Ils passèrent une semaine calme.

Ils avaient fait deux sorties au restaurant, mais finalement ils préféraient partager les repas qu'ils préparaient ensemble. Et en plus, ils pouvaient rester attablés le temps qu'ils voulaient.

Le reste de la journée, chacun vaquait à ses occupations.

Martha emmenait souvent Jim avec elle. Elle lui avait présenté ses amis, et surtout ses amies.

Les jeunes faisaient beaucoup de balade.

Beckett et Castle continuaient l'entraînement le matin, et passaient le plus clair de leur temps à se promener.

Quand le jeudi arriva, ils décidèrent d'aller faire des courses. Leurs amis arrivaient le lendemain, et ils voulaient que tout soit prêt. Ils passèrent l'après-midi au centre des Hamptons. Quand les achats furent terminés, ils en profitèrent pour flâner un peu en regardant les vitrines des différents magasins.

Ils dînèrent dans un restaurant chinois et, pour le dessert, se rendirent chez un glacier.

Le lendemain, après leur entraînement quotidien, ils préparèrent les deux chambres d'amis.

Beckett n'arrêtait pas de faire les cent pas, entrant et sortant de la maison

- Hey, détends-toi ! Ils ne seront là qu'au moment du dîner !

- Je sais. Mais je les ai si peu vus depuis…

- Tu vas les voir pendant deux jours

- C'est si peu deux jours.

- Ils pourront revenir. Quand ils voudront. Et puis, quand on sera rentré, tu pourras les voir quand tu voudras

- Tu as raison… Je vais…

- Viens, on va faire un tour.

Ils passèrent une bonne partie de l'après-midi en balade. Ils longèrent la plage et arrivèrent à la petite crique que Beckett avait découverte.

Il s'assit contre un rocher et fit asseoir Beckett entre ses jambes, le dos contre son torse. Il la serra dans ses bras.

- Tu as raison. Ce doit être magnifique sous la lune

- Hm

- Arrête de stresser. Tu es complètement tendue depuis ce matin

- J'y arrive pas

- Regarde-moi, Kate

Elle se retourna et se trouva face à lui. Il lui caressa la joue et l'attira à lui pour l'embrasser. Elle était tellement stressée que sans s'en rendre compte, elle força la barrière de ses lèvres et se lança dans un baiser plus que fougueux. Au fur et à mesure, qu'elle évacuait son stress, le baiser devint langoureux, pour terminer plein de tendresse. Quand elle se sépara de lui, elle se blottit contre son torse.

- Tu vas mieux

- Hm

- Sinon, je suis à ta disposition

- Tu es toujours là quand j'ai besoin d'aide ou de soutien, dit-elle en lui caressant la joue, puis en l'embrassant tendrement cette fois.

- Hm, c'est bon ça.

- Vraiment ? dit-elle en frottant son nez contre le sien…

- Oh, oui… J'ai tellement espéré ces moments-là avec toi pendant nos quatre années de partenariat

- C'est vrai que c'est agréable. Je pourrai rester ainsi des heures durant. J'oublie tout quand je suis dans tes bras. Tu as le don de m'apaiser

- Tu peux venir t'y blottir quand tu veux

Ils restèrent dans la crique jusqu'au moment où ils durent rentrer pour commencer à préparer le repas.

Quand ils arrivèrent, Jim et Max étaient sur la plage, occupés à installer le barbecue. Ils avaient sorti des glacières dans lesquelles ils avaient mis les bières. Dans la cuisine, Martha et Alexis s'étaient lancées dans la préparation des entrées et des salades. Castle resta avec les hommes, tandis que Beckett rejoignit les femmes.

Elle s'apprêtait à emporter un plateau avec la vaisselle sur la plage, quand on sonna à la porte. Elle sursauta et manqua tout lâcher

- C'est la sonnerie de la porte, dit Martha en lui caressant le bras

- Désolée

- Il n'y a pas de mal, Kate. Je dirai à Richard de régler le volume.

Castle avait entendu la sonnette et arriva

- Un problème ?

- Ta sonnette. Kate a été surprise.

- Oh, Kate, je n'y avais pas pensé, dit-il en la prenant dans ses bras

- Ce n'est rien, Castle. Comme dit ta mère, j'ai été surprise. C'est tout

Deuxième tintement

- On devrait leur ouvrir, sinon ils vont laisser le doigt dessus, dit-elle

- Tu as raison. Allons-y

Quand ils ouvrirent la porte, Lanie se jeta dans les bras de Beckett, ce qui fit rire les autres. Puis, n'étant pas au commissariat, ils s'autorisèrent à embrasser leur boss. Castle embrassa Lanie et Jenny, et serra les mains des gars.

Après avoir salué tout le monde, mis leurs affaires dans leurs chambres respectives, ils se rendirent tous sur la plage.

Castle servit des verres de vins pour les femmes, tandis que Jim distribuait les bières.

- Alors, comment ça se passe au bureau depuis la dernière fois ?

- Ça se passe, dit Ryan

- Bien mieux, depuis qu'on ne lui adresse plus la parole, ajouta Esposito

- Les gars, c'est votre chef, vous ne

- Non, notre boss, c'est toi. On se contente de parler, c'est tout, dit le latino. Même Gates l'a dans le nez. Et vous savez comment elle est quand elle n'aime pas quelqu'un ?

- Oh, oui, dit Castle

- Elle ne déteste pas, Castle

- Plus maintenant. Quand je pense que j'ai failli avoir ses grâces ! Si je n'avais pas cassé ces maudites poupées

- Oh, c'est vrai, dit Beckett en riant

- Quelles poupées ? demanda Jenny

- Des poupées affreuses. Mais elle en faisait collection. Et il se trouve que des indices étaient cachés dans l'une d'elle. Castle a cassé les deux, dit Ryan

- Toi qui a un don pour l'observation, tu aurais pu te rappeler laquelle tu lui avais donné, dit Beckett

- Nul n'est parfait. Enfin, c'est du passé, tout ça

Ils continuèrent de discuter tout en lançant le barbecue. Jenny apprenait à connaître Alexis et Martha. Lennie s'était approchée de Kate qui s'était assise contre un arbre

- Alors, toi, comment tu vas ?

- Bien, Lanie. Très bien même

- Grâce à Castle, je suppose

- Il y est pour beaucoup, c'est vrai

- Tu m'aurais dit le contraire, je ne t'aurai pas cru

- Pourquoi ?

- Tu le dévores des yeux depuis que tu t'es installée ici. C'est inimaginable. Vous êtes ensemble depuis un an, et c'est encore pire qu'avant. Quand est-ce que vous allez arrêter de vous regarder comme ça. Je t'assure, c'est de plus en plus flippant !

- Jamais Lanie. Jamais, je ne pourrai le regarder autrement… Et je te rappelle que c'est toi qui m'as poussé à aller vers lui

- Si j'avais su… Je plaisante. On est tous heureux pour vous

- Et moi, je ne vous remercierai jamais assez pour l'avoir autant soutenu pendant ces six mois.

- Quoi ? Comment…

- J'ai tout vu sur les écrans de Tyson… Je sais ce que vous avez fait pour lui, je sais par quoi il est passé…

- Pourquoi il t'a montré ça ?

- Pour me faire encore plus de mal, pour me montrer son œuvre… Mais, maintenant, c'est fini. Plus jamais, il ne souffrira comme ça.

- Ouah, Kate Beckett est amoureuse ?

- Oui, Lanie. Et heureuse de l'être. Si tu savais tout ce qu'il est capable de faire rien que pour me faire plaisir

- Euh, je suis d'accord pour des détails, mais pas ceux-là, Kate

- Je ne te parle pas de ça. Je te parle de tout le reste. De toutes ces petites attentions qu'il a pour moi

- Comme le café au bureau

- Tu étais au courant ?

- Kate ! Il était le seul à t'en ramener un comme tu l'aimes et ça dès les premiers jours !

- C'est vrai. Le seul !... J'aurai dû t'écouter plus tôt Lanie…

- Oui et non… Votre relation n'aurait peut-être pas été aussi forte. Vous vous connaissez bien maintenant

- Tu as peut-être raison.

Elles discutaient encore, quand une assiette remplis apparue devant Beckett

- Madame est servie !

- Merci, Castle

- Lanie, qu'est-ce que tu veux ?

- La même chose que Kate. Ça ira très bien. Merci

- Entendu, je m'en occupe

- Ouah !

- Quoi ?

- Rien.

- Lanie ?

- Non, mais tu as vu ce regard. Je ne l'ai jamais vu te regarder comme ça.

- Lanie, il m'a toujours regardé. Rappelle-toi comme ça m'agaçait au début

- Je le sais, oui. Mais là, son regard est différent… Si tu me veux mon avis, ne le lâche pas. Tu ne retrouveras jamais quelqu'un qui te regarde comme ça !

- Je ne compte pas le laisser partir, Lanie…

- Lanie ! entendit-elle, en voyant une assiette

- Merci, Castle.

- Kate ? Tu veux autre chose ?

- Non, ça ira. Je te remercie

- Garde une place pour le dessert

- Castle !

- Je parle vraiment du dessert, Lanie !

Ils continuèrent à discuter toute la soirée. Puis, ils eurent la joie d'assister à un magnifique coucher de soleil sur l'océan.

La nuit était bien avancée quand ils décidèrent de se coucher.

Etait-ce dû à toute la tension, au stress qu'elle avait ressenti toute la journée, mais le sommeil de Beckett fut agité. Un cauchemar était revenu. Elle se voyait dans la pièce, allumée, se tenant les oreilles pour échapper au bruit. Elle se voyait hurler. Comme en transe, elle se leva et quitta la chambre. Elle déambulait dans la maison, cherchant un refuge. Elle se retrouva devant la porte du sous-sol. Elle y descendit.

Etait-ce inconsciemment ou pas, était-elle toujours enfermée dans son cauchemar, mais en ouvrant le tiroir où se trouvaient les bandages, celui-ci tomba. Elle le ramassa et le jeta sur la console qui se trouvait devant elle. Tous les néons s'allumèrent, ainsi que le haut-parleur.

Elle se mit à hurler, hurler, hurler… Mais la pièce était insonorisée. Elle se réfugia dans son coin, mais le bruit était trop fort. Elle avait beau tenter de boucher ses oreilles, rien n'y faisait. Il résonnait dans sa tête. Et la lumière. Elle s'éteignait, s'allumait, s'éteignait, s'allumait… Il était revenu. Il allait encore la frapper. Lui faire mal.

Elle serra ses poings. Elle ne se laisserait pas faire. Elle avait repris des forces. Puis elle le vit. Il était là. Devant elle. Alors elle tapa, tapa… Avec les poings, les pieds, les jambes… Rien n'y faisait. Il revenait toujours… Elle sentait ses forces qui s'amenuisaient… Elle ne résisterait plus longtemps… En plus, elle avait chaud, très chaud… Et soif, très soif… Et pourtant, avec la rage du désespoir, elle continua de lutter…

Quand il se réveilla, il ne fut pas étonné de ne pas la voir. Il descendit et commença à préparer le petit-déjeuner pour leurs invités. Il se passerait d'entraînement.

Le premier à se lever fut Esposito.

- Yo, bro ! Quelle bonne odeur !... Beckett dort encore ?

- Non. Elle se réveille tôt depuis… Elle doit sûrement s'entraîner dans le sous-sol

- Ouah ! J'irai la rejoindre après ce succulent repas

- Prends des forces, elle est en forme !

- Même pas peur !... Dit, tu as construit sur une zone sismique ?

- Non, pourquoi ?

- Ben, on dirait qu'il y a des vibrations sous ton plancher !

- Très drôle, Javier

- Non, je t'assure. Viens par ici, tu verras

Il se déplaça, et en effet. On aurait dit que le sol vibrait

- Beckett !

- Quoi, Beckett ?

- L'appareil doit être ne route !

Il fonça vers la porte du sous-sol. Elle était verrouillée

- Kate !... Kate ! Ouvre la porte !

- Beckett !

- Kate ! hurlait-il. Espo, défonce la porte

- Tu rigoles là. Elle est massive et elle ne s'ouvre pas dans le bon sens

- Espo, je ne plaisante pas. Elle peut en mourir. Il faut la sortir de là

- T'as un pied de biche ?

- Au garage

- Continue de l'appeler, je vais le chercher

- Mais qu'est-ce que vous avez à crier ?

- Kate est enfermée dans le sous-sol, Lanie. Je crois que mon installation est en route

- Depuis combien de temps ?

- Je ne sais pas, Lanie. Mais il faut qu'elle sorte de là. Elle ne le supportera pas

Ils l'appelèrent, crièrent. Tout le monde fut réveillé. Esposito arriva avec plusieurs outils. Après plusieurs tentatives, la porte fut arrachée.

Castle dévala les escaliers, arracha les câbles de la console. Ryan allait allumer. Castle lui fit signe que non.

Il se dirigeait vers le coin où elle se réfugiait, quand il aperçut une masse sous le sac de frappe. Il s'y précipita

- Kate. Mon Dieu Kate. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Apparemment, ça s'est mis en route par accident, dit Jim. J'ai trouvé un tiroir sur les boutons

- J'aurai dû m'en débarrasser… Kate, reviens… Elle est repartie… Lanie ?

- Oui, Castle

- Dans notre chambre, tu pourrais ouvrir la douche.

- Heu, oui…

- Eau froide… A fond

Il la prit dans ses bras, se releva et monta dans sa chambre. Quand il arriva, Lanie était encore là. Elle les attendait. Elle le regarda faire.

Il entra dans la douche, s'assit et l'installa contre lui. Comme la première fois, il lui caressait le visage, les cheveux. Il lui parlait.

Lanie s'approcha et attrapa le poignet de son amie.

- Elle tachycarde, Castle ! C'est pas bon signe

- Elle va revenir, Lanie. Elle est dans son cauchemar… Elle va revenir… Il lui faut un peu de temps… Juste un peu de temps

- Castle !

- Du temps, Lanie… Juste un peu de temps

- Juste un peu Castle. Si elle ne revient pas, j'appelle une ambulance

- Kate. S'il te plaît. Reviens-moi… Allez ! Un petit effort

Il embrassait son visage, le caressait. Lanie était redescendue

- Alors ? Comment elle va ? demanda Esposito

- Je lui laisse encore 5 minutes et j'appelle une ambulance

- C'est si grave ?

- Je n'ai pas ma trousse ici, mais vu la rapidité de son pouls, j'ai peur que son cœur ne tienne pas

- Qu'est-ce qu'il fait ?

- Il l'a mise sur la douche. Il essaye de la faire revenir… Mon Dieu, Javier… J'ai peur…

- Ça va aller, Chica, dit-il en la prenant dans ses bras

Dans la salle de bain

Il continuait de lui parler. Il lui caressait le dos. Il la sentit se raidir.

Il continua de la caresser plus vigoureusement. Elle bougea

- Oui, c'est ça, Kate. Reviens.

Elle releva ses mains et s'accrocha à son t-shirt. Ses yeux papillonnèrent. Elle regarda autour d'elle, paniquée. Puis son regard se posa sur Castle.

Il ne bougeait plus. La laissant revenir à son rythme. Soudain, elle se jeta à son coup.

- C'est bon, Kate. Tout va bien

- Cauchemar. J'ai fait un cauchemar… Il est revenu… Tyson est dans la maison

- Non, Kate, il n'est pas là

- J'ai essayé de me défendre… Je l'ai frappé…Mais il était trop fort…

Lanie était remontée. Mais elle ne s'était pas montrée. Elle redescendit

- Alors ? demanda Esposito

- Pas besoin d'ambulance.

- Richard a réussi ?

- Oui, Jim… Je ne sais pas comment il a fait, mais elle revient à elle

Dans la salle de bain

- Tu l'as eu, Kate… Il est mort. Il ne reviendra pas

- J'ai eu si peur… Castle, je ne veux pas te perdre !

- Tu ne me perdras pas. Jamais.

- Je suis fatiguée… J'en ai assez de me battre… Castle.

Elle s'endormit contre lui. Il passa de l'eau froide à l'eau chaude pour la réchauffer. Il l'installa contre la paroi, le temps de se changer. Puis il la sortit de la douche, l'essuya, lui remit son caleçon et son t-shirt et l'allongea dans leur lit. Il la couvrit et l'embrassa tendrement à la commissure des lèvres.

Après s'être assuré qu'elle dormait bien, il quitta la chambre.

- Alors ? demanda Lanie

- Elle s'est endormie

- Tenez, Richard, dit Jim en lui tendant un café

- Merci

- On devrait rentrer, dit Ryan

- Tu plaisantes. Elle est tellement contente que vous soyez venus. Elle a été stressée toute la journée hier, avant votre arrivée

- Stressée comment ? demanda Lanie

- Stressée, comme… stressée !

- Réfléchit Castle ! Comment elle était ?

- Pressée de vous voir, impatiente

- Nerveuse ?

- Oui. Aussi. Pourquoi ?

- Et sous la douche ? Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

- Elle a fait un cauchemar

- Hm

- Quoi ?

- C'est sûrement le facteur déclenchant.

- Son cauchemar ?

- Non. Le stress… Le stress entraîne le cauchemar. Le cauchemar, le reste. Il faut lui éviter les situations de stress

- Tu crois ?

- Je pense. Je ne te ferai pas une démonstration après celle de ce matin, mais je pense que ça vient de ça. Je me renseignerai auprès d'un ami. Je t'appellerai pour te tenir au courant

- Merci, Lanie

- De rien. C'est mon amie et moi aussi je veux qu'elle s'en sorte.

- Je sais. Vous êtes sa famille… Bon, en attendant qu'elle nous rejoigne, que voulez-vous faire ?

- On peut t'aider pour la porte, si tu veux ? dit Ryan

- Non, je ferai venir quelqu'un. Ne vous inquiétez pas. Je vais la mettre dans le garage et le menuisier m'en débarrassera.

- Tu pourrais nous montrer ta salle de sport ? Si ça ne…

- Non, bonne idée… Kate m'a reproché d'en avoir trop mis

- Et elle a sûrement raison, dit Lanie

Ils descendirent au sous-sol.

- Ah, je comprends ce que Kate voulait dire. Tu n'as pas hésité sur les moyens, dit Ryan

- C'est pour l'aider

- Tu pourras changer le sac de frappe, fit remarquer Esposito

- Quoi ? Tu plaisantes ? Il est tout neuf et en cuir. Le vendeur m'a garanti…

- Ouais, ben il a explosé

- Elle m'a dit que Tyson était ici. Qu'elle l'avait vu

- Si tu veux mon avis, le voilà Tyson ! Tu as regardé ses mains ?

- Pas vraiment. J'étais plutôt occupé à autre chose.

- Je vais voir, dit Lanie. Tu as une pharmacie, Castle ?

- Dans la salle de bain

- Entendu

Lanie monta dans leur chambre. Elle s'approcha du lit et sourit en voyant avec quel soin Castle l'avait couverte. Il était vraiment aux petits soins pour elle. Elle sortit ses mains de sous les draps et grimaça en les voyant.

Elle se rendit dans la salle de bain et prit ce dont elle avait besoin dans la pharmacie.

Elle s'assit sur le bord du lit et lui banda les deux mains, protégeant au maximum ses phalanges.

- Tu t'es bien battue, ma grande. Repose-toi. Tu l'as mérité, murmura-t-elle.

Elle replaça ses mains sous le drap et redescendit dans la cuisine. Elle se servit un café et s'installa sur un tabouret devant le comptoir en soupirant

- Il y a un problème ? demanda Jenny

- Heu, non. Rien de grave… Elle doit juste se reposer… Où sont les autres ?

- Ils ramassent le sable dans le sous-sol

- Bien… Et si on allait se balader sur la plage… Après tout, c'est pas tous les jours qu'on a la chance de venir dans les Hamptons !

- Tu es sûre ? Avec Kate…

- Certaine… Et crois-moi, je connais quelqu'un qui s'en occupera bien mieux que nous !

- Tu parles de Castle ?

- Comment as-tu deviné ?

- Il suffit de les voir ! C'est un si joli couple !

- C'est vrai… Je vais l'avertir et on y va. Ok ?

- D'accord.