Coucou à tous (et à toutes), je voulais m'excuser de mettre plus de temps publier, mais je rentre en ce moment en période de révision d'examens ( oui, je sais, c'est nul les exams T.T). Et je dois plancher à côté sur un manuscrit que j'aimerais faire paraître. Aussi, j'essayerais de publier une fois par semaine, mais ça risque d'être assez aléatoire. Sur ce, je vous souhaite tout de même à tous/toutes une bonne lecture, en espérant que cela vous plaît toujours !:)
Ludwig Victrix : Merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir ^^ J'espère que la suite te plaît, même si je doute que ce soit vraiment ton genre ^^' Et puis, les kikoolol n'ont guère de place dans ma vie ( c'est horrible, comment peuvent-ils seulement se comprendre ? O.o) XD Merci de ton soutiens !:)
Chapitre 30 :
Lorsque Yuuri rejoignit Wolfram dans la chambre d'ami, ce dernier était déjà allongé sur le flanc et semblait dormir paisiblement. Le brun soupira, il aurait aimé profiter d'un court moment d'intimité dans ses bras.
Depuis qu'il était revenu au Shinmakoku, il n'avait pas encore eu une seule minute de calme. Le souverain s'assit au bord du lit, songeant aux derniers événements qui venait de se produire :
Il avait réussi (difficilement) à avouer son amour à Wolfram.
Il avait découvert les joies d'un amour partagé.
Malgré le caractère explosif et parfois excessif de son compagnon, celui-ci était devenu beaucoup plus doux et sensible qu'auparavant.
Il l'avait vu plus resplendissant que jamais quand il s'approchait de l'autel, l'émotion faisant briller son regard émeraude.
S'était enchaîné leur nuit de noce sulfureuse, et passionnée. Maintenant encore, y repenser le gênait un peu ( après tout, ils étaient deux hommes!) mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir recommencer.
Mais voir Wolfram pendu aux bras de ces deux jeunes femmes lui avait profondément déplut. C'était sans doute la première fois qu'il ressentait autant de jalousie.
Il poussa un profond soupir, soudain très fatigué. Un légers bruissement des draps attira son attention sur son compagnon. Wolfram l'enserra dans ses bras chauds, étouffant un bâillement.
-Yuuri ? Demanda t-il d'une voix ensommeillée.
-Hum ?
-Tout va bien ?
-Je suis juste un peu fatigué, c'est tout... Sourit le souverain en serrant la main douce du noble.
-Alors viens te coucher...
Il se sentit tiré en arrière, Wolfram le menant sous les couvertures. Le maoh se blottit dans l'étreinte accueillante de son mari, le regard perdu dans celui encore mal éveillé de son compagnon.
-Enfin seuls, chuchota celui-ci.
-Oui, enfin, sourit-il.
Il se sentit rougir lorsque Wolfram glissa ses lèvres brûlantes contre sa carotide en murmurant son prénom d'une voix de velours.
-Wolf ?
-Ça m'avait manqué...
Yuuri remonta à la hauteur du mazoku, posant une main encore novice sur sa joue. Puis il ferma les yeux, rapprochant son visage à quelques centimètres de celui du blond. Ils demeurèrent un instant à partager leur souffle, à l'écoute des battements de cœur effrénés de l'autre, avant de joindre leurs lèvres d'un mouvement synchrone.
-Je... Je t'aime Yuuri, mon roi... murmura Wolfram dans le cou de son amant.
-Je t'aime Wolfram, mon gardien... répondit Yuuri sur le même mode.
-Gardien ? S'enquit le blond, ne comprenant pas où il voulait en venir.
-Tu es le gardien de mon cœur, sourit le souverain. Je pensais que c'était clair, pouffa t-il ensuite en levant la main gauche devant lui, pour que son alliance brille sous les rayons lunaires.
Le visage paisible du Roi consort s'adoucit encore, les yeux animé d'une soudaine brillance suspecte.
-Wolf ? Ne pleure pas je te prie, ajouta t-il penaud.
-Je ne pleure pas boulet ! Et puis c'est de ta faute ! S'insurgea son vis-à-vis.
-Je ne...
Il fut interrompu par Wolfram qui se jetait à son cou en l'embrassant passionnément. Yuuri passa une main dans ses cheveux soyeux, ne sachant comment réagir. Wolfram était pareil à un félin : dangereux et doux, puissant et majestueux, calme mais impulsif à la fois, beau et attirant, mais terrible et fatal. Un seul mot pouvait le mettre en colère, mais un seul geste pouvait le calmer. Il passait sans cesse de chaton effarouché, à un lion docile.
-...Suis pas un boulet, termina t-il une fois que Wolfram l'eut lâché.
Ce dernier lui lança un regard de prédateur, une moue amusée étirant ses lèvres.
-Si tu en est un, tu es mon boulet.
Yuuri unit leur main gauche, baisant celle de son compagnon. Le souffle de ce dernier s'approfondit, sons corps se rapprochant du siens par réflexe.
-Mon amour...
Ces mots lui avaient échappés d'eux même, il ne put les empêcher de sortir. Son mari tiqua légèrement mais, ne dis rien, trop occupé à vouloir s'emparer de sa bouche.
-Pas ici Wolfram, le stoppa t-il lorsque celui-ci commença à descendre sa main sur son torse.
-Pourquoi ? Gémit le susnommé.
-Ce n'est pas bien... En plus, ils pourraient nous entendre !
Wolfram pouffa, au grand étonnement de Yuuri.
-Tsss... Mauviette va !
Cependant, il s'écarta à contrecœur, s'allongeant sur le dos. Yuuri en profita pour observer ses traits fins et harmonieux, avant d'enfouir son visage dans le cou de son Consort.
Il ressemble tellement à un ange !
-Tu ressemble à un ange, sourit le brun.
-Bon, Yuuri, c'est quoi ces surnoms à la fin ? Rougit le mazoku, semblant pourtant en colère.
-Heu... Bah, je ne fais que dire ce que je pense... répondit-il contrit.
-Je ne suis pas une femme ! Ce genre de surnom, c'est bien pour les filles... Je veux bien faire des efforts parce que pour toi, c'est tout nouveau, mais faut pas pousser non plus !
-Je ne savais pas qu'il y avait un code de surnoms pour filles ou pour garçons... grommela le souverain. Si tu n'est pas content, tu peux aller voir ailleurs si j'y suis !
-Yuuri, ne le prends pas mal, c'est juste que tu dirais quoi, toi, si je t'appelais « mon ange », « mon coeur », « bébé »... ? grimaça t-il.
Il ne répondit pas, laissant le mazoku patauger un peu.
-Yuuri ? S'enquit finalement le Roi Consort, remarquant que ce dernier l'ignorait.
En vain cependant car il était nullement décidé à répondre de si tôt.
-Je te demande pardon, je fais tout de travers aujourd'hui... D'abord avec ces saletés de sorcières, et maintenant... Pardonne moi, je t'en prie... supplia presque le blond.
-Comment Monsieur Von Bielefield désire t-il donc être appelé, puisque rien ne lui sied ?
-Comme tu veux !
-Non, tu va encore râler après...
-Mais non, de toute façon, ça reste entre nous non ?
Yuuri soupira, son mari était vraiment exaspérant des fois...
-Même si je t'appelle «mon loup» ?
Voyons voir comment il réagit ! Héhéhé, en plus, il ne fera pas la relation entre son prénom et l'animal !
Yuuri ricanait d'avance, doutant que son si fière mazoku accepte ce nouveau surnom. Pourtant, malgré le fait qu'il tergiversa un long moment à cette proposition, les joues légèrement rosies, il étonna le Roi par sa réponse.
-À une condition... Je t'appelle « Chaton » et c'est non négociable !
Son ange venait de se transformer en démon, un parfait sourire innocent animant ses lèvres roses, tandis qu'un regard amusé et perçant profondément s'ancrait dans le siens. Yuuri avala sa salive, se disant que cela aurait put être pire, et accepta d'un haussement d'épaule. Satisfait le « loup » s'étira en baillant, une moue victorieuse et arrogante sur le visage.
-On se dispute vraiment pour rien Wolf, c'est grave, rit doucement Yuuri.
-C'est de ta faute !
-Mais oui mon loup, railla le soukoku, bonne nuit à toi aussi.
-Hey ! Ne m'ignore pas ! Hurla le blond en se hérissant.
-Chhhhuttttttt ! siffla t-il entre ses dents.
Il plaqua sa main contre la bouche grande ouverte de Wolfram qui s'apprêtait à vociférer tout un tas d'accusations et d'insultes.
-Tu va finir par réveiller tout le monde ! Chuchota t-il furieusement.
Ils demeurèrent un instant à se jauger du regard, celui vert émeraude fusillant les onyx calmes du Maoh. Puis ils s'adoucirent tout deux, pouffant de la situation.
-Bonne nuit Chaton, sourit affablement Wolfram, avant de fanfaronner.
-Bonne nuit à toi aussi Wolf.
-Au fait, pourquoi le loup ?
- »Wolf » veut dire « Loup » en Anglais, une langue parlée sur Terre.
-Oui, les sorcières ont dit que je parlais anglais...
-Ah peu près, oui, même si ça diffère un peu. Bref, dormons, la journée risque d'être longue demain.
-Si tu le dit... Je t'aime Yuuri. En fait, ça te va bien le « Chaton », sourit le blond.
Yuuri ignora la remarque et se blottit contre son amant.
-Je t'aime aussi Wolfram.
Puis ils s'abandonnèrent au sommeil, après un rapide baiser échangé, trop fatigués pour se chercher querelle plus longtemps.
