J'entame ici un chapitre Lemon, j'essaye de rester bien sage, évidemment, mais si cela ne vous plaît pas, je rajouterais bientôt la suite, donc pas de panique, vous pourrez passer celui là :) Bonne lecture ! :)

Chapitre 24 :

Yuuri rejoignit enfin son compagnon, il avait opté pour un pyjama en soie blanc, ne sachant comment se mettre en valeur pour leur lune de miel. Il avait mit un temps fou à trouver leur nouvelle chambre dans l'aile du Château qui leur était maintenant réservée. Ici, tout était encore plus luxueux, plus royal. Le rouge et le doré mit en évidence par de grandes tapisseries chic. Leur lit lui même était d'un bois recouvert d'une fine couche d'or, et le baldaquin était en velours rouge carmin. D'ailleurs, Wolfram l'y attendait déjà, assis sur les couvertures en satin blanc, dans une nuisette échancrée qui dévoilait ses courbes harmonieuses et d'un vert rappelant celui de ses yeux. Le monarque fut surprit de le voir dans une tenue si légère, même si celui-ci lui avait clairement fait comprendre ses intentions.

Il se sentit soudainement gêné et confus, ne sachant absolument pas comment réagir. L'image de sa mère lui faisant une leçon d'éducation sexuelle lui revint à l'esprit :

« Yuu-chan ! Ce qu'il faut que tu sache pour ta première fois, c'est qu'il ne faut pas précipiter les choses, apprend à connaître l'autre ! Sinon, ça risque de ne pas bien se passer ! N'oublie pas d'être doux et attentionné surtout ! La première fois ne s'oublie jamais !

-Mère, je n'ai que 15 ans, j'ai le temps pour ça...

-C'est ''Maman'' Yuu-chan ! Et on ne sait jamais ! Tu peux très bien trouver quelqu'un du jour au lendemain... »

Super... Ça ne m'aide pas beaucoup... Merci maman.

Il soupira doucement, rejoignant son mari en s'asseyant sur le bord du lit conjugal.

-Tu en as mis du temps, boulet !

C'est moi ou il est nerveux ?

-J'étais perdu ! Et ne m'appelle pas boulet !

-Perdu, dans ton propre Château ? Fit son consort peu amène, en haussant un sourcil.

-Je ne suis jamais allé de ce côté là ! Tu n'avais qu'a me montrer le chemin ! Protesta t-il

-Je me préparais pour toi... Rougit le mazoku blond. Je te plais... comme ça ? Hésita le blond en baissant le regard.

Yuuri sourit, et prit la main de son amant dans la sienne, leurs alliances se rencontrèrent lorsqu'ils joignirent leurs doigts.

-Tu n'a pas besoin de faire ça pour me plaire, lui susurra t-il dans le creux de son cou, avant de déposer un baiser timide.

-Je... Je ne savais pas ce qu'il te ferait plaisir, alors...

-Reste toi même, l'élégant et fier mazoku qui donnerait sa vie pour protéger celle de ceux qui te sont cher. Et puis, je ne suis pas plus avancé que toi, moi non plus je ne savais pas ce qui te plairait...

-Aime moi. Aime moi qu'importe ce qu'il se passe entre nous.

Il sentit Wolfram l'attirer doucement contre lui, glissant sous les draps frais, posant ses lèvres chaudes sur les siennes. Il répondit à son baiser, avec plus de fièvre qu'il ne l'aurait cru, passant une main dans ses cheveux doux et soyeux pour l'attirer un peu plus à lui.

-Je... Wolf, c'est la première fois que... Je ne suis pas très doué, alors, si tu voulais bien me guider...

-Ne fais pas ta mauv...

Yuuri l'interrompit d'un baiser fougueux, le laissant l'allonger dans les oreillers. Wolfram s'assit à califourchon sur lui, et commença à le déshabiller, les mains fébriles. Yuuri fit de même avec lui, relevant la nuisette dans une douce caresse.

Une fois tout deux nus, le brun plongea son regard dans celui de son mari, complètement envahis par sa profondeur. Mais bientôt celui-ci, toujours tremblant, se pencha sur lui pour capturer sa bouche cependant qu'il passait sur lui, une main douce qui lui arracha un frisson de plaisir.

-Wolf...

Il n'arrivait plus à aligner deux pensées correctes, il n'y avait plus qu'un flot de sensations qui se fondaient en un ensemble. Tout ce qu'il désirait c'était que les caresses de son amant ne cessent jamais, que ses lèvres brûlantes de passion ne le quittent jamais. Le Mazoku blond colla son corps enfiévré contre celui du Maoh, cependant que ce dernier capturait une fois encore sa bouche. Il imita les gestes tendres de son amant, lui portant à son tour, de nouvelles sensations qu'ils découvraient ensemble.

-Veux-tu aller au delà de cela Yuuri ? S'enquit Wolfram, essoufflé, mais ne désirant pas brusquer son roi.

-Oui, avoua t-il avec honte. Pourquoi une telle question ?

-Je ne veux pas te brusquer, tu es ce que j'ai de plus précieux...

-Embrasse moi, exigea t-il.

Le Roi consort obtempéra sur le champ, ses caresses un peu plus osées faisant soupirer le soukoku. Ce dernier réitéra ses gestes avec plus de confiance, s'abandonnant complètement à la torture de son compagnon.

-Yuuri... soupira ce dernier.

-Apprends moi Wolf, montre moi...

-Mais, c'est toi le... le roi... mon roi... articula t-il entre deux gémissements.

-Non Wolf, tu es le meilleur...

-Pour moi aussi c'est la première fois...

Cependant, il surprit Yuuri en disparaissant totalement sous les couvertures, osant aller plus loin qu'il n'aurait jamais pus l'imaginer.

-Wolf, que fais-tu ? Soupira t-il, assaillit par ces nouvelles sensations.

-Chut ! Lui intima ce dernier.

-Je vais te salir... gémit -il

-Ne t'en fais pas pour ça...

Il ne savait que faire, obligé d'obtempérer, il se contenta de caresser les cheveux soyeux de son amant, retenant ses cris avec difficulté. Il se laissa faire, totalement confiant en son mari, bien qu'il se sentait vraiment gêné. Lorsqu'il remonta à sa hauteur, il l'attira avec force contre lui pour ne pas qu'il voit son visage. Puis il l'embrassa avec fièvre, le cœur menant une folle course dans sa poitrine.

-Si je te fais mal, dis le moi, si tu veux crier et que ça te dérange, crie dans ma bouche, murmura Wolfram à son oreille en la mordillant doucement, faisant une fois encore gémir son compagnon.

Yuuri ne put qu'acquiescer, le souffle court. Il n'aurait jamais pus imaginer une telle douleur quand leur corps s'unirent, tellement intense que des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Le mazoku les effaça d'une douce caresse, attendant que la douleur passe avec nervosité, il détestait lui faire mal, Yuuri le savait. Alors il passa outre sa douleur et l'incita à continuer, ne désirant pas s'arrêter en si bon chemin. Celle-ci décrut rapidement quand Wolfram recommença à bouger précautionneusement, laissant vite place à une passion de plus en plus envahissante, cependant qu'ils continuaient leurs caresses. Il s'agrippa avec force au dos musclé du blond, heureux de le sentir entièrement sien. Ils se rapprochaient de plus en plus de l'harmonie parfaite, leur main gauche unie.

-Wolfram... soupira le Maoh, à bout de souffle.

-Humm, redis-le encore, murmura le susnommé.

-Wolfram... Wolfram, je t'aime tellement ! Wolfram...

-Et moi donc, Yuuri... Mon roi... Je t'aime...

-Je ne veux pas te salir... gémit-il, de plus en plus proche du précipice.

-Chut, faisons le ensemble, laisse toi aller...

Yuuri eu toute la peine du monde à retenir ses cris de plus en plus forts, capturant fiévreusement les lèvres de son amant, partageant un baiser passionné. Il ferma les yeux s'abandonnant totalement au plaisir dans les bras de son aimé. Ils tombèrent ensemble, dans le maelström de plaisir, dans un dernier frisson, dans un dernier soupir.

Wolfram se sépara doucement de lui, glissant sur le côté, encore essoufflé, et posa son regard emplis de douceur et d'amour sur lui. Yuuri posa une main sur sa joue, souriant doucement, avant de se rapprocher encore et de déposer un baiser léger encore brûlant de passion sur le front de son mari. Il se sentait toujours gêné, après tout, ils étaient deux hommes... Mais il aimait tellement Wolfram !

Ce dernier se mit à glousser doucement, ce qui le surprit.

Suis-je si nul que ça ? C'est un peu exagéré comme réaction tout de même...

-Wolf ?

Une boule de chagrin se forma dans sa gorge, l'empêchant de dire plus.

-Je m'imaginais juste la tête de Gunther s'il rentrait à ce moment, fit-il prit d'un fou rire.

Yuuri fut immédiatement soulagé, le fait de voir Wolfram rire de si bon cœur l'emplis de joie à son tour, surtout qu'il n'était pas du genre à rire pour rien.

-Il crierait sans doute un « heïkaaaaa » mélodramatique, et partirait en pleurnichant. Ou alors il tomberait dans les pommes...

Il caressa encore les cheveux si doux de son amant , qui ferma les yeux pour mieux apprécier son geste.

-Il voudrait sans doute me tuer dans les plus rapides délais...

-Pfff, qu'il essaye ! Si personne ne peux m'approcher à plus de deux mètres, c'est pareil pour toi ! Ricana le brun.

-Humpf, j'ai toujours été fidèle moi !

-Pas moi peut-être ? Haussa un sourcil le maoh.

-Évidemment que non ! Surtout avec ce fichu Saralegui, heureusement que je suis là pour te rappeler à l'ordre ! Tu aurais vu comme il te fixait pendant notre mariage...

-Je suis désolé, mais j'étais trop occupé à regarder mon âme sœur pendant la cérémonie, sourit-il.

Il aimait la façon qu'avait Wolfram de dire « notre ». Il repensa à ces trois longues années où il était resté à ses côtés, le suivant aveuglément, l'aimant sans doute passionnément, mais sans jamais oser le lui dire vraiment clairement.

-Wolfram ?Ça va ?

-Hum ? Tu pense vraiment ce que tu viens de dire ? Rougit le démon.

-Merci d'avoir toujours été là pour moi. Merci de tout mon cœur, je ne mérite pas tout ce que tu m'offres. Merci de m'aimer, sourit encore le Maoh en rougissant à son instar.

-Pfff, boulet, c'est normal je suis ton mari ! Et n'empêche, j'étais sérieux... Je t'ai toujours été fidèle, lui sourit le blond.

-Je n'en doute pas, et puis moi aussi, depuis que je connais mes sentiments pour toi je...

-Parce qu'avant tu ne l'étais pas ?! Se hérissa immédiatement Wolfram, suspicieux.

-Wolf... le morigéna le monarque. Franchement, tu te voyais fiancé à 15 ans ?

-C'est toi qui m'a demandé en fiançailles je te signale...

-Je ne connaissait pas nos coutumes, et puis tu l'avais cherché... Je ne le regrette pas.

-Pfff... Je ne regrette pas non plus, sourit le mazoku blond.

Wolfram baisa doucement ses lèvres, puis plongea ses yeux émeraudes dans ceux onyx du jeune marié. Ils restèrent un instant ainsi, avant de se souhaiter bonne nuit, et de glisser dans les bras de Morphée, l'un contre l'autre, dans une intimité douce et chaleureuse. Ils s'aimaient et c'était le plus important.