Deux heures s'étaient écoulées, et il ne dormait toujours pas. Il réfléchissait. Il continuait machinalement à lui caresser le dos.
Elle semblait apaiser. Sa respiration était lente.
Il la fit glisser à côté de lui, se leva et disposa son oreiller près d'elle.
Il quitta la chambre et descendit dans son bureau.
Il réfléchit à nouveau. Il prit son téléphone et composa un numéro
- C'est Castle. Je sais qu'il est tard, ou plutôt tôt, mais…
- Beckett ?
- Oui, chef… Est-ce que vous auriez le numéro privé de Burke ?
Elle lui donna. Il raccrocha et composa le numéro qu'elle lui avait transmis. Il dut le composer trois fois avant qu'une voix endormie lui réponde.
- J'espère que vous avez une bonne raison pour…
- Castle à l'appareil. Je suis désolé de vous déranger à cette heure mais j'ai besoin de votre aide
- Que se passe-t-il ? C'est Kate ?
- Oui... On a regardé le feu d'artifice sur la plage et…
- La lumière et le bruit ?
- Je n'y ai pas prêté attention sur le coup. C'est quand je me suis aperçu qu'elle n'était plus là que j'ai réalisé ce que j'avais fait… Mais pourtant ses yeux vont mieux. Elle ne porte ses lunettes que lorsqu'il y a du soleil… Je n'ai pas pensé…
- Ce n'est pas votre faute monsieur Castle. Ecoutez, même si ses yeux sont guéris, sa peur, elle, n'a pas disparue. Elle est ancrée au plus profond d'elle-même. Et c'est cette peur qu'il faut lui faire combattre.
- Et comment je peux faire ça ?
- Il faut que vous la fassiez parler, qu'elle extériorise tout ce qu'elle a vécu, ce qu'elle ressent… Vous vous rappelez l'enquête sur le sniper ?
- Oui, mais ce n'était pas…
- C'était la même chose. Pendant des mois, elle n'en n'a pas parlé. Mais quand l'enquête a débuté, tout est remonté à la surface. Tout ce qu'elle avait enfoui… Et elle a réussi à surmonter son stress
- Oui, mais là son coéquipier l'a confronté avec le fusil que le sniper avait utilisé pour lui tirer dessus. Là, je n'ai rien sur quoi m'appuyer…
- Comment vous avez fait pour la calmer ?
- Une douche froide… Je ne sais pas comment vous l'expliquer. On aurait dit qu'elle était complètement déconnectée de la réalité. Elle était là, mais c'était comme si elle était là-bas
- Elle était coincée dans son souvenir. C'est tellement fort, qu'elle ne peut pas en sortir
- Comme du somnambulisme
- Oui, sauf que dans le cas de Kate, elle ne dort pas
- Je n'aurai pas toujours une douche sous la main
- Faîtes confiance à votre instinct, monsieur Castle. Jusqu'à présent, il vous a réussi… Et Kate a confiance en vous
- Et si je me trompe ?
- Eh, bien, vous vous tromperez. Ça m'arrive aussi, vous savez
- Oui, mais…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, que la porte de son bureau s'ouvrit. Sa mère ne dit qu'une phrase
- C'est Kate !
Il ne s'en n'était pas rendu compte, tellement concentré sur la conversation qu'il avait avec le docteur. Mais des jeunes étaient en train de s'amuser dans la rue. Ils avaient dû rentrer du centre te continuaient de faire la fête, criant, hurlant, faisant vrombir le moteur de leurs voitures ou de leurs motos.
Beckett s'était réveillée en sursaut, totalement affolée. Elle avait sauté du lit, cherché un endroit où se réfugier, mais le bruit résonnait partout. Elle était sortie en trombe, bousculant au passage Martha, qui l'avait entendu hurler, et qui fut rattrapée de justesse par Alexis qui se cogna violemment contre le chambranle d'une porte. Elles avaient juste le temps de la voir se diriger vers le sous-sol.
- Je dois raccrocher docteur !
- Vous pouvez me rappelez…
Trop tard. Il n'entendit pas la fin de la phrase.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?... Alexis, qu'est-ce qui t'es arrivée ?
- C'est rien, papa
- Kate est retournée au sous-sol, Richard. Avec les jeunes, elle…
Il fonça au sous-sol sans rien allumer et la retrouva exactement au même endroit. Sa mère et sa fille l'avaient suivi. Comme précédemment, il s'approcha lentement et tenta de la rassurer. Il lui parlait doucement, essayait de la calmer. Il lui posa une main sur l'épaule, elle se plaqua davantage contre le mur. Elle était à nouveau terrorisée.
Martha et Alexis assistait au triste spectacle, ne sachant quoi faire pour les aider.
Castle se décala et s'assit juste en face de Kate. Il tenta de lui retirer les mains des oreilles, mais elles étaient tellement crispées qu'il n'y arriva pas. Il passa donc ses mains sous ses bras et l'attira à lui. Elle se retrouva à califourchon sur ses jambes. Puis il la serra contre lui, lui caressant le dos.
- Je suis là, Kate. Tu ne risques rien
- Le bruit… Plus de bruit…
- C'est fini
- Ma… Tête… Bruit…
Tout doucement, elle retrouva son calme, se détendit et se rendormit contre son torse. Il s'installa plus confortablement en calant son dos contre le mur.
- Tu ne vas pas rester ici ? murmura Martha
- Si c'est le seul moyen pour qu'elle puisse dormir, sans être effrayée, si.
Alexis s'éclipsa et réapparut avec des oreillers et des couvertures.
- Qu'est-ce tu fais Alexis ?
- Si vous restez ici, je reste aussi… Et puis de toute façon, la nuit est pratiquement finie !
- Et ta tête ?
- Juste une bosse. Ne t'inquiète pas
Beckett se réveilla lorsque son père ramena du café. Il déposa le plateau et servit une tasse à chacun. Aucun d'eux n'avait dormi. Seule, Kate, dormait paisiblement contre le torse de Castle.
Elle fut surprise de se découvrir là, entourée par tout le monde. Elle regarda Castle.
- Un cauchemar. Ce n'est rien, dit-il. Bien dormie ?
- Toujours contre toi… Vous êtes restés ici toute la nuit ?
- Pas vraiment. Ça doit faire deux ou trois heures.
- Deux ou trois… Pourquoi vous êtes restés ici ?
- Richard ne voulait pas remonter, alors on s'est installé avec lui. De toute façon, avec les jeunes, tu n'aurais pas pu dormir ailleurs, dit son père
- Tu te souviens de quelque chose ? demanda Castle
- Pas vraiment… Je dormais et… Du bruit… Plusieurs sons… De plus en plus forts…
- Si seulement j'avais été à tes côtés…
- Ça n'aurait rien changé… C'est instinctif… Il faut juste que je me réhabitue.
- Si tu nous en parlais, on pourrait peut-être t'aider, trouver une solution
- Mais il n'y a rien à en dire, dit-elle en se détachant de lui et se plaquant contre le mur. Qu'est-ce que tu veux que j'en dise ? Qu'il m'empêchait de dormir en jouant avec la lumière, qu'il m'assoiffait à longueur de journée ? Qu'il m'a rendu cinglé en diffusant un bruit insoutenable dans la pièce où j'étais enfermée ? demanda-t-elle en larmes. Qu'est-ce que ça va changer ? Je dois vivre avec et espérer qu'un jour ou l'autre ces peurs disparaîtront
- Tu ne vas pas supporter ça pendant des mois, dit-il en la prenant dans ses bras
- Tu ne pourras pas…
- Il y a sûrement quelque chose à faire pour t'aider ? dit Martha
- Je vais trouver, dit Castle, et bientôt tu n'auras plus peur
Ils décidèrent de remonter pour prendre le petit déjeuner. C'est à ce moment que Beckett découvrit le visage d'Alexis
- Qu'est-ce qui t'es arrivée ? demanda-t-elle
- Rien de grave. Je me suis cognée au chambranle de la porte en retenant grand-mère
- En retenant… Attends, c'est moi qui vous ai…
- Ce n'est rien Kate
- Non, ce n'est pas rien… Je vous ai blessée…
- Hey, calme-toi, dit Castle. Tu n'étais pas toi-même ! Jamais tu ne ferais du mal à ma mère ou à Alexis…
- En attendant, je leur en ai fait… Je vais rentrer chez moi… Ce n'était pas une bonne idée de…
- Tu ne vas nulle part, Kate, dit Alexis. On a décidé de passer les vacances ensemble, et on les passera ensemble. On savait que ce ne serait pas facile. Mais on ne va pas reculer à cause d'un petit hématome !
- Tu ne t'es pas regardée dans un miroir récemment, dit Kate, appréciant la remarque de la jeune rouquine
- Kate a raison, dit Castle. Tu aurais dû mettre de la glace !
Devant l'insistance de tout le monde, Kate accepta de rester aux Hamptons.
Castle passa une grande partie de la journée dans son bureau, sachant que Beckett n'était pas seule. Il feuilletait les livres qu'il possédait, ceux qui lui servaient quand il devait faire des recherches pour ses romans. Il fit des recherches sur internet. Il appela Gates pour savoir le voltage des lampes trouvées dans la cellule et demanda aussi une copie de la bande du bruit que Tyson diffusait. Ensuite, il se rendit dans le sous-sol et l'étudia méticuleusement. Puis il fit un croquis et dit à sa mère qu'il devait s'absenter. Il ne réapparut qu'en fin de journée.
Les deux jours, qui suivirent, se passèrent sans incident.
Le troisième jour, une entreprise arriva. Castle demanda aux autres d'emmener Beckett à l'extérieur. Personne ne posa de questions. Sauf Beckett
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Tu me fais confiance ?
- Toujours
- Alors, tu verras le moment venu. Profite de ta sortie, dit-il en l'embrassant
Toute la journée, ils percèrent, vissèrent. Heureusement qu'elle n'était pas là, car le bruit était assourdissant. Quand ils eurent fini, ils firent les réglages qu'il souhaitait.
- Qu'est-ce que vous comptez faire avec cet équipement, monsieur Castle ?
- J'espère sauver une personne qui m'est chère
- On pourrait croire que vous voulez torturer quelqu'un ?
- Ne vous inquiétez pas.
- Oh, moi, vous savez. Vous êtes le client. Vous demandez, j'exécute.
- Et, ça s'arrête là ?
- Moins on pose de question, moins on a de problème !
- C'est un peu facile, non ? N'importe qui peut vous demander n'importe quoi et vous le faîte ? Même si vous vous rendez compte qu'il y a un problème ?
- Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Qu'on appelle la police ?
- Ce serait un bon début. Pour ma part, sachez que j'ai l'aval d'un capitaine de New York et si vous voulez vous pouvez la contacter !
Les gars ne relevèrent pas sa remarque. Quand ils eurent fini, ils quittèrent Castle. Quand les autres rentrèrent, il ne parla pas de ce qu'il avait fait. Ils terminèrent la semaine et passèrent le week-end comme si de rien n'était.
Le lundi arriva. Pendant que Beckett se promenait sur la plage, Castle exposa son plan aux autres, les avertissant que les prochains jours allaient être durs pour Kate. Il voulait provoquer un électrochoc en reconstituant les conditions de sa séquestration. Bien sûr, il ne comptait pas sur la présence de Jim, mais sur celle des autres pour l'aider lui et Kate
- C'est ma fille, Richard, je tiens à être là
- Ça risque d'être dur
- Pas plus dur que ce que j'ai vu l'autre soir
- Comme vous voulez
Le plus dur restait à faire : expliquer à Kate ce qu'il comptait faire.
- Kate, j'aimerai tenter une expérience
- Une idée pour…
- Non, je ne parle pas de ça… Bien que quand tu iras mieux… Non, ce sera une expérience difficile et douloureuse pour toi. Tu sais que je ne veux pas te faire souffrir… Mais je ne vois pas d'autre solution
- De quoi tu parles ?
- Au début, ça ne durera pas longtemps. Puis au fur et à mesure, je prolongerai le temps… Sache que tu ne seras pas seule. On sera tous avec toi, à tes côtés.
- Quitte à me répéter, de quoi tu parles ?
- Tu te souviens le jour où vous êtes partis toute la journée en balade et que je suis resté ici ?
- Oui. Et ?
- En fait, j'ai fait faire des travaux ce jour-là, dans le sous-sol
- Quel genre ?
- J'ai fait installer des néons et des haut-parleurs.
- Pourquoi fai… Oh, tu veux que je revive
- Ce que tu as vécu, oui.
- Je ne sais pas si je pourrais…
- Je serai là, prêt de toi
- Et tu veux commencer quand ?
- Je pourrais déjà te montrer ce que j'ai fait ?
- Ok
Enlacés par la taille, ils se rendirent au sous-sol, accompagnés par Jim. Ils descendirent les marches. Ils avancèrent, alors que Jim restait en arrière près d'un panneau de contrôle. Castle montra à Beckett ce qu'il avait fait installer. Il lui montra le plafond et les murs qui étaient matelassés. Elle put constater qu'il n'avait pas hésité sur les moyens. Bien qu'il soit près d'elle, il put s'apercevoir qu'elle n'était pas rassurée. Elle commençait à se crisper. Il fit un petit signe de la tête à Jim. Celui-ci actionna un bouton et un néon s'alluma. Aussitôt, elle enfouie son visage contre le torse de Castle
- Kate, regarde le néon.
- Peux pas
- Ce n'est qu'une lumière Kate. Elle ne peut pas te faire de mal…
- …
- Kate ?
Elle ne répondit pas, complètement crispée, s'accrochant à sa chemise. Il la sentait trembler contre lui. Il fit un nouveau signe à Jim, qui éteignit le néon. Ils restèrent un bon quart d'heure avant qu'elle ne commence à se détendre. Ils remontèrent. Ils s'installèrent dans la cuisine et prirent un café. Elle n'avait toujours pas dit un mot. Elle prit sa tasse et se rendit sur la plage et s'assit face à l'océan.
- Alors ? demanda Martha
- Ce ne sera pas facile, répondit Jim.
Castle la rejoignit. Il s'installa derrière elle, l'enlaça en l'attirant contre lui.
- Je suis désolé, Kate
- …
- Je vais peut-être abandonné…
- Six mois, Castle. Je ne savais même pas que cela faisait six mois que j'étais enfermée dans cette pièce…
- Je…
- Non, laisse-moi finir…
Elle fixait toujours l'océan. Elle cherchait la meilleure façon de lui expliquer ce qu'elle avait vécu pendant tout ce temps. Il attendit.
- C'est le docteur Burke qui me l'a dit le jour où on y est retourné. Personne ne m'avait rien dit… J'ai tout vu Castle… Mon enterrement… Ton éloge… Tout ce que tu as fait pendant tout ce temps… Tu te rappelles ? Je savais pour mon appartement… Parce que j'avais vu ce que tu avais fait… Je sais tout ce que tu as vécu, ta descente aux enfers… Il se faisait une joie de me le montrer… Et si je ne commentais pas, ou refusais de regarder, j'étais « punie »… Je recevais des coups…
Elle pivota et se plaça face à lui.
- Qu'est-ce que j'aurai pu dire en te voyant te démolir ? Plus les jours passaient, plus je te voyais sombrer… Je ne pensais plus qu'à une chose : en finir. Qu'un coup, un peu plus fort que les autres, m'achève enfin. Quand j'ai entendu ce bruit, la dernière fois, j'ai su. J'ai senti mon cœur s'arrêter et j'ai été soulagée… Puis je me suis réveillée à l'hôpital…
Cette lumière… Ce bruit… Ils ont contribué à me faire perdre mes repères… C'est vrai, je suis encore incapable de faire des nuits complètes car je ne dormais que lorsque j'avais un peu de répit… Ou quand il s'absentait…
Elle le regardait toujours. Il ne disait rien, se contentant de l'écouter. Il avait les larmes aux yeux. Elle aussi.
- Tu n'es pas responsable… Le seul responsable, c'est lui. C'est Tyson… C'est nous qui avons commis l'erreur de ne pas t'écouter… Tu l'avais dit qu'il s'en était sorti.
- J'aurai pu avoir tort !
- Mais ce n'était pas le cas. Et il a eu tout le temps nécessaire pour se préparer parce qu'on ne l'a pas recherché !
- Mais, moi, j'aurai dû…
- Dû quoi ? Le rechercher ? Et te faire tuer ? Comme il a failli le faire en te faisant accuser du meurtre de Tessa ?
- Au moins il ne t'aurait pas…
- Et j'aurai fait quoi, moi, sans toi ?... Si j'ai tenu tout ce temps, c'est grâce à toi. Je me disais qu'un jour ou l'autre, tu réaliserais que ce n'était pas moi dans ce cercueil…
- Sans Mac Lane, je n'y aurai jamais pensé. Rien ne pouvait me laisser croire que tu étais encore en vie
- Mais quand tu l'as su, je suis sûre que tu as tout fait pour me retrouver… Même si à ce moment-là, j'avais baissé les bras…
- Tu étais affaiblie…
Elle n'avait plus envie de parler. Elle passa ses bras autour de son cou et se blottit contre lui. Il la serra fort contre lui.
En l'emmenant au sous-sol, il voulait qu'elle reprenne confiance en elle, qu'elle n'est plus peur. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui parle de ce qu'elle avait vécu. Et en plus, elle essayait aussi de le déculpabiliser.
Pendant qu'ils étaient sur la plage, les autres préparaient le déjeuner.
- Pique-nique ? demanda Alexis
- Bonne idée, dit Martha. Jim, vous pourriez vous chargé du barbecue avec Max ?
- Entendu. Max ?
- Je vais chercher le matériel.
- Alors Jim, qu'est-ce qu'il s'est passé en bas ?
- Elle a eu peur alors que je n'avais allumé qu'un néon !
- Je ne sais pas si Richard…
- Elle a confiance en lui, donc je lui fais confiance ! Mais il va falloir qu'il soit patient
- S'il y a bien une chose dont il ne manque pas, c'est bien de la patience, dit Alexis
- Je suppose que tu fais référence au temps qu'il lui a fallu pour être avec ma fille ?
- Y a un peu de ça ! Mais le principal, c'est qu'ils soient enfin ensemble. Je n'ai jamais vu mon père aussi heureux
- Ni moi, ma fille !
- Finalement, c'est moi la chanceuse !
- Ah, bon ?
- Ben, oui. Kate, contrairement aux autres conquêtes de mon père, s'est toujours intéressée à moi. Elle m'a toujours aidé quand j'avais besoin d'un conseil. Même quand ils n'étaient que de simples partenaires. .. Et je gagne un grand-père !
- …Tu sais, je ne suis peut-être pas un cadeau !
- Tu es le père de Kate, ça me suffit
- Et toi, tu es la digne fille de ton père. Et ça me suffit aussi, dit-il en la prenant dans ses bras.
- Bien. Maintenant que la famille s'est agrandie, si on s'occupait du pique-nique ? demanda Martha
Ils éclatèrent tous de rire sur cette remarque et se lancèrent dans la préparation du repas.
