Chapitre 10 :

-J'imagine que... que tu t'en fiche maintenant, après tout, cela fait trois ans que je te repousse. Mais j'ai pris conscience il y à peu, que j'avais besoin de toi. Je me sens vide quand tu n'est pas à mes côtés et surtout très seul. Je me sens bien avec toi, même quand tu râle et que tu t'imagine que je te trompe avec tout et n'importe quoi. Oui, je suis un boulet et une mauviette qui n'a as été capable de m'en rendre compte avant. Je n'ai pas été juste avec toi, tu as fait tellement d'efforts pour moi...

C'est le moins qu'il puisse dire...

… c'est dur pour moi Wolf... Je n'ai jamais été amoureux auparavant, je ne savais pas, je ne comprenais pas... Si tu voulais bien me pardonner... Je n'arrivait simplement pas à te le dire. Quand je suis venu te voir dans le jardin l'autre soir, c'est ce que je voulais te dire, mais je n'ai pas trouvé le courage d'affronter ta réponse. Maintenant que je te l'ai dit, je peux te donner la rose et tu pourras l'offrir à qui tu veux, termina Yuuri la voix brisée.

Pourquoi pense t-il que je ne l'aime plus ?

-Surtout un boulet oui... Marmonna t-il.

-Pardon ? S'enquit le Maoh pensant avoir mal compris.

-Espèce de boulet ! Tu crois vraiment que je vais offrir cette fichu fleur à quelqu'un d'autre que toi ?!

-Wolf...

-Non, laisse moi finir, et incruste toi bien ça dans le crâne : tu es le seul pour qui j'aurais fait tout ce chemin. Je te l'ai déjà dit, si tu tombe, je tombe avec toi. Tu es mon fiancé, il est normal que je te l'offre !

-Je ne veux pas que tu me l'offre pacque je suis ton fiancé...

Il ne comprends vraiment rien... Par Shinou ! Il pense que je veux lui offrir simplement parc-qu'il est mon fiancé ?

-Je ne voudrais pas te l'offrir pour ça ! Tu n'a encore rien compris !

-Tu ne m'aide pas beaucoup, grimaça le monarque.

Wolfram remarqua la mine penaude du brun, cependant que lui même piaffait d'impatience. Puis, ce que lui avait dit Greta lui revint en mémoire :

« -Je t'adore Wolfram !

-Moi aussi je... je t'adore

-Tout le monde l'adore

-Même Yuuri ! Tu sais Wolfram, tu devrais lui dire que tu l'adore !

-J'y... penserais... »

-Je n'ai jamais menti sur ce que je ressens. Mais il est vrai que j'ai songé sérieusement à dissoudre nos fiançailles. Pacque je pensais qu'elles ne te rendaient pas heureux. Moi non plus, je n'ai jamais été à l'aise avec... tout ça, s'empêtra t-il, plongé dans la profondeur des yeux de Yuuri. Mais je ne l'ai pas fait, car j'ai toujours eu espoir que tu puisse avoir les même sentiments que moi. J'ai vraiment douté, surtout ces derniers jours. J'étais réveillé hier soir, quand tu es venu me rejoindre pacque tu avait froid. J'étais complètement perdu, et je pense que toi aussi. Je... je t'adore Yuuri...

Il se racla la gorge de plus en plus rouge, il n'avait plus l'habitude de ces deux mots...

-Non.. Je t'aime. Je croyais que toi, tu ne m'aimais pas. J'avais l'impression que tu tournais autour de Weller...

-Tu pensais mal, Wolf. C'est toi que j'aime...

Il m'aime... Il est amoureux... de moi ! C'est l'un des plus beaux jours de ma vie ! Je... Que faire ?

Son cœur était en fête, ses joues empourprées, mais il n'eut guère le temps de faire quoique ce soit : Yuuri le devança en l'entourant de ses bras, la rose toujours dans les mains. Il posa la tête sur son épaule, et Wolfram le sentit s'imprégner de son odeur. Alors, dans des gestes lents qu'il avait oublié, il encercla son fiancé dans ses bras, de la même façon.

-Laisse moi reposer un peu ainsi, murmura Yuuri, enfin, sauf si le houjutsu te dérange trop

-Reste autant de temps que tu le désire... Ce n'est pas ces petites pierres qui vont gâcher ce moment.

Ils restèrent donc dans cette position un instant, avant que le Maoh ne s'écarte (trop vite au goût du démon) et replonge ses yeux dans ceux de Wolfram. Ce dernier posa sa main sur la joue gauche de son fiancé et se jeta à l'eau.

Tant pis s'il n'aime pas, mais après tout, c'est lui qui m'a embrassé la dernière fois !

Lorsque leurs lèvres s'unirent, un frisson lui échappa. Yuuri fut d'abord surpris mais répondis avec ardeur au baiser. Soudain le brun éclata de rire, fou rire qui augmenta lorsqu'il croisa le regard interrogateur du blond.

-Non mais franchement... Conrad quoi ! Je ne 'ai jamais vu comme autre chose que comme un très bon ami. Certes, je lui dois mon nom, mais quand même ! Explosa de rire le Maoh.

-Tu ne seras donc pas déçu si je te dis que toute cette histoire de mission était une invention, et que Weller va bien ? Demanda innocemment le guerrier.

-Non, je m'en doutais un peu quand nous avons commencé à bifurquer vers les montagnes et que nous avions passés la frontière, sourit encore le roi.

-Tu ne seras pas déçu non plus si je te dis qu'il est en couple ? S'enquit-il.

-Sérieusement ? Conrad ?

-Oui, sérieusement, rit Wolfram.

-Avec qui ? Depuis quand ? Elle s'appelle comment ?

-Du calme, enfin ! Je ne sais pas, tu auras qu'a lui demander toi même ! Pour l'heure, on va rentrer !

-Attends, je prends la fleur, aide moi à la mettre dans un sac s'il te plaît...

-Ce n'est pas trop risqué ? Personne ne l'a jamais ramenée Yuuri...

-Personne n'a réussi à l'approcher de si près surtout !

Wolfram haussa les yeux au ciel, avant d'aider son fiancé à passer la rose dans une sacoche en cuir avec un peu de terre. Une fois ceci fait, il vola un baiser rapide au brun (qui grommela d'insatisfaction) et remonta en scelle.

-Aller, on perd du temps boulet !

-Wolfram...Fit Yuuri réprobateur.

-Mon boulet, continua t-il avant de lancer Filia au pas sur la descente.