les Potter qui avaient croulé sous un nombre de beuglantes impressionnant ... Car, abandonner son enfant était la pire des choses aux yeux des hommes ... Et si les Potter, symbole de la lumière laissaient leur fils mourir sans y attacher une grande importance, que devenez les forces du bien ?
Maël soupira une énième tout en fusillant du regard Théo qui le surveillait du coin de l'œil. Il s'assit tranquillement sur son lit, dans la chambre de César, puis se releva, tourna en rond quelques instants et finit par se positionner tout près de la porte d'entrée.
Quand César revint de son entrainement, fatigué et couvert de sueur, il poussa un cri très peu viril en avisant son jeune frère les yeux blafards, la peau exagérément pâle et l'attitude faussement fantomatique que celui mimait.
- Je veux rentrer. Lâcha alors Maël.
- Cela tombe bien, tu pars dans trois jours chez les Malfoy.
- Non. Tu ne comprends pas. Je veux rentrer en Angleterre. Chez les parents. Je veux affronter mon destin. Je veux prendre ma vie en main. Faire face à la dure réalité. Je veux tous leur faire regretter d'oser parler de ma personne alors qu'ils ne savent, en réalité, rien de moi ! Je veux les saigner comme des porcs. Et quand ils baigneront dans leur sang, je couvrirai leurs visages de boue… Puis je danserai autour de leurs corps mourants. Gronda Maël avec un air sadique, une lueur follement dangereuse dans le regard.
- Bien. Très bien. Fais comme il te plaira, mon chou. Mais tu devras négocier cela avec les Malfoy, les Potter, le ministère de la magie et nos parents … Rétorqua César, pas plus dérangé que cela par les propos pour le moins violents que tenaient son petit frère de presque 15 ans …
- Non. Trancha Maël. Je ne négocierai rien. Je vais faire ce que je veux. Et pas plus tard que maintenant… Ma vie a entièrement été dirigé jusque là … par la débauche… Entre Cunégonde me faisant du chantage sexuel, Tartempion et ses jeux de rôles qui me forçait à être un autre que moi-même, Hagrid avec sa libido hors norme, Rusard et son côté masochiste, Dumbledore qui aime vous enfoncer des bonbons au citron dans l'anus au moment le plus jouissif, MacGo et sa peau flasque qui tremble lorsque vous la prenez, Potter qui veut des plans à six, Weas…
- STOP ! Maël, silence. Pitié, cesse de raconter n'importe quoi mes oreilles ne peuvent le supporter… J'ai envie de vomir … S'écria César, le teint un peu verdâtre.
- Et il y a des enfants ici. Ajouta Théodore qui était tranquillement assis dans un gros fauteuil et regarder la scène avec un désintérêt feint.
- Ah bon ? S'étonna le troisième fils Snape.
- Il parle de ton âge mental, n'est ce pas Théo ? Se moqua le cinquième fils Snape.
- Hn…
- Tu vois ?
Seul un grognement peu convaincu lui répondit, César étant trop occupé à lire la Gazette du Sorcier du jour, l'ébahissement prenant peu à peu possession de ses traits.
Pendant que son frère restait figé devant le journal, Maël vint se nicher sur les genoux de Théodore qui l'attrapa par réflexe et le cala plus confortablement contre lui.
- Je … Tu … Il …Vous … Ils ? Bafouilla César en fixant Théo et Maël.
- Tu as oublié elle, nous, elles … Espèce de maccho ! Que des pronoms féminins ! S'exclama Maël.
- Tu as lu l'article d'aujourd'hui ? Réussit enfin à articuler le joueur de quidditch.
- Effectivement. Très belle photo d'ailleurs.
- Qu'est ce qu'il y a dans le journal ? Interrogea Nathaniel.
- Wow ! Qu'est ce que tu fais là ? Tu es arrivé quand ? Hurla d'une voix une fois encore étrangement féminine César.
- Depuis le début. L'informa Adam.
- Wow ! Toi aussi ! Vous êtes des ninjas en fait !
- Merci de montre quelle importance tu apportes à notre présence… Souffla Nathaniel, vexé.
- C'est quoi des ninjas ? Interrogea Adam.
- On dit « Qu'est ce qu'un ninja ? » Le reprit Maël d'un air désapprobateur.
- Un mercenaire japonais. Ils ont la réputation de se déplacer si rapidement et si discrètement que personne ne les entend jamais arriver. Ils assassinent par surprise leurs cibles… Les ninjas, entièrement vêtus de noir, ne font qu'un avec la nuit. Ils sont la brume au milieu des étoiles… Expliqua Théodore sous les regards surpris.
- Comment tu sais ça, toi ? Demanda Maël.
- Mon frère ainé était fan du japon …
- Tu as un frère, toi ?
- Et une sœur.
- La sœur, je la connais. C'est Mireille. Mais un frère, t'es sûr ?
- Quasiment, oui.
- Ah …
- Il a 17 ans de plus que moi. Il a été renié. C'est suite à cela que j'ai été conçu. Il fallait un héritier.
- Oh… Pourquoi ? S'immisça Adam.
- Aucune idée.
- Tu n'as jamais cherché à le savoir ?
- Non. Je m'en fiche. Je ne le connais pas.
- Comment tu connais les ninjas alors ? Questionna Nathaniel.
- Ma sœur a connu mon frère, elle. Vu qu'ils n'ont que 11 ans d'écart. Elle a grandi avec lui jusqu'à ses 6 ans…. Et le soir, pour l'endormir, il lui raconter des histoires de ninjas et de samouraïs...
César haussa les épaules, affligé par l'étrange comportement des riches familles Sangs-purs et par l'indifférence de Théodore…
- Comment il s'appelle ton frère ?
- Edouard.
- Cool …
- Hn …
- Tu l'as dit.
- Mais tout ça ne nous dit pas ce qu'il y a dans le journal… Lâcha Théo, curieux de savoir la raison pour laquelle Maël essayait tant de détourner l'attention du journal …
- Bien dit, chère loque … Sourit Adam qui jusqu'à cette conversation croyait fermement que Théodore était un sourd-muet.
- Chère loque ? S'étonna César.
- C'est Tyler qui dit ça … Il dit aussi un truc comme « Elémentaire, mon cher Wass-thon. ». Une histoire de détective moldu super doué … Baragouina Adam qui sentait bien que ses explications perdaient le peu de sens qu'elles avaient …
- Qui appelle son gamin « loque ? »… Souffla Nathaniel, dépité devant les étrangetés si spécifiques aux moldus.
- Et le journal ? Redirigea Théo sans aucun tact.
- Tu es vraiment acharné, mon chou ! Se moqua César.
- Arrête de nous appeler tous « mon chou », on dirait un pédophile … Rétorqua Maël qui se démena afin de se retourner dans les bras de Théo et de fixer ce dernier d'un regard noir criant sourdement le mot « Traitre ! »
- Le journal. Répéta Théodore en fixant Maël avec … défi ?
- Pédophile.
- Journal.
- Assassin.
- Journal.
- Tartempion.
- Journal.
- Hn.
- Voleur de réplique. Journal.
- Pff…. Soupira Maël en jetant un regard faussement désolé à son meilleur ami.
- Journal. S'acharna ce dernier.
- S'il faut en venir aux grands moyens.
- Journal.
Et Maël se détacha de l'étreinte du dit meilleur ami pour se jeter férocement sur lui, tentant de le bâillonner avec ses propres cheveux. Les deux jeunes adolescents roulèrent au sol, l'un essayant d'empêcher l'autre de prononcer un mot qui ressortait bien trop régulièrement.
- C'est pas bientôt fini ce vacarme ! S'écria une grosse voix appartenant à un homme qui ouvrit violement la porte de la chambre de César, celui-ci ayant d'ailleurs abandonné toute tentative de séparer les deux lutteurs au profit d'une retraite sécurisante vers la douche…
- Coach ! S'écrièrent d'une même voix Adam et César.
- Oui …Grogna le dit coach en s'approchant de Maël et Théodore qui continuaient à se bagarrer au sol tout en laissant échapper les mots « Journal » ou « Journal » ou encore « Journal » …
- Euh … Je vous présente mon frère, Maël, vous savez celui-ci qui loge chez moi depuis un mois … Et euh … Ne vous inquiétez pas il repart demain …
L'homme aspira profondément, sépara l'impassible Théodore Nott et le cynique Maël qui s'insultèrent comme des charognards brisant ainsi les réputations qu'ils ignoraient d'ailleurs avoir…
- Les jeunes, continua le fameux coach en s'adressant à Maël et Théo, vous partez dans trois jours. Jusque là, vous vous tenez tranquillement ou vous aurez à faire à moi. L'équipe a assez supporté le bavardage incessant du frère de César et leurs disputes sans que l'autre zozo s'en mêle aussi ! D'ailleurs, il n'était pas sourd-muet, celui-là ?
- C'est un miracle. Je vous le dis, mes frères, un véritable miracle ! Théodore a retrouvé l'ouïe et la parole… Je n'ose imaginer la joie que cela provoquera chez sa sœur, elle qui doit l'élever seule alors qu'elle n'a qu'à peine 21 ans. Mireille en pleurera de joie, et ses larmes de bonheur dégoulineront sur son T-shirt blanc moulant favori ! Et quand Edouard apprendra la nouvelle, il rentrera de son exil forcé au risque de se faire tuer par son ancienne belle famille … Théodore, dis-moi, parle-moi encore … Je t'écoute, mon ange ! Fit mine de s'extasier Maël.
- Tu devrais songer à faire une carrière dans le cinéma moldu. Tu racontes tellement bien ces inepties que j'ai même failli y croire ! Souffla Adam, admiratif qui songeait que César n'avait pas vraiment exagéré en décrivant son intenable petit frère.
- Moldu ? Salazar, non !
- Mais … Commença Adam qui fut coupé par son coach
- Quoi qu'il en soit, restez sages, les gosses !
- Tu vois … Le coach n'a rien compris. Il ne sait pas si ce que tu racontes est vrai ou non. Si c'est ironique ou pas …Dit le meilleur ami de César.
- C'est parce qu'il est idiot. Mais ce n'est pas de sa faute, il a trop fréquenté César… Souligna le jeune Snape d'un air savant mais désinvolte.
Le coach haussa les épaules, sachant pertinemment pour avoir vu César, Adam, Nathaniel et d'autres joueurs de l'équipe de quidditch le faire, que s'il rentré dans le jeu de Maël il n'en ressortirait certainement pas gagnant. Et le coach n'aimait pas perdre. Il adorait par contre les défis, mais savait reconnaitre une bataille perdue d'avance et s'incliner devant un adversaire plus coriace que lui … même si celui-ci faisait à peine la moitié de sa taille et était très agaçant …
Il finit par quitter la pièce en maugréant dans sa barbe contre la famille Snape, mais intérieurement il se demandait si Maël Snape était réellement Harry Potter, le Survivant … Parce que si c'était le cas, le monde sorcier allait avoir bien du mal à vaincre Vous-Savez-Qui … Il se surprit un instant à plaindre les parents Potter qui s'acharnaient, d'après la presse, avec l'aide du Ministre, à récupérer la garde de leur fils, ne savant surement pas ce qui les attendait s'ils avaient le malheur de réussir… Bien qu'ils aient peu de chance, connaissant le père de César et Maël, pour le coach, il ne faisait aucun doute que les Potter ne toucheraient pas un cheveu de Maël… Il haussa encore les épaules, s'interrogeant sur ce que ressentait réellement le fameux Harry Potter, plus connu sous le nom de Maël Sanpe, car, en apparence, il ne semblait pas du tout préoccuper par les émeutes qu'avaient déclenché la révélation de son identité et de son statut … Il frissonna encore en pensant également au retour du Lord Noir qui bataillait la une des journaux avec « L'affaire Survivant » … Vraiment, le monde s'apprêtait à rentrer dans une sinistre période, et aux yeux de coach, ce n'était clairement pas à un gamin de battre un mage noir si puissant que même Dumbledore n'arrivait pas à vaincre … Encore moins si le dit gamin était aussi étrange et imprévisible que l'était Maël… De toute façon, les enfants n'avaient rien à faire dans une guerre. Quel que soit leur caractère. Vraiment, une société effrayée était la pire des catastrophes, reporter tous leurs espoirs sur les faibles épaules d'un enfant … Où allait le monde ?
Dans l'appartement de César, Maël demanda directement d'une voix accusatrice :
- Où est William ?
- Mince, j'ai complètement oublié de le prévenir ! Se désola César tout en se frappant la tête.
- Ah ça oui … Le gronda son petit frère en imitant leur mère.
- Et il n'est au courant de rien !
- Il lit par le journal ?
- Non. Il vit dans un village moldu. Il s'essaie à apprendre la médecine moldue… Il affirme que cela lui sera un jour utile … Mais comme il vit avec des moldus, il nous a dit de ne pas lui envoyer d'hiboux … Il ne reçoit pas la gazette du Sorcier non plus …
- Il est fou … Pourquoi vouloir vivre comme un moldu ? Commenta Maël.
- Ouais…
- Et son fiancé ?
- Aucune idée.
- Menteur.
- Effectivement. Sourit César.
- Allez, dis-moi au moins sous nom pour te faire pardonner d'avoir oublié de prévenir William du fait que je sois le Survivant, destiné à combattre Voldy !
César frissonna devant la désinvolture de son frère, mais ne dit rien… A ce moment, Adam attrapa le journal avec un air machiavélique et César remercia tous les dieux qu'il connaissait de cette distraction qui le sauvait de l'interrogatoire de son petit frère …
Quelques minutes plus tard, Maël, sagement assis sur le lit écoutait un Adam perplexe lire la Gazette du Sorcier du jour qui annonçait fièrement une relation amoureuse entre Maël et Théodore. Une photo montrant un Maël épuisé se cramponnant avec désespoir à Théodore qui fusillait du regard les journalistes. La photo datait d'il y a un mois, quand Maël était revenu de son combat contre Voldemort et avait du affronter les médias, les Potter, Dumbledore et le ministère cherchant à lui parler de sa véritable identité … Sur la photo, Théo passait un bras réconfortant dans le dos de Maël qui se penchait vers l'oreille de ce dernier pour y chuchoter des mots inaudibles …
Théodore resta un moment figé, puis éclata brusquement de rire faisant sursauter César, Adam et Nat, tout en provoquant un léger sourire sur les lèvres de Maël. Riant toujours, l'héritier Nott déclara d'une voix amusée :
- C'est Draco qui va être heureux …
…HP/DM/HP…
Deux jours plutôt, Draco Malfoy envoyait un long courrier à ses parents dans lequel il leur expliquait poliment mais fermement ses attentions concernant Maël précisant qu'il n'était pas question que leur famille reste en Angleterre, suite au scandale de « L'Affaire Survivant »…
Ses parents lui répondirent un peu moins poliment, légèrement machiavéliquement, que Draco avait champ libre en ce qui concernait Maël et qu'ils seraient ravis de l'avoir pour gendre… Et qu'il était bien plus qu'évident qu'ils ne resteraient pas en Angleterre, Severus les ayant déjà énervé avec ça… D'ailleurs, ils avaient du se battre contre le Ministre pour pouvoir emporter Maël avec eux … Lucius ajouta au bas de sa lettre que Maël ressemblait étrangement à un précieux coli que certaines personnes cherchaient désespérément à s'approprier et que le gamin devait en avoir plus qu'assez d'être trimballé de partes et d'autres pour échapper à une médiatisation malvenue, des parents un peu trop lâche, et un ministère terrifié …
….HP/DM/HP…
- Maël. Qu'est ce tu fous là ? On dirait un fou drogué psychopathe en manque …
- Je veux rentrer chez moi. A Poudlard. Grogna en réponse son frère.
Une impression de déjà-vu s'empara de César qui soupirant, se décida à répondre le plus prudemment possible, afin d'éviter la scène de la dernière fois…
- Cela tombe bien, tu y retournes dès demain. Rétorqua César, évitant sciemment de mentionner le faire que Maël ne rentrait pas chez lui, mais plutôt chez les Malfoy.
- Quoi ? Tu essaies de me retenir ici contre mon grès ? Beugla l'exubérante chose qui servait de petit frère au pauvre César.
- Mais non, je …
- Pas un mot de plus ! Tes motifs sont tous plus pitoyables les uns que les autres. Tu sais pourtant ma souffrance à demeurer à tes côtés sans pouvoir t'embrasser, te toucher, te pénétrer, te baiser, te …
- MAËL ! Hurla César, une moue de dégout sur le visage.
Maël eut un sourire railleur teinté de machiavélisme et pris la fuite dans les couloirs tout débitant d'une voix forte des propos sans queue ni tête concernant son amour impossible …
Alors que César se lançait à sa poursuite en tentant vainement de convaincre toutes les innocentes personnes croisées dans le couloir de la mythomanie de Maël, ce dernier se heurta violemment à quelque chose et fut propulsé sur les fesses.
Grognant peu dignement, le jeune homme qui allait entrer dans sa quinzième année se releva en fusillant du regard la pauvre fille se tenant face à lui.
- Jessica ! Salua César en tentant d'attraper son petit frère.
- C'est Joyce.
- Pardon, Pamela … Se moqua Maël.
- Qu'est ce qu'il se passe ici ? Lâcha un beau jeune homme dont les flamboyants cheveux rouges étaient attachés à la va-vite en une longue et scintillante queue de cheval.
- Bill ! Mon Sauveur ! Cette jeune femme essayait de me violer avec la complicité de mon idiot de frère.
- Maël …Soupira le dit Bill, Weasley de son nom de famille, et fiancé de William. Les deux tourtereaux s'étaient rencontrés par l'intermédiaire de Charlie Weasley, le jeune frère de Bill, dresseur de dragons en Roumanie.
En effet, suite à la dernière altercation entre Maël et César, ce dernier s'était souvenu qu'il était de son devoir de prévenir son grand-frère pour les derniers événements survenus, suite à quoi le dit grand frère avait accouru, emmenant avec lui son fiancé pour la plus grande joie de Maël. Comme dirait les moldus, mieux vaut tard que jamais…
- Oui ?
- Tu ne t'arrêtes donc jamais ?
- Pourquoi s'arrêter tant qu'on peut continuer ? Sourit diaboliquement son interlocuteur.
- Pour laisser les autres respirer !
- Ce n'est tout de même pas de ma faute s'ils ne savent pas respirer tout seul !
Un soupir las s'apprêtait à franchir les lèvres de Bill quand un William surgit derrière lui tenant, pour faire original, une coupure de journal sur laquelle on apercevait Maël dans les bras de Théodore après l'épreuve du Labyrinthe avec pour titre « Harry Potter : Déjà en couple ! »
- Maël ! Tu ne m'avais pas dit que tes relations avec Théo étaient aussi … intimes !
- Mes relations avec Théo ? Intimes ? Plaisanterais-tu ? Mon cœur, mon corps, et mon âme sont entièrement dédiés à mon unique amour, César. Et pourquoi lis-tu un journal datant d'il y a deux jours ?
Maël finit sa tirade au moment où Mme Clémence, infirmière officielle des « balais fringants » pointait hors de son infirmerie le bout du nez, alertée par les cris.
- Ce n'est pas vrai ! Protesta aussitôt César.
- Tu ne peux me dicter mes sentiments, briseur de cœur… Tu auras beau me repousser autant que ta cruauté le voudra, jamais tu ne viendras à bout de mon amour.
- Réellement, Maël, tu as déjà songé à écrire des déclarations d'amour, parce que, au milieu de tes pitreries, j'ai décelé de remarquables, sensibles et touchants propos. Intervint Bill avec sérieux.
Maël le jaugea du regard avec condescendance puis finit par lâcher sans aucun tact :
- Je suppose que tu dois vraiment être bon au lit …
- Pardon ? S'étouffa le rouquin, alors que Will fusillait du regard son petit frère en attrapant de manière possessive la taille de son fiancé.
- Sinon, je ne vois vraiment pas pourquoi l'imbécile idiot qui prétend à être mon grand frère t'a choisi comme fiancé.
- Je te plains, Will. Sourit ironiquement Bill. Cela ne doit pas être facile tous les jours d'avoir pour petit frère une espèce de blasé cynique agaçant, trop bavard, aimant à problèmes, mythomane, acteur raté, asocial, et sauveur du monde sorcier ….
- Ah, n'entends-tu pas mon cœur se fendre en millions de morceaux ? Fit mine de se désoler Maël.
- Cela suffit ! S'interposa César en voyant William sur le point de craquer, car l'ainé Snape avait beau avoir 25 ans, il demeurait toujours aussi susceptible, surtout si quelqu'un avait la mauvaise idée de s'en prendre à son amoureux rien qu'à lui …
- Non. Cela ne suffit pas ! J'en ai plus qu'assez de ce casse-pied qui ne sait pas se taire, n'a aucune compassion pour qui que ce soit et se croit malin ! S'énerva William.
- Vas-y, déchaine-toi, Will, nous sommes tous à l'écoute de ton intelligence méconnue …
Le grand frère serra les dents, tentant d'empêcher les paroles de franchir ses lèvres, mais les mots fusèrent d'eux même quand il avisa le sourire moqueur de Maël.
- Tu n'es qu'un sale petit imbécile égoïste ! Oh, pauvre petit Maël, il a tant souffert toute sa vie… Abandonné par ses parents, et on comprend leur décision, un gamin pareil, personne n'en voudrait, il a été recueilli par une gentille famille, mais ce n'est pas assez bien pour ce petit prince méprisant, une nouvelle vie dans la chaleur et le bonheur ? Bien sûr que non, Monsieur veut plus, toujours plus, il fugue, se contre-fiche comme de sa première chaussette de détruire sa famille d'adoption. Il court les rues, traine avec des gangs, provoque la mort d'un pauvre gamin et ravage une autre famille. Il est formé pour devenir un tueur mais s'y refuse, il ne faudrait pas qu'il se salisse les mains, ce petit vaurien ! Et il revient la bouche en cœur après de la famille adoptive qu'il avait lâchement laissé tomber alors qu'il en avait envie. Et bien gentil qu'est cette famille, elle remercie le ciel pour lui avoir rendu son petit garçon. Puis arrive Poudlard, où la famille doit emménager, principalement pour protéger le sale gosse qui continue à enchainer les bêtises sans aucun souci des conséquences… Là, il se met l'école à dos, ruine la réputation de son père adoptif, crée des discordes au sein de la famille, passe devant le tribunal pour des conneries toujours plus grosses les unes que les autres … Puis on apprend qu'il est en fait l'élu. Et les ennuis retombent une fois encore sur la pauvre famille qui doit bien regretter d'avoir eu la mauvaise idée d'adopter l'aimant à emmerdes qu'est le gamin. Ils auraient mieux fait de faire comme les Potter et de l'abandonner …
Un silence pesant suivit la déclaration cruelle mais franche de William, César resta bouche-bée face à son ainé, choqué par le récit, Bill fixa son fiancé avec un regard déçu, Mme Clémence n'osa pas faire le moindre geste.
Maël accrocha quant à lui le regard de son frère, il garda la tête haute, mais avait perdu son sourire moqueur. Une lueur indéfinissable s'empara de ses prunelles, puis il finit par répondre :
- Tu as oublié le pire des crimes du sale gosse, il t'a volé Bob pour le donner à Oscar.
Et sur ces mots, il fit demi-tour dans un silence intense.
Théodore, surgit d'on ne sait trop où, s'avança alors puis déclara froidement, reprenant mot pout mot l'expression qui avait mis William tant en colère :
- N'entends-tu pas son cœur se fendre en millions morceaux. Salopard.
Puis, il s'élança lentement à la poursuite de son meilleur ami.
…HP/DM/HP…
Maël dormait profondément entre les bras de Théodore quand César et William poussèrent la porte de sa chambre. Le visage de William était ruisselant de larmes. Ses yeux brillaient d'une culpabilité si puissante qu'elle semblait pouvoir inspirer de la peine à tous ceux qui croiseraient son regard. L'expression de César était, au contraire, entièrement fermé.
- Il part demain matin vers 11h. Il ne se réveillera pas avant 10h puis courra d'un bout à l'autre de l'appartement dans l'espoir de boucler ses affaires à temps …
- Que dois-je faire ?
César regarda avec tristesse son impulsif de frère. Les mots de ce dernier avaient été injustes, cruels, inutiles, Maël méritait tout de même d'être remis à sa place mais certainement pas de cette façon.
- Grandir, William. Tu dois grandir. Et apprendre à te maitriser.
William lança un regard peu convaincu à son frère, après tout, le conseil s'appliquerait plus à César qu'à lui…
L'ainé Snape se pencha tout de même délicatement vers son frère, et chuchota doucement « Désolé, petit frère », avant l'embrasser avec douceur sur le front.
Apparurent alors dans l'air, luisants et emplis de magie, les mots : « Pardonné, M. Le Prévisible. »
- Ce gamin est vraiment trop intelligent pour son propre bien. Sourit César.
William l'approuva, mais en lui demeurait encore la culpabilité ainsi qu'une peur sourde et inquiète … Tant qu'il ne se serait pas excuser réellement au près de Maël, il savait que cette peur de perdre son frère ne cesserait pas de grandir. Plus que les regrets, cette peur occuperait toute la place en lui … William s'empêcha de trembler. Comment avait-il pu être aussi cruel ?
En cet instant, il songea qu'il était loin d'être digne de son rôle de frère.
- Oh. Ne dramatise pas, andouille. Maël ne va pas en mourir non plus. Cesse ton mélodrame, et va retrouver ton Bill. Les parents vont t'assassiner si fortement que tu n'auras même plus le temps de nous faire ton Mea Culpa … Grogna César en sortant de la chambre.
William sourit devant la maladroite tentative de réconfort de son frère, mais la peur ne disparut pas pour autant… Il pensa alors que la pire des souffrances était de se savoir responsable des souffrances d'une personne à qui l'on tient tout particulièrement. La culpabilité était bien le plus douloureux des maux …
…HP/DM/HP…
Draco regardait avec un sadisme peu commun le journal qui brûlait dans l'âtre de sa cheminée.
- Mon chou, si tu désires brûlait tous les exemplaires paru de ce journal, tu n'es pas au bout de tes peines. Intervint sa mère avec un sourire mi-attendri mi-moqueur.
- Il arrive dans combien de temps, maintenant ? Se contenta de répliquer le jeune héritier sous le regard cette fois franchement amusée de sa mère.
- Dix minutes à peine.
- Cela fait dix minutes que tu me répètes cela. Grogna peu élégamment Draco, toujours furieux contre la une de la Gazette du jour.
- Vraiment ? Répliqua innocemment sa mère.
- Narcissa ! Tu as lu la Gazette ? S'écria alors la voix de Lucius qui déboule dans la pièce. Draco va être furieux !
A peine Lucius avait-t-il posé le pied dans le salon où se trouvait sa femme qui le fusillait allégrement du regard que son fils lui sauta dessus, lui arrachant le journal des mains pour le déchirer férocement … Les débris de Gazette finissirent dans la cheminée sous le regard rageur du jeune Serpentard.
- Tu sais mon chéri, la moitié de ce que raconte est entièrement faux, l'autre ne l'est que partiellement… Je pense donc qu'il s'ait d'un malentendu que Maël t'expl…
Le bruit sourd d'un atterrissage coupa Narcissa dans sa phrase, et les trois Malfoy se tournèrent vers la cheminée pour voir un Maël décoiffé sortir de l'âtre en titubant dangereusement.
Draco se précipita et rattrapa le jeune Snape qui le remercia d'un regard noir.
- Je ne serai pas tombé !
- Nous n'en doutons pas, Maël. Lui sourit doucement Narcissa.
- Hey Narcissa, comment allez-vous depuis le temps ? Cela doit bien faire 3 ans que nous ne nous sommes pas vus !
- Presque 5 pour être toutes à fait exacte. Répond l'aristocrate, en songeant que si Maël était devenu un canon de beauté, il n'en était pas moins resté ce jeune enfant culotté et trop bavard, avec des yeux toujours désespérément vides… Elle se demanda s'il souriait sincèrement ou si cela n'a pas changé non plus…
- Oh ! Monsieur Malfoy ! Cela doit faire plus de 20 ans que je ne vous ai pas vu !
- Tu n'étais pas né, il y a 20 ans… Souligna le Lord en s'interrogeant sur la santé mentale de son très probable futur gendre, car un Malfoy ayant toujours ce qu'il veut, et il était on ne peut plus clair pour Lucius que son fils désirait ardemment le jeune Snape, le gamin n'allait pas tarder à faire parti de la toujours pure famille Malfoy.
- Hum…Cela doit être la raison pour laquelle votre tête ne dit rien …
- Une tête ne parle pas, jeune homme. L'informa très poliment le Lord.
- C'est une expression moldue !
- Maël, l'expression correcte est que votre tête ne me dit rien… Corrige avec gentillesse Narcissa, souriant intérieurement de la méprise.
- Bien évidemment, très chère, vous avez entièrement raison ! M'indiqueriez-vous le chemin vers ma chambre où je résiderais durant tout le mois de Juillet, si je ne m'abuse …
- En réalité, tu n'y séjourneras qu'une nuit, nous partons demain matin pour l'Autriche afin d'éviter toute rencontre …malvenues dirons-nous, mais pour l'instant, peut être Draco pourrait-il te guider … Tenta la blonde.
- Je ne sais pas, apparemment il a mangé sa langue depuis notre précédente …rencontre. Rétorqua le seul brun de la maison, et Draco sursaute devant le sous-entendu (1)
- D'où te vient cet attachement nouveau aux expressions moldus ?
- Alexander a pris Etude des Moldus en option, et cette année il aborde le sujet des expressions moldus. C'est dans des moments comme cela que je me réjouis d'avoir opté pour Divination …
- Oh… D'ailleurs, en parlant de Poudlard, cela fait plus d'un mois que tu ne t'y es pas rendu… N'hésite pas à demander des nouvelles à Draco ! Lança Narcissa, tentant d'aider un rapprochement entre Draco et l'élu du cœur de ce dernier.
- Avec plaisir ! Oh, et mes parents peuvent-ils m'écrire ici ?
- Evidemment.
- Tant mieux, j'aurai eu de la peine si j'avais du tuer le hibou familial.
- Pardon ?
- Lucifer est têtu, il ne renonce jamais à apporter son courrier à son destinataire. Le seul moyen de l'arrêter est la mort. Vu que j'avais signalé à mon père que vous étiez d'accord pour recevoir mon courrier, Lucifer se serait acharné jusqu'à que j'abrège ses souffrances. Et j'aime bien Lucifer.
- Oh… Fut tout ce que parvint à articuler l'habituelle si éloquente femme, avant de laisser un doux sourire orner ses lèvres, le petit Maël Snape, malgré ses quinze ans, n'avait décidemment pas changé.
- Draco, tu montres sa chambre à notre invité ? Interrogea son père, en songeant que si son héritier voulait avoir Maël, il allait avoir du travail…
- Bien sûr, Snape, si tu veux bien me suivre.
- Avec plaisir, Malfoy.
Lucius sourit diaboliquement…. Draco n'était clairement pas au bout de ses peines !
(1) Si c'était trop sous-entendu pour vous (ou votre mémoire ^^) Maël parle du fait que lors de sa dernière rencontre avec Draco, celui l'avait voracement embrassé (Oui, voracement)… Sa langue était donc entièrement présente. Oui, je sais c'est tordu… Mais bon. Je ne suis pas Lord La Folle pour rien ! (Okay, là ça part vers le délire psychotique …)
