Chapitre 11 :
Leur retour fut plus rapide, et se passa dans une meilleure atmosphère, cependant, ni l'un ni l'autre, ne savait vraiment comment agir avec l'autre, aussi restèrent-ils des plus chastes pendant tout le trajet.
Yuuri avait beau dire et faire devant son fiancé, il n'avait que peu d'expérience, et aucun élément de comparaison. Ce qui le rendait complètement pudique et innocent. Il pensait cependant que cela ne déplairait pas plus que ça à Wolfram, qui arrêterait sans doute de le traiter de tricheur, et de s'imaginer qu'il le trompe.
Ainsi, lorsqu'ils franchirent les portes de l'enceinte du Château-du-serment-du-sang, il expliquait à Wolfram à quoi servait un téléphone, et comment cela fonctionnait. Il aperçut au loin la silhouette de Conrad, accompagné de Cécilia et de Greta. Il fit trotter rapidement Ao avant de l'arrêter à leur hauteur, ce dernier piaffa en renâclant avant de se stabiliser.
-Bon retour heïka, sourit le guerrier
-C'est Yuuri ! Et où étais-tu depuis tout ce temps ? Le réprimanda t-il.
-Greta m'a menacée de me kidnapper si je ne jouais pas le jeu, grimaça le brun avec un air contrit.
-C'est pas vrai Yuuri, j'ai juste dis que je perdrais accidentellement la clé de sa chambre... répondit-elle avec un air angélique.
-Greta sais comment arriver à ses fins, et n'a pas peur d'employer les grands moyens, elle ! Persifla
la voix de Wolfram dans son dos.
-Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? S'enquit Céli-sama avec amusement.
-Oui mère, et même plus que ce que j'espérais, sourit le blond avec tendresse.
Le Maoh le vit descendre gracieusement de Filia, avant de le rejoindre et de passer un bras possessif autour de sa taille. Geste qui fut ponctué par un sourire appréciateur de l'ancienne reine, par un éclat de rire joyeux de la princesse, et d'un air encore plus bienveillant de la part de Conrad.
Gunther dévala à cet instant les marches du parvis en hurlant comme à son habitude. Il s'arrêta face à eux, essoufflé de sa course.
-Ma...Majesté...la...fleur...existe bi...bien ? Demanda t-il à bout de souffle.
-Oui, nous l'avons même ramené ! Fanfaronna t-il, fier de lui.
Il lança un regard appuyé à Wolfram qui signifiait « je-te-l'avais-bien-dis ! ».
-Pouvons nous la voir ? Fit innocemment Cécilia.
-Bien sûr, attendez deux minutes... Wolf, pourrions-nous la replanter dans ton jardin ?
-Je la replanterais moi-même, personne ne touche à mon jardin ! Plastronna le susnommé.
-Pas même moi ?
Yuuri ouvrit de grands yeux, en prenant un air angélique, ce qui fit céder son compagnon apparemment, car il opina faiblement avec un léger soupir d'exaspération. Puis il alla récupérer la fleur, avant de laisser Ao aux soins de Darcascos. La petite assemblée émit une exclamations d'émerveillement lorsqu'elle fut mise à leur vue.
-Qu'elle belle rose, je n'en ai jamais vu de telle couleur auparavant... remarqua doucement une voix inconnue dans leur dos.
Yuuri se tourna vers sa source et découvrit avec surprise, une magnifique jeune femme brune, aux yeux verts limpides. Son visage bienveillant rivalisait de beauté avec celui de Cécilia, et la fluidité de ses mouvements lui faisait penser à une danseuse. Elle prit place à côté de Conrad, où elle glissa son bras sous le sien et appuya sa tête contre l'épaule du guerrier. Ils partagèrent un regard tellement intime que Yuuri se sentit gêné.
Est-ce que j'arriverais une jour à avoir de tels rapports avec Wolf ?
Il lança un regard en coin à son fiancé et le surpris à sourire devant la nouvelle venue. Quand il remarqua que Yuuri le fixait, son sourire s'agrandit, mais il reporta son attention sur le couple.
-Évidemment, puisqu'elle s'est colorée avec les sentiments de Yuuri !
Ce dernier sentit le regard pesant de Conrad sur lui, comme s'il craignait sa réaction.
-Je ne le savais pas, désolée, fit-elle contrite, bien que Yuuri décela une petite étincelle d'indignation.
-Wolf... Calme toi un peu, tsss...
Il secoua négativement la tête.
-C'est la première fois que je vous vois, comment vous appelez-vous ? Sourit-il malicieusement.
-Maurine, Votre Majesté, en effet, c'est l'une des premières fois où je viens ici, répondit-elle.
-Vraiment ? S'étonna le brun.
-Elle vient de la Terre, plus particulièrement de France, Yuuri-heïka, cela fait un peu plus d'un an que nous nous sommes rencontrés... Devança Conrad.
-Comment vous êtes-vous rencontrés ? Continua le monarque.
-Bon Yuuri, tu continuera ton interrogatoire à un autre moment, d'accord ? Pacque là, on a une fleur à replanter, et j'aimerais assez prendre un bain vois-tu, pacque l'aventure c'est bien, mais c'est éreintant. Et tu ne te défile pas, tu viens avec moi !
Il eut à peine le temps de saluer l'assemblée que son fiancé le tira par le bras, déclenchant les rires des spectateurs.
-Nous avons déjà mangé heïka, profitez-en pour dîner en tête à tête ! Cria Cécilia en leur faisant un signe de la main.
Elle est aussi sournoise que Wolf quand elle s'y met... Maintenant, je sais d'où il tient la majorité de son caractère !
Wolfram arrêta de le tirer seulement une fois à côté de son jardin.
-C'est un privilège que tu as Yuuri, je suis le seul à avoir touché cette terre depuis mon arrivée ici, rougit le blond.
Le soukoku sourit tendrement hésitant à le prendre dans ses bras, mais préféra baiser la commissure se ses lèvres si douces, provoquant un tressaillement chez son fiancé.
-Désolée, j'ai du mal à m'y faire...
-Moi aussi, mais ça viendras. Montre moi les gestes Wolf...
-Bah... heu... c'est à dire que... Bafouilla le prince.
-Mais non, pas ceux là ! Pour planter la fleur, je ne vais pas la garder tout le temps dans les mains ! S'esclaffa le Maoh.
-Arrête de rire ! Ce n'est pas drôle ! S'enflamma son fiancé.
Yuuri soupira, s'assit devant le parterre puis laissa l'élu de son cœur lui montrer les premiers gestes. Il plongea ensuite la rose dans le trou creusé pour elle, et c'est tout les deux, en parfaite harmonie, qu'ils remirent de la terre autour de la fine tige. Durant tout le processus, Wolfram se tenait accroupi derrière lui, ses mains guidant celles du brun.
Il sentait le souffle chaud de son compagnon, lui chatouiller le cou, et faire se soulever doucement ses cheveux. Cette promiscuité de leur corps, le fit frissonner, mais bientôt, son estomac protesta bruyamment, attestant de sa faim.
Cela eu le don de faire sourire le blond, et finalement, ils allèrent dîner main dans la main, enfin heureux et unis... Pour le meilleur, comme pour le pire 3
Et là vous vous dîtes : « Happy end ! » en souriant... Et bien non ! (mwahahahahaha 3:) ) Ce n'est que le début du programme, alors restez bien assis et profitez de la suite ! ;) (Je pense la poster demain :) )
