Un rayon de soleil le tira du sommeil. Il se sentait bien ce matin. Et pour la première fois, il fut content d'avoir été arrêté à temps. Il repensa à tout ce que le technicien lui avait dit. Qu'il ne le laisserait pas tomber, qu'il serait là pour lui, qu'il avait besoin de lui… qu'il était son ami. Personne ne lui avait encore jamais dit tout ça. Et il en était heureux, même si cela lui faisait peur en même temps. Il ouvrit les yeux et tomba sur son visage endormis. Il était encore plus beau vu de près. Son visage était tellement doux et attendrissant quand il avait les yeux fermés. Une nouvelle fois, il se demanda si c'était bien normal d'avoir ce genre de pensées vis-à-vis d'un homme, mais ensuite, il se dit qu'il était son ami, alors cela devait être permis.
Alors qu'il l'observait, il sentit un poids sur ses jambes, et il découvrit la petite chatte blanche qui venait vers lui. Il passa sa main dans son pelage tout doux et le ronronnement qui s'éleva aussitôt l'apaisa encore plus. Il soupira de bien être en s'étirant un peu, puis se recala confortablement. Il n'était pas fatigué, mais il ne voulait pas se lever non plus. Il se tourna à nouveau vers son voisin. Il se remémora ce qu'il s'était passé avant le match deux jours auparavant. Il avait peut-être été incorrect, mais quand il l'avait vu tomber, il n'avait pu s'empêcher de rire. Et cela lui avait fait tellement de bien. Il ne se rappelait même plus de la dernière fois où il avait ri. Cela devait faire des années.
- Dis Koki, chuchota-t-il en tendant la main vers son visage. Je peux t'appeler Koki hein, tu as dit que les amis s'appelaient par leur prénom…
Il effleura enfin sa peau du bout des doigts, avec précaution, comme si ce geste allait le faire disparaitre.
- Dis Koki, pourquoi tu sais me faire rire ?
Bien sûr il n'eut pas de réponse, parce qu'il dormait encore. Il retira sa main tout aussi doucement. Il ne voulait pas le réveiller, lui aussi devait avoir besoin de repos. Il s'allongea sur le dos et commença à jouer avec Yuki, qui n'avait pas perdu une seconde et s'était déjà postée sur son ventre. Elle était très joueuse et Kazuya s'amusa à la taquiner avec ses doigts, qu'elle essayait d'attraper avec de petits coups de pattes.
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Il sentit le matelas bouger à côté de lui, et c'est ce qui sortit Koki de ses songes. Se demandant ce qu'il se passait, il ouvrit rapidement les yeux et ce qu'il vit le mit instantanément de bonne humeur. Ses deux voisins s'amusaient ensemble, prenant visiblement autant de plaisir l'un que l'autre à leurs jeux. Koki s'attarda un moment sur le visage souriant et épanouit de Kazuya. Baigné par les rayons du soleil qui passaient à travers la fenêtre, il crut presque avoir un ange devant les yeux. D'autant plus lorsque son rire s'éleva quand la chatte tomba de son ventre sur le matelas, visiblement contrariée par sa chute.
Quand Kazuya s'aperçut qu'il était réveillé, il s'excusa pour le bruit, mais sans perdre son sourire. Il l'avait alors rassuré, lui disant que ce n'était pas grave, puis il participa lui aussi aux jeux de la chatte qui alternait entre les deux hommes. Cependant, elle se lassa rapidement, et sans préavis, elle retrouva son sérieux et descendit du lit sans même un regard pour ses compagnons de jeux. Ceux-ci échangèrent un regard amusé, leurs yeux s'accrochant un peu plus longtemps que nécessaire. Pour briser la petite gêne qui venait de s'installer entre eux, Koki proposa un petit déjeuner. Il se leva donc pour le préparer, suivit par Kazuya. Ils mangèrent tranquillement sur le comptoir de la cuisine, parlant de tout et de rien et laissant parfois le silence s'établir. Ils allèrent ensuite chacun leur tour prendre une douche, et ils finirent la matinée dans le canapé, lisant des mangas ou des magazines.
A midi, Koki cuisina une nouvelle fois, et Kazuya l'aida gentiment. Il s'avéra plus doué que lui et le jeune technicien fut heureux d'apprendre quelques nouvelles techniques qui permettaient de gagner du temps. Quand tout fut prêt, ils s'installèrent à nouveau dans le canapé et dégustèrent leur préparation.
Une fois fini de manger, Koki se releva pour ranger un peu et faire la vaisselle. Et quand il se retourna et qu'il jeta un coup d'œil à son ami, il le trouva les paupières à moitié fermées.
- Tu devrais aller te coucher si tu t'endors, ce serait plus confortable, conseilla-t-il, amusé.
Kazuya sursauta légèrement puis sourit en tournant la tête vers lui. Sans un mot, il se releva et Koki le vit avancer d'un pas las vers la chambre. Quand il eut disparu de son champ de vision, il se retourna à nouveau vers son évier et termina ses tâches en prenant soin de ne pas faire trop de bruit.
Quelques minutes plus tard, il le rejoignit enfin et s'allongea avec précaution dans le lit pour ne pas le réveiller. Il l'observa un moment, appréciant chaque trait de son visage. Il était adorable quand il dormait paisiblement comme ça, et Koki dû se retenir de ne pas déposer un petit bisou sur sa joue. Il s'endormit finalement à son tour en se demandant vaguement pourquoi il avait eu cette envie soudaine.
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Des bruits sourds et répétés le réveillèrent en sursaut. Il ronchonna des mots incompréhensibles et tâta avec sa main sur la table de nuit pour trouver son portable qui lui indiquerait l'heure. Il mit quelques secondes à poser la main dessus, et quand il vérifia l'écran en plissant les yeux, il constata qu'il avait reçu quatre appels en absence d'Eiji. Il grommela à nouveau et se redressa en se passant une main sur le visage. Ça devait être son ami qui frappait à la porte depuis tout à l'heure. Il jeta un coup d'œil à son voisin qui dormait encore puis se leva et se dirigea vers l'entrée.
- Ah bah enfin, je commençais à m'inquiéter ! s'exclama son meilleur ami quand il ouvrit.
- Eiji, moins fort s'il te plait, ronchonna Koki.
- Quoi, qu'est-ce qu'il t'arrive ? T'es malade ? demanda-t-il soudain en voyant sa tenue.
- Un peu oui, j'ai chopé un coup de froid avec un peu de fièvre. Mais ça va déjà mieux.
- J'ai dû te réveiller, désolé, comprit-il soudain.
- T'inquiète c'est pas grave, le rassura Koki en souriant. Entre reste pas planté là.
- Bah je ne veux pas te déranger, si tu veux te reposer…
- Maintenant que tu m'as réveillé tu vas rester un peu quand même, fit-il semblant de s'énerver.
Ils rirent tous les deux à cette remarque, puis Eiji enleva ses chaussures et avança vers le salon. Dans le silence de l'appartement, un froissement se fit soudain entendre. Koki se rappela de la présence de Kazuya et voulut aller fermer la porte de la chambre, mais son ami fut plus rapide que lui.
- Eh~ Koki fallait me le dire que t'étais pas tout seul ! s'exclama-t-il en voyant la forme endormie dans le lit du jeune homme.
- Eiji... moins fort, ne put s'empêcher de râler le technicien.
Mais son ami n'écoutait pas et fit quelque pas vers la chambre pour avoir une meilleure vision.
- Putain Koki c'est un mec ! comprit-il. Tu ne m'avais pas dit que tu avais ce genre d'intérêt !
- Eiji ! Moins fort tu vas le réveiller ! s'exclama Koki. Et ce n'est pas ce que tu crois…
- Attends attends… il me dit quelque chose…
- Eiji, reviens ! lança Koki à voix basse en voyant son ami se rapprocher encore plus.
Il le vit avancer vers le lit, puis soudain s'arrêter et se mettre la main devant la bouche sous la surprise puis revenir sans bruit vers le salon.
- Putain c'est Kamenashi, dit-il tout bas. J'y crois pas. Koki, j'y crois pas tu te tapes le joueur le plus prometteur de l'année !
- Eiji ! reprocha celui-ci. Je te l'ai déjà dit, je ne me le tape pas comme tu dis. Kazuya est juste un ami.
- Alors qu'est-ce qu'il fait dans ton lit hein ? demanda-t-il avec un sourire en coin.
- Il est malade, soupira Koki qui sentait qu'il allait devoir tout lui raconter en détail s'il voulait qu'il le croie.
- Lui aussi ? s'étonna son ami en tournant la tête vers la chambre.
- Oui, et il a quelques problèmes ces derniers temps alors ce serait vraiment bien que tu baisses d'un ton pour ne pas le réveiller.
Mais Eiji ne l'écoutait déjà plus, il semblait avoir eu une illumination.
- Koki, commença-t-il sérieusement.
- Quoi ?
- Tu crois qu'il acceptera de me signer un autographe ? Je n'ai pas de balles sur moi, mais déjà sur papier ce serait pas mal…
Koki le regarda incrédule. Il pouvait presque voir des étoiles dans les yeux de son ami. Décidemment il était irrécupérable.
- Je ne pense pas qu'il soit d'humeur pour ça, répondit-il enfin.
Il s'avança à son tour vers la chambre et poussa la porte pour qu'il soit plus au calme puis revint dans le salon en invitant son ami à s'asseoir dans le canapé.
- Raconte-moi tout, demanda Eiji en retrouvant son sérieux une fois installé. Comment ça se fait que vous soyez tous les deux malades en même temps ?
- C'est… compliqué. Tu te rappelles du jour où on a vu ce type sur le pont ?
- Celui qui a failli sauter ?
- Oui. C'était lui.
- Quoi ?! Mais il n'est pas… tu sais… suicidaire ?
- Si. Je l'ai revu quelques jours plus tard au même endroit et on a parlé un peu. Il habite dans le quartier et apparemment il allait souvent sur ce pont. Il m'a dit… qu'un jour il sauterait.
- C'est pour ça que tu le surveilles ?
- Je ne le surveille pas Eiji, répondit Koki tristement. Vendredi soir…, après le match…
Il s'arrêta dans sa phrase, incapable de continuer. Pourquoi c'était soudain difficile d'en parler alors qu'il l'avait déjà fait avec le médecin et Miura-san.
- Il a essayé ? comprit son ami.
- Oui. Je l'ai arrêté juste à temps.
- Merde…, murmura le jeune homme. Comment il a pu en arriver là ? Il a tout pour lui ce gars.
- Tu ne le connais pas. En fait je crois que personne ne le connait vraiment.
- Il a des ennuis ?
- Oui, je ne devrais pas te le dire, mais ça ne se passe pas trop bien avec les autres joueurs.
- Comment ça ? Il n'est pas intégré tu veux dire ?
- C'est pire que ça, soupira Koki. En fait il est… maltraité. A longueur de journée apparemment. Je les ai déjà vus l'insulter et le rabaisser.
- Putain j'y crois pas. Et tu crois qu'ils le frappent aussi ?
- J'en sais rien… mais ça ne m'étonnerais pas.
- Je n'aurais jamais cru ça d'eux, ils me déçoivent beaucoup.
- Moi aussi, sourit tristement le jeune technicien. Mais ils ne sont pas tous comme ça, même si c'est vrai que les autres ne font rien pour l'aider.
- Je ne suis pas à sa place non plus, et je comprends que ça puisse le faire souffrir et tout, mais de là à vouloir se suicider…
- Il n'y a pas que ça. Tu te rappelles de ces types qu'on avait vus l'autre fois à Shibuya ? Je les ai revus vendredi. Je ne sais pas ce qu'ils veulent, mais ils en ont après lui.
- Le pauvre…, murmura Eiji, conscient qu'il avait parlé trop vite en disant qu'il devait avoir tout pour lui. Faut l'aider à s'en sortir !
Koki s'amusa un instant de sa réaction.
- C'est ce que je fais Eiji.
- Et s'il le veut avec les gars ont peut aller leur casser la gueule à ces types, ils comprendront leur douleur ! C'est pas parce qu'ils sont pro qu'ils vont nous faire peur !
- C'est gentil mais je ne pense pas que ce soit la solution, rigola Koki devant son enthousiasme.
- Ouais, à part des problèmes ça ne nous apportera rien d'autre, reconnu son ami en riant. J'étais venu pour te dire qu'on faisait un truc en fin d'aprèm, je me doute bien que tu ne viendras pas, mais la prochaine fois viens et amène-le, ça lui changera les idées.
Koki fut touché par sa proposition.
- Je lui proposerais.
- Chouette ! Je vais être ami avec Kamenashi Kazuya ! s'extasia-t-il.
- Eiji… t'en rates pas une toi.
- Quoi ? Ce n'est pas de ma faute si toi t'es blasé, tu ne te rends pas compte de la chance que tu as de travailler avec eux.
Koki allait répondre mais du coin de l'œil il vit la porte de la chambre s'ouvrir un peu. En tournant la tête, il aperçut Kazuya, à moitié caché derrière le panneau, qui hésitait visiblement à entrer dans le salon.
- Viens, l'encouragea-t-il en souriant voyant qu'il le regardait.
Kazuya s'approcha alors en rougissant et en évitant de regarder Eiji. Koki sourit davantage. Il avait presque oublié sa timidité. Quand il fut arrivé à quelques pas, il tendit la main vers lui, l'invitant à venir s'installer à côté de lui. Le jeune homme la lui attrapa et vint rapidement s'asseoir juste à côté, laissant un infime espace entre eux.
- Kazuya, je te présente Eiji, l'ami dont je t'ai déjà parlé.
- Enchanté, répondit celui-ci en s'inclinant légèrement, visiblement impressionné.
- Moi aussi, chuchota Kazuya en se resserrant instinctivement contre Koki.
- Ça va ? demanda doucement le technicien en se tournant vers lui.
- Je me sens un peu bizarre mais ça va.
Koki fronça les sourcils et posa une main sur son front.
- Tu es un peu chaud, tu as pris ton médicament ce midi ?
- Je ne sais plus… je crois que j'ai oublié.
- Tu vas en reprendre un alors.
Le brun se releva et se dirigea vers la cuisine pour lui préparer un verre d'eau. Kazuya se recroquevilla immédiatement sur le canapé. Il était exposé au regard d'Eiji et il se sentait mal à l'aise. Heureusement, son ami revint peu de temps après et se rassit près de lui. Il lui tendit un verre d'eau et un cachet, et Kazuya s'empressa de prendre le médicament. Koki suivait chacun de ses gestes avec une expression inquiète sur le visage, ce qui n'échappa pas à Eiji. Le malade lui rendit le verre vide en le remerciant et Koki le reposa sur la table. Un silence gêné s'installa entre les trois hommes et aucun ne savait trop quoi dire pour le briser.
- Je suppose que vous n'allez pas travailler demain ? remarqua soudain Eiji.
Kazuya lui lança un rapide regard avant de baisser à nouveau la tête et de se coller contre Koki.
- Non, on est arrêté quelques jours. Moi jusqu'à mardi et Kazuya jusqu'à jeudi, précisa celui-ci.
- C'est bien, ça vous fait un peu de repos, constata-t-il.
Il échangea un regard avec Koki. Il avait peur d'avoir dit quelque chose qui ne fallait pas et il s'en voulait un peu.
- Tu devrais aller te recoucher, conseilla son ami après un silence en s'adressant au jeune joueur.
Celui-ci acquiesça brièvement et se releva. Cependant il fit un détour par la salle de bain avant de retourner dans la chambre.
- Désolé, j'ai dit une connerie, s'excusa immédiatement Eiji quand la porte de la salle d'eau se fut refermée sur le malade.
- Non, ne t'inquiète pas c'est rien. Tu sais, je comprends qu'il ne veuille pas y retourner, pourtant il n'a pas le choix, alors c'est mieux qu'il se fasse à cette idée rapidement.
- Il est vachement timide en fait, remarqua Eiji en se rappelant de son comportement.
- Oui, s'amusa Koki. Il est vraiment adorable.
Son ami le regarda étrangement mais ne répliqua rien. La porte venait de se rouvrir et ils virent le jeune homme se diriger rapidement vers la chambre et disparaitre à l'intérieur. Koki ne l'avait pas quitté une seule seconde des yeux, et un sourire attendrit se voyait toujours sur ses lèvres.
Amusé, Eiji se releva et vint s'affaler à côté de lui, passant un bras autour de son épaule.
- Dis donc mon p'tit Koki, tu ne serais pas en train de tomber amoureux toi ? le charria-t-il gentiment.
- Hein ? Pas du tout ! Je te rappelle que c'est un mec, s'indigna Koki en essayant de le repousser.
- Et alors, ça n'empêche rien. Tu as dit que tu le trouvais adorable, et tu l'as pas quitté des yeux, c'est chou.
- Je m'inquiète pour lui, c'est tout.
- Mais oui je te crois…
- T'as vraiment l'esprit dérangé Eiji. Y'a que toi pour avoir des idées pareilles.
- Ah non y'a pas que moi. T'as vu comment il se collait à toi, lui fit-il remarquer.
- C'est parce qu'il est timide, il était impressionné, c'est tout.
Eiji le regarda, sceptique.
- Ok c'est bon, j'arrête, de toute façon l'avenir nous le dira, déclara-t-il avec un sourire malicieux accroché au visage.
- Ou pas, bougonna Koki.
- Sur ce je vais te laisser, t'as vraiment une sale tronche, tu devrais aller dormir toi aussi.
- Ta gueule, riposta le technicien.
- Moi aussi je t'aime mon p'tit Koki.
Il lui ébouriffa gentiment les cheveux sous les protestations de son ami puis se releva enfin et se dirigea vers l'entrée.
- Merci d'être venu, remercia tout de même le brun en souriant.
- De rien ma poule !
- Eiji ! Arrête avec tes surnoms débiles.
- Pourtant c'est marrant, tu réagis toujours, remarqua-t-il en riant.
- Ah et pour ce que tu as appris…
- Je ne dirais rien, promis, le coupa-t-il en retrouvant son sérieux. Même mon poisson rouge n'en saura rien.
- T'as pas de poisson rouge.
- Ah merde, fit-il semblant de remarquer.
Ils échangèrent un sourire puis Eiji disparut enfin, non sans lui avoir conseillé de se reposer comme il le fallait. Une fois la porte refermée, Koki soupira en posant son front contre le panneau de bois. Son ami était vraiment lourd parfois, mais il l'adorait quand même.
Il ferma à clé puis se dirigea à son tour vers la chambre. Kazuya était allongé, mais il ne dormait pas. Il s'installa donc à côté de lui, et fut surpris quand il vint se blottir contre lui. Koki sourit tendrement puis entoura ses bras autour de lui.
- Désolé, l'entendit-il chuchoter contre la peau de son cou.
- Pourquoi ? s'étonna-t-il.
- Je n'ai pas été très gentils avec ton ami…
- C'est rien ne t'inquiète pas, c'était la première fois que tu le voyais, la prochaine fois ça ira déjà mieux tu verras.
- Il a l'air gentil.
- Hm, c'est un super pote, confirma Koki.
Un léger silence se fit, puis ce dernier reprit la parole.
- Tu sais, j'ai pensé à quelque chose. Si tu vas mieux demain ça te dit de sortir un peu ?
- Pour aller où ? demanda-t-il avec une pointe d'anxiété dans la voix.
- C'est une surprise, mais je pense que tu vas aimer, répondit son ami.
- D'accord…
- Super, maintenant tu devrais dormir un peu, on a encore un peu de temps avant le dîner.
Kazuya ne répondit rien mais se cala un peu mieux contre lui et il le sentit se détendre. Quelques minutes plus tard, sa douce respiration se heurtait à intervalles réguliers contre sa peau, lui provocant des frissons incontrôlables mais très agréables. Il déposa un baiser dans ses cheveux et repensa à ce qu'Eiji lui avait dit. Il avait nié en bloc quand il lui avait parlé de ses soupçons, mais honnêtement, il se posait lui-même la question. Il s'attachait de plus en plus à cet homme, et le fait de cohabiter avec lui renforçait chaque jour un peu plus les liens qui commençaient à se tisser entre eux. Il ne savait pas encore si tout cela se terminerait par de l'amour, mais il savait qu'il ne l'abandonnerait jamais. Alors au fond, peu importait comment leur relation évoluerait…
