Etait-ce dû au fait qu'ils s'étaient éloignés de New York ? Du drame ? Etait-ce dû au fait de ne pas voir les personnes qui étaient au courant de l'affaire ? Etait-ce dû au calme qui régnait dans les Hamptons ? Etait-ce dû au doux bruit des vagues de l'océan qui les berçait la nuit?
Toujours est-il que la première semaine se passa sans problème majeur. Castle n'avait pas fait de cauchemar, ni Beckett, ou du moins, elle n'en n'avait pas encore fait ou ne l'avait pas dit. Par contre, il la retrouvait encore souvent levée la nuit. Mais, pour le moment, elle ne voulait toujours pas parler de ce qu'elle avait vécu ou de ce qu'elle pensait quand il la rejoignait. Même son père avait tenté une approche, mais devant le regard noir qu'elle avait lancé, il n'avait pas insisté.
Pourtant, ils savaient tous qu'elle y pensait, qu'elle devait revivre parfois certains épisodes de sa captivité.
Bien que Castle essaye de ne plus être trop présent, de ne pas trop l'envahir, il gardait toujours un œil sur elle.
Elle avait pris l'habitude de s'allonger l'après- midi sur la terrasse. Et bien qu'elle ait en permanence ses lunettes de soleil sur les yeux, il savait qu'elle souffrait moralement. Il en avait parlé aux autres. Ils l'avaient observé aussi. Ils étaient d'accord avec lui.
Ce jour-là, ils se trouvaient dans le salon. Elle était installée devant la fenêtre. Ils pouvaient la voir. Castle soupira.
- J'aimerai tellement pouvoir l'aider
- Tu dois attendre qu'elle t'en parle, mon chéri
- Mais elle souffre tellement. Regarde-là. Elle reste des heures allongée sur cette terrasse, sans rien dire. Et la nuit, c'est pareil. Elle dort deux ou trois heures, puis se réveille et erre dans la maison. Si je ne sentais pas son absence, je suis sûr qu'elle resterait debout jusqu'au matin.
- Fiston, on ne sait que ce que le médecin nous a dit sur ces conditions de détentions. On sait qu'elle n'a pas mangé suffisamment, ni bu. On a vu ses blessures. Il nous a dit que son cycle de sommeil était perturbé. Mais tout ça, il l'a découvert grâce aux examens. Mais il n'a pas pu nous dire ce qu'il se passe dans sa tête.
- Mais je croyais qu'après ce que le docteur Burke lui avait fait subir, elle parlerait. Je pensais qu'après sa crise de colère… mais depuis plus rien. Elle garde tout pour elle. Je ne voudrais pas qu'elle se reconstruise un nouveau mur, qu'elle se renferme sur elle-même…
- Mon chéri, depuis que tu l'as ramené, elle recommence à sourire, elle parle. Même son appétit commence tout doucement à revenir… Quand elle sera prête… Tu sais bien que c'est vers toi qu'elle se tournera à ce moment-là… Par contre, ce jour-là, il faudra te montrer fort !
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Ce que ta mère veut dire, c'est que tu te sens coupable de ce qui lui est arrivé. Ce qui n'est pas vrai. Mais quand tu vas entendre ce qu'elle a subi, ton sentiment risque de s'accroître. Et ça, ma Kathie le sait. Et tout comme tu ne veux pas la faire souffrir, elle ne veut pas que tu souffres à cause d'elle
- Mais c'est idiot
- Tu le crois vraiment, dit sa mère. Tu la connais aussi bien qu'elle te connait. Tu sais lire en elle, tout comme elle sait lire en toi. Donc tant qu'elle sentira ton sentiment de culpabilité, elle hésitera avant de s'ouvrir à toi
- Et d'après toi, comment je peux le perdre ce sentiment ? Tu crois qu'il me suffit d'appuyer sur un bouton ?
- Non, il n'y a pas de bouton sur lequel appuyer… Mais si tu essayais d'en parler
- Tu veux que j'aille voir un psy ?
- Pas forcément. Tu peux nous en parler… Avec Jim, on pourrait peut-être t'aider. Je te connais, Jim connait sa fille…
- Je ne sais pas… je ne suis pas encore prêt pour…
- Il faudra bien qu'un jour tu te décides…
Il allait répondre à sa mère quand il vit sa fille s'installer près de Beckett.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Martha
- Alexis
- Quoi, Alexis ?
- Elle est avec Kate. Elle a peut-être besoin…
- Laisse-les. Si Kate a besoin de quelque chose, ta fille peut très bien l'aider…Et Kate n'est pas invalide… Tu vois, là aussi tu en fais trop. Tu veux toujours devancer ses désirs. Mais elle n'en n'a pas forcément besoin. Elle a toujours été une femme autonome…
- Tu veux dire que je l'étouffe…
- Je dis juste que parfois tu devrais la laisser agir par elle-même. Depuis que vous êtes arrivés, tu passerais tes journées à la porter. Elle connaît ses limites. Je ne pense pas qu'elle s'amuserait à se blesser plus qu'elle ne l'est.
Il regardait toujours par la fenêtre. Les deux jeunes femmes se levèrent et s'éloignèrent en direction de la plage.
- Où vas-tu ? demanda-t-elle, le voyant s'éloigner de la fenêtre
- Elles vont sur la plage et…
- Qu'est-ce que je viens de te dire ? Laisse-lui un peu de liberté. Si elle a besoin d'aide, Alexis est avec elle, et sinon elle nous appellera
- Mais…
- Assis-toi et arrête de t'inquiéter. Occupe-toi. Essaye d'écrire…
Les deux jeunes femmes marchèrent quelques minutes sur la plage puis s'installèrent sur le sable.
- Alors, Alexis, qu'est-ce que tu as prévu pour tes vacances ?
- Grand-mère a prévu de m'emmener faire les boutiques
- Ça ne va pas t'occuper pendant deux mois. Tu devrais aller voir tes amis, sortir… Tu vas finir par t'ennuyer avec nous quatre
- Tu sais, on n'est qu'au début des vacances, il n'y a pas encore grand monde ici
- Pas de petit ami ?
- Il est à New York
- Pourquoi tu ne lui dis pas de te rejoindre ?
- Ici ? Avec papa ?
- Il ne va pas le manger.
- Tu plaisantes ? Le premier qui m'a invité au bal, il voulait le recevoir en tenant une tête coupée à la main
- Ah, c'était ça qu'il avait prévu !
- Il t'en a parlé ?
- Il paraît que c'est une tradition.
- Oui, ben heureusement que grand-mère était là. Quant à Ashley, la première fois qu'il l'a vu, il a pointé une arme sur lui
- Une arme ?
- Oh, elle n'était pas chargée. C'était une arme de collection qu'il venait de s'acheter. C'était pendant une de vos enquêtes. Un duel, je crois.
- Ah, oui, je me souviens… Mais, maintenant, il doit bien se douter que tu dois avoir un petit ami à ton âge ?
- Je lui en ai déjà parlé, mais il ne l'a pas encore rencontré. Il ait juste qu'il s'appelle Max
- Ce serait l'occasion.
- Tu crois ?... Je ne voudrais pas…
- Ne me dis pas que tu hésites à cause de moi ?
- Non, mais…
- Alex, il y a assez de ton père qui s'inquiète pour moi. Tu n'as pas à en faire autant. Ce n'est pas ton rôle. C'est nous qui devons veiller sur toi et pas le contraire. Profite de ta jeunesse. Invite-le. Et j'empêcherai ton père de l'effrayer !
- Tu es sûre ?
- Certaine… Allez, viens, on va rentrer sinon il va s'inquiéter encore plus de ne pas nous voir revenir
- Parce que tu sais…
- Qu'il me surveille ? Oui, je le sais.
- Pourquoi tu ne dis rien ?
- Ça ne changerait rien. Il lui faut encore un peu de temps pour qu'il soit entièrement rassuré… Et puis c'est agréable de savoir qu'il est aux petits soins pour moi. C'est bon parfois de pouvoir se reposer sur l'épaule de quelqu'un
Quand elles arrivèrent à la terrasse, Castle sortait. A peine était-elle à sa hauteur, qu'il la prit dans ses bras et l'embrassa.
- Alors de quoi vous avez parlé ?
- Rien qui ne te concerne
- Mais…
- Papa, c'était une discussion entre filles !
- Alex, tu n'as pas un coup de fil à passer ?
- T'as raison… Merci Kate
- De rien
- Qui va-t-elle appeler ?
- On ne t'a jamais dit que tu étais trop curieux ?
On était le 4 juillet.
Comme ses voisins, ils avaient décidés, en ce grand jour, de pique-niquer sur la plage avant le grand feu d'artifice organisé par la localité. Castle leur avait dit que chaque année c'était grandiose, mais que cette fois, ils allaient faire encore plus fort, puisqu'ils avaient décidé de le faire sur l'océan, face à la plage. Ainsi tous les résidents, ou presque, pourraient le voir depuis chez eux.
Les hommes s'occupaient du barbecue, pendant que les femmes ramenaient la vaisselle, les salades, les viandes.
Pendant le diner, Les Castle décrivaient les différents 4 juillet qu'ils avaient passés aux Hamptons. Chacun y allant de son anecdote. Même Jim en raconta un qu'ils avaient passé en famille à Coney Island. Le souvenir de ce jour fit sourire Beckett qui se trouvait assise contre Castle. Ensuite ce fut le tour de Max qui lui aussi avait Alexis dans ses bras.
Puis, quand l'heure approcha, un à un, ils commencèrent à se lever. Seule, Beckett préféra rester assise. Elle se plaça dos à un arbre. Les autres s'étaient placés au plus près de l'océan.
Puis le spectacle commença. Doucement d'abord. Puis la cadence accéléra. La lumière succédant à l'ombre, le bruit de plus en plus fort. Beckett avait mal aux yeux, tentait de boucher ses oreilles. Mais plus le spectacle avançait, plus ça résonnait dans sa tête. Et toujours cette lumière, de plus en plus forte. Puis le final. Ca explosa dans toute sa tête. Personne ne s'en rendit compte. Elle s'était levée et avait couru vers la maison, tombant à plusieurs reprises.
Arrivée à l'intérieur, elle entendait toujours ce bruit, elle voyait toujours cette lumière, elle était terrorisée. Tout ressurgissait. Il fallait qu'elle se cache, avant qu'il la trouve pour la « punition ».
Dans le couloir, elle prit la première porte qu'elle trouva. Elle descendit les quelques marches et chercha où se cacher, un endroit où elle serait en sécurité. Elle se repéra vite dans le noir. Elle trouva un coin, comme dans sa cellule, dans un renfoncement du sous-sol, et se recroquevilla sur elle-même, les mains plaquées sur ses oreilles.
Le spectacle venait de s'achever. Sur la plage, tout le monde applaudissait, hurlait, sifflait.
Castle prit une bouteille de champagne et fit sauter le bouchon. Il remplit les coupes de chacun. Mais au moment de trinquer,
- Kate, où est Kate ?
- Elle était…commença Martha
- Je sais où elle était. Mais elle n'y est plus… Mon Dieu ! Le bruit ! La lumière !
- Tu crois que…
Il fonça dans la maison, suivi par les autres. Ils se partagèrent les pièces, fouillant chaque recoin, regardant dans les placards, sous les lits. Max fouilla même les garages. Martha et Alexis s'occupèrent des combles.
Ayant cherché partout dans la maison, Jim et Castle descendirent au sous-sol. Arrivé en bas, Castle appuya sur l'interrupteur. Ils se séparèrent et commencèrent à la chercher. L'espace était immense et les cachettes ne manquaient pas. Ils ne parlaient pas, ne faisaient pas de bruit, ne voulant pas l'effrayer. Ils ne savaient ce qui les attendaient, ni comment elle allait réagir.
Ils avaient visité toute la surface. Ils ne l'avaient pas trouvé. Ils allaient remonter quand Jim remarqua qu'il y avait un renfoncement non éclairé. Il s'avança et la devina dans le noir. Il en eut les larmes aux yeux quand il la vit. Castle, le voyant pétrifié, s'approcha et se figea à son tour.
Elle était là, recroquevillée sur elle-même, se balançant d'avant en arrière, les mains toujours sur les oreilles. Elle marmonnait des mots incompréhensibles.
Castle s'approcha lentement, très lentement. Il s'accroupit près d'elle et posa une main sur son épaule
- Non, j'ai rien fait… Plus de coup… J'en peux plus…Finissez-en…cria-t-elle en levant les bras pour se protéger
- Kate, c'est moi, murmura-t-il en s'asseyant
- J'en ai assez…
- Kate, c'est Castle… Ton père est là aussi
- Non, je ne… Castle ?
- Oui, Kate, je suis là
- Castle, dit-elle en se blottissant contre lui… Plus de coup… J'en veux plus…
- Tu ne risques plus rien… Tu es en sécurité… C'est fini…
Elle s'accrochait à lui, comme on s'accroche à une bouée de sauvetage. Il la berçait comme on berce une enfant, attendant qu'elle se calme. Elle continuait à supplier pour qu'on ne la frappe plus, qu'elle préférait mourir… Il avait beau lui parler, tenter de la rassurer, rien n'y faisait. Elle était replongée dans son cauchemar, repartie dans son enfer.
- Jim ? demanda-t-il dans un murmure
- Oui, Richard ?
- Vous pouvez éteindre. Je vais l'emmener dans notre chambre… Demandez à ma mère de faire couler la douche, mais de ne rien allumer
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Mon électrochoc à moi. Faîtes-moi confiance
- Je te fais confiance.
Il se dirigea vers l'escalier, appuya sur l'interrupteur. Tout le sous-sol fut plongé dans le noir. Une fois dans le salon, il expliqua à Martha ce que voulait Castle. Elle monta dans leur chambre, alluma la douche. Puis toute la maison fut plongée dans le noir. Ils restèrent dans le salon, attendant qu'ils sortent du sous-sol.
Ce sont ses gémissements qu'ils entendirent en premier avant de les voir sortir du sous-sol. Ils montèrent à l'étage.
Jim les regarda et s'effondra sur le canapé.
- Ça va aller ? demanda Martha
- Je n'ai pas reconnu ma fille… Je ne l'ai jamais vu comme ça… Même à la mort de sa mère…Mon Dieu, Martha. Elle est terrorisée. Elle s'était réfugiée dans un recoin, complètement recroquevillée sur elle-même, suppliant qu'on ne la frappe pas, qu'on la tue…
- Richard va l'aider…
- Je ne crois pas qu'il y arrivera…
- Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe ? demanda Max.
- Je te l'ai dit. Elle a été blessée en… commença Alexis
- Non. Qu'elle soit blessée, ça j'ai vu. Mais il y a autre chose. On ne réagit pas comme…
- Kate a été enlevée et séquestrée pendant six mois, expliqua Martha.
- Les flics ont mis six mois pour…
- Ils ne le savaient pas… En fait, on a même assisté à son enterrement… Ça ne fait que trois semaines qu'elle a été retrouvée
- Pourquoi tu ne m'a rien dit ?
- Kate n'aime pas qu'on parle d'elle… Et le sujet est sensible… Comme tu as pu le voir, elle a beaucoup souffert, ainsi que mon père. Ils essayent de se reconstruire
- Mais qu'est-ce qu'on lui a fait ?
- On ne sait pas vraiment. Elle n'en n'a pas encore parlé. On sait juste ce que les médecins nous ont dit. Et pour les blessures, tu as pu les voir.
- Je comprends. Et ton père, pourquoi il voulait que ta grand-mère fasse couler la douche ?
- Je ne sais pas. Mais il a sûrement une idée… Il va nous falloir du café… La nuit va être longue
- Et moi, je vais aller récupérer nos affaires sur la plage, dit Martha
- Je viens vous aider
- Non, Jim, reposez-vous
- Ca me changera les idées
- Entendu
Pendant qu'Alexis prépara une cafetière de café, les autres nettoyèrent la plage puis revinrent s'installer dans le salon, prêts à intervenir si Castle avait besoin d'aide.
Ils venaient d'entrer dans la chambre. Il ne prit pas la peine de la déshabiller. Il lui retira ses chaussures et retira les siennes, et ils entrèrent sous la douche. Il l'avait plaqué contre le mur, la maintenant d'une main, lui caressant les cheveux et le visage de l'autre. Elle était cramponnée à lui, suppliant toujours. Il lui parlait, tentait de la rassurer, lui expliquait que tout était fini. Il pleurait car il n'arrivait pas à la faire revenir à la réalité.
Il coupa l'eau chaude, et un jet d'eau gelé sorti du pommeau de la douche. Elle fut saisie d'horreur, hurla et s'écroula dans le bac de douche. C'est là qu'il se rappela que dans le bâtiment il n'y avait pas d'eau chaude. Il s'accroupit en face d'elle. Elle semblait revenir. Elle regardait autour d'elle, puis vit Castle. Elle lui sauta au cou.
- Castle !
- Je suis là. Tout va bien
- J'étais là-bas. Je me suis revue…
- Chut ! C'est fini. Calme-toi
Il la tenait serrée dans ses bras. Elle était blottie contre lui.
Quand il la sentit grelotter, il remit l'eau chaude.
Quand elle se détendit, il la sortit de la douche, la déshabilla, l'essuya et lui passa sa tenue pour la nuit. Puis il l'allongea sur le lit. Il se changea rapidement et la rejoignit. Il s'allongea à côté d'elle, la prit dans ses bras et continua de la rassurer tout en lui caressant les cheveux et le dos.
Elle finit par s'endormir.
Quand il fut sûr qu'elle dormait profondément, il se leva et descendit dans la cuisine. Quand il vit de la lumière dans le salon, il s'y rendit
- Comment va ma fille ?
- Elle s'est enfin endormie
- Elle a dit quelque chose ?
- Pas encore
- Prend un café, tu as l'air frigorifié, dit sa mère
- Ce n'est rien. C'est la douche. J'ai dû la mettre sur eau froide.
- Et toi, comment tu vas ?
- J'aurai dû y penser. Je le savais.
- Quoi donc ?
- Le feu d'artifice ! Le bruit, la lumière
- Tu ne nous as jamais vraiment expliqué cette histoire de bruit et de lumière. Le médecin a parlé de photophobie, mais là c'est autre chose ?
- Je n'en sais pas vraiment plus. Mais apparemment, il l'empêchait de dormir en jouant avec la lumière. Il y avait une minuterie. Et il s'en servait aussi pour l'assoiffer. Quant au bruit, il y avait un haut-parleur dans le plafond et le son qui en sortait était horrible. C'est grâce à ça qu'on l'a retrouvé. Un technicien a appuyé par accident sur un bouton. Elle a eu tellement peur que ça lui a provoqué un arrêt cardiaque
- Mais c'est horrible !
- Et on ne sait pas ce qu'il lui a fait d'autre… Je vais la rejoindre… Je ne veux pas qu'elle se réveille et qu'elle se retrouve seule…
- Tu ne veux pas te reposer plutôt ? On peut se relayer…
- Non, ça ira. Allez vous coucher. Ça ne sert à rien de rester ici
Il remonta dans sa chambre et se coucha. Délicatement, il l'attira et l'allongea sur lui. Puis la serra dans ses bras après avoir remonté la couverture.
