Je suis vraiment désolée de ne pas avoir posté la suite plus tôt, mais je n'ai toujours pas internet le Week-end... -_- J'espère que la suite vous plaira, n'hésitez pas à mettre des reviews ;) Bonne lecture à tous/toutes !
Chapitre 20 :
Wolfram était anxieux, pour l'une des première fois de sa vie, il était extrêmement anxieux. Cela faisait trois jours qu'il ne dormait pas, totalement sevré de son fiancé.
Tout le reste de la semaine s'était déroulé ainsi : ils avaient dut tout deux endurer bravement les frasques de Murata et de Shinou. Jusqu'à ce qu'ils se fassent séparer « pour préserver la pureté du Roi jusqu'au mariage », comme avait dit Murata.
Comme si j'allais sauter sur Yuuri pour lui faire ce genre de... de choses... ! Qu'est-ce qu'ils s'imaginent ceux là, je ne suis pas du tout comme ça ! Et puis ça va bien à ce maudit Grand-sage de dire ça, ce n'est pas moi qui passe le plus clair de mon temps à avoir des pensées impures. C'est plutôt de lui et de Gunther qu'il faudrait se méfier...
Il se rendait compte à présent, que la plus grande des épreuves était de vivre sans son Roi, sans celui qui faisait battre son cœur. Oh, il avait bien essayé de le voir en douce, mais Gwendal veillait toujours au grain, impossible d'échapper à sa vigilance, que ce soit de jour ou de nuit. Et quand il y arrivait à peu près, Conrad prenait le relais.
Franchement, avoir des frères comme ça, c'est pratique seulement en temps de guerre...
Wolfram soupira, jetant à nouveau un regard à son reflet dans un miroir immense et enluminé d'un cadre doré. Il lui renvoya l'image d'un jeune homme blond coiffé d'un peigne argenté rehaussé d'émeraudes, qui rappelaient la couleur de ses yeux emplis d'angoisse. Son reflet se força à sourire, mais il n'arriva pas à se convaincre lui même. Alors il lissa pour la énième fois son uniforme blanc à la coupe tout aussi militaire que celui qu'il arborait d'habitude, mais cette fois, se terminant par une queue-de-pie. Le doré des motifs était entrelacé d'argent, des boutons en malachite fermant son veston, cependant qu'une épée à la garde dorée reposait contre son flanc gauche. Il était beau, oui, la moitié des filles du royaume n'auraient pas résisté à son charme, il le savait, mais qu'en serait-il pour Yuuri ?
Le jeune prince arpentait la pièce de long en large, comme un lion en cage, posant un regard stressé sur son annulaire gauche, où bientôt, il y aurait peut-être un anneau le liant pour toujours à Yuuri. Car qui sait, peut-être que tout allait trop vite pour le Maoh, lui qui n'aimait pas les hommes i peine trois ans, lui qui n'a jamais eu de relation amoureuse de toute sa vie...
Pour chasser ces idées de la tête, il remit en place la rose dorée dans sa poche de veste, et récita mentalement ses vœux : Je jure de t'aimer, que les lendemains soient incertains ou inexistants, dans l'ombre comme dans la lumière. Je jure de t'accompagner sur les chemins sinueux du destin, et s'ils s'arrêtent un jour, je construirais de mes propres mains la route la plus sure pour te mener à la félicité. Je jure de t'être fidèle, il n'y aura toujours que toi dans mon esprit et dans mon cœur. Je jure d'être l'épaule sur laquelle tu pourras t'appuyer, d'être l'épée par laquelle tu pourras te battre, et le bouclier qui te protégeras. Je jure de...
Il fut interrompu par des petits coups sec sur la porte, avant qu'elle ne s'ouvre sur sa fille adoptive qui couru à lui en riant. La porte se referma sur sa mère, éblouissante dans sa robe blanche pailletée de noir.
-Wolfram ! Tu es beau Papa ! S'exclama joyeusement la petite en lui sautant au cou.
Si le compliment lui fit plaisir, le fait qu'elle l'appelle « Papa » l'ému totalement. Il était tellement à fleur de peau qu'il aurait versé quelques larmes si sa mère n'avait pas posé une main rassurante sur son épaule.
-Toi aussi tu es belle Greta.
Et elle l'était vraiment, vêtue d'une petite robe rose clair avec de la dentelle blanche, un nœud blanc et rosé dans les cheveux.
-Comment vas-tu Wolf ? S'enquit Cécilia.
-Très bien ! Sourit-il faussement, mais il remarqua vite que sa mère n'y croyait pas.
Mal... Mère, comment dois-je faire ?!
-Tout va bien ce passer, il te suffit de rester toi même, comment à tu fais autrefois ?
-C'était différend Mère...
-Fais toi confiance, arrivé devant l'autel, si c'est vraiment lui le bon, tu n'auras plus de doute, tu ne sera plus stressé.
-Lequel de vos mariages à t-il été le bon ? Fit-il amer, honteux d'avoir utilisé une telle bassesse.
-Je n'ai jamais douté de mes mariages et de mes choix. J'aimais de tout mon cœur ton père, comme le père de Conrad et de Gwendal.
-Excusez moi Mère, je n'aurais pas dus vous demander une telle chose...
L'ancienne Maoh sourit doucement, caressant les cheveux de son cadet.
-Je te comprends. Mais ce n'est pas le moment de tergiverser, le Roi t'attends. Elle lui fit un lin d'œil complice.
-Je vais devant ! S'exclama Greta en secouant un petit panier en osier, remplis de pétales de roses jaunes et rouges.
-Nous te suivons, acquiesça la grande blonde, le visage éclairé d'un franc sourire. Ah, Wolf ! Je suis tellement excitée ! Tu vas enfin te marier ! Et Conrad est sur le bon chemin apparemment ! Ne manqueras que Gwendal... Si seulement il arrivait à défroncer les sourcils un peu, il aurait peut-être un peu plus de chance avec les filles ! Gémit la sexy-queen.
-Mère... Ne pensez-vous pas exagérer un peu ? Grimaça t-il.
-Tu verras bien quand Greta sera en âge de se marier ! Bouda t-elle en se reprenant.
Wolfram n'eut d'autre choix que d'accepter le bras que lui présentait sa mère, une boule au ventre menaçant de lui couper le souffle.
Surtout, ne tombe pas, tu peux le faire... Tu n'es pas une lavette, tu peux le faire ! Tu vas enfin le revoir !
Ils commencèrent à sortir de la pièce, empruntant le chemin qui les mènerait jusqu'à la cour intérieure du Château, un tapis blanc les guidant. Greta sautillait, dansait dans les couloirs jetant autour d'elle et devant ses pas, les pétales soyeuses qui retombaient gracieusement.
Enfin, quand ils arrivèrent au niveau de la cour, une musique débuta. Il n'avait qu'une envie : courir dans le sens inverse et se terrer dans sa chambre. Mais comme si elle avait lue dans ses pensées, sa mère resserra la prise qu'elle avait sur son bras, l'empêchant de se libérer. Il n'eut d'autre choix que de se plier au rythme lent de la musique cérémonielle, en se forçant à respirer calmement. Malheureusement, son angoisse augmenta quand il repéra dans le publique levé, les membres du conseils des Dix Nobles, et surtout en invité d'honneur, sa famille paternelle.
Greta arrêta son ballet, et se rangea d'un côté de l'autel. Ce ne fut qu'à ce moment là qu'il remarqua qu'il était presque arrivé. Ses yeux se posèrent d'abord sur les chaussures noires de son fiancé, puis remontèrent le long de son pantalon de costume noir aux motifs argenté. Puis sur la garde de Morgif, le long du frac noir et argenté qui épousait parfaitement ses courbes, fermé par des bouton en diamant pur. Une grande cape noire doublée de blanc moucheté lui donnait un air plus magistral encore. Et enfin il s'arrêta sur le visage calme et ouvert du Maoh, ses prunelle d'onyx le fixant avec un mélange de fierté, de passion et douceur, qui lui firent oublier totalement son appréhension. Il remarqua que lui aussi possédait un peigne dans les cheveux, mais le sien était doré, rehaussé de pierres noires.
Le prince ne put s'empêcher de sourire, un peu craintivement. Sourire auquel répondit le Roi avec plus de chaleur qu'il ne l'aurait cru. Son cœur rata un battement, il aurait presque voulu se jeter dans ses bras, avant de se souvenir qu'il ne valait mieux pas s'il tenait un tant sois peu à la vie.
Ce qu'il est beau ! Il ressemble aujourd'hui plus que jamais à sa forme de Maoh ! Je nage en plein rêve ! Hier encore je pensais que mes sentiments n'étaient pas réciproques et je songeais à dissoudre nos fiançailles. Et aujourd'hui nous nous marions, notre fille m'appelle « Papa »... Pourquoi ne puis-je être totalement heureux ? Pourquoi y a t-il encore cette part en moi qui craint le passé, et encore plus le futur ?
Ils venaient d'arriver devant Murata et Shinou, qui seraient apparemment leurs prêtres. Cécilia prit sa main et celle du Maoh, les liants l'une à l'autre avec un air malicieux.
-Ahhh... Majesté, êtes-vous certain qu'une femme mure ne vous intéresse pas ? C'est le moment ou jamais ! Demanda t-elle innocemment.
-Mère ! Protesta t-il immédiatement.
-Heu... C'est à dire que... Non, pas vraiment, rit nerveusement Yuuri.
-Comment ça « pas vraiment », c'est « non » tout court ! Yuuri est trop jeune pour vous Mère !
-Tu n'es vraiment pas drôle Wolfy !
Il crispa les poings, s'insurgeant au calme, cependant que sa mère descendait les marches du kiosque blanc installé pour l'occasion. Des roses grimpantes rouges et blanches l'entouraient complètement, de même pour le nombre incalculable de banc blanc sur lesquels les invité s'assirent en un seul mouvement.
Non mais vraiment... Ce sera bientôt MON Yuuri !
