Note de début de chapitre : Salut à tous voici le deuxième chapitre, plus conséquent, de la réécriture de ma fanfic .
Je remercie... tout particulièrement pour m'avoir poste un reviews. J'espère que je n'ai pas trop tarde pour ce deuxième chapitre ! Voilà la suite de l'aventure de Katsumi!
Quoi qu'il en soit, bonne lecture à toi, et à tous les autres. Encore et toujours, les commentaires tiennent chaud au cœur, critiques et idées, inscrivez vous avec le petit bouton en bas de chapitre.
Bonne lecture ! Tsumeba
Chapitre 2
Une meute
Combien de temps restais-je dans cet état d'inconscience ? La notion de temps m'échappe. Je flotte dans le noir le plus complet. J'ignore où je suis, et ça m'est égal. Toute sensation est bannie, je ne ressens rien, à part un profond calme. Enfin. Plus de douleur, plus de son, plus de lumière. Je me détends. Détends ? Alors c'est que je suis encore vivante. Merde !
Ça peut paraitre bizarre de dire ça, mais si le seul refuge pour moi est la mort, je suis toute encline à y succomber. Mais je ne suis PAS morte. Je le sais, c'est comme à chaque fois : quoi qu'il m'arrive, je m'en sors. Pourtant j'ai clairement senti la balle me déchirer la poitrine. Ce pourrait-il qu'il ait manqué son coup ? C'est plus que probable, puisque je suis en train de réfléchir à tout ça. Des ténèbres commencent à percer une lueur. Je me souviens de cette phrase : « la petite lumière au fond du tunnel ». On dit que quand on meurt, on traverse un long tunnel sombre, et qu'un point lumineux en est la sortie. Mais la sortie vers quoi ? Le paradis, ou une nouvelle réalité ? J'y suis confrontée à cet instant même. La forteresse sombre dans laquelle je suis enfermée a une faille, apparemment. La lumière se rapproche de plus en plus, et des voix me parviennent. Je commence également à ressentir la lourdeur de mon corps engourdi, et le sol dur sous moi. Vie, ou paradis ?
J'essaye d'esquisser un mouvement, d'émettre un son : un gémissement sort de ma gorge. Puis toutes les sensations m'assaillent d'un coup d'un coup. La chaleur d'un feu à proximité, un légère brise, des pas, et des voix désormais parfaitement audibles.
- Elle se réveille ! fait une première voix enfantine, pleine d'excitation.
- Moins fort, Toboe, on voit bien qu'elle se réveille ! répond une seconde, plus mature et masculine.
- Essayant de communiquer, je tente de parler, mais je m'étouffe de plus belle.
- Vite, Tsume, la décoction !
Je sens que deux mains me soulèvent fermement : l'une me soutient la tête, lourde comme une pierre. L'autre m'ouvre la bouche sans ménagement et y verse un liquide chaud. Je déglutis, et éprouve un soulagement : ma gorge est libérée. Je suis reposée sur le sol. Apaisée, je tente d'ouvrir les yeux. Au prix d'un effort considérable, je parviens à soulever mes paupières. J'ai l'impression que la totalité de mon être est composé de plomb, je me sens compressée, écrasée sous un poids. Il me faut un certain temps pour que ma vision s'ajuste, puis j'aperçois un ciel crépusculaire, aux teintes avoisinant le violet, le rouge sang et l'orange. Une fine brise me caresse le corps et fait crépiter le feu que je peux repérer, grâce à sa chaleur, à ma droite. Avant que je puisse faire un seul mouvement, une tête se place au-dessus de la mienne. C'est celle d'un enfant aux cheveux couleur noisette, tout comme ses grands yeux chaleureux. Il sourit.
- Bonjour ? Comment tu t'appelles ?
Avant que j'aie le temps de répondre, un deuxième visage entre dans mon champ de vision. C'est également un garçon, plus âgé. L'air rieur et sympathique, il a des cheveux, comme les miens, châtains, et en bataille. Ses yeux sont d'un marron plus foncé, et son nez est légèrement retroussé, ce qui lui donne un air un peu mesquin. Son cou est orné d'un large collier noir, sur lequel est gravé un « X ».
- Mais ça qu'elle est mignonne, en plus ! Tu n'as pas fait les choses à moitié, dis-moi Tsume !
- Tss…
J'essaye de percevoir le dénommé ayant répondu de manière dédaigneuse, mais ma tête est trop lourde pour que je puisse la bouger. J'abandonne tout simplement.
Ne t'inquiète pas pour lui, continua le garçon aux cheveux en broussaille. Il est un peu dur au premier abord. Moi, c'est Hige !
En guise de réponse, je lui rends son sourire tant bien que mal. C'est la première fois que je souris depuis la disparition de ma mère. Ça me fait drôle. Ma gorge est totalement libre, alors je réessaye de parler.
- En…enchantée.
- Et moi c'est Toboe ! chantonne le gamin de sa voix joviale.
- Et toi ? s'enquit Hige
- Je m'appelle Katsumi.
- Katsumi… quel joli nom ! s'extasie Toboe.
J'ai un haut le cœur. Ce n'est pas possible, tant de compliments en si peu de temps ! Je dois être au paradis ! Pour en être certaine, je porte ma main à ma poitrine, là où j'ai reçu la balle… au contact de ma peau, je ressens une douleur intense, et serre les dents. Je suis toujours blessée.
- Qu'est-ce que tu fais, n'y touche pas ! s'exclame Hige, attrapant mon bras, tu vas rouvrir ta blessure !
- Je ne suis pas morte…
- Ben non idiote, sinon tu ne serais pas là avec nous ! fit une voix grave et dure sur ma droite.
- Tsume, tu as toujours le mot pour remonter le moral ! ironisa le gamin aux yeux noisette. Ah, voici Kiba et Cheza !
Les visages des deux garçons sortent de mon champ de vue et j'entends des pas à ma gauche.
- Elle s'est réveillée, elle s'est…
- C'est bon, Toboe, on a compris, répondit une nouvelle voix masculine, calme et posée. Tiens, prends ça et aide Cheza.
Un bruissement de feuilles se fait entendre puis deux mains douces entreprennent de me relever en position assise. Coopérant au mieux, luttant contre la douleur me lacérant le torse, je me redressais. Une nausée monta en moi, et je manquais de vomir, mais deux mains plus petites vinrent me soutenir.
- Là… doucement, fit une voix féminine. Voulant apercevoir celle qui venait de parler, je tournai lentement la tête, et restai sans voix devant ce que vis.
Un visage où se reflétaient la sérénité et l'innocence la plus pure était là, encadré par de lisses cheveux roses pâle coupés au niveau du cou de la jeune fille. Sa peau était claire et détendue, son nez petit et ses lèvres aux couleurs de la rosée du matin. Elle ne me regardait pas, étant affairée à me soigner. Abasourdie par tant de beauté, je la laissais faire, ne sachant même pas ce qu'elle me faisait. Je pus néanmoins apercevoir la teinte rouge cerise de ses yeux. L'expression qui se dégageait de ce tableau angélique était apaisante. Je restai là, pantoise. Plus je l'observais, et plus j'avais l'impression d'être en présence d'une divinité, où d'une créature mythique. Un parfum fleuri se dégageait d'elle, un parfum irrésistible. Et à ce moment-là, je sus que je ne voudrais plus jamais m'en séparer c'est plus fort que moi.
La jeune femme dut sentir mon regard appuyé, car elle reporta son regard sur moi. Nos yeux entrèrent en contact, et nous nous fixâmes. Au bout d'un moment, elle me sourit.
- Je m'appelle Cheza.
- Katsumi… murmurais-je.
- Ca y est, j'ai fini, déclara fièrement Toboe, rompant notre échange.
Fini quoi ?
Je me rendis subitement compte que lui et Cheza avaient enduit mes plaies de diverses plantes, feuilles et végétaux, me conférant une douce fraîcheur.
- Merci…
- Mais c'est tout naturel, fit la voix masculine que j'avais entendue à l'arrivée de Cheza. Un adolescent aux cheveux bruns mi- longs s'accroupit à mes côtés. Il avait des magnifiques yeux bleus foncés, et une certaine sérénité se dégageait de lui, comme pour la fille, sauf que la sienne était plus pesante et protectrice. Vêtu d'une simple veste marron et d'un jean, il émettait une telle aura de confiance que je me sentis immédiatement en sécurité.
Il prit la main de Cheza.
- Je suis Kiba, ravi de te rencontrer. As-tu fait connaissance de tout le monde ?
- Presque… fit malicieusement Hige, il ne reste que Tsume !
- Ouais, ben c'est bon, elle connait mon nom, maintenant ! répondit la même voix grave.
Cette fois, j'étais bien décidée à découvrir l'auteur de ces paroles. Je retournai vers le feu crépitant.
Un grand adolescent ce tenait là, éclairé par la douce lueur des flammes. En position assises, ses longues jambes étendues devant lui , il me fixait intensément . Et je ne pus m'empêcher de les reconnaître. Les deux yeux couleur ambre. Rivés sur moi, j'en arrivais presque à sentir une étrange chaleur tandis qu'il me détaillait, me passant aux rayons X. Reprenant mes esprits, je fis glisser mes yeux sur l'individu auquel appartenait ce regard incandescent. Son visage était plutôt allongé, saillant, attribue d'un long nez droit. Sa peau était matte, brune, avec lesquels contrastaient des cheveux gris-blancs coupés en brosse, une fine mèche rebelle se détachant au niveau de sa nuque puissante, donnant à Tsume l'air autoritaire et dur. Mais comment un homme aux traits si francs pouvait-il me regarder d'une manière si intense, ses deux fins sourcils blancs froncés ? Telles deux pépites d'or, ses yeux plissés me dévisageaient, leur couleur dorée reprise par une boucle d'oreille en métal ambré. Essayant de ne pas en faire cas, je continuai mon portrait. Je remarquais qu'il était étrangement muscle par rapport aux autres membres du groupe. Large d'épaules, il revêtait un blouson de cuir noir déchire aux épaules, lui laissant sa poitrine, striée d'une cicatrice en forme de croix à découvert.
Sa veste, trop courte, lui laissait le haut du bassin nu. Un long pantalon du même cuir sombre finissait de le vêtir, ainsi que deux bottes noires. La matière de ses vêtements était assez moulante et lui donnait une allure proche de celle d'un motard. Un dur à cuire. Mais quelque chose de plus profond m'intriguait, sans que je ne puisse mettre le doigt dessus.
-C'est bon maintenant, qu'est-ce que tu as à me dévisager ? dit-il, arborant une expression de méfiance.
Ces mots m'arrachèrent à ma contemplation. Je faillis m'excuser mais me retins au dernier moment. Apres tout, je regardais qui je voulais, j'étais libre, à présent, même si s'était relativement nouveau pour moi. Je décidais de garder le même ton froid que lui.
-Ravie de te connaitre, lançais-je d'un ton le plus désinvolte possible.
- Tss…
-C'est lui qui t'a trouvée dans la neige, mourante, et qui t'a amenée a nous, déclara Kiba.
-C'est vrai ?
Le concerne ne répondit rien mon hypothèse était la bonne. C'était bien les mêmes yeux que j'avais aperçus avant de mourir.
-Merci .
Là non plus, il ne répondit rien. Ce qui commença sérieusement à m'intriguer plus qu'à m'agacer.
-Ca nous a tous surpris, concéda Cheza. De plus, tu as une balle dans la poitrine, comment cela t'es-il arrive ?
Je frémis. Je n'avais pas vraiment envie de parler de ca. Mais après tout, qu'avais-je à perdre ? Je n'avais nulle part où aller, et raconter cela ne porterait pas préjudice. Alors je m'élançais, et entrepris de leur conter ma situation, mon père, la disparition de ma mère, ma résistance à toute épreuve, et… le coup de fusil. Tous m'écoutèrent sans ciller, jusqu'à ce que je finisse. Ce fut Cheza qui reprit la parole.
-Si je comprends bien, tu n'as plus de foyer, et tu t'es fait chasser comme un vulgaire animal ?
Je baissais la tête. C'était exactement ca. Qu'ajouter de plus ?
-De toute évidence, nous ne pouvons pas te laisser dans cet état, où ta mort est assurée. Ta plaie va s'infecter tant que la balle restera figée dans ta peau. C'est pourquoi nous allons essayer de te trouver un médecin. Mais que vas-tu faire ensuite ?
-Je ne sais pas, comme vous l'avez dit, je n'ai plus de foyer.
-Ca te dirait de te joindre a nous ? demanda Cheza
-QUOI ! s'écria Tsume, se levant d'un bond. MAIS TU SAIS CE QUE CA SIGNIFIE ? ELLE…
- Elle est différente, je le sens, fit mystérieusement la jeune fille. Faites-moi confiance.
- CA FERA UN POIDS POUR LA MEUTE, ELLE NE TIEND MEME PAS DEBOUT !
- Calme toi, ce n'est pas à toi décider, assena Kiba. Je le sens moi aussi, même si ce n'est pas encore évident mais…
De plus en plus perplexe, je n'avançais aucune question. Quoi qu'ils sentent, si ça me permettait de rester, je m'en accommoderai. Mais pourquoi Tsume parlait-il de …meute ?
-Katsumi, si tu restes, nous allons te dévoiler quelque chose qui devra rester entre nous à jamais. Il en va de notre survie à tous. Tu comprends ? fit doucement Cheza, comme pesant ses mots.
Pourquoi refuser ? On me proposait gentiment d'intégrer un groupe, j'avais énormément de chance, et puis, comme l'avait dit Cheza, si je restais seule, je mourais, et rares sont les gens qui passent dans le coin… Quand a cette révélation, n'ayant personne d'autre à qui adresser la parole, je ne risquais pas de révéler quoi que ce soit à qui que soit.
-C'est OK, répondis-je. La jeune fille au parfum fleuri me sourit délicieusement. Je reportais mon regard sur les adolescents… qui n'étaient plus là. J'eus un haut le cœur. A la place d'eux, bien campés, se tenaient quatre énormes … loups.
Note : Alors…. Avez-vous aimé ? Je vous attends dans les reviews.
