Guest : Merci beaucoup pour ta review ça m'a fait énormément plaisir de la lire :3 j'espère que la suite va te plaire ;) Bonne lecture ! :)

Chapitre 8 :

Lorsque Wolfram se réveilla ce matin, Yuuri n'était plus là. Il le sut avant même d'ouvrir les yeux, car il ne sentait plus la chaleur du souffle de son compagnon sur sa joue. Il se redressa instantanément le cherchant du regard. Le feu s'était éteint pendant la nuit, seule une fumée opaque s'élevait des braises encore chaudes. Puis, remarquant qu'Ao n'était plus attaché autour de l'arbre, il posa le regard sur le sol. Un message avait été griffonné à la hâte dans la terre encore meuble.

« Désolé, je arrivée tôt pour trouber Conradd, et comme toi ne vouloir pas parla, j'ai te laisser réveille-toi. A bienatôt »

Par Shinou ! Il n'arrive toujours pas à écrire dans notre langue... Pfff... Faudra vraiment lui apprendre un jour. Et il risque de le chercher longtemps son Conrad ! Il est au château, espèce de boulet, ce n'était qu'une excuse pour que je puisse partir.

Mais ni les fautes de syntaxe ni la naïveté de son souverain l'importaient. Sa mauviette de fiancé n'était plus là, il pouvait aller chercher cette maudite fleur. Il s'étira langoureusement, baillant bruyamment. Il se contenta d'un déjeuner rapide, dispersa les cendres et remonta sur scelle. Il lança Fillia au galop une fois sortit de la clairière, mais il mis un long moment avant de rencontrer une seule personne.

Je me rapproche du but ! Bientôt nous ne pourrons plus nous mentir... J'irais le chercher dès que j'aurais la fleur en ma possession.

Yuuri y était presque, il le savait, son maryoku s'agitait, il était passé en territoire humain. Il sentait la présence forte de houjutsu, même si cela ne l'atteignait pas forcément. Il était parti dès les premières lueurs de l'aube, sans aucun bruit, pour ne pas réveiller le prince en colère.

J'espère qu'il à réussi à me déchiffrer et à me comprendre. Leur alphabet est si compliqué aussi... Quelle idée de créer des lettres ressemblant d'avantage à des dessins qu'autre chose ? Si Gunther m'entendait penser, il me taperait sur le bout des doigts. En pus, il serait capable de demander à Anissina de créer une machine pour « lire-dans-les-esprits-kun »... Et ce serait sans doute la fin du monde, avec en plus, un bon nombre de blessés...

Il sourit à l'image de la jeune femme hurlant « C'est un échec » devant l'air dépité de Gwendal ou Gunther. Mais le son d'une assemblée non loin de lui le sortit de ses pensées, et il s'éloigna de la route principale, s'enfonçant un peu dans les sous-bois.

Là, il se teint les cheveux en blond, et mit des lentilles vertes afin de pouvoir se faire passer pour son fiancé si le besoin se faisait sentir. Il couvrit également son cheval de boue, la majorité des personnes le connaissaient. Puis, il se vêtit d'un uniforme de Wolfram, il se sentit un peut à l'étroit et tiré par quatre épingles.

Et bein, je me demande comment il fait pour se battre avec ça, et surtout, pour être si élégant... Je ressemble à rien moi !

Cela avait été très difficile de lui en dérober un d'ailleurs il avait du aller à la laverie et inventer tout un tas d'excuses pour les servantes. Mais au moins, son identité était couverte. Tout ce qu'il désirait, c'était de ne pas avoir à se servir de la Maken.

Le Maoh remonta sur Ao, et repris la route, arrivant bientôt sur un sentier apparemment oublié qui gravissait la Montagne Mrah. Il lui fallut une bonne heure pour arriver au sommet, laissant la commande à son cheval, lui faisant entièrement confiance. Le sentier escarpé était dangereux, aussi l'étalon prenait le temps de tester le sol sous ses sabots. Pendant la traversée, il se souvint d'un cours de Gunther :

« La Montagne Mrah est connue dans le monde entier pour ses Mrahs, comme l'indique son nom et pour ses duels fréquents. Elle est devenue célèbre grâce au 4° Maoh du Shinmakoku, Armand Le Mélancolique qui fit de ce lieu une terre de pouvoir lorsqu'il créa de toute pièce une œuvre d'une grande valeur et d'une beauté exceptionnelle. Et qui n'a d'égal à sa beauté que sa dangerosité. L'on dit que le poison des Wincott provient en partie d'elle... »

Yuuri douta un instant. Et s'il ne trouvait pas une fleur mais une arme ? Sa curiosité était à son point culminant, il voulait à tout prix savoir.

Et puis, j'ai fait tout ce chemin jusqu'à elle, je ne vois pas pourquoi j'abandonnerais maintenant !

Une fois qu'il eu atteint sont but, il descendit de cheval et observa un instant le paysage magnifique et verdoyant qui s'étalait sous ses yeux. Il se demandait pourtant ce que pouvait bien être un Mrah, car il n'en avait pas vu un seul jusqu'à maintenant. Cependant, ce qui l'inquiéta le plus, fut qu'il ne vit personne. Il était absolument seul sur ce qui ressemblait d'avantage à une falaise qu'a une montagne. Tandis qu'il promenait son regard sur les hauteurs alentours, il vit enfin ce qu'il venait chercher. La fleur existait bel et bien, et c'était une rose magnifique.

Il s'en approcha doucement, avec prudence, afin de l'observer de plus près : ses pétales noirs onyx semblaient aussi douces que du velours, mais des épines d'acier dissuadait de la cueillir. De ses piques acérées, s'écoulaient un liquide jaunâtre qui rappelait en effet au souverain, la couleur du poison Wincott. Alors qu'il voulut effleurer sa corolle et se gorger de son parfum capiteux, une voix dans son dos stoppa ses gestes :

-Toi le blond ! Ne pose pas tes doigts sur ma fleur ! Grogna un mazoku roux

Yuuri eu un petit temps de réflexion avant de s'inspirer du caractère plus qu'explosif de son fiancé pour répondre en criant, la mine mauvaise :

-À qui crois-tu t'adresser mécréant !? Et ne te met pas en travers de mon chemin !

Mais cela ne le dissuada en rien, car il sortit son épée et fondit sur le Roi. Ce dernier n'eut d'autre choix que de dégainer Morgif qui prononça un petit « Uuuuh AAaahh » une fois libérée.

Yuuri évita aisément le coup trop impétueux de l'homme et en profita pour le défausser de son arme. Puis il abaissa sa lame, dans un mouvement leste et rapide, près de la gorge de son opposant. Opposant qui tomba au sol, les jambes flageolantes, en jetant un regard de respect mêlé de terreur au monarque.

-Mais... Mais qui êtes-vous ?

-Yu... Wolfram Von Bielefield, et cette fleur que tu convoite m'appartient ! Si tu tiens un tant sois peu à ta vie, disparaît de ma vue, et ce en vitesse !

-Oui ! hurla le mazoku sans demander son reste.

Yuuri soupira : il n'aimait pas jouer ce rôle... Mais il devait le faire pour prouver son amour à Wolfram. A peine eut-il rengainé son épée, que deux autres hommes apparurent à leur tours.

-Pauvre petit garçon, tu crois vraiment pouvoir cueillir notre fleur ?

Il ne pu s'empêcher de grincer des dents, et ressortit à nouveau l'épée de son fourreaux.

-Votre fleur ? Laissez moi rire, essayez au moins de la toucher pour voir ! Elle ne vous appartient en rien ! Rugit le Maoh en mode Wolfram.

Par amour pour Wolfram, je ne faiblirais pas ! Je la lui offrirais, dus-sais-je y laisser mon sang et ma sueur ! Tiens... je commence à réfléchir comme un noble moyenâgeux moi...

Ainsi, il les repoussa tous, ne laissant ni la fatigue, ni la soif l'abattre. Ceux qui redescendaient bredouille le maudissaient, et bientôt la rumeur qu'un guerrier imbattable du répondant au nom de Wolfram Von Bielefield tenait un siège au sommet de la Montagne Mrah.

Wolfram fut étonné lorsqu'il aperçut un rouquin courir en hurlant. Mais qu'elle ne fut pas sa surprise quand celui-ci hoqueta en le voyant et commença à perdre de ses couleur.

-Vous ! Non ! Impossible !

-Pourquoi ça ? Grogna le blond de mauvaise humeur à cause de la présence du houjutsu.

-Vous étiez en haut de la Montagne il n'y a que peu de temps ! Je viens de vous affronter ! S'exclama t-il

-Pardon ? S'enquit-il en descendant de sa jument.

-Vous êtes vraiment Wolfram Von Bielefield, ou un imposteur ? Ajouta l'homme suspicieux

Mais qu'est-ce qu'il raconte ?!

-COMMENT ÇA MÉCRÉANT ?! Particules des flammes, obéissez au mazoku qui a défait Shoushu ! Hurla le prince, bouillonnant de rage.

-NON, pitié pas ça !

Comment peut-il croire que ça va marcher ? Je suis en territoire Humain, je ne peux pas utiliser ma magie avec ce fichu houjutsu !

-JE suis Wolfram Von Bielefield ?! Qui à osé usurper mon identité ?! PARLE ! Hurla à nouveau le mazoku en le menaçant du doigt.

-Je...Je sais pas ! Personne n'a réussi à le battre ! Il est là haut, il protège cette satanée fleur ! bégaya l'homme avant de fuir.

Wolfram écumait de rage.

Cette fleur, c'est la mienne, personne ne peut le la prendre !

Il remonta à cheval, le faisant galoper à toute vitesse, provoquant les regards ébahis des personnes sur le chemin devant lui.

-ÉCARTEZ-VOUS DE MON CHEMIN !

Il ne prit aucunes précautions pour son cheval, la fit gravir un triple galop la montagne, l'épée à la main. Une fois en haut, enfin, il le vit, lui qui portait un de ses uniformes. Mais il tiqua lorsqu'il vit son épée dressée contre celles de deux opposants, qui se battait sans relâche, faisant reculer les autres. Puis il croisa le regard de son double, et pour lui, le doute ne fut plus possible.

Yuuri ?! Mais... Que fais-tu là ! Ne me dit pas que...

Ses pensées furent interrompues par un Mrah violet et vert qui surgit de nul part, rugissant de tout ses poumons. Ses grandes ailes d'oiseaux provoquant une tempête, et sa tête de lion immense s'inclina vers le Roi, sa longue crinière verte suivant les courants d'air. Sa langue de serpent siffla, cependant que ses serres s'entouraient autour du souverain, devenu impuissant, et sa queue de dragon fouettant le sol avec rage. Sa grande taille le rendait que plus menaçant, sans compter qu'il commençait à s'envoler de nouveau.

-YUURI ! rugit le mazoku affolé.

Ce dernier gesticula dans tout les sens en, en vain. La créature n'était pas décidée à le lâcher. Wolfram s'élança immédiatement en avant assénant un coup violent à la créature, lui entaillant ainsi le poitrail. Elle répondit dans un rugissement de douleur, mais libéra sa prise sur le Maoh qui fit une belle chute. Le mazoku balança son épée au loin et accouru, le cœur battant la chamade.

Non Yuuri, pitié, n'ai rien, je t'en prie !

Il dérapa et se mit à genoux à ses côtés, remarquant qu'il ne bougeait pas. Une fois arrivé à son niveau, il l'entendit renifler, il devait pleurer à cause de la douleur.

-Yuuri ? Dis moi quelque chose..., s'affola le blond, n'osant le toucher de peur de lui faire mal.

-Quelque chose... grommela d'une petite voix le susnommé

-Quoi ?! Non, mais... Tu es vraiment pas possible ! Je me fais du soucis pour toi et tu fais l'idiot !

Il se tut quand il vit une larme couler sur la joue du souverain.

-Où as-tu mal ? Demanda t-il d'une voix douce.

-J'ai perdu une lentille ! Et puis, j'ai un peu mal au dos, mais ça va, je suis plus résistant que tu ne le crois Wolf, sourit enfin le brun.

Mais son sourire s'évanouit en fixant un point derrière son épaule. Il n'eut pas le loisir de se retourner, car une lame froide se posa sur sa gorge, le contraignant à ne plus bouger d'un seul millimètre. Deux bras musclés le soulevèrent et maintinrent ses bras dans son dos il lui était impossible de se défaire de son agresseur.

Une voix grave et désagréable résonna derrière lui, cependant qu'on le forçait à se cambrer en arrière pour offrir une meilleure vue sur sa gorge.

-Maintenant le héros tu écoute ! Cette fleur est à nous, tu vas gentiment nous la cueillir et nous la donner. Sinon, nous allons nous amuser avec le joli minois du blondinet...

Bein voyons... Vous ne perdez rien pour attendre, bande d'incapables créatures stupides !

-... et il sera méconnaissable après, ricana le guerrier.

Qu'elle poisse ! Je ne peux pas utiliser mon maryoku ici... Et puis Yuuri n'est pas en état...

La seule chose qu'il lui vint à l'esprit fut un « Humpf » majestueux et dédaigneux. Ce à quoi répondis son bourreau en lui passant doucement la lame sur la gorge, le coupant peu profondément, mais assez pour qu'un petit sillon de sang coule le long de sa carotide...

Vas-t'en Yuuri ! Sauve toi, laisse moi, vis, je t'en prie ! Je survivrais, je te retrouverais, je reviendrais quoiqu'il arrive...

Il se dit avec cynisme que cette pensée, il l'avait déjà entendu quelque part. Puis il attendit.