L'équipe se préparait à passer sa troisième nuit blanche.
Ils avaient décidé d'aller manger tous ensemble à la cafétéria de l'hôpital. Avant de s'y rendre, Lanie était entrée dans la chambre pour chercher le père de Beckett et pour demander à l'infirmière de les avertir à la moindre alerte.
Ils s'installèrent. Les gars rapprochèrent plusieurs tables et allèrent chercher des plateaux avec des menus différents. Chacun pouvait choisir ce qu'il voulait.
Ils étaient sombres. Tout le monde s'inquiétant pour Beckett.
Le plus choqué était Esposito. Il l'avait vu. Il l'avait porté. Il avait senti la vie quitter son corps. Jamais il n'avait couru aussi vite. Même après un suspect. Lanie avait tenté de le rassurer, mais il avait cette image gravée dans sa tête.
- Vous pourriez arrêter de faire des têtes d'enterrements ? Ma fille n'est pas encore morte !
Ils le regardèrent tous surpris. C'était sa fille qui était dans un lit d'hôpital. C'était sa fille qui avait été torturée pendant six mois. C'était sa fille qui était entre la vie et la mort. C'était lui qui risquait de perdre le plus. Et c'était lui qui leur remontait le moral
- Elle n'a pas lutté pendant six mois pour lâcher maintenant !
- Nous sommes désolés monsieur Beckett
- Ne le soyez pas capitaine. Et c'est Jim. Ça prouve juste que vous tenez tous à elle. Tout comme elle tient à vous tous.
C'est grâce à vous tous si j'ai pu tenir ces six derniers mois. Votre soutien m'a beaucoup aidé.
- C'était normal Jim. Dans une famille, on soutient tous les membres.
- C'est gentil… C'est peut-être inopportun de ma part, et je ne voudrais pas vous gêner Martha, mais que se passe-t-il avec Richard ?
- Il le vit très mal, dit Lanie
- Il n'est pas heureux qu'elle soit en vie
- Oh, si… Mais il se croit responsable
- Responsable de quoi ? Il ne lui a rien fait ?
- C'est une longue histoire Jim. Ce n'est pas la première fois qu'on se retrouve face à ce criminel. En fait c'est la troisième fois.
- Il n'a jamais été arrêté ?
- Non. Et c'est bien ça que Castle se reproche !
- Mais il n'est pas policier
- Oui, mais c'est lui qui a compris qui il était depuis le début. Et la première fois qu'il s'est échappé, il était avec Castle
- Et avec moi, dit Ryan. Mais moi, il m'a assommé dès qu'il a compris que Castle l'avait démasqué, puis il l'a ligoté sur une chaise avant de s'enfuir. C'est Beckett et Esposito qui nous ont retrouvés.
- Mais c'est idiot. Ça aurait pu arriver à n'importe lequel d'entre vous !
- On a déjà essayé de le lui faire comprendre, dit Lanie
- Oh, ces deux-là. Après tout le temps qu'ils ont mis pour enfin admettre leurs sentiments…
- A qui le dîtes-vous ?
Ils éclatèrent de rire. Enfin, un peu de vraie détente après toutes ces journées de stress. Ils continuèrent à discuter de choses et d'autres, plaisantant, riant… Ils avaient besoin de décompresser… Et dire que c'était le père de Beckett qui avait lancé les hostilités…
Après 2H de fous rires, ils retournèrent tous dans le service de réanimation. Le silence remplaça aussitôt les rires. Le service ne s'y prêtait pas. Les patients avaient besoin de calme.
Ils venaient à peine de prendre place et de se servir un café quand le téléphone du capitaine sonna.
- Gates… Mais qu'est-ce que vous faîtes encore là-bas ?... Ok… Quoi ?... J'arrive.
Elle raccrocha.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Lanie
- C'était la scientifique. Ils sont encore dans le bâtiment.
- A cette heure ? demanda Ryan
- Il n'y a pas que ça. Castle est là-bas, lui aussi.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il fait ?
- Il est dans la cellule de Beckett. Il ne veut pas en sortir. J'aurai besoin…
- On vient avec vous, dit Esposito
- Merci
- Javier ?
- Oui, Lanie
- S'il ne veut pas…
- Je sais. Je l'assomme.
Ils partirent tous les trois, non sans leur avoir recommandé de les appeler s'il y avait un changement.
Esposito prit le volant. Il enclencha le gyrophare, non sans avoir donné un coup d'œil vers sa chef. Elle opina de la tête.
- Qu'est-ce que Lanie sous-entendait par assommer ? demanda-t-elle
- C'est ce qu'elle m'avait demandé de faire quand il s'était terré chez Beckett après… Il ne voulait pas sortir. Alors je lui ai donné un coup dans la mâchoire !
- Et vous faîtes toujours ce qu'elle vous dit ?
- Elle a des scalpels, chef !
- Ah, bien sûr… Et sans indiscrétion, comment Beckett…
- Elle est armée !
- J'aurai dû m'en douter
- Ryan ?
- Jenny ne m'en n'a pas encore parlé, mais j'évite de la contrarier !
- Sage décision
- Et vous chef ? demanda Ryan
- Comme Beckett… Mais sinon, les armes ne manquent pas dans une cuisine !
- Oh, firent les deux hommes
Ils arrivèrent au parc à bestiaux. Le responsable de la scientifique les attendait.
- Content de vous voir, chef
- Comment se fait-il que vous soyez encore là ?
- Il y a beaucoup de matériel à inventorier. Mais on allait terminer, quand on est tombé sur monsieur Castle. Il est prostré, recroquevillé sur lui-même. On n'arrive pas…
- On va s'en occuper. Merci de nous avoir appelés.
- De rien. Mais tout le département sait ce qu'il y a entre le lieutenant Beckett et lui. Donc on n'allait pas appeler des agents de patrouille.
- Très bonne initiative… Terminez ce que vous êtes en train de faire et après rentrez chez vous. Vous pourrez tout répertorier demain
- Merci chef.
Ils entrèrent dans le bâtiment. Ryan et Gates suivaient Esposito. Quand ils entrèrent dans la pièce, l'odeur leur souleva le cœur.
- Mon Dieu. Elle a passé six mois enfermé là-dedans ? C'est à devenir cinglé. Comment elle a fait pour tenir aussi longtemps ? demanda Gates
- Elle a dû se raccroché à quelque chose, ou penser à quelqu'un, dit Ryan
- A Castle, ajouta Esposito
- Sortons-le d'ici, dit Gates
Ils s'approchèrent de lui
- Hey, Castle ? appela Esposito. Mec, tu ne peux pas rester là
- Fiche-moi la paix
- La chef est là.
- Et alors ? Qu'est-ce qu'elle va me faire ? Me foutre dehors ? C'est pas la peine. Je ne reviendrai pas
- Pour le moment, il y a quelqu'un qui t'attend à l'hôpital
- Je ne veux pas y aller. C'est à cause de moi…
- Arrête de dire n'importe quoi. Pourquoi ce serait ta faute ? Ça pourrait être la faute de Ryan ? Il était avec toi dans l'hôtel, ajouta Espo en faisant un clin d'œil à son coéquipier
- C'est moi qui ai compris qui il était. J'aurai dû…
- Tu étais ligoté sur une chaise. Qu'est-ce que tu aurais pu faire ?... On s'est retrouvé dans la même situation avec Lockwood. Sans toi et Beckett, on serait mort
- C'est pas pareil
- Si, c'est exactement la même chose… Alors maintenant tu te lèves et tu viens voir la femme que tu aimes
- Si je ne le fais pas ?
- Je t'assomme
- Tu n'oseras pas
- Je l'ai déjà fait mais tu ne t'en souviens plus
Le téléphone de Gates sonna. Elle sortit de la pièce.
Castle regardait Esposito, puis Ryan. Celui-ci opina de la tête, lui faisant comprendre que la menace de son partenaire était réelle.
Il tenta de se relever mais ses jambes étaient engourdies. Les deux hommes le prirent par un bras et l'aidèrent. Il les remercia.
- T'as une sale tête, bro
- Merci, Ryan
- Messieurs, on devrait y aller. Beckett est réveillée
- Comment va-t-elle ? demanda Castle
- C'est pas le nirvana, mais elle est consciente. C'est un début.
Ils reprirent la route.
A l'hôpital, il y avait eu un moment de panique. Ils avaient cru à un code bleu. Ils étaient arrivés dans la chambre de Beckett avec le chariot de réanimation. Mais en fait, les appareils s'étaient emballés et les alarmes s'étaient déclenchées quand Beckett avait tout arraché dans son sommeil. Dans son cauchemar plutôt. Elle avait été prise de panique en se retrouvant dans cette pièce qu'elle ne connaissait. Son père avait tenté de la tranquilliser et l'infirmière avait essayé de la bloquer mais rien n'y avait fait. Puis, au bout de quelques minutes, elle s'était rendormie.
Mais son sommeil restait agité. Elle gémissait, pleurait…
Le médecin était revenu pour lui remettre les électrodes de l'électrocardiogramme, mais elle les avait à nouveau retirés.
Jim lui expliqua que si ses collègues parvenaient à ramener une certaine personne, il pourrait les lui remettre. Le médecin le regarda perplexe. Jim ne pouvait pas lui dire comment, mais lui assura que c'était la seule personne qui pourrait la calmer. Mais il fallait qu'il vienne.
Ils venaient d'arriver. Castle ne voulait pas aller la voir, mais deux mains lui maintenaient fermement les deux bras. Arrivés devant la chambre, Lanie le regarda.
- Il faudrait que tu prennes une douche avant d'entrer dans la chambre. Tes vêtements sont imprégnés de l'odeur…
- Et tu veux que j'en prenne une où ?
- Suis-moi
Elle l'emmena à l'accueil et demanda à l'infirmière qui s'y trouvait s'il était possible de prendre une douche et d'avoir des vêtements de rechange. Elle lui indiqua où aller et lui dit qu'il y avait des tenues de bloc t qu'elle pouvait en emprunter une.
Une demi-heure plus tard, ils étaient de retour.
- Ouah, tu abandonnes le métier d'écrivain pour devenir docteur ? demanda Esposito
Castle n'avait pas envie de rire. Lanie ouvrit la porte de la chambre et le poussa à l'intérieur. Jim se leva et s'approcha de lui
- Bonsoir, Richard
- Jim… Je suis désolé… Je ne…
- Arrêtez, Richard. Vous n'êtes responsable de rien, sauf de la rendre heureuse… Je vous en prie. Elle a besoin d'aide. Il n'y a que vous qui pouvez l'aider à surmonter cette épreuve
- Je ne sais pas si…
- Moi je le sais… Vous m'avez fait une promesse une fois. Vous vous rappelez ?
- Oui
- C'est le moment de la tenir.
- Mais…
- Je vous laisse. Docteur, madame, vous venez avec moi ?
- Monsieur Beckett, on doit…
- Docteur, elle est entre de bonnes mains. Je vous en ai parlé tout à l'heure… Richard ?
- Oui, Jim
- Pas de lumière et pas de bruit
- Entendu
Ils quittèrent la pièce et le laissèrent seul.
Il s'approcha très lentement du lit. Il devait laisser ses yeux s'habituer au noir. Les autres l'observaient derrière la vitre. Il la regarda et fondit en larmes. Ça lui faisait mal de la voir ainsi.
Il observa la pièce. Il avait du mal à discerner les objets, mais finalement il vit un fauteuil dans un coin et alla s'y asseoir. Et il attendit. Il l'entendait respirer doucement.
Il s'était assoupi. Toute la tension des jours passés l'avaient épuisée.
Lanie était toujours devant la vitre. Elle attendait de voir la magie s'opérer. Elle aussi savait qu'il était le seul à pouvoir l'aider. Elle aurait besoin d'une thérapie, et lui aussi, mais leur connexion était leur force. Elle l'avait toujours été.
Il fut réveillé par des gémissements. Il se redressa dans le fauteuil. Il la regarda après avoir laissé ses yeux s'habituer à la pénombre. Elle s'agitait, remuait de plus en plus dans son lit. Puis elle poussa un cri et se redressa.
Elle ne comprenait pas. Elle ne savait pas où elle était. Comment se faisait-il qu'elle soit dans un lit ?
Pourquoi Tyson l'avait-il changé de pièce ? Pourquoi lui avait-il plâtré le bras ? Elle ne comprenait pas. Et pourquoi la lumière ne venait pas ? La pièce aurait dû s'allumer depuis un moment. Elle n'avait ni faim, ni soif… Quelque chose clochait, mais elle ne savait pas quoi. Elle n'arrivait pas à réfléchir. Elle avait tellement mal à la tête.
Elle entendit bouger dans la pièce. Et là, la panique. Elle tenta de sortir du lit, mais elle était trop faible. Elle tomba. Elle sentit deux mains la saisir. Elle essaya de se débattre mais elle n'avait plus la force. Les deux mains la plaquèrent contre un torse, puis les mains se déposèrent dans son dos.
Elle faillit crier. Elle voulut se dégager mais quelque chose l'en empêchait. Elle ne savait pas pourquoi mais elle savait qu'elle pouvait avoir confiance.
Il ne parlait pas. Il attendait de voir sa réaction. Il ne voulait pas la forcer à l'accepter
- Ca…Castle ? demanda-t-elle en relevant légèrement la tête
- C'est moi, oui, murmura-t-il
- Castle ?
- Oui, c'est moi… Tu ne rêves pas, Kate. Tu es sauvée
Elle essaya de se redresser un peu plus en se maintenant sur une main. Il l'aida en la tenant par les hanches. Elle leva une main et l'approcha doucement de son visage.
Lanie, derrière la vitre, ne ratait rien de la scène. Elle avait les larmes aux yeux. Elle appela Esposito.
Il sursauta, pensant que quelque chose de grave se passait
- Quoi ?
- Viens voir
Les autres les avaient entendu et suivirent le mouvement.
Dans la chambre, la scène se déroulait au ralenti.
Beckett passait doucement sa main sur la joue de Castle, dans ses cheveux. Elle pleurait.
- Castle !
Elle n'arrivait à rien dire d'autre. Sa main retomba et elle vint se coller contre son torse.
Castle se releva en la tenant dans ses bras. Il s'approcha du lit et se pencha pour la recoucher. Elle s'accrocha à sa blouse.
- Non !
Il se redressa, retira la couverture du lit et retourna s'asseoir dans le fauteuil. Il installa Beckett contre lui le plus confortablement possible et la couvrit. Il sentit que sa tunique était trempée. Il la serra dans ses bras pour la rassurer et lui faire comprendre qu'elle pouvait s'abandonner, se laisser aller. Lui-même en faisait autant.
Ils finirent par s'endormir.
- Docteur ?
- Oui, docteur Parish
- Si vous voulez replacer les électrodes de l'électrocardiogramme, vous pouvez le faire maintenant.
- Je pense que je vais attendre que le jour se lève. Après tout, il ne reste que quelques heures. Et je pense que s'il y a le moindre problème, son ami s'en rendra compte
- Vous pouvez en être sûr
- Comment…
- Il a réussi à la calmer ?
- Oui. Même son père n'y est pas arrivé. Excusez-moi monsieur Beckett
- Il n'y a pas de mal, docteur
- C'est comme ça depuis qu'ils se connaissent, dit Lanie. Ils arrivent à se rassurer, à se calmer, soit par un regard, soit en posant une main sur l'autre…
- Bien… Je crois que je vais en profiter pour me reposer un peu. Vous devriez en faire autant.
- Je pense qu'on va encore attendre qu'elle se réveille pour lui faire savoir qu'on est tous là et ensuite nous pourrons y aller. En tout cas, c'est ce que moi je vais faire.
A 6H du matin, ce sont les infirmières du changement d'équipe qui les réveillèrent. L'hôpital reprenait vie aussi. Tous les couloirs s'allumèrent. Y compris celui de la réanimation. La lumière pénétra dans la chambre de Beckett par la vitre qui permettait de la voir.
Elle se réveilla, effrayée, levant le bras pour se protéger.
- Hey, ça va, murmura Castle qui venait aussi de se réveiller. Tu es à l'hôpital. Tu te rappelles.
Elle gardait toujours le bras relevé devant ses yeux. Il remonta la couverture au-dessus de sa tête
- C'est mieux comme ça ?
Elle reposa sa tête contre son torse et se calma.
Dans le couloir, ils étaient tous réveillés. Lanie avait assisté à la scène et vue la panique de Beckett. Elle se dirigea vers un chariot de soins, emprunta quelques compresses et du sparadrap. Puis elle fouilla dans son sac et trouva ce qu'elle cherchait.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Esposito
- Tu verras
Elle entra doucement dans la chambre. Castle sentit Beckett se raidir. Il lui caressa le dos pour la rassurer.
- Castle ?
- Je ne dors pas Lanie
- Je voulais juste m'en assurer. J'ai…
- Lanie ?
- Kate ? Tu es réveillée ?
- Hm
- Kate, je t'ai bricolé un petit truc pour tes yeux. Tu veux bien l'essayer ?
Elle le lui glissa sous la couverture. Elle sentit la main de Kate le prendre. Beckett se redressa et fit glisser lentement la couverture. La protection n'était pas parfaite, mais au moins ses yeux n'étaient plus agressés par la lumière et elle pourrait se déplacer en regardant ses pieds. Lanie avait collé des compresses sur ses lunettes de soleil.
- Ça va Kate ?
- Hm
- Kate, on est tous là. Tu veux bien que les autres…
- Hm, fit-elle en opinant de la tête
Quand elle entendit les pas dans la chambre, elle ne put s'empêcher de serrer la main de Castle et de se raidir. Il la rassura en lui caressant le dessus de sa main avec son pouce.
Chacun leur tour, ils s'approchèrent d'elle et se contentèrent de lui serrer la main. Les seuls qui la prirent dans leurs bras furent Martha et son père.
- Un café ? demanda Esposito
- Café ?
- Ce n'est pas celui que t'amène Castle, mais c'est du café, dit-il en allant chercher un gobelet
Il quitta la chambre et revint avec deux cafés. Il en tendit un à sa chef puis un à Castle. Elle porta le breuvage à ses lèvres et grimaça.
- Trop chaud ?
Elle fit non de la tête… Mais il ne pouvait pas savoir qu'elle n'avait plus bu de café depuis le début de sa détention, ni quoi que ce soit de chaud. La seule boisson à laquelle elle avait eu droit était de l'eau.
Les autres s'installèrent dans la chambre et ils prirent leur café tous ensemble. Ils discutaient en chuchotant, se rappelant que Beckett ne supportait pas le bruit.
En passant devant la chambre et voyant tout ce monde, une infirmière voulut les faire sortir. Mais elle fut stoppée dans son élan par le médecin qui avait suivi Beckett depuis son arrivée. Il sourit à l'intéressée
- A circonstances particulières, mesures particulières !... Je vous expliquerai. Mais vous pouvez les laissez tous ensemble
- Docteur, on est en réa…
- Je sais… Mais je pense que d'ici ce soir, ma patiente aura quitté ce service…
