Je prends TROP mon temps pour écrire des fanfics..? Oui. Sans doute. xD

Merci en tout cas pour votre patience, ce chapitre est court mais les prochains (devraient) être plus longs.

PrekDeva : Tous les lecteurs vont devoir se mettre au Tai Chi Chuan, c'est un pré-requis. xD Je ne suis pas tendre avec Harry certes, mais Aurélia essaie de ne pas se préoccuper des gens qu'elle blesse, même si c'est très dur pour elle...

CharlieAddams : You have no idea. "Aleksei" est un personnage rempli de surprises...

Eliie Evans : Merciii ! J'essaie effectivement de rester dans une sorte de réalisme en collant réellement à ce que j'aurais fait dans une telle situation. Je pense pas que des gens plongé dans une telle violence avec tant de secrets à garder auraient gardé leur calme olympien... Ce n'est pas si simple.

Darboria : Aurélia déguste aussi car elle ne sais pas comment se préserver émotionnellement de façon efficace. Elle se ferme parfois, mais pas au bon moment je dirais? xD

Elesdei : Funi est pas net? Tu le découvriras dans ce chapitre. :) Aurélia est effectivement trop bavarde mais elle fait partie de ces personnages qui craquent sous la pression malgré toutes leurs bonnes intentions. Les OC ne sont pas toutes des Elisa Bishop ou des Eutropia Grayson (DEDICACE INFAAAAAAME 3)

IceQueen38 : Merciiiiii

AndouilleEtSushi: Tant de violence aahahha! Les scanners auront un paiement. Croyez moi.

Le Cerf-Pentard : Je suis hyper heureuse que cette fanfic te plaise! J'ai vraiment voulu apporter une perspective différente, le personnage d'Aurélia est certainement pas une Marie-Sue. Elle est justement TROP normale mais est une travailleuse acharnée... Au risque de faire rire, les couples ne sont certainement pas les focus principaux de cette fic! ET OUI! Et croyez moi... Vous ne savez pas du TOUT avec qui elle va finir. :)

yuki-master : BRACE YOURSELF! vOILA LA SUITE!


Chapitre 05 : I'm a nightmare dressed like a daydream

J'étais perplexe. Oui, c'était le bon mot.

Le paquet qu'Aleksei m'avait donné contenait une boîte de couleur bleu saphir, verrouillée mais sans clef. A la place de la serrure, une sorte de bouton avec une aiguille. En fronçant les sourcils, j'y posai mon doigt et sentis les gouttes de sang perler en me mordant la langue. Oui, j'étais une chochotte pour les petites blessures...

Une étrange chaleur se développa autour de ma main et la boîte s'ouvrit dans un clic sonore. J'y découvrais une petite note écrite sur un mini-rouleau en parchemin.

« Dans l'absolu, je suis vraiment désolé de n'avoir pu vous rejoindre lors du Bal de Noël mais nous

avons fait une avancée majeure dans les recherches concernant ce que vous savez.

Noël est une belle fête célébrant les amitiés et les familles dans le monde sorcier aussi, j'ose espérer que vous y avez

gagné à y participer malgré votre difficile caractère.

En tout cas, je vous retrouverais comme convenu le premier samedi du mois de janvier.

Restez comme vous êtes, »

Rien dans cette note n'était normal. Pas de signature, pas de sarcasme à peine voilé, pas d'humeur ou d'inquiétude ou ne serait-ce que le début d'une explication. Je savais que la boîte venait forcément de Funi, tout comme la note qui était de son écriture. La boîte correspondait à la couleur qu'il m'avait demandée peu après la première tâche.

De plus, les premières lettres m'avaient sautées au visage. Je pensais compliqué, pas simple. Funi le savait et c'était pour cela que je remarquai l'alerte dès le premier coup d'œil.

DANGER.

31 Décembre

Une nouvelle fête avait lieu pour le Nouvel An mais cette fois les écoles étaient séparées. Les préfets avaient donc organisé un tournoi de Quidditch inter-écoles. Toutes les maisons se mettaient d'accord pour aligner des joueurs pour et former une équipe par Académie. Les champions avaient refusé d'y prendre part. Harry et Cédric jouant au même poste, ils ne voulaient pas raviver les tensions entre Gryffondor et Poufsouffle, toujours persuadés que Potter avait triché pour être dans le tournoi. Fleur Delacour ne jouait pas à ce sport et Krum avait dit de sa voix caverneuse et avec humour qu'il préférait rester sur le banc afin d'éviter une victoire éclair.

J'avais souri en l'entendant le dire à Cédric. Etonnamment, Harry et Cédric s'entendaient très bien avec les autres champions et échangeaient avec eux en dehors des cours. Le fait qu'Harry se soit éloigné de Ron Weasley avec Hermione l'avait finalement ouvert à d'autres amitiés. C'était une conséquence de mes actions. Une bonne conséquence pour une fois.

J'avais préféré me tenir à distance des deux susnommés pour rester avec mon frère qui m'avait finalement pardonné de mes sautes d'humeurs du début de l'année. Louis était normalement plutôt éloigné de moi à l'école, mais les vacances et la livraison de cadeaux avait adouci son comportement. Il avait donc préféré m'accompagner au stade de Quidditch, qui avait repris son apparence originelle pré-première épreuve, et regardait avec enthousiasme le match Durmstrang-Poudlard. La foule était enchantée, les professeurs amusés et j'étais moi-même excitée car c'était la première fois que je j'assistais à un match de Quidditch ! Je faillis grimacer en m'apercevant que l'attrapeur était Cho Chang...

« - Tu te rappelles des règles ? Me demanda Louis.

- Bien entendu...

C'est alors que j'aperçus Aleksei sur son balai se placer devant les cages en tant que gardien. Louis suivit mon regard.

- Tu le connais ?

- Je l'ai croisé brièvement au bal, expliquai-je. Il s'appelle Aleksei.

- N'oublie pas qu'on supporte Poudlard, sourit mon frère, aux chiottes la coopération internationale !

J'en riais alors que le souaffle se voyait lancé par Mme Bibine. Lee Jordan était déchaîné comme la foule à son micro :

« - C'est parti ! Voilà un match que je n'oublierais pas de sitôt et peut-être le premier d'une carrière internationale !

- Mr. Jordan, gronda McGonagall...

- Ah te voilà ! On te cherchait !

Jonathan se laissa tomber à mes cotés avec Barbara et Julia. Il serra la main de Louis, qui était bien plus intéressé par le match que par leur présence.

« - Salut, souris-je. Quoi de neuf ?

- Tranquille, répondit Julia. T'es toujours sous surveillance ?

J'en reniflai, irritée. J'avais presque oublié la surveillance des Poufsouffles ! Cela m'avait profondément énervée la veille alors que je voulais m'aérer dans le parc.

« - Bon, c'est ridicule. Je peux quand même aller faire du patin sur le Lac Noir ! M'étais-je exclamée les mains sur les hanches.

- Oui mais pas toute seule, ronchonna Cédric en réponse.

Il était assis sur un fauteuil de la salle commune et lisait un livre sur la magie noire qu'il avait réussi à emprunter dans la réserve de la bibliothèque en prétextant des recherches sur la seconde tâche. Le reste de la salle commune était aussi blasée que lui. Cette surprotection commençait à me courir sur le haricot. Cela faisait trois jours que j'étais enfermée dans les quartiers des Poufsouffles, sinon j'étais à la bibliothèque. Depuis le bal de Noël, je n'avais pas mis les pieds dans la Salle Sur Demande car j'avais plutôt envie de profiter de mes vacances. J'étais sans doute plus âgée mentalement mais j'avais envie d'être insouciante quand même !

« - Mais qu'est-ce qu'il vous faut pour me lâcher la grappe ? Je comprends qu'on soit en alerte jaune mais...

- Alerte jaune, faillit s'étrangler Lydia Cameron qui était assise à coté de Cédric alors que Susan étouffait un rire.

- Oui alerte jaune. Bref, je sais que je suis encore en danger et blablabla, mais qu'est-ce que vous croyez ? Qu'on va me balancer au calmar géant ?

Les Poufsouffles s'échangèrent un regard. Mais c'est qu'ils y croiraient !

- Il y aura beaucoup trop de témoins ! Essayai-je de désamorcer.

- On s'en fiche, répliqua Zacharias Smith qui apparut derrière moi. On te rappelle que McLaggen s'est pris un renvoi de plus d'une semaine ! Les Gryffondors ont pas trop apprécié !

Oh c'était donc pour cela que je ne l'avais pas vu dans les couloirs ?

- Sans parler des Serpentards qui hésiteront pas à te balancer des sorts dès que tu aura le dos tourné ! Tu es leur cible favorite en ce moment.

- Vous êtes paranos, sifflais sifflai-je.

- Tu l'es aussi normalement, lança Susan.

- Tant que tu ne sais pas te défendre correctement, on ne te laisse pas sortir seule dans les couloirs, répliqua Cédric.

- C'est notre décision finale Aurélia.

Je lâchai une exclamation de rage et me dirigeais vers ma chambre quand je m'arrêtai devant l'escalier et me tournai avec une étincelle de génie rougeoyant probablement dans les yeux. Cédric et les autres Poufsouffles se tendirent. Ils connaissaient trop bien mes excentricités.

« - Et si je m'améliore en Défense ?

- Tu as de graves lacunes, appuya Cédric. »

Il avait raison. On s'était entraînés avant le bal, et j'étais systématiquement battue par lui, Harry,et même Julia car je n'avais aucun réflexe. Si je m'étais débrouillée dernièrement, notamment au début de l'année, c'était parce que mes agresseurs n'étaient pas sérieux. Maintenant on me ramasserait à la petite cuillère. J'étais une étudiante de la patience. Je pensais compliqué, pas simple. C'est pour cela que j'étais une tronche en Arithmancie, Runes et même Métamorphose. Je ratais les trucs les plus évidents et ça rendait mes profs fous. Surtout Rogue.

Je revins à moi. Je n'étais pas loin d'imploser, mais apparemment tant que j'étais avec quelqu'un tout allait bien. Mon frère était doué en Défense donc ils n'avaient pas jugé nécessaire de mettre un Poufsouffle de garde.

« - Je vais devoir m'entraîner plus durement, marmonnai-je alors que Julia avait éclaté de rire.

Louis se tourna vers moi.

- Il y a de très bons livres en art de combat dans ma salle commune. Tu les veux ?

- Déjà lus, répliquai-je. La théorie c'est bon. C'est la pratique qui pêche.

- Normal. Tu réfléchis trop, me tança Jonathan. Il faut que tu lâches prise.

- J'ai pas un interrupteur pour ça, Jo !

Louis leva un sourcil.

« - C'est ça. Tu es capable de tourner Berserk ! J'ai des souvenirs parlants.

- C'est pas la même chose.

- Peut-être que la méthode de l'école est pas la bonne pour toi, hasarda Barbara. Parfois regarder le problème d'un seul angle ne permet pas de voir qu'il existe un autre chemin...

- Faut aussi que tu travailles ton endurance, ajouta mon frère, c'est pas avec ton souffle actuel que tu tiendras devant qui que ce soit. »

Ce petit imbécile était évidemment dans le vrai. Je remerciai Barb. La théorie c'était fait mais j'avais besoin de plus de pratique, il me fallait quelqu'un d'impitoyable et de fort... Quel dommage que Funi ou un membre de l'Ordre du Phoenix ne soit pas disponible, mais franchement ces derniers étaient trop faibles. L'honneur des Gryffondors était un vrai problème. Ils ne réfléchissaient pas stratégiquement et j'étais aussi tombée dans le panneau. C'était pour cela qu'alors que je m'étais promis que j'allais devenir plus forte dès le moment où j'avais posé le pied dans ce château, rien n'avait changé. Je ne me sentais pas plus performante car j'avais adopté la même méthode, les mêmes pièges.

- ET IL BLOQUE, s'égosilla Lee Jordan ! Le gardien de Durmstrang, Aleksei Von Irkov est un véritable mur, c'est le troisième tir qui ne rentre pas !

Je voyais sans regarder la foule nordique hurler de joie en brandissant leurs fanions aux couleurs de leur école alors que les élèves de Poudlard étaient sur le point d'imploser.

« - J'arrive pas à croire que je vais dire ça mais... ALLEZ PUCEY ! Hurla mon frère.

- Quel dommage que Flint ne soit plus là, soupira Julia. Il lui aurait mis la pâtée.

Funi ne m'avait poussée que pour l'Occlumencie et ne m'avait pas empêchée de demander de l'aide à mon frère ou à mes camarades. Car il savait que ce n'était pas une vraie défense. Ce château ne possédait PAS un de vrai enseignement en Défense, même Croupton était trop doux et se concentrait sur de la stupidité. Mais Tonks était Auror, Black avait un entraînement d'Auror. Lupin était prof, donc avait bénéficié d'un enseignement de compréhension de la magie noire en études supérieures cela semblait évident... Avec un tel niveau abyssal dans cette discipline, qui dans l'école pouvait m'apprendre à taper sans aucune pitié ?

Jo se pencha alors vers moi.

« - Réunion en salle Ecarlate ? Souffla-t-il.

- Pas avant mon rendez-vous avec mon contact, dis-je avec autorité. J'ai besoin de réponses...

C'est alors qu'une lumière apparut dans mon cerveau embrumé par les cris des spectateurs. Une personne pouvait sans doute me dire ce qu'il se passait.

« - Aleksei ! Appelai-je en courant dans les couloirs de l'école.

Le garçon russe se tourna vers moi alors qu'il sortait du vestiaire du stade. Le match avait été gagné par Durmstrang d'une courte tête. Cho s'était fait chiper le Vif d'Or sous le nez. J'avoue avoir cruellement ri.

« - Te voilà enfin ! M'écriai-je, Félicitations pour le match, c'était bien joué.

- Merci mais... on se connait... ?

Je me figeai. Aleksei me regardait véritablement perplexe, le regard confus mais avec une ombre de politesse.

« - On s'est vus au bal...

Ma voix disparut vite dans ma gorge à mesure que je réalisais que la personne devant moi ne me connaissait pas. Il semblait avoir complètement oublié mon existence.

« - Je... Désolée. Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre.

Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, j'avais déjà quitté les lieux et était sortie du stade de Quidditch. La personne que j'avais rencontrée lors du Bal de Noël était soit un jumeau diabolique soit... Un agent qui avait usé d'un sortilège de Métamorphose ou de Polynectar... Et je penchais pour la deuxième hypothèse. J'en soupirai de rage. C'était mal barré.

La soirée du Nouvel An se passa sans encombre. J'étais plongée dans mes pensées, assise sur un fauteuil de la salle commune des Poufsouffles, alors que toute la maison dansait sur du Wizard Rock. Les yeux perdus dans le vague, je regardais chacune des silhouettes dans la maison. Chacun d'entre eux pourrait être un agent des Mystères. Franchement, j'étais réellement sur le point de devenir paranoïaque. Okay, je l'étais déjà avant mais là j'atteignais un point de non-retour.

Aleksei ou l'homme qui s'était fait passer pour lui m'avait bien eue. Sans parler de cette incroyable manière que les gens avaient de faire du Polynectar… Cela m'étonnait que des détraqués n'utilisent pas cette potion pour recommencer une nouvelle vie quelque part... Voldemort était vraiment un mégalomaniaque de compet'.

Deux Biéraubeurres apparurent devant moi. Je relevai les yeux. Jo m'adressa un sourire taquin alors que Zelda m'assassinait du regard dans son dos. J'en soupirai mais pris quand même la bouteille que mon ami m'avait offerte. Je vis Zelda renifler et s'en aller autre part.

« - Tu as l'air pensive, me dit-il en s'asseyant à mes côtés.

- Je le suis toujours.

- Ah ça... s'esclaffa Jo. Ne pense pas trop quand même, ce serait terrible d'avoir une crampe au cerveau.

Je lui adressai un regard courroucé qui le fit rire aux éclats. Je préférai boire à ma bouteille en silence. Jo se contenta de me regarder, avec une pointe de curiosité.

- Allez.

- Quoi ?

- Tu as besoin de parler, c'est évident. Et tu es hyper nulle pour garder ce qui te travaille trop longtemps.

- C'est pas vrai...

- Je te connais Auré. Ne pas dire ce qui te travaille tant que ça ne fait de mal à personne, tu as du mal. Par contre pour le reste tu es une tombe...

Je voulus répliquer, mais... Il avait raison. Bordel. J'étais donc si transparente ?

- Je m'inquiète pour mon contact.

- Au Département des Mystères ?

- Ouais... dis-je en serrant des dents. Celui-là même.

Jo hocha la tête. Il attendait la suite de mon exposé. Je le lui donnais de mauvaise grâce.

- Il n'a pas répondu à mes dernières lettres. Je commence à imaginer une fuite au Ministère.

- T'es pas un peu paranoïaque ? Il pourrait juste fêter Noël et le Nouvel An... Comme nous.
Je ris sans joie.

- Ouais... Non.

Jo roula des yeux mais hocha lentement la tête comme pour réfléchir à une réponse adéquate. Puis... Livra son diagnostic.

- Attends sa prochaine correspondance. Si ça n'arrive pas... Contacte-le directement.

- Ça va être compliqué de quitter Poudlard et de cacher mon absence...

- On te couvrira.

Je me tournai alors vers lui, surprise comme jamais. Jo souriait tout en buvant sa bouteille de Bierraubeurre. Cette loyauté. Aucune question. Wow.

- Merci Jo. »

Janvier

«- Alors voilà. J'ai fait une liste de choses dont on aura besoin dans les semaines qui viennent.

Les cours avaient repris depuis quelques jours et le groupe en entier était présent dans la Salle Sur Demande qui avait revêtu l'apparence d'un salon chaleureux. Il y avait beaucoup de choses à leur dire, ainsi j'avais préféré un endroit adéquat. Harry et Cédric étaient assis sur un fauteuil avec Hermione. Jo, Julie et Barbara sur un autre et Eddie et Katie avaient préféré un fauteuil chacun. J'étais debout, les mains sur les hanches avec un léger sourire. La période des fêtes avait été salvatrice, j'avais maintenant le feu sacré.

« - Nous avons besoin de savoir comment nous battre.

- Ça on le sait, répliqua Cédric.

- Oui mais pas comme ça. »

Je balayai la salle d'un regard décidé.

« - Je vais être très crue. Tel que nous sommes aujourd'hui (et je m'incluais dedans), les Mangemorts nous ramasseront à la petite cuillère. Il s'agit d'être de véritables guerriers. De laisser la pitié au vestiaire et de faire le job. La générosité de Poufsouffle ou la noblesse des Gryffondors, nous la jetons à la poubelle.

- Tu nous demandes de penser comme des Serpentards ? Lâcha Katie d'un ton acide.

Je me tournai vers elle, le regard flamboyant de défi.

- Tout à fait. Avec ce qui nous attend, nous avons intérêt à être impitoyables.

- Et ce qui nous attend... Va-t-on enfin le savoir?

- Et bien... oui. C'est ma résolution de cette année. »

Cela leur coupa à tous le sifflet ! AHA ! Ça vous en bouche un coin hein ?

J'en souris alors que je me laissais tomber sur le fauteuil couleur lie de vin devant la cheminée et croisais les doigts.

« - Bon. On va commencer par le début. Il était une fois, un mec qui s'appelle Tom Elvis Jedusor, plus communément connu sous le nom de...

- Voldemort, lâcha Harry.

- Oui. Super blaze n'est-ce pas ? Au delà du mythe de connard qu'il s'est construit suite à ses pérégrinations dans le côté obscur de la force... Ah ? Navrée je ne pense pas que vous ayez cette référence ? Eddie ?

- Meilleur film du monde.

- Bravo mon gars. Enfin bref, il est humain. Et ça le fait chier. La magie peut faire beaucoup de choses mais elle ne peut pas rendre immortel, c'est impossible. Petit Tom s'est donc pris cette terrible vérité dans la tronche et a essayé de tricher un tit peu pour durer... Et il a réussi.

Cela jeta un froid. Cédric pâlit ainsi qu'Harry. Hermione réfléchissait tellement vite que ses mains en tremblaient, quant à Eddie normalement si cynique, il en ouvrit la bouche en grand. Jo et Julia étaient étonnement assez calmes, mais Barbara serrait un coussin contre son cœur. Ouais. C'était chaud à annoncer.

« - Il a créé des Horcruxes.

Hermione s'était penchée en avant.

- Plus précisément, Lord Voldemort Ier a déchiré son âme en sept morceaux et les a consignés dans sept contenants. Objets, êtres vivants. J'ai la localisation des sept... Enfin à peu près.

- A peu près ? Comment ça à peu près ? Éclata Eddie en se levant de son siège.

- Du calme Carmichael, le rappela Jo à l'ordre.

Il lui jeta un regard mauvais, mais se rassit tout en me regardant. Je soupirai.

- J'ai une connaissance accrue. D'un certain futur.

- On le saura, soupira Julia.

- Stop le cynisme, grondai-je. Bref, je peux savoir ce qu'il va se passer dans un certain futur. Je dis certain, car il est en effet basé sur des décisions, des actions et des évènements donnés à un instant T. Chaque information que je donne, chaque action que je fais avec la connaissance de ce futur peut le changer, OR, là maintenant tout de suite, NOUS NE LE VOULONS PAS. »

J'avais lâché ces derniers mots avec une forte intonation. Il fallait qu'ils comprennent. TOUS. Sinon c'était la merde et je ne pouvais le permettre.

- Harry était destiné à participer à la Coupe ainsi que Cédric. Il était destiné à être conseillé par Maugrey Fol Œil et aller au terme de sa compétition. C'est comme ça, et ça ne doit pas changer.

- Pourquoi ? Souffla Barbara.

- Car en suivant ces évènements, ce qui est supposé arriver autour de ceux-là arriveront, et ainsi les contenants des Horcruxes seront tous à des endroits connus à un instant T. Et à ce moment précis, nous pourrons agir. Nous pourrons les détruire.

- Nous ? Détruire Vous-savez-qui ? Faillit s'étrangler Jo.

- Oui. Nous, appuyai-je. Les contenants ont été faits avec de la grande magie noire, mais sont plus fragiles que vous le pensez. Avec les bons outils, nous pourrons les détruire... Normalement, nous n'aurions pas dû en arriver là mais... J'ai bien peur de ne plus avoir le choix.

- Que veux-tu dire ? Demanda Harry d'une voix forte.

Je me tournai vers lui. Il me fixait d'un regard froid comme la glace de ses deux émeraudes flamboyantes. Cela me transperça. Ce Harry Potter était fichtrement effrayant, j'avais peur d'avoir réveillé son caractère impitoyable mais... N'était-ce pas mon objectif ?

- Je crois que mon contact au Département des Mystères a été compromis, dis-je finalement. Il est un agent très bon dans ce qu'il fait mais l'idéologie de Voldemort fait son bout de chemin dans les bureaux du Ministère, même dans la sûreté du monde magique. J'ai de bonnes raisons de croire que nous devons être prêts à prendre le flambeau et à être d'autant plus rapides pour les détruire avant qu'il ne soit trop tard. Nous avons les outils, je peux anticiper certains mouvements de crétin en chef mais d'abord il faudra être forts, c'est pour cela que j'ai plusieurs pistes.

Je levai un de mes doigts :

- Un. Harry, j'ai besoin que tu m'ouvres la Chambre des Secrets, il faut que je récupère des crochets du Basilic.

- Pourquoi ? Demanda-t-il avec surprise.

- Le venin, dit Hermione brusquement inspirée. Il peut détruire tout ainsi que...

- Les Horcruxes, achevai-je. Ce sera une opération délicate, mais nous allons filtrer le poison afin de le mettre sur des lames. Ainsi nous aurons des armes anti-Horcruxes sous la main, prêtes à toutes éventualités.

C'est alors qu'Hermione et Harry comprirent. Les deux amis se regardèrent. Je vis exactement le fil de leur pensée.

- Oui, dis-je enfin... Le journal était un Horcruxe.

Les deux Gryffondors pâlirent alors que le reste de la salle restait confuse. Je soupirai légèrement. Il fallait continuer ma liste de choses à faire.

- Deux. Nous avons besoin d'une cargaison pleine de potions prête à usage. Potions de soin, Polynectar. Il me faut une équipe prête à faire toute la liste que j'ai a à donner. Il faudra aussi apprendre les sorts de guérison. Barb ? Julia ?

Mes deux amies étaient les plus douées en Potions. Elle s'échangèrent un regard et hochèrent la tête en chœur. Eddie leva la main.

- Je fournirais la plupart des ingrédients. Mon trafic prend de l'essor et les jumeaux Weasley ont ce qu'il me faut en rab.

- Parfait. Ah, et dis-leur que je voudrais leur parler. Ils sont sur le point d'inventer quelque chose qui me sera bien utile.

Eddie fronça les sourcils mais hocha la tête quand même.

- Trois. Il me faut des informations exhaustives sur les serpents.

- Les Serpentards, tu veux dire ? dit Katie.

- Non. Les serpents. Un des Horcruxes est le serpent apprivoisé de V. Il est dangereux, je veux savoir s'il y a quelque chose qui le rendrait un chouia moins dangereux pour avoir une ouverture.

- Je m'en occupe, dit Jo. Tout ce qui a trait à la recherche est mon rayon. Autre chose ?

- Oui. Je voudrais savoir si les Gryffondors ont vraiment une armurerie ?

Harry, Hermione et Katie sourirent en chœur.

- C'est un mythe tu sais, m'informa Hermione.

- Ainsi que la Chambre des Secrets, répliquai-je. Ne me dis pas que tu ne crois pas ce que dis L'histoire de Poudlard ?

Hermione pencha la tête sur le côté. Songeuse.

- Je verrais ce que je peux faire.

- Si ce n'est pas l'armurerie des Gryff... Ce sera l'épée de Gryffondor. Or, je me vois mal braquer le bureau de Dumbledore pour aller la chercher.

- Ne faudrait-il pas le mettre au courant ? Hasarda Cédric. Dumbledore est un puissant sorcier.

- J'ai de bonnes et excellentes raisons de te dire NON, répondis-je d'un ton définitif. Il sera le dernier ressort.

Le groupe s'échangea un regard ce qui me fit râler à haute voix.

- Je n'ai juste pas le temps de TOUT vous expliquer. C'est une question de vie ou de mort. Si vous ne voulez pas aider, j'ai appris à jeter le sort d'oubliettes, et je n'hésiterais pas à l'utiliser ! »

Cela fit baisser l'ambiance de cinquante degrés. Harry soupira.

- Très bien. Autre chose ?

Je clignai des les yeux sous le cynisme, mais ne le pris pas pour moi. C'était beaucoup à envisager.

- Il me faut un moyen de communication discret. Hermione.

Elle se tourna vers moi avec espoir.

- Tu es chargée de le mettre en place. Pense au sortilège Protéiforme. Ah, et au fait, il faudrait que tu demandes à Viktor Krum quelques informations sur son cursus de Défense Contre les Forces du Mal.

- Il n'a pas de cours comme cela, corrigea la lionne. Il a des cours d'Art du Combat.

- Parfait ! Demande-lui comment ça se passe, ce qui m'amène au reste d'entre vous...

Les autres se tendirent.

- Plus tôt, j'ai dit qu'il nous faudra être impitoyables. Et bien, nous le serons. Nous allons apprendre à nous battre, avec et sans baguettes. Apprendre à tomber et à nous relever. Coups de poing, coups de pied. La Salle s'occupera de nous générer ce dont nous avons besoin. Tous les soirs, il faudra au moins une heure d'entraînement pour chacun d'entre nous. Il faut qu'on soit plus endurant, plus flexibles, plus forts. Et croyez-moi, nous allons souffrir... Même moi. Il y a des livres d'Art du Combat des Gryff ainsi que les entraînements des Aurors.

Le groupe hocha la tête comme un seul homme. J'en respirai, soulagée. Harry et Cédric s'échangèrent un regard éloquent. Hermione prenait déjà des notes.

Une nouvelle année égal une nouvelle résolution. Il fallait seulement croire en soi. Game on.

« - Funestar.

Il se tourna vers l'homme au manteau noir qui le regardait, inquiet. Funestar se détendit alors qu'il reconnaissait l'inconnu.

- Merci d'être venu.

- Je ne peux rien te refuser Saul. Que se passe-t-il ?

- J'ai fait une grande erreur, répondit la Langue-de-Plomb. Une erreur qui me coûtera la vie... Je vais sans doute mourir avant début janvier. J'ai besoin... que tu entres en contact avec Mlle Ruva, que tu la protèges de loin et que tu mènes la mission à terme.

- Je suis un agent dormant. Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi... Officiellement tout du moins.

Funestar hocha la tête doucement et souleva son pull. L'homme en noir eut un mouvement de recul. Une énorme tâche noire semblable à de l'encre de chine couvrait la moitié du torse de la Langue-de-Plomb.

- Magie noire ?

- Tu connais cette magie, siffla Funestar.

- J'aurais voulu l'oublier, ronchonna l'homme.

- Ruva est en danger. Le Département tout entier est compromis. Il faut la protéger. Elle est la seule à pouvoir arrêter ce qui est sur le point de se produire.

- Vas-tu enfin me le dire ?

- Tu le sais déjà. »

L'homme en noir se figea. Ses poings se serrèrent de dégoût, ses yeux clairs se fronçant dans une furieuse expression.

« - J'ai changé ton nom et ton identité pour ton bien et parce que tu me l'avais demandé avant de disparaître.

- Mes souvenirs ne sont toujours pas revenus, objecta l'homme.

- Il le faudra bien.

- Je ne le souhaite pas.

- Je le sais. Mais vas-tu réellement me priver de ma dernière volonté ? »

L'homme resta immobile, ses émotions avaient quitté son visage. Un visage plutôt jeune, dans la trentaine. Des traits fins qui lui donnaient l'air plus juvénile que son âge réel. Des mèches corbeaux tombantes, la peau lunaire. Son visage, seul Funestar le connaissait. Il l'oubliait parfois, toujours avec sa flasque de Polynectar dans sa poche. Il était un agent qui changeait d'apparence pour ses missions. Il n'avait pas d'identité propre. Il l'avait jetée au feu.

« - Es-tu prêt... ? Spectre ? »

Funestar avait utilisé son nom de code pour signifier le dernier ordre qu'il lui donnait. Le Spectre hocha lentement la tête et sortit sa baguette.

« - Je suis navré, Saul.

- Prends soi de Ruva.

- C'est une jeune fille étonnante, sourit largement le Spectre.

Funestar sourit en retour et s'assit sur son fauteuil près de sa cheminée. Le Spectre leva alors sa baguette :

- Bonne nuit mon ami. »

Et un éclair verdoyant illumina le salon de la Langue-De-Plomb.


Voilàa! On y croit pour la suite! Passez de bonnes fêtes !