Chapitre 11 : quelques courtes visites

Bonsoir à toutes. Voilà enfin le chapitre 11. Je suis désolée du délai, ces deux dernières semaines ont été étonnament difficiles à vivre pour moi. Rien de grave ou d'insurmontable je vous rassure, juste le genre de choses qui ne donne absolument pas envie de lire des histoires d'amour.

Merci à toutes celles qui m'ont mis des reviews. C'est toujours ce qui me motive le plus :

On m'a fait remarqué que je parlais de Mr. Collins comme d'un curé alors que je n'aurais pas dû. Effectivement, c'est un terme catholique plus que protestant. J'ai fait ce choix de traduction parce que Mr. Collins a la charge d'une paroisse, il vit à la cure d'Hunsford (« parsonage » en anglais). Même si la traduction littérale était effectivement « pasteur », curé m'a paru plus fort, puisque chez les catholiques, le terme « curé » renvoie au prêtre chef d'une paroisse, et que le fonctionnement de l'Église Anglicane ressemble pas mal à celui de l'Église Catholique. Maintenant, je suis consciente que ça se discute comme choix, mais c'est celui que j'ai fait.

D'ailleurs, je pense prendre un bêta pour cette traduction, tant pour la chasse aux fautes que pour la chasse aux « cette tournure est bizarre, t'es sûre qu'il n'y a pas moyen d'alléger en gardant le sens », et aussi pour me rappeler que j'ai de la traduction à faire, c'est plus productif que de regarder des vidéos de chats. s'il y en a parmi vous qui sont déjà relecteurs et qui sont volontaires pour cette tâche ingrate, n'hésitez pas à me faire signe.


« Caroline, à quoi diable pensais-tu en resservant tant de vin à Miss Lydia tout le long de la soirée ? Avais-tu l'intention de ruiner tout le bal ?

Miss Bingley ne fit même pas un semblant de réponse de réponse à sa sœur. A vrai dire, elle était aussi mécontente que Louisa quand au déroulement du bal. Elle avait eu l'intention que la décision de Lydia de s'emparer une épée en étant poursuivie par un officier soit remarqué par seulement deux personnes, pas l'ensemble des invités du bal ! De plus, et c'était largement pire, les deux seules personnes qu'elle aurait voulu voir être témoins de l'incident n'avait absolument rien remarqué ! Au lieu de ça, ils avaient passé la soirée à de faire les yeux doux.

On frappa à la porte, brisant momentanément le silence de la pièce. Mrs. Hurst invita la personne à entrer.

« Madame la Comtesse de Saffron-Walden et Miss Bennet sont là pour vous voir, madame », annonça un valet.

Miss Bingley eut un petit reniflement, et jeta un regard désapprobateur au serviteur.

- Fosset, combien de fois vous ai-je déjà dit de ne pas m'appeler Madame ? Je suis Miss Bingley, pas une vieille fille !

- Oui, Miss Bingley, pardonnez-moi, Miss Bingley, répondit Fosset, avant de reculer pour laisser les visiteuses entrer, avant de retourner à la paix des cuisines et à la douce compagnie de la femme de charge.

Alors que Mrs. Husrt accueillait les visiteuses, Caroline reprit son siège avec un air d'ennui sur le visage. Après tout ce qu'elle avait tenté en vain la veille, l'arrivée des deux personnes qu'elle ne voulait précisément pas voir l'agaçait naturellement au plus haut point. Occupée qu'elle était à bouder, elle faillit rater les premiers mots de sa sœur dans la conversation.

« J'ai bien peur que nous ne soyons qu'entre dames aujourd'hui, commença Louisa, car Charles et Mr. Darcy sont à Londres pour leurs affaires.

Miss Bingley camoufla un sourire arrogant. Elle avait failli oublier cette nouvelle. En partie parce que Charles avait choisi d'annoncer à tout le monde la nature de ces affaires juste avant de partie. La dite nature l'avait aussi laissé dans un état de fureur. Cependant, Miss Bennet n'était pas encore consciente de cette affaire, et si Miss Bingley avait son mot à dire, comme elle en avait bien l'intention, Miss Bennet ne le découvrirait jamais.

- Oui, nous savons, répondit la Comtesse avec un petit sourire. Mr Bingley et Mr. Darcy nous ont informé de leur courte absence hier soir.

- Courte ? Répéta Miss Bingley avec une parfaite innocence. Charles ne m'a rien dit de la durée de son séjour. Il t'en a parlé, Louisa ?

- Non, répondit Louisa, comprenant parfaitement où sa sœur voulait en venir, je ne crois pas non plus, Caroline.

- Comme c'est étrange, commenta soudain une voix, son innocence criante de sincérité, car je suis certaine que j'étais dans la pièce avec vous tous à ce moment là, et j'ai entendu votre frère dire qu'il serait de retour d'ici un ou deux jours.

Caroline posa abruptement sa tasse sur le plateau et fusilla du regard du regard l'intervenante. Elle avait oublié que Miss Darcy était là. Sa tentative de dernière minute pour rattraper les dégâts de la soirée tombait à l'eau.

Pour l'instant.


Georgianna ne retourna pas dans le salon après le départ de la Comtesse et de sa sœur. Au lieu de cela, elle ralentit son allure et observa Miss Bingley retourner dans la pièce qu'elle utilisait pour écrire sa correspondance.

Rattrapant la porte avant qu'elle ne se referme, Georgianna pressa la petite entaille, pratiquement imperceptible dans le bois. Précautionneusement, elle se glissa dans le petit passage entre la pièce et le couloir. Elle et Darcy avait découvert ces passages quand Bingley leur avait montré les plans de la maison.

La maison avait autrefois eut pour propriétaires des sympathisants Catholiques à l'époque de la reine Elizabeth, et les passages qui permettaient d'accéder aux cachettes de prêtres étaient restés inchangés depuis. Elle se pencha en avant, observant les mouvements de la main de Miss Bingley, clairement visibles du petit trou dans le mur en face d'elle.

Plusieurs minutes passèrent avant que Miss Bingley ne sorte de la pièce, laissant Georgianna se glisser par la seconde issue de la cachette de prêtre. Les traces de la lettre tout juste écrite se distinguaient encore sur le buvard. Miss Darcy n'eut que quelques mots à lire avant que son importance ne lui saute aux yeux.

Immédiatement, elle quitta la pièce et se rendit dans sa chambre au premier étage. Près de la fenêtre se trouvait son propre écritoire, cadeau de son frère pour son dernier anniversaire. Elle s'installa sur une chaise, et sortit le matériel nécessaire pour écrire sa propre lettre.

Miss Bingley n'allait certainement pas empêcher Mr Bingley d'atteindre le bonheur. Miss Darcy allait y veiller.


- Monsieur, un express vous attend.

- Merci, Guildford.

Darcy prit le papier des mains du valet et le regarda partir. Il retourna ensuite la lettre pour tenter de discerner l'identité de l'auteur. Il ne lui fallut qu'une seule seconde pour cela. Le nom de l'expéditeur le bouleversa profondément. Il se souvenait de la dernière fois que Georgianna lui avait envoyé un express : Ramsgate, l'été précédent. Sans se soucier davantage de son ami, Darcy arracha le sceau et lut l'information qu'il contenait.

Sa première réaction après fut de se laisser aller en arrière sur sa chaise et de soupirer profondément de soulagement. Sa seconde fut de relire l'express. Puis, sans un mot d'explication, il tendit le papier à son ami.

Mr Bingley dut lire la lettre trois fois avant de la comprendre.

- Comment peut-elle me faire cela ? S'écria-t-il. Ma propre sœur voudrait que je sacrifie tous mes espoirs de bonheur pour faire un mariage d'argent ?

Darcy jeta un regard de compassion à son ami. Ils venaient de rentrer chez lui, puisqu'ils avaient passé la majeure partie de la matinée dehors après leur arrivée. Bingley avait désiré son avis impartial sur quelque sujet, et en entendant le sujet en question, Darcy n'avait été que trop heureux de s'exécuter. Joignant ses doigts en flèche, il remarqua calmement :

- Qui a dit que Miss Bennet n'est pas un bon parti ?

- Certainement pas moi, Darcu, s'écria Bingley, toujours sous le choc des plans de sa sœur. Et je ne voulais pas sous-entendre que je croyais le contraire.

- Moi non plus, Charles, répondit son ami, laissant tomber les formalités pour l'assurer de son sérieux sur ce point. Je désirai simplement pointer que votre sœur n'a pas en main tous les éléments concernant la nature des connections et de la fortune de Miss Bennet.

- Non, en effet, approuva Mr Bingley, mais je ne vois toujours pas comment les connaître pourrait lui faire désirer que je n'épouse pas ma chère Jane.

Il s'assit en face de son ami.

- J'ai compris de ce que Jane m'a dit qu'elle n'héritera que d'environ 5000 livres à la mort de ses parents.

- Ce n'est pas tout à fait vrai, l'informa Darcy. A sa mort, le mari de la Comtesse lui a laissé toutes ses possessions. En retour, elle a aidé à élever les revenus du domaine de son père à un peu plus de 3000 livres par an, et a promis pour chacune de ses sœurs 30 000 livres soit à leur mariage, soit à l'âge de 25 ans.

- Comment le savez-vous ? Demanda Bingley, étonné.

- Mr. Bennet me l'a dit la nuit dernière.

Après que le sieur ait énoncé son jugement sur lui, ils avaient plus longuement discuté pendant que la Comtesse était avec sa sœur. Durant la conversation, Darcy avait appris de nombreuses choses sur la jeune femme dont il se pensait amoureux, et en conséquence, il en était tombé encore plus amoureux.

- Mr. Bennet, vous a dit..., répéta Bingley, incertain. Vous trouvez toujours les plus étranges sujets de conversation avec les gens, Darcy !

Son ami se contenta de hausser les épaules avant de se lever et d'aller regarder par la fenêtre. Charles l'observa avant de comprendre lentement.

- Et pourquoi au juste Mr Bennet vous a-t-il parlé de sa seconde fille ?

Son ami ne bougea pas de la fenêtre.

- Sans raison particulière.

- Vraiment ? Proféra Bingley d'un ton qui sous-entendait qu'il connaissait parfaitement la raison, et n'avait pas besoin de l'énoncer à voix haute cars on ami comprendrait parfaitement qu'il savait ce qu'il savait. Posant l'express de Miss Darcy sur la table, Charles se réinstalla dans son fauteuil et en revint au sujet d'origine.

- Nous retournerons à Netherfield demain. Et j'ai bien l'intention de donner à Caroline une leçon qu'elle ne sera pas près d'oublier.


Elizabeth reposa son livre et leva les yeux vers la fenêtre. Elle jeta un œil à la vue sur les jardins de Stoke Edith et se remémora en silence tout ce qui était arrivé depuis qu'elle avait quitté la maison la veille pour le bal de Netherfield. Elle rougit du premier souvenir qui lui revint en mémoire : le souvenir de ses danses avec Mr. Darcy.

En effet, à part le temps qu'il avait passé avec son père, et elle avec sa sœur, il n'avait pratiquement pas quitté ses côtés de la soirée toute entière. A part durant les danses cependant, ils n'avaient pratiquement jamais été seuls. Quand il l'avait escorté au souper, ils avaient été rejoint par sa sœur à lui, et enfin par Jane et Mr. Bingley.

Partageant son temps entre l'observation du second duo et encourager Miss Darcy à prendre courage pour parler, Elizabeth n'avait entendu parler de l'incident de sa sœur et de l'épée qu'après, quand elle avait raccompagné son père, qui avait préfère le silence de la voiture de sa fille au bruit de la sienne propre, à Longbourn.

Grâce à ses observation perspicaces, Elizabeth avait aussi appris l'origine des bêtises de sa sœur, ce qui était pourquoi elle avait une fois de plus passé la nuit à Longbourn, et avait accompagné sa sœur à Netherfield le matin suivant. Contrairement à elle, Jane était trop bonne pour suspecter qui que ce soit de méchanceté, et si elle n'avait pas été avec elle, Elizabeth aurait craint qu'elle ne revienne dans l'idée que Mr. Bingley ne reviendrait jamais à Netherfield, bien qu'il leur ait affirmé le contraire la veille.

Elizabeth soupira. Elle souhaitait à sa sœur beaucoup de bonheur dans ce qui allait très certainement se produire, mais elle savait aussi ce que Jane lui souhaiterait en retour. Et Elizabeth avait beau aimer satisfaire sa sœur, ne se pensait pas prête à quoi que ce soit de cette nature. D'ailleurs, elle doutait d'y être prête avant un certain temps.


Voilà, voilà! On se retrouve très bientôt! Je crois que j'étais trop ambitieuse en visant de finir cette traduction avant mon concours qui commence dans deux semaines, même si je vais certainement profiter de mes trajets en train pour bien avancer. Disons que j'espère avoir fini avant mes concours du mois d'avril? Il reste 17 chapitres à traduire, à raison d'un ou deux chapitres par semaine, c'est envisageable